Archives mensuelles : décembre 2015

RUSSIA’S QUIET RISE IN AFRICA

A lire (article en anglais).

Retour de la Russie en Afrique : http://www.ozy.com/fast-forward/russias-quiet-rise-in-africa/65812

« As investment continues, Putin’s predictions at the Munich Security Conference may just come true: The days of American global dominance are ending, and Russia is yet again making its way to the forefront of international affairs, starting with Africa ».

 

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Enjeux et perspectives centrafricaines. Entretien avec Sylvie Baipo-Temon (Partie 1)

Sylvie Baipo-Temon

Sylvie Baipo-Temon est une ressortissante centrafricaine. Economiste de formation, cadre au sein de la direction financière d’une banque française, son engagement pour son pays, la République centrafricaine, date de 2003. Un engagement d’abord passif à travers des réflexions et analyses personnelles, puis actif, surtout depuis fin 2014.

De décembre 2014 à juin 2015, elle sera porte-parole du comité ad hoc diaspora pour la paix en RCA. En ce moment, elle travaille sur un blog dont l’objectif serait de faire découvrir la Centrafrique: son histoire, ses maux, ses tares, ses défis, ses enjeux et perspectives.

Sputnik: L’année dernière, la République centrafricaine faisait l’actualité en raison des affrontements inter-religieux. Qu’en est-il aujourd’hui? Quelle est la situation sur le terrain?

Sylvie Baipo-Temon: Les médias occidentaux ont présenté le conflit centrafricain comme étant un conflit inter-religieux. Cela n’est pas exact.

Le conflit centrafricain issu du dernier coup d’Etat mené par la milice Seleka, est né d’une crise politique. D’ailleurs, la Centrafrique depuis son indépendance en 1960 n’a connu que des cycles de violences liés à une instabilité politique chronique. De 1960 à 2015, la Centrafrique n’a connu qu’une seule élection présidentielle libre et transparente. Hormis le régime du défunt président Ange-Félix Patassé, tous les régimes ont été mis en place par un recours systématique à la violence (coup d’Etat).Pour revenir à la crise issue du dernier recours à la force, orchestré par la Seleka et ayant emmené au pouvoir Michel Djotodjia. L’origine de cette crise est politique et elle a glissé, parce qu’aucune solution politique n’a été trouvé par les parties prenantes, en conflit de société à caractère religieux et cela uniquement sur la base de manipulation des hommes politiques.

Pour faire court, à son avènement la Seleka a manipulé la population de religion musulmane pour obtenir à la fois:— un soutien moral: le nord-est du pays a toujours été négligé pour ne pas dire abandonné par les autorités centrafricaines (tout régime confondu).

— un soutien financier: la population de religion musulmane possède la plupart des commerces et est fortement implanté dans l’exploitation du diamant. Elle est donc une maille financière importante. Durant le régime du Général Bozizé, les diamantaires ont été fortement pénalisés par les abus du pouvoir en place.

Politiquement, la Seleka a justifié son coup d’Etat par une révolte de la population du Nord qui a été trop lésé jusqu’à date. Alors qu’il s’agissait uniquement de mercenaires étrangers à 60% (Tchadiens et Soudanais) qui ont rallié par la manipulation politique d’autres mercenaires centrafricains. D’ailleurs, parmi les mercenaires de la Seleka, on retrouve les mêmes mercenaires qui ont appuyé le Général Bozizé lors de son coup d’Etat de 2003. Des mercenaires insatisfaits par le régime qu’ils ont aidé à l’époque à mettre au pouvoir.Notons qu’une guerre ou un conflit ne se passe pas sans répercussions sur la population civile et qu’un mercenaire est un criminel. Dans leur marche vers la prise de pouvoir à Bangui, les Selekas ont volé, violé, pillé, tué la population et majoritairement la population de religion chrétienne. Celle-ci en riposte à ces exactions et abus de la Seleka, a réagi en formant des groupes d’auto-défense qu’ils ont appelés les anti-balles AK. Ils s’agissaient uniquement de paysans usés, fatigués et livrés à eux-mêmes.

