Archives mensuelles : mars 2015

Sans le putsch du Maïdan, l’Ukraine verrait aujourd’hui des élections présidentielles

Heurts à Kiev (Archives)

On dit bien que l’histoire ne tolère pas le mode conditionnel. L’Etat ukrainien en est le parfait exemple. En ce moment même auraient pu s’y dérouler des élections présidentielles légitimes.

Mais les maîtres outre-Atlantique en ont décidé autrement avec l’assistance de leurs marionnettes locales et semi-locales. L’Ukraine en a payé les frais et continuera vraisemblablement encore.

Les élites étasuniennes et bruxelloises, ainsi que certains « bien-pensants » au sein de ces pays aiment à répéter sans cesse que la Russie n’a pas respecté la souveraineté de l’Ukraine. Pourtant est-ce la Russie qui à travers des scénarios calqués ait organisé une énième révolution de couleur? Est-ce les politiciens et diplomates russes qui dès les premiers signes du chaos régnant soient apparus sur la place du Maïdan pour distribuer les biscuits et autres produits périmés? Est-ce la Russie qui a donné des garanties au niveau des ministres des affaires étrangères pour soi-disant « aider » l’Ukraine à sortir de la crise politique pour ensuite sans attendre trahir ces engagements? Non. Et les acteurs visés connaissent parfaitement les réponses à ces questions. La Russie a tout au contraire et dès le début de la crise ukrainienne appelé à respecter la souveraineté du pays et ne pas envenimer la situation. Les Occidentaux ont fait la sourde oreille…

La réalité est que la souveraineté de l’Ukraine a été trainée dans la boue dès que les USA aient décidé d’aller jusqu’au bout pour d’une part tenter de prendre une revanche sur la victoire diplomatique russe en Syrie et d’autre part prendre contrôle d’un pays qui partage des liens particuliers avec la Russie (ne serait-ce qu’au niveau des relations familiales). Et bien évidemment s’emparer avec le soutien de leurs suppôts néonazis et ultra-nationalistes de la Crimée et notamment de Sébastopol, historiquement et spirituellement russe depuis des siècles, pour les transformer en bases de l’OTAN. Cela aurait effectivement été une gifle magistrale à la Russie.

Mais depuis que le monde est devenu multipolaire (non sans l’assistance de la Russie), les plans étasuniens ne se passent pas toujours comme prévu. Si Kiev est tombé sous leur contrôle, la Crimée elle a su très rapidement et de façon responsable répondre à ce défi. La résistance a été organisée par les habitants pour empêcher le débarquement massif des extrémistes de Galicie et Kiev. Et ont exprimé leur volonté nette de rejoindre la Russie, pays que les Crimées ont toujours dans l’écrasante majorité considéré comme le leur. La Russie a soutenu cette initiative et pour dire vrai n’avait pas vraiment le choix. Car si nous aurions laissé la Crimée à son propre sort, cela aurait tout simplement signifié laisser les Criméens se faire massacrer par les néonazis maïdanesques enragés.

Le Donbass, ex-poumon économique et industriel de l’Ukraine post-soviétique, s’est lui aussi organisé afin de résister au putsch du Maïdan mais a dû payer un bien lourd prix à cela, avec des milliers de pertes civiles selon les sources officielles, des dizaines de milliers selon d’autres sources. Le fait est que la Crimée tout comme le Donbass ont refusé de se soumettre au diktat étasunien et à leurs marionnettes kiéviennes. Et si la Crimée a choisi de se rallier à la Russie, confirmant ainsi le grand retour historique, dans le cas du Donbass ce sera l’option de l’indépendance avec les Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, formant ensemble l’Etat de Novorossia (ou la Nouvelle-Russie).

