Communiqué

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Le Kazakhstan, l’initiateur de l’intégration eurasiatique

L’intégration dans l’espace eurasiatique bat son plein, et ce aussi bien sur les plans économique, politique, que dans le cadre militaro-sécuritaire. Cette intégration est vue fort négativement par les opposants à l’ordre multipolaire qui y voit tout simplement une renaissance de l’URSS. Malgré cette opposition et les tentatives de saper ladite intégration, les efforts des pays concernés ne faiblissent pas.

Beaucoup ne le savent peut-être pas, mais l’idée d’une intégration eurasienne dans l’espace post-soviétique n’est autre que l’initiative de l’ex-président kazakh Noursoultan Nazarbaïev, ayant dirigé le pays depuis 1990 jusqu’en 2019. D’ailleurs, la capitale kazakhe Astana a été renommée en son honneur l’année dernière et porte désormais le nom de Noursoultan.

Probablement un autre rappel s’impose : celui que les pays d’Asie centrale dans leur ensemble étaient opposés à l’éclatement de l’URSS. Et que par ailleurs, les pays en question avaient rapidement compris que seule une relation forte et stratégique au sein de l’espace ex-soviétique permettrait d’assurer un développement durable aux populations concernées. En ce sens, le Kazakhstan a pris une sorte de leadership dans ce processus. Et les résultats ne se sont pas fait attendre: le pays fait partie aujourd’hui des plus développés économiquement parlant au sein des pays d’ex-URSS.

Déjà en 1994, soit pratiquement juste après la fin de l’Union soviétique, Noursoultan Nazarbaïev avait suggéré, lors d’un discours à l’Université d’Etat de Moscou, l’idée de créer un espace de défense commune, ainsi qu’un bloc commercial régional pour lier et bénéficier des économies grandissantes de l’espace eurasien. Il faudra attendre fin mai 2014 pour que l’accord de création de l’Union économique eurasiatique voit le jour, avec une entrée en vigueur le 1er janvier 2015.

A l’heure actuelle et en plus du Kazakhstan, l’union est composée de la Russie, de la Biélorussie, de l’Arménie et du Kirghizistan. Depuis mai 2018, la Moldavie est devenue membre-observateur de l’organisation. Des accords de libre-échange ont été signés avec le Vietnam (mai 2015), l’Iran (mai 2018), le Singapour et la Serbie (tous deux en octobre 2019). Des négociations sont en cours avec nombre d’autres pays ayant exprimé leur intérêt pour de tels accords, notamment la Chine, Cuba, l’Egypte, la Mongolie ou encore l’Inde. D’autres pays ont également exprimé leur intérêt, parmi eux la Syrie, le Pakistan, l’Indonésie, la Tunisie, entre autres.

Pour revenir au Kazakhstan, et au-delà de l’Union eurasiatique dont il était l’initiateur dès 1994, le pays fait partie également des principales organisations internationales de l’espace eurasien, clairement affiliées au monde multipolaire, dont l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) – organisation à vocation politico-militaire créée en 2002 et regroupant plusieurs pays ex-soviétiques (Kazakhstan, Russie, Arménie, Biélorussie, Kirghizistan, Tadjikistan en qualité de membres de plein droit, la Serbie en qualité d’observateur). Ainsi que de la Communauté des Etats indépendants (CEI) ou encore de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS). Cette dernière, créée en juin 2001, regroupe le Kazakhstan, la Russie, la Chine, le Kirghizistan, le Tadjikistan, l’Ouzbékistan (tous depuis 2001), ainsi que l’Inde et le Pakistan (tous deux depuis 2017). Les Etats observateurs de l’organisation sont quant à eux la Mongolie (depuis 2004), l’Iran (depuis 2005, comptant devenir prochainement membre à part entière de l’alliance), l’Afghanistan (depuis 2012) et la Biélorussie (depuis 2015). L’OCS est d’ailleurs vue en Occident comme un contrepoids à l’Otan, bien que les activités de la première soient bien plus larges que de la seconde – car au-delà d’une coopération militaro-sécuritaire et géopolitique, l’Organisation de coopération de Shanghai concerne également l’interaction dans les domaines économico-commercial, énergétique, humanitaire, scientifico-technique, culturel-éducatif, ainsi que celui des transports, du tourisme et de l’environnement.

