Archives mensuelles : septembre 2014

Russie – Iran : un soutien mutuel au plus haut niveau

L'Iran est prêt à fournir toute assistance à la Russie

Téhéran considère les sanctions imposées à son encontre par l’Occident comme un « mauvais outil » et entend renforcer ses relations avec la Russie. C’est ce qu’a déclaré le président de l’Iran, Hassan Rohani.

Il y a des façons différentes pour contrer les sanctions, on peut renforcer les relations entre les voisins, et dans le contexte actuel l’Iran est prêt à fournir toute assistance au peuple et au gouvernement de la Russie, a déclaré le président iranien. Rohani a exprimé l’espoir que les relations commerciales entre les deux pays continueraient à s’améliorer et les produits agricoles iraniens apparaîtraient sur le marché russe d’ici la fin de 2015.

Crimes néonazis ukrainiens : Que fera la CPI, ou à quand un nouveau Nuremberg ?

Crimes néonazis ukrainiens : Que fera la CPI, ou à quand un nouveau Nuremberg ?

Plusieurs fosses communes viennent d’être découvertes dans le village de Kommounar, dans la région de Donetsk, qui était encore tout récemment sous contrôle des néofascistes ukrainiens.

Dans ces fosses communes plusieurs cadavres, principalement des femmes, disparues il y a plusieurs semaines. Elles ont été torturées, violées puis fusillées. L’une de ces victimes était enceinte (8ème mois de grossesse). Elle a été assassinée les mains attachées, avec son bébé qui n’a pas eu la chance de découvrir le monde. Les enquêteurs de l’OSCE se trouvent sur place. Des questions simples se posent : que fera la CPI ? Quelles actions entreprendra la justice dite internationale ?

Eh bien, très difficile à dire. Des crimes pourtant évidents mais malheureusement connaissant la politisation des institutions internationales de justice, il y a vraiment de quoi être perplexe. Des institutions telles que la CPI sont devenues depuis longtemps des organisations pratiquement de non-droit, dont la seule « mission » est de juger les leaders qui n’arrangent pas les intérêts néocoloniaux occidentaux. Les procès du président légitime de la Côte d’Ivoire Laurent Gbagbo, dont le seul méfait était de s’être opposé au néocolonialisme et d’avoir ardemment défendu la souveraineté de son pays, ainsi que de son ministre de la Jeunesse Charles Blé Goudé, constituent les principaux exemples récents.

Pour revenir aux macabres découvertes du village de Kommounar, et pendant que les enquêteurs de l’OSCE établissent les faits de ces crimes barbares, les représentants de Novorossia, eux, recherchent les familles et les proches des victimes. Après les crimes contre l’humanité commis dans la ville d’Odessa, lorsque les activistes antifascistes et les partisans de la fédéralisation de l’Ukraine ont été brûlés vifs par les néonazis et les ultra-nationalistes ukrainiens soutenus par l’Occident politique, on découvre maintenant ces nouvelles atrocités. Le ministère russe des Affaires étrangères réclame immédiatement une ferme condamnation de la part de toutes les structures de justice internationale.

En parlant de la CPI qui préfère juger les Serbes et les leaders africains refusant le diktat occidental pour leurs nations, si elle n’agit pas dans cette situation concrète, alors il est grand temps de tourner définitivement sa page. Plusieurs spécialistes russes dans le domaine du droit international, y compris des députés de la Douma (chambre basse du Parlement de Russie), de même qu’un grand nombre de leurs collègues étrangers qui ont depuis longtemps insisté sur la nécessité urgente de réformer en intégralité cet organisme, parlent désormais ouvertement de la possibilité de créer une nouvelle structure, dans l’idéal un équivalent du Tribunal de Nuremberg ayant jugé les principaux criminels nazis, juste après la fin de la Seconde guerre mondiale. En effet, il serait plus que logique que les héritiers du nazisme soient jugés de la même manière et dans le même format que leurs idoles en 1945-1946.