Une autre chose est sûre: il n’y aura pas de retour. Washington et ses suppôts ont voulu accélérer les choses pour atteindre leurs objectifs malsains, les premiers pensant que leur « exceptionnalisme » ne leur fera pas défaut. Mais lorsqu’en face vous avez une véritable force populaire refusant le diktat avec le soutien d’un grand pays ayant retrouvé la place qui lui revient, ledit « exceptionnalisme », ou plutôt néocolonialisme, a dû se rendre à l’évidence que dans ce monde multipolaire, il n’aura plus les mains libres pour poursuivre son chaos sans devoir faire face aux conséquences. Plus que cela, ledit néocolonialisme n’est pas au bout de ses peines et de nouvelles surprises. Et pas seulement au niveau de l’ex-Ukraine, mais bien au niveau de la planète toute entière.

Oui, sans le putsch armé du Maïdan de février 2014, l’Ukraine aurait aujourd’hui des élections présidentielles. Et peu importe qui aurait été le vainqueur, cela aurait été le choix des citoyens ukrainiens. Mais tout cela reste du conditionnel que l’histoire ne retiendra pas. Les USA ont voulu établir leur scénario chaotique dont ils sont les champions. Ils l’ont eu. Mais ils n’en sont pas sortis vainqueurs et n’en sortiront jamais. La Crimée est russe, le Donbass a arraché son indépendance et les élites occidentales n’y pourront rien.

http://fr.sputniknews.com/points_de_vue/20150330/1015398417.html#ixzz3VtvrE4Vk

Mikhail Gamandiy-Egorov

Elections en Gagaouzie : la région à majorité turcophone choisit de nouveau la Russie et s’éloigne largement de l’UE

Gagaouzie

Une nouvelle que les médias du mainstream ont vraisemblablement encore préféré éviter. En effet, très peu de médias occidentaux ont abordé les toutes récentes élections de gouverneur (« Başcan ») en Gagaouzie, région autonome au sein de la République de Moldavie.

Et pour cause, encore une gifle porté aux intérêts bruxellois (et donc à ceux de Washington) et de nouveau un vouloir-vivre ensemble avec la Russie simplement évident.L’élection a été remportée par Irina Vlakh, candidate pro-russe, avec 51,01% des voix. Une victoire dès le premier tour. A noter aussi que mis à part Irina Vlakh, grand nombre d’autres candidats ayant participé à l’élection, étaient eux-aussi ouvertement pour l’intégration économique avec la Russie. Le candidat soutenu par l’alliance pro-UE de Kichinev (la capitale moldave), Nikolay Dudoglo, n’a obtenu que 19,05% des voix, même si ce dernier insistait que lui aussi est « un ami de la Russie »…

Irina Vlakh sera par ailleurs la première femme à diriger la région. Ses priorités sont le renforcement des liens économiques et politiques avec la Fédération de Russie. Une notion que la très grande majorité des Gagaouzes partagent. Peuple turcophone très majoritairement chrétien, les Gagaouzes étaient très largement opposés à l’éclatement de l’URSS, mais à cette époque la voix des populations comptaient malheureusement peu. Depuis les Gagaouzes ont maintes fois exprimé leur désir de se rapprocher de la Russie. En février de l’année dernière, la population locale état invité à participer au référendum pour répondre à deux questions: la première: « Désirez-vous que la Gagaouzie rejoigne l’Union douanière Russie-Biélorussie-Kazakhstan? ». La seconde: « Etes-vous pour l’autodétermination de la Gagaouzie dans le cas où la Moldavie perdrait son indépendance? » (En cas d’un scénario de réunification avec la Roumanie, un projet de longue date des nationalistes roumains et de leurs mentors de l’OTAN).