A travers une politique souveraine et active dans le cadre des organisations citées, le Kazakhstan est arrivé à être considéré comme une puissance régionale indéniable. Un statut non seulement dû au poids économique et énergétique du pays, mais également sur les plans politique et sécuritaire. Concernant justement l’aspect sécuritaire, le pays a su démontrer une capacité réelle de prévention de l’extrémisme et du terrorisme, en s’opposant fermement aux divers courants extrémistes et en misant sur une paix sociale intérieure, notamment sur le plan d’une harmonie entre les nombreux groupes ethniques composant la nation kazakhe. Sur le plan politique, l’apogée du poids du Kazakhstan a été admise lors du processus d’Astana sur la Syrie, ayant réuni à la même table les représentants du gouvernement syrien, ceux de l’opposition (hors terroristes déclarés), ainsi que les pays-garants du processus, en la qualité de la Russie, de l’Iran et de la Turquie.

Pour finir, il serait certainement juste de dire que la puissance affirmée du Kazakhstan et son positionnement en qualité de puissance régionale eurasienne, sont dus à la sagesse d’une politique visant à faire profiter la population du développement économique, maintenir l’harmonie inter-ethnique et inter-religieuse du pays, promouvoir fermement l’intégration eurasiatique au sein de l’ex-URSS et au-delà, soutenir le concept du monde multipolaire, et barrer la route aux nombreux courants extrémistes, ainsi qu’aux diverses tentatives d’interférence extérieure dans les affaires souveraines du pays. Le Kazakhstan a clairement démontré être l’un des pays ex-soviétiques à avoir atteint des résultats probants dans divers domaines : de l’économie à la sécurité, de l’unité nationale intérieure à une influence fermement positive à l’international. L’œuvre de son ex-président Nazarbaïev est indéniable et vraisemblablement son successeur Kassym-Jomart Tokaïev ne compte pas s’en écarter.

Mikhail Gamandiy-Egorov

http://www.observateurcontinental.fr/?module=articles&action=view&id=1724

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L’Egypte prête à une intervention militaire directe en Libye

Au moment où la violence en terre libyenne ne faiblit pas, et que cet Etat – tantôt l’un des plus prospères d’Afrique – est devenu une zone d’affrontement entre plusieurs puissances régionales et internationales, rien pour le moment ne semble pouvoir stopper la spirale de cette violence.

La guerre sur le front libyen se poursuit. Récemment, le Gouvernement d’accord national (GAN) – soutenu principalement par la Turquie, le Qatar et l’Italie, a réussi à repousser l’offensive sur Tripoli de l’Armée nationale libyenne (ANL) commandée par Khalifa Haftar et à reprendre plusieurs territoires de l’Ouest libyen – accentuant par la même occasion un peu plus la division entre les territoires sous contrôle du gouvernement tripolitain d’un côté et ceux de l’Est de l’autre.

Le soutien turc au GAN a vraisemblablement permis ces succès, bien que la majorité du territoire libyen reste toujours sous contrôle des forces du maréchal Haftar et de ses alliés.  L’autre fait important à noter dans cet affrontement entre puissances sur le sol libyen n’est autre que les tensions qui s’accentuent entre alliés de l’Otan, notamment entre la France et la Turquie. Poussant par la même occasion le président français à relancer l’idée d’une «mort cérébrale» de l’alliance atlantiste.

Mais face aux récents échecs de l’ANL, ses principaux soutiens internationaux ne prévoient pas de rester les bras croisés. Ainsi, l’Egypte, voisin et justement l’un de ces principaux soutiens, a d’ores et déjà fait comprendre que si la contre-offensive des milices du GAN allaient tenter de prendre la ville de Syrte, Le Caire se garde le droit d’une intervention militaire directe en soutien au gouvernement de l’Est, dont il reconnait la légitimité. Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi l’a d’ailleurs explicitement fait comprendre: «Ce droit est fondé sur la nécessité de protéger les frontières de l’Egypte contre les groupes terroristes, ainsi que d’aider les frères libyens à rétablir la sécurité et la stabilité, à mettre fin aux effusions de sang parmi les Libyens, aussi bien à l’Est qu’à l’Ouest du pays, et également soutenir le cessez-le-feu et le lancement d’un processus politique global sous les auspices de l’ONU».

Entre temps, Aguila Salah Issa, président de la Chambre des représentants, a déclaré que «le peuple libyen demandait officiellement à l’Egypte d’intervenir militairement si cela s’avère nécessaire». Toujours selon lui, ce serait une intervention légitime si les milices soutenues par la Turquie et le GAN franchissaient «la ligne rouge».

En termes de perspectives, certains experts estiment que l’Egypte rentrera dans un bourbier dans le cas d’un tel engagement militaire, surtout au vu des risques d’un affrontement direct ou semi-direct avec la Turquie. Il n’empêche que Le Caire semble déterminé à agir fermement en cas de besoin et à ne pas permettre la présence de milices salafistes près de ses frontières. Et malgré certaines difficultés auxquelles fait face le pays des Pharaons à l’heure actuelle, que ce soit sur le plan économique ou sanitaire lié à la propagation du Covid-19, il n’empêche que l’Egypte possède une force de frappe indéniable, et un certain nombre d’atouts face à la Turquie. Ne serait-ce qu’une proximité géographique directe avec le sol libyen, lui permettant d’avoir un avantage logistique sur l’adversaire turc. D’autre part, les Forces armées égyptiennes ne sont pas à présenter : principale puissance militaire africaine et du monde arabe, et selon le dernier classement pour 2020 du portail américain de référence sur l’analyse et le classement des principales puissances militaires du monde Global Fire Power, l’Egypte serait désormais la 9ème puissance militaire mondiale (12ème en 2019).

