Archives mensuelles : janvier 2016

L’Afrique se mobilise contre la « justice » néocoloniale

Les procès du président ivoirien Laurent Gbagbo et de son ministre de la Jeunesse Charles Blé Goudé viennent de débuter à la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye, aux Pays-Bas.

Comme attendu, ces deux procès connaissent aujourd’hui une mobilisation sans précédent de la part des ressortissants ivoiriens et africains en général, aussi bien à La Haye devant cette même CPI, qu’à différents endroits d’Afrique et du monde.

En effet, il s’agit probablement d’une première dans l’histoire de la justice prétendument internationale. Jamais des « accusés » de ladite « justice » n’avaient mobilisé autant de monde en leur faveur. On peut bien sûr se rappeler de Slobodan Milosevic, président yougoslave dont l’arrestation et la détention avaient également mobilisé grand nombre de ses partisans en ex-Yougoslavie et au-delà: tous ceux et celles qui connaissaient et connaissent l’histoire véritable de cet Etat aujourd’hui disparu. Notamment feu Maître Jacques Vergès ayant défendu l’ex président yougoslave et qui connaissait les véritables criminels. La mort de Milosevic, dans des circonstances plus qu’obscures (certains parlent ouvertement d’assassinat) à la prison de Scheveningen, avait aussi révolté plus d’un. On peut également mentionner les autres détenus serbes accusés de « crimes contre l’humanité », alors qu’en parallèle les représentants non-serbes était peu ou pas du tout inquiétés, même ceux responsables des pires exactions possibles sur les civils, y compris viols, tortures, crimes de masse et trafic d’organes humains. « Clin d’œil » en passant à plusieurs hauts-responsables du Kosovo (ou une des plus grandes bases US du monde), grands amis des élites occidentales et occupant aujourd’hui des postes clés dans cette « république », berceau historique de la Serbie, à qui elle a été arrachée et sans aucun référendum. Une sortie illégale par ailleurs entièrement reconnue valide par les USA et leurs suiveurs ouest-européens.
Mais il y a quand même une grande différence: les époques. L’époque de la dislocation yougoslave et celle d’aujourd’hui sont clairement différentes. Dans le premier cas et en plus de la tragédie yougoslave, il y avait aussi eu l’éclatement de l’URSS, une Russie à genoux, un monde qui était devenu ouvertement unipolaire et des médias à un sens. Aujourd’hui? Un monde dont la multipolarité ne compte pas reculer, des voix alternatives à différents niveaux et notamment au niveau des médias et dont le besoin ne fait qu’augmenter chaque jour qui passe. C’est là toute la différence. La manipulation est devenue beaucoup plus difficile pour les élites de l’Occident, aussi bien au niveau politique que médiatique. C’est pourquoi dans les cas du président Gbagbo et du ministre Blé Goudé, ce n’est au final pas vraiment eux qui risquent d’être jugés, mais bien la CPI et avec elle tout le système de la justice dite internationale, voire tout le système de la politique occidentale.

Car il n’est aujourd’hui plus possible de mentir aussi facilement qu’avant sur le rôle de tel ou tel leader et sans avoir à en rendre des comptes. Grâce aux alternatives y compris dans l’espace médiatique, chaque personne censée est aujourd’hui capable de se faire sa propre analyse et sa propre opinion. Le cas de la Côte d’Ivoire en est le parfait exemple. Un leader africain instruit, partisan de la démocratie et du pluralisme politique depuis les bancs universitaires, arrivant au pouvoir à l’issue d’élections démocratiques longtemps absentes, réclamant le droit à son peuple de profiter plus de ses ressources (le pays étant de loin le premier producteur mondial des fèves de cacao pour ne citer qu’eux), n’arrangeant pas les appétits néocoloniaux, se faisant déloger par une puissance armée étrangère et extra-africaine. Et se faisant juger aujourd’hui loin de chez lui, de son pays et de son continent. Voilà un résumé qui caractérise cette assez récente histoire ivoirienne. Et sans même prendre fait et cause pour les leaders ivoiriens que sont Gbagbo et Blé Goudé, personne ne réussit jusqu’à maintenant à répondre ne serait-ce qu’à une seule question: de quel droit un président élu de son peuple se fait déloger par la voie armée et par une puissance étrangère n’ayant aucun mandat à cet effet? Aucune réponse si ce n’est celle de l’injustice criante. Plus généralement, le temps est venu pour que l’Occident comprenne (celui des élites, pas des peuples) une chose bien simple. La domination (économique, politique, armée et même mentale) arrive à sa fin. Les injustices à différents endroits du monde ont beau encore exister mais à un moment ou un autre, il faudra bien y répondre.