Il y a eu une récupération politique de ces groupes d’auto-défense anti-balles AK qui a donné naissance aux milices Anti-Balakas. Et de là, le conflit politique s’est transformé en conflit de société à caractère religieux.Pourquoi il s’agit d’une manipulation politique? D’abord, dans les différents groupes armés (Selekas et Anti-Balakas), il y a eu des scissions. Et ceux qui continuent à semer les troubles sont ceux qui se revendiquent des deux anciens présidents déchus (Bozizé et Djotodjia), ils sont appelés les Nairobistes (du fait de l’accord signé à Nairobi).

La situation d’aujourd’hui est que les affrontements à caractère religieux sont localisés dans les quartiers à forte concentration des partisans des présidents déchus. Des crimes et exactions sont savamment orchestrés, tout cela pour maintenir une tension tant que les différents groupes armés n’obtiennent pas gain de cause. Il faut garder en mémoire que les accords de Nairobi n’ont rien donné pour les protagonistes.

A aujourd’hui, la population non partisane de ces groupes est prise en otage. Un groupe d’individus, des mercenaires et bandits sèment la terreur et la population non armée subit les exactions des uns et des autres.Nous en avons eu la preuve lors du passage du Saint père (le Pape Fançois), les Centrafricains musulmans et les Centrafricains chrétiens étaient ensemble pour accueillir le Pape.

Lors du référendum qui a eu lieu le dimanche 13 décembre, la population musulmane qui a souhaité faire valoir ses droits et devoirs citoyens a subi les foudres de la fraction Seleka. Le bureau de vote a fait l’objet de tirs faisant 2 morts et des blessés. Encore une preuve que les conflits ne sont pas d’ordre religieux mais uniquement de la manipulation.

Les médias diffusent des informations qui entrainent de la confusion, il est important que chaque Centrafricain et Centrafricaine s’efforce à rétablir la vérité.

Sputnik : On avait beaucoup parlé de la nécessité d’une réconciliation nationale. A-t-elle globalement eu lieu? Si non, quelles seraient les raisons? 

Sylvie Baipo-Temon : Un forum a en effet eu lieu en mai 2015, mais nous ne pouvons pas parler d’un forum de réconciliation nationale. Déjà parce que la réconciliation n’a pas eu lieu. Des affrontements persistent, de manière localisée. Les groupes armés détiennent encore une bonne partie du territoire centrafricain. Récemment, nous avons eu une nouvelle déclaration choc de la fraction Seleka installée au nord du Centrafrique, qui a décrété la partition du pays. De plus, cette même coalition a indiqué qu’elle s’opposerait à l’organisation des élections annoncées pour fin 2015, dans les zones qu’elle occupe.

Ce que nous retenons du forum, c’est qu’il a eu lieu mais son issu a été aussi éphémère et chaotique que son déroulement.

Personnellement, ce n’est pas une surprise car en Centrafrique on organise des dialogues sans vraiment se fixer d’objectifs à atteindre, sans réellement y travailler de manière sérieuse, sans prendre la mesure de la gravité de la situation et surtout sans aucune méthode. Pour mener une démarche de réconciliation, il faudrait en comprendre le sens, comme l’on fait avec succès d’autres pays ayant vécu des situations toutes aussi atroces voire au-delà que celui de la Centrafrique. Il ne s’agit point d’organiser un regroupement de personnes où les gens se retrouvent, se saluent, partagent un café et repartent avec leur perdiem. Non, il s’agit d’entreprendre, de faire un point sur notre histoire, identifier les ennemis, permettre l’expression de tous, pousser à la prise de conscience les auteurs des crimes. Globalement, la volonté du forum aurait dû être celle d’affronter la situation, de parler de ce qui fâche et divise, cela pour arriver à le surmonter ensemble. C’est un pan de notre histoire qu’il nous faudra graver et apprendre à vivre avec. Le Forum ne s’est pas attaché à faire en sorte de ne plus vivre cela, de cesser les incitations au recours à la force comme seul moyen d’accéder au pouvoir.Pour atteindre l’objectif de la réconciliation, il aurait fallu et il faut que la démarche de dialogue soit initiée et réalisée dans un cadre légitime et de confiance, c’est-à-dire pas par les autorités du pays qui sont de fait juges et parties. Pour preuve de l’incohérence entre ce qui est dit et ce qui est fait, la cheffe de la transition avait nommé comme président de ce forum, un ancien chef de rébellion. Comme quoi, en Centrafrique, nous avons encore un long chemin à entreprendre pour marcher sans béquilles.