Les Gagaouzes avaient alors dans l’écrasante majorité (plus de 95%) voté pour l’Union douanière (et donc contre l’Union européenne), ainsi qu’en faveur de l’autodétermination en cas de radicalisation du nationalisme roumain. Une chose donc devient très claire. Le projet nommé « UE » n’attire pas aujourd’hui. Les contes romantiques de l’Europe bruxelloise ne peuvent plus cacher la triste réalité. Celle d’une partie de l’Europe (celle de Bruxelles) complètement vassalisée aux USA.Dans le cas de la Moldavie, il s’agit d’un cas très sérieux, et les élites occidentales le savent parfaitement. Tout d’abord il y a déjà depuis plus de 24 ans une autre Moldavie qui vit parallèlement: la République moldave du Dniestr (PMR) ayant fait sécession de Kichinev durant la période d’éclatement de l’Union soviétique et qui est depuis un Etat indépendant de fait. Sa capitale est Tiraspol. Malgré toutes les tentatives de Kichinev et des élites occidentales d’isoler la PMR, notamment par des mesures économiques (les sanctions on connait), cet Etat vit mieux économiquement parlant que la Moldavie de Kichinev.

D’autre part et il ne faut pas l’oublier, à Kichinev même, un bien grand nombre de voix s’élèvent contre l’intégration atlantiste et en faveur de l’intégration eurasiatique, avec la Russie. Les médias occidentaux ont là aussi essayé de ne pas trop se focaliser sur le sujet des dernières élections législatives moldaves, qui se sont déroulés en novembre dernier. La raison est simple. Le parti qui est arrivé en tête de ces législatives n’est autre que le Parti socialiste de Moldavie, ouvertement pro-russe. Sa priorité est l’intégration avec la Russie et l’Union économique eurasiatique et l’annulation de l’accord d’association avec l’UE. A noter qu’un autre parti favorable à la Russie, le Parti communiste moldave, est arrivé lui troisième de ces élections législatives.Pour conclure donc, Bruxelles (et Washington aussi puisque c’est de lui qu’il s’agit en premier lieu), doivent se rendre à l’évidence que leurs « projets » n’attirent pas. Dans le cas moldave, cela est évident. La République moldave du Dniestr sécessionniste en 1991 vit mieux que la Moldavie version Kichinev, et ce malgré l’embargo et les sanctions la visant. La Gagaouzie turcophone a fait son choix elle aussi: celui de la Russie et de l’Union eurasiatique. Et à Kichinev même, la coalition pro-occidentale est très fragile et perd chaque jour qui passe le soutien des citoyens moldaves. Dans cette situation et surtout au vu des événements dans l’Ukraine voisine, la Moldavie devra trouver la voie qui lui convient. Et cette voie, ce n’est certainement pas Bruxelles.

A noter d’ailleurs, que la Turquie a salué tout comme la Russie l’élection d’Irina Vlakh. Evidemment Ankara entend jouer de son influence au sein d’une entité turcophone mais c’est aussi un nouvel exemple de la politique turque qui défend avant tout ses intérêts et non pas ceux de Washington et de l’OTAN. A la très grande différence des élites politiques bruxelloises.Quant à l’espace eurasiatique, j’avais déjà dit précédemment que personne ne pourra stopper le processus des retrouvailles observées dans ce qu’on appelle l’ex-URSS. Depuis l’éclatement du projet soviétique et après l’échec des expériences libérales pro-occidentales, les peuples cherchent à se rapprocher de nouveau afin de créer une union capable de défendre leurs intérêts légitimes. L’Union économique eurasiatique et bientôt l’Union eurasiatique tout court représentent cette aspiration. Avec la Russie, le Kazakhstan, la Biélorussie, l’Arménie, le Kirghizistan, le Tadjikistan, on est vraisemblablement qu’au début du processus. Peu importe, que Mme Clinton & Co. n’apprécient pas.

http://fr.sputniknews.com/points_de_vue/20150325/1015336624.html#ixzz3VQyrQALz

Mikhail Gamandiy-Egorov

Attentat terroriste à Tunis : résultat du refus de la Tunisie de construire une base US ?

