Archives mensuelles : juin 2015

Le chef de la diplomatie allemande, Franck-Walter Steinmeir, appelle au retour de la Russie dans le G8…

Sérieux ? Vous nous invitez à revenir ? Non, merci. A titre personnelle, je suis contre. Et je vais vous dire pourquoi.

A la base, on avait le « club » des élites néocoloniales, le fameux G7. Puis à une époque, ces « gentils » personnages ont eu la « bienveillance » d’inviter la Russie à les rejoindre dans le cadre du G7+1. En gros cela signifiait la chose suivante : « Allez, la pauvre Russie, l’ex-superpuissance devenue si pauvre et à genoux maintenant, viens à nous, qu’on se foute un peu de toi ». C’était d’ailleurs à peu près cela qu’on nous apprenait au lycée français dans lequel j’étudiais au Maroc.

Aujourd’hui, les temps ont tellement changé. Et lorsque la confrontation actuelle a commencé entre l’Occident politique et la Russie (Syrie, les événements du Maïdan à Kiev, le retour de la Crimée à la Mère-Patrie, les événements du Donbass), les élites occidentales pensaient encore que mettre la Russie hors du « G8 » serait un acte punitif qui nous ferait tant de mal.

Moi, je pense, que c’était une bénédiction, tout comme les sanctions occidentales actuelles visant la Russie le sont, offrant d’énormes opportunités aussi bien à nous Russes, qu’à nos véritables amis. Et compte tenu, de l’agenda très chargé de nôtre Russie dans le monde multipolaire actuel : intégration eurasiatique, l’OTSC, l’alliance BRICS et dans le cadre de l’Organisation de coopération de Shanghaï. Sans oublier le renforcement de l’alliance avec les pays du continent asiatique, l’Amérique latine et j’espère de tout coeur l’Afrique, nous avons d’autres chats à fouetter que d’être membre ou pas de ce fameux G8.

Vous avez compris que la Russie se passe complètement de vous ? Vous avez compris que l’on ne discute pas avec la Russie actuelle sur la base d’ultimatums, de menaces et de pressions ? C’est déjà pas mal. Mais gardez votre G7+1 pour vous. Cette réalité est aujourd’hui complètement dépassée, alors n’essayez pas de nous faire revenir. Bienvenue dans la nouvelle réalité, mes amis !

http://fr.sputniknews.com/international/20150604/1016403574.html

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Géopolitique & sport international : le « jeu » continue !

FIFA-Logo

L’annonce de la démission de Sepp Blatter, quelques jours après sa réélection, de la présidence de la FIFA a été vue par « certains » comme la preuve de la « victoire étasunienne » et qui aurait soi-disant confirmé que les USA sont toujours les maîtres du monde, via leurs leviers de pression.

Pourtant et malgré le fait véridique que les Etats-Unis tentent toujours par tous les moyens de mettre leur nez dans les affaires qui normalement ne les regardent pas, il y a de la place pour un certain nombre de réflexions confirmant le contraire de ce que certains aimeraient croire. Ce qui est sûr, c’est que le « jeu » géopolitico-sportif ne fait que commencer…

Première réflexion. Blatter a annoncé sa démission de la présidence de la FIFA après sa réélection haut la main (sans passer par le second tour). Il restera, avant son départ, président en exercice de la FIFA jusqu’aux prochaines élections qui auront lieu vraisemblablement pas avant décembre 2015, voire même mars 2016. Quant à l’annonce de démission en elle-même, elle n’est qu’une demi-surprise.

Sa réélection a clairement montré que les élites politiques occidentales (avant tout étasuniennes) ne peuvent plus dicter à droite et à gauche leur volonté et que les tentatives des USA & consorts de le faire partir avant l’élection n’ont pas abouti. Mais la FIFA a effectivement besoin de réformes, surtout que vraisemblablement Sepp Blatter est fatigué de toutes les « histoires » et peut-être aussi de certaines personnes qui l’entourent.

L’idéal serait donc que le successeur soit quelqu’un qui n’aurait pas fléchi face aux pressions US (donc partisan de l’indépendance de la FIFA des intérêts géopolitiques) et qui soit en outre un vrai professionnel du domaine. Et vu que les prochaines élections ce n’est pas pour demain, il y a encore suffisamment de temps à cet effet. Quant à Sepp Blatter, il faudrait le féliciter de ne pas avoir démissionné avant l’élection, comme le voulaient tellement ces mêmes USA. Dans la situation actuelle, cela change beaucoup de choses.