La démarche doit concerner toute la population et non une partie de celle-ci triée sur le volet. Il aurait fallu aussi opter pour un médiateur neutre et hors de la sous-région.Avant le dialogue, il y a eu ce que les autorités ont appelés des consultations populaires, le résultat de ces consultations a été faussé. Le peuple s’est exprimé mais au final les revendications et souhaits n’ont pas été pris en compte. Pourquoi? Il faut retenir que c’est ainsi qu’on incite à la formation de rebellions et de groupes armés?

Suite dans la seconde partie de l’entretien

http://fr.sputniknews.com/points_de_vue/20151218/1020388722/afrique-republique-centrafricaine.html

Mikhail Gamandiy-Egorov

La Crimée : vers l’indépendance énergétique à grands pas

Ligne à haute tension. Crimée.

Depuis le ralliement historique de la Crimée à la Russie, l’un des problèmes majeurs de la péninsule restait sa dépendance en matière de livraisons d’électricité par l’Ukraine.

Il fallait de toute manière s’attendre à ce que les extrémistes ukrainiens tentent par tous les moyens de faire payer à la Crimée son choix historique. C’est ce qui va arriver. Ils pensaient avoir réussi. Coup raté: la Crimée a tenu bon et la Russie a pris les mesures efficaces en un laps de temps réduit.

Petit rappel des faits. Le 22 novembre dernier, des groupes ukrainiens de mouvance néonazie et ultra-nationaliste, font exploser des lignes à haute tension, faisant ainsi couper l’approvisionnement en électricité pour la péninsule criméenne. En d’autres termes: un acte terroriste. Sur le coup, ce ne sera d’ailleurs pas seulement la Crimée qui sera touchée, mais aussi certaines régions ukrainiennes voisines (notamment la région de Kherson).
Les services ukrainiens régionaux compétents tentent d’intervenir pour faire réparer les dégâts. Mais les extrémistes leur bloquent l’accès, en les laissant uniquement réparer les lignes approvisionnant les régions ukrainiennes. La Crimée plonge dans le blackout électrique pour près de deux semaines. Les extrémistes poursuivent alors le blocus en empêchant tout accès aux lignes électriques concernées.

Ravis de leur action, ils pensaient pouvoir mettre la péninsule criméenne en position de faiblesse et poursuivre sans vergogne leur chantage. D’autant plus ayant le soutien affiché des autorités kiéviennes. Plus que cela, Piotr Porochenko en personne soutiendra ouvertement « l’initiative des patriotes ukrainiens ». A l’instar d’une autre « initiative », initiée un peu plus tôt avec un nom fort révélateur: le « blocus alimentaire », dont le but devait être la « restauration de la souveraineté ukrainienne », selon les dires du même Porochenko (approche effectivement « intéressante » et surtout très « humaniste ») en empêchant tout camion transportant des produits alimentaires depuis le territoire ukrainien d’entrer en Crimée. Un blocus pour rappel n’ayant rien donné puisque la Crimée est entièrement autosuffisante en livraisons alimentaires depuis la Russie continentale, les seuls perdants ayant été les producteurs ukrainiens privés de la possibilité de faire vendre leurs produits en terre criméenne. Kiev a préféré donc passer à l’étape « supérieure »: faire vivre les habitants de la Crimée dans le noir en espérant que cela puisse durer. Seul bémol: les Criméens n’ont une fois de plus pas fléchi et les autorités russes ont intensifié l’organisation de l’indépendance énergétique de la presqu’île.