Des touristes sont évacués du musée du Bardo le 18 mars 2015 à Tunis

L’attentat récent contre la République tunisienne a choqué beaucoup de monde. Aussi bien à l’intérieur du pays, qu’au-delà de ses frontières. Tout d’abord car n’importe quel attentat terroriste ne peut laisser des personnes normales indifférentes.

D’autre part car la Tunisie est un pays reconnu dans le monde comme une destination touristique privilégiée, avec une population réellement accueillante. Un peuple qui a réussi parfaitement à rallier les traditions et la modernité. Sans oublier également que la Tunisie possède dans la région l’un des taux les plus élevés en ce qui concerne les diplômés de l’enseignement supérieur.

Pourtant, l’extrémisme peut frapper à tout moment n’importe quel pays. La Tunisie n’en a pas été elle aussi épargnée. L’extrémisme salafiste en Afrique du Nord commence, à l’instar du Moyen-Orient, à atteindre des niveaux très inquiétants, surtout depuis l’intervention de l’OTAN contre la Jamahiriya libyenne de feu Mouammar Kadhafi.Et après l’Irak, après la Syrie, le Yémen, on voit aujourd’hui le résultat du chaos « Made in USA » en Afrique du Nord. Massacre barbare des chrétiens coptes égyptiens en Libye par l’EI local. Maintenant ce fut au tour de la Tunisie d’être attaquée. Mais mis à part un développement de l’extrémisme « religieux » évident dans la région, est-ce la seule « raison » qui aurait pu servir de « prétexte » de frapper la Tunisie?

On est en droit de se poser cette question. Le mois dernier, plusieurs médias tunisiens et étrangers (notamment la chaîne iranienne d’information internationale en langue anglaise Press TV) ont relayé l’information selon laquelle l’ambassadeur étasunien en poste à Tunis, Jacob Walles, a demandé au président tunisien, Béji Caïd Essebsi, la construction d’une base américaine sur le territoire tunisien. Une « demande » à laquelle le leader tunisien, connu pour des positions patriotiques, aurait vivement réagi en expulsant l’ambassadeur US du palais présidentiel.Plus que cela et toujours selon les mêmes sources, le président de la Tunisie aurait refusé dans la foulée un entretien téléphonique avec Barack Obama. Un coup vraisemblablement sérieux porté aux plans & visées des USA pour la région. Car et il ne faut pas l’oublier, les Etats-Unis, à l’heure où leur domination sur le monde a été tout simplement et fortement remise en doute par la Russie, la Chine, les pays BRICS et tous les partisans du monde multipolaire actuel, recherchent depuis par tous les moyens l’asservissement pure et simple de tous ceux qui ne seraient pas en intégralité sous leur diktat. L’Afrique, tout le comme le Moyen-Orient, fait partie intégrante de ces plans malsains.

D’autre part, on se souvient tous de l’instrumentalisation des extrémistes islamistes par les USA dans différents pays. Un temps ce fut en Afghanistan. Un temps l’Irak. Puis la Libye et la Syrie. Pour revenir justement à la Libye et après l’assassinat du grand leader panafricaniste Kadhafi, abattu par des extrémistes et racistes ouvertement soutenus par l’OTAN, les mêmes salafistes sont allés à assassiner leur « ami » d’hier, l’un des principaux coordonnateur du chaos libyen, en l’occurrence l’ambassadeur étasunien Stevenson (c’était en septembre 2012). Ce dernier et on s’en souvient avait posé « fièrement » durant une « séance photo » devant le cadavre de Mouammar Kadhafi pour ensuite finir lui-même massacré et dont le cadavre avait été trainé d’une façon totalement humiliante par les mêmes criminels, ayant assassiné le leader de la Jamahiriya.