Et encore quelques réflexions au sujet de la FIFA, de la Coupe du Monde et de la géopolitique. Selon un bon nombre de spécialistes, aussi bien russes qu’occidentaux, il y a bien peu de « chance » que la Coupe du Monde 2018 en Russie soit annulée. Boycottée par « certains » pays oui peut-être, annulée non. D’autant plus et comme mentionné plus haut, M. Sepp Blatter restera le président en exercice de la FIFA au moins jusqu’à la fin de cette année, voire début 2016.

Quant au Qatar, dont l’annulation éventuelle de son organisation de la Coupe du monde, ne nous fait ni chaud ni froid (plutôt chaud quand même), il s’agit d’un cas très intéressant. Et ce pour plusieurs raisons.

1) Pas mal de zones d’ombre dans le dossier qatari. Et ce selon même les médias du mainstream.

2) 2022 est encore loin donc tout le temps pour annuler.

3) Le fait de devoir reporter ladite Coupe du monde de la période estivale à la période hivernale (afin d’éviter les coups de chaleur aux joueurs et supporters) déplaît à bon nombre de monde (championnats de football en cours, calendrier à refaire, etc…).

4) Les principaux pays susceptibles de remplacer le Qatar en tant que pays hôte de la compétition en 2022 ne sont autres que les USA et notamment l’Australie. Des pays, faut le dire, bien proches du Qatar avec lequel ils entretiennent des relations « privilégiées ».

Il est à douter fortement que le Qatar appréciera le fait qu’on puisse annuler une Coupe du monde chez lui, surtout si l’éventuel remplaçant est un pays dont il sponsorise généreusement les élites. D’autant plus lorsqu’on sait qu’il tient par… certaines choses une bonne partie de l’élite occidentale, financièrement parlant. Et d’autre part, lorsqu’on connait les liens de ce « glorieux » pays avec de « sympathiques » groupes terroristes salafistes à différents endroits du globe terrestre, les Occidentaux (je parle bien évidemment des « élites ») devraient quand même (un peu) faire attention…

De toute façon le principal problème aux yeux des USA, ce n’est pas le Qatar, grand ami des premiers et un « excellent modèle » en terme de démocratie et du respect des droits humains. Le problème reste bel et bien cette nouvelle Russie, puissante, indépendante et souveraine, ayant déjà organisé de la plus belle des manières les Jeux olympiques de Sotchi 2014. Des JO ayant laissé énormément de jaloux jusqu’à aujourd’hui. Et compte tenu de la conjoncture géopolitique actuelle, l’élite étasunienne ne peut « permettre » l’organisation d’un autre grand événement sportif planétaire en terre russe.

En tout cas et jusqu’ici, les USA ont bel et bien raté leur coup. Le « jeu » lui se poursuit!

http://fr.sputniknews.com/points_de_vue/20150604/1016399191.html

Mikhail Gamandiy-Egorov

Sepp Blatter réélu à la tête de la FIFA. Les USA ont raté leur coup

Joseph Blatter

Une fois de plus on voit à quel point le monde a évolué. Les puissants lobbies de l’élite politique occidentale n’ont plus la capacité d’imposer leur diktat comme ce fut le cas il n’y a encore pas longtemps de cela.

En effet, malgré la tentative évidente des Etats-Unis, y compris à travers des moyens d’intimidation non-voilés, comme les arrestations opérées par le FBI à l’encontre des fonctionnaires internationaux, en l’occurrence de la FIFA, le tout sous prétexte de vagues accusations de corruption, la majorité n’a pas fléchi. Pourtant l’objectif était clair: par tous les moyens empêcher la tenue de la prochaine Coupe du monde de football en Russie, en 2018.

Les représentants de l’élite politique étasunienne ne manquent pas à chaque mauvaise et encore plus mauvaise occasion d’émettre des « réclamations » aux cadres de la FIFA, y compris directement à Sepp Blatter, afin de faire annuler le principal événement footballistique planétaire en terre russe. Mais à chaque fois, la majorité des membres de la FIFA et personnellement Blatter réitéraient que la Coupe du monde aura bien lieu en Russie.