Les organismes tels que la Cour pénale internationale (CPI), tout comme le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), représentent ouvertement les intérêts néocoloniaux et criminels des élites occidentales. Cela a été discuté et rediscuté tellement de fois. Quant au reste de l’humanité, ou plutôt sa très grande majorité, il reste soit à se conformer aux systèmes de « justice » déjà préétablis, créés par ceux pour qui l’humanité se limite en exclusivité à eux-mêmes, le reste se trouvant vraisemblablement en dehors de ce cadre-là (y compris la majorité de leurs propres citoyens). Soit à créer un nouveau système de justice internationale, d’autant plus que notre monde multipolaire se renforce de jour en jour.

Quant à la CPI déjà tellement discréditée, osera-t-elle hausser le ton face aux responsables des crimes totalement inhumains et barbares du néonazisme ukrainien ? Ou confirmera-t-elle une fois encore sa servitude face aux intérêts qui créent justement les monstres de l’extrémisme, les Frankenstein des temps modernes, à différents endroits de notre planète ? Des talibans et salafistes de l’EIIL exécutant aujourd’hui de façon barbare les musulmans pratiquant un islam traditionnel, ainsi que les simples citoyens des pays dont les gouvernements ont créé ces monstres, jusqu’aux nouveaux fascistes de l’Ukraine pro-étasunienne, ayant lancé un génocide à l’encontre de leurs compatriotes antifascistes et abattu un avion civil avec près de 300 personnes à son bord. Fort heureusement, ces néofascistes ukrainiens ont été stoppés par le courage des habitants et des résistants de Novorossia. En tout cas, pour le moment.

L’avenir très proche nous dira ce qu’il en sera. Ce qui est certain, c’est que d’une manière ou d’une autre, les responsables des crimes en question vont devoir en répondre. Et cela, ils le savent parfaitement, de même que leurs mentors outre-Atlantique et bruxellois.

http://french.ruvr.ru/2014_09_26/Crimes-neonazis-ukrainiens-Que-fera-la-CPI-ou-a-quand-un-nouveau-Nuremberg-9917/

Mikhail Gamandiy-Egorov

 

L’Europe bruxelloise contre la liberté d’expression ?

L’Europe bruxelloise contre la liberté d’expression ?

Une nouvelle qui fait pratiquement figure de bombe. Plusieurs politiciens de l’Union européenne insistent sur la « nécessité » d’interdire l’accès de l’Europe bruxelloise aux journalistes russes. Aveu de faiblesse, propagande du mainstream en panne ou simplement énième tentative de lutter contre la vérité et la liberté d’expression ?

C’est bien connu, le mainstream occidental a dominé l’espace médiatique international durant de longues années. A un certain moment, on en est même arrivé à la situation dans laquelle des faits étaient totalement déformés du début à la fin, dans le simple but de justifier des interventions criminelles et néocoloniales, et de contrôler ainsi l’opinion publique aussi bien occidentale que mondiale, permettant de commettre en toute impunité les crimes en question. Mais les temps changent. Le développement des nouvelles technologies, et notamment d’Internet, a permis l’apparition d’un nombre conséquent de médias alternatifs, y compris au sein même des Etats occidentaux. Cette révolution a notamment ouvert la voie à une diversification massive des sources d’information, ce qui au final permet à ceux qui le souhaitent de prendre note des informations issues de ces différentes sources, d’analyser les informations reçues et de se créer sa propre opinion, quel que soit le thème traité. Chose vraisemblablement à laquelle le mainstream n’était aucunement prêt.

Peu étonnant donc que certaines voix s’élèvent au sein de l’Occident politique et médiatique pour tenter de contrer ces nouvelles sources informationnelles à l’heure où leurs médias vivent une véritable crise de confiance de la part de leurs propres concitoyens, sans parler même de leur influence en chute libre au niveau global. Le premier journaliste russe ayant été visé par les sanctions occidentales est le célèbre présentateur TV et directeur général de l’Agence d’information internationale Rossiya Segodnya, Dmitri Kisselev, devenant par la même occasion le premier journaliste au monde à faire officiellement objet de sanctions politiques de la part de ceux qui crient chaque jour qui passe que la liberté d’expression est un droit inébranlable.