Selon bon nombre de spécialistes russes et étrangers avec lesquels on a eu l’occasion de discuter sur le sujet, la relation entre les USA et les éléments salafistes rappellent les contes fantastiques des djinns. Le djinn est utilisé pour réaliser les vœux du « maître » mais bien souvent refuse de revenir dans la bouteille par la suite, devenue trop étroite pour un djinn ayant senti tout sa capacité d’action. La Libye et la Syrie en sont des parfaits exemples.Et en ce qui concerne la tragédie toute récente ayant ébranlé la Tunisie, une nouvelle bouteille aurait-elle été ouverte pour punir le refus du peuple tunisien de devenir des marionnettes de l’empire du mal? Il est à croire que cette question est bien légitime. Coïncidence diront certains. Le seul problème est que dans la politique impérialiste des USA, les coïncidences sont bien rares.

Quoiqu’il en soit, on laissera les Tunisiens à retrouver la vérité, car eux seuls dans le respect de leur souveraineté, ont ce droit légitime et prioritaire de la connaitre cette vérité sur le crime terrible ayant frappé leur digne nation, ainsi que les touristes étrangers qui s’y trouvaient. Quant à nous, on continuera à respecter le droit du peuple tunisien à défendre son indépendance et continuer à rendre visite à ce beau pays. Les extrémistes et leurs mentors ne réussiront pas à nous voler ce droit.

http://fr.sputniknews.com/points_de_vue/20150322/1015287200.html#ixzz3VOC38aqM

Mikhail Gamandiy-Egorov

Crimée & Russie : un an déjà depuis le ralliement historique

Festivités à l'occasion de l'anniversaire de réunification de la Russie et de la Crimée

Pour comprendre la Crimée et les sentiments actuels, il faut y être, voir tout de l’intérieur, discuter avec les habitants. C’est probablement ce que le mainstream médiatique occidental a tant de mal à faire.

Mais peu importe, l’essentiel étant qu’un an après le retour historique de la Crimée à la Russie, l’écrasante majorité des habitants locaux ne regrettent nullement leur choix.Pourtant et malgré toutes les réformes positives en cours sur la péninsule, les problèmes existent aussi. Les salaires et les retraites ont augmenté de plus de deux fois, pour une mise à niveau russe, cela non sans ravir les Criméens. Au même moment, les prix sur de nombreux produits ont eux aussi connu l’augmentation, à l’instar du reste de la Russie, à un moment où la devise russe avait perdu une partie non négligeable de sa valeur et du fait que de nombreux produits continuent d’être importés. Certaines PME ont connu eux aussi un impact négatif sur leur santé financière, notamment ceux travaillant dans le domaine alimentaire et dont les fournisseurs se trouvaient dans les villes ukrainiennes, notamment à Odessa. Aujourd’hui, avec le blocus et les pressions exercées sur la Crimée par l’Ukraine, ces livraisons sont devenues pratiquement impossible.

Evidemment, les PME en question ont dû donc se tourner vers d’autres fournisseurs, se trouvant principalement sur le territoire de la Russie continentale ou encore en Biélorussie. Et pour le moment, cette question de distance ne joue pas le dernier rôle, notamment sur les prix de certains produits. A ce titre, la construction du grand pont qui ralliera la Crimée à la Russie continentale, avant fin 2018, remettra bien de choses en place, notamment pour la logistique qui sera alors extrêmement facilitée. C’est pourquoi les entrepreneurs restent optimistes malgré donc certaines difficultés observées l’année écoulée. Surtout en observant la situation économique chaotique de l’Ukraine voisine, dont les salaires & retraites (déjà miséreux) continuent de diminuer, la devise nationale en chute libre, les prix en nette augmentation et le pays tout simplement en train de devenir la propriété privée des fonds occidentaux.