En effet, un pont énergétique reliant la péninsule à la Russie continentale a été mis en place en un temps pratiquement record. Pour la Crimée, cette nouvelle victoire était surtout celle de l’acquisition d’une indépendante énergétique tant attendue. Dès l’annonce du retour de l’électricité dans les foyers criméens et l’arrivée du président russe en personne pour suivre le processus, sentant le fiasco évident (une fois de plus), le gouvernement de Porochenko déclare depuis Kiev la reprise des livraisons d’électricité en Crimée… Sauf que Poutine rétorque: « Moscou ne doit avoir aucun contrat en vigueur avec Kiev lorsque le pont énergétique sera complètement opérationnel ». Point à la ligne.

Il est vrai que les derniers temps, l’Ukraine fait bien peu parler d’elle. Le monde aujourd’hui l’a un petit peu oublié, y compris les « alliés » occidentaux. Tout est donc bon pour faire parler de soi, d’autant plus lorsque cela peut frapper des gens ayant refusé catégoriquement de vivre au sein de cette « nouvelle » Ukraine pseudo-démocratique, fascisante et pro-occidentale. Mais une fois encore fiasco évident. Quant aux habitants de la Crimée, l’épreuve « électrique » qu’ils ont vécue n’a fait que renforcer encore plus le bons sens de leur décision de mars 2014, ainsi que le sentiment d’être protégés par leur pays, la Russie. L’Ukraine elle perd sur tous les fronts: non seulement elle se ridiculise une fois de plus, mais elle perd par la même occasion une énième source de revenue, et non des moindres… Sans oublier que la banqueroute arrive à grands pas. Pauvre Ukraine.

 

http://fr.sputniknews.com/points_de_vue/20151216/1020316425/crimee-energie-electricite-russie-ukraine.html

Mikhail Gamandiy-Egorov

Sport & politique internationale russe

Le combat de notre compatriote Roy Jones Jr est à l’image de notre politique internationale. On avait largement les moyens d’acheter ce combat. Mais Roy et nous tous avons opté pour un combat juste. C’est cela notre approche. On sait perdre dignement. Sauf que la prochaine fois on cassera amplement nos adversaires et ça va faire vraiment mal. D’autre part, les nôtres sont les nôtres. Good night à tous!

Бой нашего земляка Роя Джонса младшего в принципе очень схож с нашей международной политикой. Мы имели все возможности купить данный бой. Но ни Рой, ни все мы, не выбрали данную опцию. Это наш подход. Мы умеем достойно проигрывать. Только в следующий раз мы сломаем соперников и это будет реально больно. Кроме этого, наши есть наши. Всем спокойной ночи!

Merci Roy ! Спасибо, Рой!

La légende Roy Jones Jr a malheureusement perdu. L’adversaire italo-britannique de 11 ans son cadet (Roy a 46 ans) était bien rapide et un adversaire digne. Mais l’essentiel n’est pas là.

L’essentiel est que je suis très fier Roy que tu sois désormais des nôtres. Très fier que l’on porte le même passeport à l’aige bicéphale russe. La Russie est ton pays. Je pense que c’est un sentiment partagé par la grande majorité de Russes. T’avoir vu aujourd’hui sous le drapeau et l’hymne russe est un sentiment inoubliable. Merci !

Легенда Рой Джонс младший к сожалению, проиграл. Итальяно-британский соперник, на 11 лет младше Роя (Рою 46 лет) был очень быстр и достойным соперником. Но это не главное.

Главное в том, что я очень горд что ты Рой теперь из наших. Очень горжусь тем, что у нас паспорт с двуглавым орлом. Россия – твоя страна. И думаю, что это чувство разделяет большая часть граждан России. Видеть тебя сегодня под флагом и гимном России – незабываемое чувство. Спасибо!