La junte kiévienne, le nouvel allié occidental, responsable par ailleurs de la mort de plusieurs journalistes russes comme étrangers, a de son côté déjà établi sa propre liste de journalistes russes et étrangers travaillant pour les médias de Russie et n’entrant pas dans le cadre du mainstream, qui sont désormais interdits d’accès sur le territoire ukrainien. Des choses à cacher ? Peur de la vérité ? Quoiqu’il en soit, le représentant de l’agence d’information ukrainienne UNIAN appartenant au sinistre oligarque israélo-ukrainien Igor Kolomoïsky, ce dernier étant parallèlement le principal sponsor local de l’expédition punitive des troupes néofascistes contre les habitants de Novorossia, lui se balade tranquillement à Moscou et se permet même de temps à autre, de raconter ses inepties lors de débats radio-télévisés russes, auxquels il est parfois invité. Pareil pour ses collègues travaillant en Russie pour les médias du mainstream et les agences de presse occidentales.

Et aujourd’hui, cette « nouvelle » Ukraine demande officiellement à ses alliés bruxellois de fermer l’accès aux pays de l’UE à plus de 300 journalistes russes. Et d’après plusieurs sources, certains eurodéputés sont déjà prêts à soutenir cette « initiative ». Que l’Ukraine fascisante adopte une telle attitude n’est aucunement surprenant. Tout gouvernement qui adopte l’idéologie néofasciste comme modèle de développement utilise des méthodes qui sont propres à un tel régime. Mais si l’Europe bruxelloise, qui aime tellement donner des leçons en termes de démocratie, de droits de l’homme et de liberté d’expression, et ce aux quatre coins du monde, irait à faire de même, ce serait tout simplement un signal plus que clair à toute l’humanité que ceux qui se présentent en maîtres absolus de la liberté d’expression, seraient trop loin des idéaux qu’ils désirent « inspirer » au monde. Autre fait surprenant, même en pleine guerre froide, il n’était pas question de sanctionner des journalistes de part et d’autre. D’ailleurs, plusieurs journalistes et correspondants soviétiques ayant travaillé dans les pays occidentaux à cette période, affirment n’avoir jamais eu à faire face à de telles mesures, mêmes éventuelles.

Visiblement au XXIème siècle, cela est devenu d’actualité. Reste à penser que les leaders bruxellois n’iront pas encore plus dans le ridicule en copiant leurs « nouveaux amis » néofascistes. Le faire reviendrait à définitivement ouvrir les yeux à leurs propres citoyens, pour certains encore hésitants, que la vérité est bien ailleurs qu’au sein de l’Occident médiatique. Quant aux autres médias, russes et pas seulement, n’entrant pas dans cette logique du mainstream et connaissant une popularité montante sans précédent, leur influence ne ferait alors que s’accroitre encore plus rapidement pour devenir de véritables références en matière de réinformation. Et c’est peut-être pour la première depuis bien longtemps que l’Occident politique et médiatique serait en train de perdre la guerre d’information qu’il mène sans relâche contre ceux qui ne se soumettent pas à son diktat. Réalité du monde multipolaire oblige.

http://french.ruvr.ru/2014_09_22/L-Europe-bruxelloise-contre-la-liberte-d-expression-4085/

Mikhail Gamandiy-Egorov

 

La Russie revient en Afrique, ou la visite historique de Lavrov au Zimbabwe

Russian Foreign Minister Sergei Lavrov (L) and Zimbabwean President Robert Mugabe shake hands in Zvimba on September 16, 2014.

Un pas significatif de plus confirmant le retour de la Russie sur le continent africain que beaucoup attendent depuis bien longtemps. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, est arrivé à Harare, la capitale du Zimbabwe, accompagné d’une importante délégation d’hommes politiques et d’affaires russes. Il s’est entretenu avec l’emblématique président et leader du pays, Robert Mugabe.