D’autre part, les secteurs touristique et viticole seront activement mis en valeur, représentant véritablement deux domaines cruciaux pour la Crimée. Les vins de Crimée, dont nombreux d’excellente qualité, seront donc beaucoup plus représentés sur les étals des supermarchés russes. En ce qui concerne le tourisme, il faut rappeler que malgré tout l’énorme potentiel de la Crimée dans ce domaine, les autorités de Kiev en 23 ans de contrôle sur la presqu’île n’ont pratiquement rien investi, laissant la Crimée faire face à ses difficultés tout en exploitant ardemment les entrées d’argent sur la péninsule au profit du budget ukrainien.Aujourd’hui, la Fédération de Russie investit des sommes fort considérables pour permettre à la Crimée de combler ses lacunes. Cela se traduit notamment sur l’amélioration des infrastructures hôtelières et routières. Le gouvernement criméen et les professionnels du domaine partagent ensemble un enthousiasme évident, y compris pour l’avenir proche. Surtout à l’heure où de nombreux citoyens russes privilégient le tourisme patriotique en allant en vacances spécialement en Crimée. Tout cela porte à croire que tout en ayant un travail considérable à réaliser, la Crimée pourra à terme exploiter pleinement tout son potentiel dans le secteur touristique.

Autre point important à noter est que malgré toutes les tentatives de la junte kiévienne et des élites occidentales d’isoler et de miner les succès en cours de la Crimée, de nombreux investisseurs s’intéressent activement à la péninsule. Bien évidement de Russie principalement mais de plus en plus de Chine, de l’Inde ou encore de Turquie, cette dernière profitant d’autant plus de la proximité géographique.Un autre point qu’il est impossible de ne pas mentionner concerne lui les festivités qui ont été observées dans toutes les villes et localités criméennes, en l’honneur de la première année depuis le ralliement historique. Des concerts sur les grandes places publiques ont réuni aussi bien les habitants locaux que les hôtes venus des diverses régions russes, spécialement pour l’événement. Un grand accent et c’était véritablement formidable a été mis sur la multiethnicité de la Crimée.

En effet, tous les représentants ethniques et religieux ont été présents aux festivités, aussi bien du côté des artistes, que des spectateurs: Russes, Ukrainiens, Tatars de Crimée, Grecs, Biélorusses, Arméniens, Karaïmes, Juifs. Une unité évidente qui ne peut qu’ajouter de la fierté à tous les Criméens et à tous les citoyens de Russie en général. De vrais moments magiques inoubliables surtout en voyant les sourires sincères des habitants qui vraisemblablement ne laisseront personne leur voler la victoire de l’année dernière. Celle de vivre au sein du pays qu’ils considèrent comme le leur et de retrouver la prospérité qui n’aurait jamais dû les quitter. L’erreur historique de 1991 (à noter des politiciens mais aucunement des peuples) restera certainement qu’un mauvais souvenir.

http://fr.sputniknews.com/points_de_vue/20150319/1015257419.html#ixzz3VOBJo4Ev

Mikhail Gamandiy-Egorov

Combattants antifascistes espagnols: arrêtés dans leur pays pour avoir combattu le néofascisme

Combattant du Donbass

Vraisemblablement l’Europe dans sa version UE pactise de plus en plus avec les extrêmes. Au point d’en arriver à emprisonner ceux qui combattent justement l’extrémisme.

La guerre civile en Ukraine, ou en d’autres termes l’opération punitive kiévienne et galicienne contre les ex-régions ukrainiennes, aujourd’hui insoumises, de Donetsk et de Lougansk, a laissé il faut le dire peu de gens indifférents. Certains ont préféré faire confiance aux médias du mainstream, se référant ainsi pleinement aux «versions» de Washington et de Kiev, nommant ainsi les résistants antifascistes du Donbass comme étant de «dangereux séparatistes», voire «terroristes». D’autres ont du mal encore à y voir vraiment clair. Et d’autres ont choisi eux de défendre corps et âme la résistance de Novorossia.On pense à tous ces gens, de différents parties du monde et bien évidemment de Russie et d’Europe, qui en fonction de leurs moyens soutiennent la cause qu’ils considèrent à plein titre juste. Collectes de fonds, de nourriture, d’autre aide humanitaire, ainsi que tout simplement le partage et la diffusion de la vérité, sont les caractéristiques de ces personnes, quelle que soit leur nationalité, âge ou appartenance religieuse.