En passant, le forum des anciens présidents africains: Joaquim Chissano (ancien président du Mozambique), Nicephor Soglo (ex-président du Bénin), ainsi que l’ex-président sud-africain Thabo Mbeki (figure de lutte avec Nelson Mandela contre le régime raciste d’apartheid dans son pays), a lancé un appel à la communauté internationale et notamment la Procureur, Fatou Bensouda, pour la libération du président Gbagbo. S’ajoutent à cela des millions d’Africains, du continent et issus des diasporas, sans oublier les amis de l’Afrique qui réclament eux-aussi que justice soit faite, à savoir la libération pure et simple de personnes n’ayant rien à faire dans les geôles de la CPI. « Les procès de la honte », comme ils sont communément appelés aujourd’hui doivent être courts et réalistes. Les élites occidentales sauront-elles faire intelligemment marche arrière afin d’éviter (pour eux) des conséquences imprévisibles ou poursuivront-elles la ligne néocoloniale dure et radicale, on en saura plus bientôt. A suivre.

 

http://fr.sputniknews.com/points_de_vue/20160129/1021308834/afrique-laurent-gbagbo-proces-cpi.html

Mikhail Gamandiy-Egorov

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Le pseudo-procès qui a débuté aujourd’hui à la Cour pénale néocoloniale, n’est pas seulement le procès de deux patriotes ivoiriens et africains, en l’occurrence de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé et qui n’a pas lieu d’être car totalement injuste. C’est aussi le procès du néocolonialisme contre toute l’Afrique digne. Bravo à tous les ami(e)s et camarades africain(e)s pour leur mobilisation. Je vous transmets tout mon soutien depuis Moscou !

Monde multipolaire contre vents et marées

Conférence de presse du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s’est exprimé lors d’une conférence de presse mardi et a notamment répondu aux questions des journalistes, russes comme étrangers.

Les thèmes mentionnés étaient variés. Une attention particulière a été évidemment accordée à la Syrie, Sergueï Lavrov n’ayant pas manqué de rappeler que les actions des Forces aérospatiales russes ont permis d’inverser la situation dans le pays. « Suite à cela, le tableau de ce qui se passe dans le pays est devenu beaucoup plus clair, permettant de voir qui lutte contre les djihadistes, qui les soutient et qui essaie de les utiliser pour atteindre ses objectifs unilatéraux et égoïstes ».

En effet, depuis la participation de l’aviation militaire russe dans la campagne antiterroriste en Syrie, tout le monde a pu noter une intensification pratiquement immédiate de la « lutte » côté coalition étasunienne, ou du moins une tentative de montrer des résultats. Car il est vrai qu’après maintenant un an et demi de « campagne anti-terroriste », la coalition occidentalo-golfiste dirigée par les USA est bien loin des résultats de la coalition Syrie-Russie-Iran-Hezbollah (sans oublier l’Irak qui coordonne activement la lutte avec la dernière), obtenus en un temps bien moins important. D’autre part, ce n’est plus Daech qui avance mais bien l’armée syrienne, et ce sur plusieurs axes du territoire de Syrie. Les terroristes sont forcés de reculer. A certains endroits la débandade est telle qu’ils sont forcés d’utiliser les civils comme boucliers humains. D’autre part, et cela est également un résultat direct de la participation russe, les revenus de Daech issus de la vente illicite de pétrole volé ont été divisés par plus de deux, et continuent de diminuer, forçant les extrémistes takfiristes non invités en Syrie à voir fondre leurs propres revenus journaliers. Côte occidental, il n’est plus fait mention d’un départ du président syrien Bachar el-Assad comme condition obligatoire à tout processus politique, ou en tout cas beaucoup moins ardemment.

Lors de la conférence il a été également fait mention de la Corée du Nord, des relations de la Russie avec la Chine, la Turquie, la Bulgarie, la Grande-Bretagne et les USA (et plus globalement avec l’Occident), le Japon et la liste n’est pas exhaustive… Les journalistes internationaux voulaient avoir l’avis du chef de la diplomatie russe sur pratiquement toutes les questions de l’actualité internationale, ou du moins liées aux relations bilatérales de leurs pays avec la Russie. Assez étonnant pour une « puissance régionale », notion que certains tentent encore d’utiliser lorsqu’ils font mention de la Russie. Non… La Russie est bien une puissance globale et personne ne pourra désormais dire le contraire. En parlant des relations avec l’Occident, le ministre Lavrov a souligné un point fort important: la Russie est ouverte aux relations d’égal à égal avec le monde entier, dont bien sûr les pays occidentaux, mais la Russie ne va pas dépendre des caprices de l’Occident… 