La diplomatie russe poursuit ses avancées notables sur tous les fronts. L’Occident politique qui parlait « d’isolation » se retrouve au final bien ridiculisé. La Russie ne s’est non seulement pas retrouvée dans une quelconque isolation, mais au contraire n’a fait que confirmer ses nombreuses alliances (on se rappellera des récentes tournées de Vladimir Poutine en Chine et en Amérique latine), ainsi que renouer les alliances du passé.

Le Zimbabwe est en effet un ami de longue date de la Russie. L’URSS avait activement soutenu la lutte du peuple zimbabwéen contre le régime raciste et ségrégationniste, très semblable à celui de l’apartheid en Afrique du Sud, contre lequel l’Union soviétique soutenait aussi activement la lutte. Sergueï Lavrov n’a d’ailleurs pas manqué de souligner que Robert Mugabe est une légende et une très grande figure historique. En effet, Mugabe représente à ce jour aux yeux de ses concitoyens et de très nombreux Africains le symbole de la lutte contre un régime de ségrégation raciale, semblable à celui qui a perduré près d’un demi-siècle dans l’Afrique du Sud voisine, ainsi que contre le colonialisme et le néocolonialisme britannique.

Pour parler maintenant de l’aspect économique, la Russie et le Zimbabwe ont signé donc ce mardi un accord pour un montant total de trois milliards de dollars d’investissements. La coentreprise russo-zimbabwéenne Rushchrome Mining assurera ces investissements pour la construction d’une mine de platine à Darwendale, à 70 km à l’ouest de Harare. Ce gisement représente l’un des plus importants au monde en termes de platine et d’autres gisements métalliques (des réserves prouvés de 19 tonnes de platine et de 755 tonnes d’autres métaux du groupe platine). A savoir également que dans ce domaine, le Zimbabwe abrite tout simplement la seconde plus grande réserve mondiale (devant la Russie et derrière l’Afrique du Sud).

Ce grand projet commun qui sera financé par la Russie compte sur une production de 600 000 onces de platine par an et avec pour résultat notable la création d’au moins 8000 emplois. Selon les estimations russes, le retour sur les investissements du projet sera de cinq ans. A ce sujet, le message du président zimbabwéen était lui aussi très clair : « Ce projet va nous permettre d’émerger en tant que nation. Nous ne pouvions faire cela avec des ennemis. Non, c’était impossible. Nous ne pouvions le faire qu’avec des amis ».Les amis désignés étant clairement la Russie et les autres pays des BRICS (la Chine et l’Inde étant également très présents économiquement au Zimbabwe, sans oublier bien évidemment l’Afrique du Sud qui entretient des relations très étroites avec son voisin). Les ennemis, eux, se reconnaitront sans aucune difficulté.

Robert Mugabe n’a pas non plus manqué d’apporter une fois encore son soutien politique et diplomatique à la Russie face aux sanctions occidentales, qu’il a qualifié d’illégales. « Ce sont des sanctions illégales. Une petite partie de notre communauté internationale, qui méprise la loi, cherche à dominer le reste du monde. Nous répondons : non ! ».

De son côté, Sergueï Lavrov a souligné que « l’Afrique était l’un des piliers du système mondial en évolution », rappelant par la même occasion que le système du monde unipolaire représente désormais le passé. « Il n’y a plus de retour possible vers un monde unipolaire, ni bipolaire d’ailleurs. L’avenir du monde ne peut être que multiple, sinon le système ne pourrait être durable »,a-t-il ajouté.

Mis à part les accords commerciaux, dont le principal est bien évidemment celui lié à la mine de platine de Darwendale, Lavrov et Mugabe ont scellé le partenariat dans le domaine militaire et technique. Le Zimbabwe qui a longtemps et jusqu’à aujourd’hui dû vaillamment résister aux interventions néocoloniales occidentales, en premier lieu britanniques et étasuniennes, se doit de défendre son indépendance et sa souveraineté jusqu’au bout. Une indépendance et une souveraineté que beaucoup d’autres nations africaines aspirent à arracher dans un avenir proche.