Il fallait donc vraisemblablement passer à l’étape suivante pour nos « partenaires » étasuniens: à l’intimidation pure et simple. Après les arrestations (comme par hasard à la veille de l’élection du chef de la FIFA) et les sérieuses pressions exercées, ils pensaient avoir presque réussi. Mais au final, c’est bien raté. Sepp Blatter a été réélu à la tête de la principale organisation footballistique mondiale. Son challenger, le prince jordanien Ali ben Al-Hussein (l’homme des USA) s’est retiré avant le deuxième tour du scrutin, après avoir obtenu bien moins de voix que Blatter au premier tour (73 contre 133) et comprenant parfaitement qu’il ne pourra pas compenser l’écart existant.

Autre point très important à noter dans toute cette affaire et qui confirme que le monde multipolaire est devenu également réalité dans le domaine du sport à l’international. Malgré toute la pression exercée de la part des instigateurs du départ de Blatter, seule l’Europe (en partie) a cédé, en la qualité de l’UEFA en tant qu’organisation et en la qualité personnelle de Michel Platini. L’Afrique, l’Asie et l’Amérique du Sud, elles, n’ont pas cédé à cette pression extérieure et ont soutenu la réélection du président sortant. Plus encore, c’était le Camerounais Issa Hayatou, président de la Confédération africaine de football (CAF), qui est apparu avec le grand sourire aux côtés de Sepp Blatter, après l’annonce de sa victoire. Il serait en effet bon de rappeler que Blatter était un fervent partisan de l’organisation de la première Coupe du monde sur le continent africain. Et ce fut le cas d’une très belle manière en terre sud-africaine, en 2010.

Eh oui, la pieuvre n’est plus aussi efficace, pourtant ce n’est pas l’envie qui lui manque, loin de là. Mais le monde autre qu’occidental, constituant la très grande majorité de l’humanité, en a tout simplement marre du néocolonialisme occidental ambiant et que certains tentent par tous les moyens de nous faire réaccepter. Non, ce ne sera pas le cas. La multipolarité géopolitique a atteint le domaine sportif international.

C’était d’ailleurs fort intéressant d’observer Platini féliciter avec le grand sourire Blatter, alors qu’à la veille le premier réclamait ardemment le départ du second. Mais peu importe.

Félicitations donc à tous ceux qui ont contribué à montrer que l’Occident ne domine plus. Nous sommes tous égaux. Et si certains pensent encore le contraire, on les aidera avec grand plaisir à admettre la réalité d’aujourd’hui. Après tout, il faut bien faire preuve de patience avec les cas difficiles. C’est normal.

En général, ces derniers jours étaient fort positifs sur plusieurs fronts et dans plusieurs domaines: réélection donc de Sepp Blatter à la tête de la FIFA, navire de guerre étasunien chassé de la mer Noire par les avions de chasse russes stationnés en Crimée, renforcement de l’axe Afrique-Russie à travers le nouveau souffle donné aux relations russo-camerounaises. Sans oublier les 89 hauts fonctionnaires et autres représentants de l’UE russophobes désormais interdits d’entrée sur le territoire russe, y compris le philosophe de la guerre BHL. Certains ont déjà été refoulés à la frontière. Tout cela ravit.

Pour finir sur le thème footballistique, bien que la géopolitique y soit liée aussi, et vu que certains représentants occidentaux appellent au boycott de la Coupe du monde 2018 en Russie, il serait bon de dire ceci: s’ils ne veulent pas venir — qu’ils ne viennent pas (c’est d’ailleurs aussi la position du président de la FIFA). Les dits représentants occidentaux seront sans problème remplacés par les représentants d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine. Après tout et pour rappel encore, l’humanité c’est beaucoup plus que l’Occident.

Pour info, la Coupe du monde en Russie sera la troisième consécutive dans un pays membre de l’alliance BRICS, après l’Afrique du Sud (2010) et le Brésil (2014). Le tout sans oublier les JO d’été de Pékin 2008 et les JO d’hiver de Sotchi 2014, tous deux organisés avec brio. Et les JO d’été 2016 qui auront lieu dans la superbe ville brésilienne de Rio de Janeiro et qui seront certainement eux aussi au top.

http://fr.sputniknews.com/points_de_vue/20150601/1016351327.html

Mikhail Gamandiy-Egorov