Et il y aussi ceux, qui ont fait le choix de prendre les armes et d’aller combattre aux côtés des hommes et des femmes qui résistent à l’oppression néofasciste. Certains «naïfs» vous diront: «la violence est bien mauvaise». C’est certainement vrai. Mais lorsque vous faites face à une haine maximale violente, ouvertement raciste, qui entend tout simplement vous éliminer et prendre contrôle de vos terres, c’est alors que le choix de la résistance, y compris armée, est plus que justifiée. Et c’est ce choix qu’ont fait les habitants de Novorossia.

A leurs côtés, des volontaires et brigades internationales (mais ne représentant pas plus que 5% des combattants), venus en premier lieu des différentes régions de Russie, pour raisons familiales, fraternelles ou idéologiques. Et d’autres venus d’un grand nombre de pays. Dont de Serbie, d’Espagne, de France, d’Allemagne et même du Brésil. Certains d’entre eux sont politiquement à gauche, d’autres à droite. Mais à la très grande différence des mercenaires étrangers otanesques, combattants aux côtés des bataillons punitifs de Kiev et de Galicie, vous ne trouverez jamais dans les rangs des brigades internationales du Donbass de néonazis enragés, semant ouvertement la haine ethnique et raciale. Vous n’y trouverez pas d’adeptes d’Adolf Hitler et de la peste brune. Et c’est ce qui fait radicalement leur différence.

Pourtant il est bien connu qu’aux côtés des troupes kiévo-galiciennes, vous trouverez des mercenaires des USA, du Canada, de France, de Croatie, d’Allemagne, de Suède, ou encore de Pologne ou des pays baltes. Certains d’entre eux ont déjà fui et sont rentrés chez eux (c’est vrai que les forces de Novorossia leur ont fait vivre récemment des moments difficiles). A-t-on entendu parler ne serait-ce que de l’arrestation d’un d’autre eux dans leurs pays d’origine? Des pays pour nombreux membres de l’Union européenne… Non, aucun. Et pourtant ils sont accusés, au même titre que leurs «amis» néofascistes ukrainiens, par les représentants de Novorossia, de crimes contre l’humanité, perpétrés contre la population civile du Donbass.

Les élites donc de l’Europe bruxelloise sont-elles devenues à ce point aveugles ou la soumission au diktat étasunien ne leur laisse donc aucune marge de manœuvre? Quoiqu’il en soit, les volontaires antifascistes espagnols ont été interpellés tout récemment, après être rentrés chez eux, dans les différentes régions d’Espagne et se trouvent en ce moment sous les verrous. Et ce au même moment que des mercenaires néonazis européens rentrent tranquillement chez eux, sans être inquiétés, après avoir « contribué » aux massacres contre les civils dans le Donbass. Au même moment aussi que d’autres criminels, adeptes du salafisme et responsables de pires crimes barbares perpétrés en Syrie et en Irak, se retrouvent également peu inquiétés, leurs gouvernements pensant même à la façon de les «faire réintégrer» dans leurs sociétés respectives.Mais une chose reste claire: cette UE donneuse de leçons et souffrant vraisemblablement d’Alzheimer a montré une fois encore de quelle côté elle se trouve. Et que la justice dans son interprétation à elle ne vaut vraiment pas grand-chose. Quant à nos résistants antifascistes, nous leurs souhaitons que justice soit faite et qu’ils soient libérés dans les plus brefs délais. Surtout au vu de la mobilisation qu’a suscité leur arrestation aussi bien en Espagne que dans d’autres pays, dont également la Russie. No pasarán!

http://fr.sputniknews.com/points_de_vue/20150307/1015072606.html#ixzz3TiFoKjWF

Mikhail Gamandiy-Egorov