Pour finir, il faut dire que la Russie commence donc à confirmer par les faits et gestes son véritable retour en terre africaine. Et à l’instar des autres membres des BRICS, elle compte offrir à ce riche et brillant continent, trop longtemps martyrisé par des forces obscures, un vrai partenariat gagnant-gagnant. D’autre part, la Russie renouvelle donc ses alliances qui ont été gelées à la chute de l’URSS. Toutes ces raisons font que la Russie est véritablement attendue en Afrique. C’est ce que n’a pas manqué de rappeler Robert Mugabe et les autres représentants gouvernementaux zimbabwéens, ainsi que les principales figures des secteurs économique, de la défense et des médias. La Russie continuera donc d’agir activement dans ce monde multipolaire, dans lequel nous vivons aujourd’hui. De leur côté, les nations africaines nous attendent et comptent sur nous. Nous ne pouvons pas les décevoir.

http://french.ruvr.ru/2014_09_17/La-Russie-revient-en-Afrique-ou-la-visite-historique-de-Lavrov-au-Zimbabwe-5153/

Mikhail Gamandiy-Egorov

 

UE/livraisons de gaz russe : les problèmes commencent déjà

UE/livraisons de gaz russe : les problèmes commencent déjà

Il fallait s’y attendre. Plusieurs pays membres de l’Union européenne se plaignent déjà de ne pas recevoir la quantité escomptée de gaz russe, notamment la Pologne et la Slovaquie. Pourtant le fournisseur gazier russe Gazprom poursuit les fournitures selon les quantités stipulées contractuellement. Que se passe-t-il donc ?

Eh bien c’est assez simple. Le gaz fourni par la Russie aux clients de l’UE est tout simplement volé. Par qui ? Par la « nouvelle » Ukraine. Cette dernière ayant une colossale dette envers Gazprom pour le gaz déjà fourni, qu’elle ne se presse nullement de régler, et sachant parfaitement ce qui l’attend dans les prochains mois, elle commence donc à tout simplement voler le gaz russe destiné aux pays de l’UE et transitant par son territoire.

Que faire donc dans cette situation puisque cela touchera irrémédiablement les consommateurs de l’Europe bruxelloise ? La société Gazprom a d’ores et déjà déclaré qu’elle n’avait pas réduit ses livraisons de gaz mais qu’elle ne comptait pas répondre aux exigences des clients au-delà des volumes contractuels. Cette déclaration a été faite après que la compagnie gazière polonaise PGNiG ait affirmé que les fournitures de gaz russe à la Pologne via l’Ukraine et la Biélorussie ont diminué de 45%.

En d’autres termes, la Russie ne compte pas fournir plus que ce que prévoient les volumes contractuels entre Gazprom et les compagnies gazières de l’UE. Loi du marché oblige. En effet, la Russie n’a absolument aucune raison d’accorder des « bonus » gratuits aux Etats de l’Union européenne dans ce secteur très sensible que représentent les livraisons de gaz et surtout vu l’état actuel des relations entre les pays occidentaux et la Russie. Pourquoi le devrait-elle ? La Russie réalise-t-elle pleinement ses obligations en termes de livraisons de gaz à l’Union européenne ? Oui. La Russie aurait-elle ne serait-ce qu’une bonne raison d’offrir des cadeaux (destinés à la base aux pays amis et alliés) aux élites de l’UE, surtout compte tenu de la réalité géopolitique actuelle et du jeu des sanctions lancé par les élites occidentales à l’égard de la Fédération de Russie ? Non, aucune. Le troisième concerné, l’Etat ukrainien (ou plutôt ce qu’il en reste), sachant parfaitement qu’il aura à passer un hiver fort rigoureux, pratique ouvertement le vol du gaz transitant par son territoire et destiné aux clients de l’UE. Ce pays est-il aujourd’hui un allié ou ne serait-ce qu’un partenaire honnête de la Russie ? Non. Au contraire, la junte de Kiev crie chaque jour qui passe qu’elle est l’alliée des USA et de l’UE et déclare à n’importe quelle occasion sa haine pour la Russie. Parfait.