Quant à la discussion sur la légitimité ou non d’une telle intervention, il faudrait probablement noter qu’elle ne serait certainement pas moins légitime que celle des autres pays impliqués dans l’interminable conflit libyen, notamment ceux qui soutiennent le GAN. Et surtout probablement plus légitime que l’agression de l’Otan de 2011 – ayant détruit les bases étatiques d’un Etat qui inspirait de nombreux pays africains lors de l’existence de la Jamahiriya de Mouammar Kadhafi.

Mikhail Gamandiy-Egorov

http://www.observateurcontinental.fr/?module=articles&action=view&id=1714

La Chine promeut la multipolarité avec l’Afrique

La coopération Chine-Afrique se trouve toujours à un niveau stratégique, et ce pour les deux parties. Si jusqu’à encore assez récemment, l’accent dans l’interaction sino-africaine était surtout mis sur l’aspect économique, désormais Pékin intensifie la partie géopolitique, dans le cadre du soutien à la multipolarité.

Le récent Sommet extraordinaire Chine-Afrique sur la solidarité contre le Covid-19, a été témoin de plusieurs faits intéressants, notamment lors du discours du président chinois Xi Jinping. Les points principaux ont été reportés par l’agence de presse chinoise Xinhua.

Parmi ces points, le chef d’Etat chinois fait mention de la nécessité d’un travail résolu et conjoint dans la lutte contre la pandémie du Covid-19, la promotion de la coopération sino-africaine en mettant un accent plus important sur la santé, la reprise des activités économiques et l’amélioration du bien-être de la population. La promotion de l’amitié sino-africaine a elle aussi été soulevée. Une mention d’ailleurs qui n’est certainement pas le fruit du hasard, sachant que depuis le début de la pandémie en cours, la Chine a été visée par plusieurs campagnes informationnelles hostiles, y compris à destination du grand public africain.

Mais le fait assez marquant des déclarations lors de son discours était l’appel du président chinois à poursuivre le soutien ferme au multilatéralisme, et ce dans le cadre de l’interaction sino-africaine. Cela a été vu par de nombreux observateurs comme une position claire de Pékin en qui concerne la nécessité d’apporter un soutien massif au monde multipolaire, devenu réalité. Mais qu’est-ce qui a réellement changé si l’on devait comparer au passé?

Si effectivement la Chine ne cachait pas son appartenance à la coalition de pays qui soutiennent le concept multipolaire dans les relations internationales, il est néanmoins vrai que dans le cadre des relations sino-africaines, l’accent était bien souvent mis sur la partie économique et commerciale de ces relations. Désormais et au vu des tensions et pressions existantes à l’heure actuelle sur l’arène internationale, y compris à l’encontre de la Chine et de ses intérêts, Pékin semble élever sa voix comme étant un soutien ferme au monde multipolaire.

Dans le cas plus particulier sino-africain, le leadership chinois compte vraisemblablement sur l’important soutien africain dans les instances internationales, et notamment dans le cadre onusien. Il est certain que vu le nombre de pays africains siégeant aux Nations unies et le nombre d’alliés de Pékin sur le continent africain, le poids réciproque se fera incontestablement sentir, y compris par les opposants déclarés de la multipolarité.

L’avantage indéniable dont jouit Pékin est non seulement dû au fait de sa très large interaction économico-commerciale avec les pays africains, mais également l’appréciation en Afrique de la politique chinoise respectueuse de la souveraineté, des valeurs et des traditions des peuples d’Afrique – sans oublier évidemment l’absence d’un passé colonial. A la différence de ceux qui continuent à donner des leçons au monde entier, y compris aux pays africains, sans pour autant avoir de quelconques bases réelles en termes des valeurs humanistes que les donneurs en question prétendent défendre.

Et vu le nombre de dossiers d’actualité internationale dans lequel le fossé continue de se creuser entre les partisans de la multipolarité d’un côté et les nostalgiques de l’ère unipolaire dépassée, cette interaction sino-africaine est plus que jamais importante.

Mikhail Gamandiy-Egorov

http://www.observateurcontinental.fr/?module=articles&action=view&id=1704

Communiqué officiel de l’agence de presse Observateur Continental

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