Des questions donc plutôt simples avec des réponses tout aussi simples. Qui donc dans cette situation doit faire pression sur Kiev pour qu’il cesse de voler le gaz destiné aux autres ? Moscou ou Bruxelles ? Logiquement le second. Bien que, et on le sait tous, avant que Bruxelles ne « prenne » une décision, il faut qu’elle soit validée par Washington. Mais cela est une autre histoire.

Pour Kiev, ce sont bien sûr les dures lois de l’économie de marché. Pour ceux qui ont oublié comment cela fonctionne, on rappellera les lois basiques. Vous payez pour un service et vous obtenez ledit service. Vous ne payez pas pour le service, vous ne l’obtenez pas. Et vous ne pouvez aucunement prétendre à un énième service lorsque le précédent n’est pas réglé. Ce précédent service représente 4,5 milliards de dollars. C’est exactement la situation qui prévaut.

Seulement la junte de Kiev essaie de se convaincre, ainsi que ses citoyens, que vu « l’énorme solidarité » des USA et de l’UE envers l’Ukraine actuelle, tout devrait être réglé de la meilleure des manières possibles. Sauf qu’il est très peu probable que les consommateurs européens soient prêts à sacrifier le chauffage de leurs foyers au profit des citoyens ukrainiens. Et les leaders bruxellois le savent pourtant parfaitement. Mais au lieu de faire pression sur leur « allié », il est bien évidemment toujours plus facile d’accuser la Russie de tous les maux. La Russie, elle, respecte entièrement ses engagements. Les volumes de gaz prévus à la livraison pour les pays de l’UE se font et se feront en intégralité, en conformité avec les obligations contractuelles. Mais lorsqu’en cours de livraison, ce gaz se perd sur le territoire d’un pays officiellement allié de l’Occident politique, ce n’est aucunement à la Russie de chercher à régler le problème mais bien aux responsables des pays-clients, en l’occurrence à l’Union européenne.

Dans ce cas concret, il ne s’agit aucunement d’une quelconque pression russe en direction de Bruxelles. La Russie est effectivement prête à prendre de nouvelles mesures de rétorsion efficaces dans le cas où de nouvelles sanctions seront établies par l’UE à son encontre. Mais dans la situation présente et pour résumer court, nous avons affaire au problème suivant : l’UE souhaite recevoir en intégralité les volumes de gaz achetés à la Russie. La Russie fournit ces volumes en intégralité et en conformité des contrats. L’Ukraine, elle, se trouvant au bord du gouffre, commence à comprendre que ce ne sont pas les biscuits distribués par les représentants du Département d’Etat étasunien et de l’Ambassade des USA en Ukraine sur le Maïdan à Kiev, qui les aideront à se chauffer durant la rude période hivernale qui s’annonce. Ni les promesses occidentales sans suite et ce malgré la situation économique catastrophique qui prévaut dans l’Ukraine actuelle. L’Union européenne de son côté vraisemblablement ne prévoit pas de partager ses importations de gaz avec son nouvel allié. La Russie, elle, ne prévoit des conditions spéciales qu’en faveur de ses alliés, qu’ils soient issus de l’étranger proche ou lointain. Pour les autres, une formule simple et bien connue s’impose : « Rien de personnel, juste le business ».

http://french.ruvr.ru/2014_09_12/UE-livraisons-de-gaz-russe-les-problemes-commencent-deja-9416/

Mikhail Gamandiy-Egorov

 

Les BRICS et l’Afrique : l’alliance se confirme ?

Les BRICS et l’Afrique : l’alliance se confirme ?

Les échanges entre l’Afrique et les BRICS sont projetés à 500 milliards de dollars en 2015. Cette annonce, relayée par l’Agence Ecofin (agence africaine d’informations basée à Genève, en Suisse), a été faite par le Haut-commissaire de l’Inde au Cameroun, A.R. Ghanashyam.

En effet et selon le haut diplomate indien, « les échanges commerciaux entre l’Afrique et les pays membres du groupe des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) ont cru plus rapidement au cours de ces dernières années, que les échanges entre l’Afrique et toutes les autres régions du monde ». C’est ce qu’il a affirmé lors d’un entretien accordé au quotidien gouvernemental camerounais Cameroon Tribune,en tout début de mois, le 1er septembre.

A.R. Ghanashyam dont la mission en Afrique en plus du Cameroun s’étend également au Nigeria, au Bénin et au Tchad, n’a pas manqué d’avancer des chiffres à l’appui de ses déclarations : « Entre 2007 et 2012, les échanges entre l’Afrique et les BRICS ont doublé. Aujourd’hui ils se situent à 340 milliards de dollars et sont projetés à 500 milliards de dollars pour l’année prochaine, en 2015. » Toujours selon lui « le succès des BRICS dans la promotion de la croissance économique inclusive, la création des emplois et la structuration du secteur de la transformation locale des produits, afin de lutter contre la pauvreté et les inégalités, ont apporté beaucoup d’enseignements aux pays africains ». Dans le cadre de l’entrée en activité très prochaine des institutions financières des nations BRICS, en l’occurrence de la Banque de développement et du Fonds des BRICS, cette tendance ne fera que s’accroitre encore plus activement.

En effet les chiffres sont impressionnants. Et plusieurs raisons à cela. Tout d’abord car au sein des BRICS, une grande attention est accordée au continent africain. A commencer par la Chine qui depuis des années a fait de l’Afrique une de ses principales priorités en matière de politique extérieure, en premier lieu économique. La Chine a réussi à devenir le principal partenaire économique et commercial des Etats africains, en devançant, et de quelle manière, les Etats ouest-européens, les anciens colonisateurs fortement implantés et poursuivant leur politique néocoloniale, ainsi que les USA, qui ont également pris l’habitude d’agir en Afrique comme bon leur semble. La Chine a donc réalisé un travail remarquable et ce malgré les nombreuses campagnes antichinoises qui ont été organisées par les Etats occidentaux, afin de stopper l’influence grandissante de la Chine en Afrique, et surtout la sympathie que de nombreux Africains ont aujourd’hui à l’égard de l’Empire du Milieu.

Les autres pays des BRICS, dont l’Inde mais également le Brésil, ont également au cours de ces dernières années renforcé leurs positions en Afrique, en misant notamment sur l’export de leurs technologies et de leur savoir-faire. En ce qui concerne l’Afrique du Sud, leader du continent africain et membre des BRICS, son rôle devient aujourd’hui primordial sur le continent. Le pays du grand Nelson Mandela se doit aujourd’hui de répondre aux nombreux défis de l’Afrique, et pas seulement sur le plan économique. En effet l’Afrique du Sud peut et doit, avec l’assistance de ses autres alliés des BRICS, s’imposer sur le continent africain, notamment dans le cadre des missions humanitaires continentales et s’opposer aux interventions néocoloniales des Etats occidentaux qui pillent les ressources africaines, très souvent sous couvert humanitaire.

Finalement la Russie, très présente et active sur le continent africain durant la période soviétique, retrouve peu à peu les positions d’antan. Son prestige retrouvé, ses positions diplomatiques plus fortes que jamais depuis l’éclatement de l’URSS, de très nombreux Africains attendent impatiemment le retour de la Russie sur leur continent. Un retour largement favorisé par les intellectuels panafricains, les opérateurs économiques et les représentants de pratiquement toutes les couches sociales des nations africaines. Surtout qu’aujourd’hui, avec le jeu des « sanctions » occidentales qui visent la Russie et les réponses russes qui ont suivi, d’énormes opportunités s’ouvrent au partenariat Afrique-Russie. Les positions perdues des exportateurs occidentaux sur le marché russe se remplacent bien rapidement. Plusieurs pays africains en profitent déjà, parmi lesquels le Maroc, l’Egypte, l’Afrique du Sud ou encore le Kenya. Connaissant les atouts du continent africain, bien souvent surexploités ou dans certains autres cas sous-exploités, la liste de pays africains fournisseurs de leurs produits sur le marché russe peut s’accroitre dans un avenir proche. De son côté, la Russie également se verra élargir sa présence commerciale sur le continent, et ce dans bon nombre de secteurs.

Pour finir, il est à rappeler que la Banque de développement et le Fonds des BRICS, joueront effectivement un rôle très important dans les relations qui unissent les BRICS à l’Afrique, ainsi que globalement au monde entier. Cette alternative à la Banque mondiale et au Fonds monétaire international (FMI) permettra de créer un autre type de relations économiques, plus justes et basées sur un partenariat gagnant-gagnant. Bien évidemment l’Afrique a le droit de faire partie de ces gagnants et ce malgré l’opposition farouche des prédateurs, n’ayant aucune volonté de donner la liberté à ce continent martyrisé depuis bien longtemps. Mais dans un monde multipolaire traversant déjà sa première phase active et qui vraisemblablement passera d’ici peu dans sa seconde phase, il y a toutes les raisons d’être optimistes sur le fait que les BRICS contribueront grandement à l’avènement d’une Afrique nouvelle, libérée, indépendante, souveraine et prospère.

http://french.ruvr.ru/2014_09_09/Les-BRICS-et-l-Afrique-l-alliance-se-confirme-8240/

Mikhail Gamandiy-Egorov

 

«Les échanges entre l’Afrique et les BRICS sont projetés à 500 milliards de dollars en 2015»

«Les échanges entre l’Afrique et les BRICS sont projetés à 500 milliards de dollars en 2015»

Selon le Haut-commissaire de l’Inde au Cameroun, A. R. Ghanashyam, les échanges commerciaux entre l’Afrique et les pays membres du groupe des BRICS (Brésil, Russie, Inde, et ) «ont plus rapidement cru au cours de ces dernières années, que les échanges entre le continent noir et toutes les autres régions du monde», a-t-il révélé dans une interview accordée le 1er septembre 2014 au Quotidien gouvernemental camerounais, Cameroon Tribune.

Pour preuve, soutient le diplomate indien dont la mission diplomatique s’étend au , au Bénin et au Tchad, ces échanges Afrique-BRICS«ont doublé entre 2007 et 2012, pour se situer à 340 milliards de dollars cette année-là, et sont projetés à 500 milliards de dollars en 2015». «Le succès des BRICS dans la promotion de la croissance économique inclusive, la création des emplois et la structuration du secteur de la transformation locale des produits, afin de lutter contre la et les inégalités, ont apporté beaucoup d’enseignements aux pays africains», indique-t-il, pour justifier cet intérêt croissant des Africains pour les BRICS en matière de coopération économique.

A. R. Ghanashyam prédit d’ailleurs un dynamisme plus accru de cette coopération économique entre les BRICS et les Etats africains, avec l’entrée en activité prochaine des (une de développement et un fonds) récemment créées par ce groupe constitué de pays émergents.

Pour rappel, la banque de développement et le Fonds des BRICS veulent notamment être une alternative à la , mais aussi au Fonds monétaire international ().  La capitalisation de cette banque a été fixée dans un premier temps à 10 milliards de dollars de liquidités sur sept ans, équitablement répartis entre les pays fondateurs, et 40 milliards de dollars de garanties. Cette somme sera progressivement portée à 100 milliards de dollars et la banque pourra commencer à prêter en 2016.

Agence Ecofin

http://reseauinternational.net/les-echanges-lafrique-les-brics-projetes-500-milliards-dollars-en-2015/