En parlant de caprices, il fallait voir et entendre la question de la correspondante du quotidien espagnol El Pais, qui n’a pas manqué d’humour (bien qu’étant vraisemblablement stressée par la tournure de la conférence) en demandant au ministre russe quand la Russie rendrait la Crimée à l’Ukraine… Sergueï Lavrov, dans le style qui lui est propre, n’est pas lui aussi passé aux émotions, se contentant juste de rappeler que la Crimée fait partie intégrante de la Fédération de Russie à tous les niveaux et que pour s’en rendre compte il faudrait y faire tour, comme l’ont d’ailleurs fait et font plusieurs hommes politiques européens. On peut bien sûr comprendre le ton hautain néocolonial de certains représentants de l’Espagne, pays qui possède jusqu’à aujourd’hui des colonies sur le continent africain, plus précisément en terre marocaine: Ceuta et Melilla (sans oublier les Iles Canaries) et le stress subi par Madrid à l’idée de perdre à terme la Catalogne, le poumon économique du pays, mais faut-il quand même garder un minimum de sérieux. Probablement difficile lorsqu’on a encore des tendances coloniales.

Marie-Christine Dalloz
© AFP 2016 JACQUES DEMARTHON
En tout cas, pour revenir au thème du monde multipolaire dont Sergueï Lavrov a fait également mention aujourd’hui encore, est qu’il est bien une réalité malgré les défis qui lui sont lancés par les restes de l’unipolarité. Nous nous trouvons effectivement dans une période de transition, lorsque les partisans du monde unipolaire et néocolonial veulent à tout prix mettre des obstacles au monde multipolaire, récemment devenu réalité et soutenu par la majorité de l’humanité. 

Et à ce sujet, j’aimerai partager une réflexion personnelle du jour:

Le monde multipolaire c’est un peu comme une course de 100 mètres. On peut la courir avec ou sans haies.

Supposons que le monde multipolaire c’est nous (tous ses partisans), le coureur. Quant aux haies, ce sont les obstacles que les élites occidentales placent sur notre chemin.

Mais du moment que le coureur est un bon professionnel et qu’il sait ce qu’il fait, même en ayant des haies en face de lui, il finira la course. Certes, ce ne sera pas aussi rapide que si la piste était sans haies, mais il y arrivera quand même.

La victoire sera à nous!

 

http://fr.sputniknews.com/points_de_vue/20160127/1021248721/lavrov-russie-conference-presse.html

Mikhail Gamandiy-Egorov

Reflexion personnelle du jour. Мысль дня.

Le monde multipolaire c’est un peu comme une course de 100 mètres. On peut la courir avec ou sans haies.

Supposons que le monde multipolaire c’est nous (tous ses partisans), le coureur. Quant aux haies, ce sont les obstacles que les élites occidentales placent sur notre chemin.

Mais du moment que le coureur est un bon professionnel et qu’il sait ce qu’il fait, même en ayant des haies en face de lui, il finira la course. Certes, ce ne sera pas aussi rapide que si la piste était sans haies, mais il y arrivera quand même.

La victoire sera à nous !

Персональная мысль дня.

Многополярный мир – это как бег на 100 метров. Можно его пробежать с препятствиями, можно без.

Предположим, что многополярный мир это все мы (его сторонники), ну или атлет. А препятствия на дистанции – те трудности, которые нам создают западные элиты.

Но надо помнить, что если атлет является профессионалом и знает, что делает, даже имея препятствия – дистанцию все равно пробежит. Конечно не так быстро, как без, но пробежит.

Победа будет за нами!

« Nous avons le droit d’être libres ! ». Entretien avec Nakouty Luyet (Partie 2)

Nakouty Luyet

Nakouty Luyet est citoyenne de Côte d’Ivoire. Elle est membre du parti politique ivoirien COJEP (Congrès Panafricain pour la Justice et l’Egalité des Peuples), mouvement politique créé par Charles Blé Goudé, ministre de la Jeunesse sous le président Laurent Gbagbo. Elle vit aujourd’hui en Suisse.

Suite de la première partie de l’entretien:

Sputnik: Que pensez-vous de la justice prétendument internationale? Doit-elle prévaloir sur les justices nationales? Et plus généralement, quelle position les pays africains devraient-ils adopter pour combattre efficacement la politisation des structures telles que la CPI, surtout si cette politisation ne cesse pas dans un avenir proche?

Nakouty Luyet: Ce qui pose problème dans le fonctionnement de la CPI c’est la manière dont elle s’octroie les cas. Disons que A convoite la tête du pouvoir étatique occupé par B. A l’issue de la belligérance A prend la place de B et le transfère à la CPI, et c’est avec A que la CPI collabore pour fournir les preuves de la culpabilité de B. C’est un peu comme si on demandait à votre ennemi de prouver que vous avez tort. Qu’est-ce qu’il fera à votre avis?Une autre problématique est le conditionnement des témoins. Ces derniers vivent en Afrique souvent dans la précarité ou vivent assez modestement. On leur propose un revenu aligné sur le SMIC européen, un logement en Europe vu que la cour est à La Haye, contre leurs témoignages. Sachant que le revenu minimum ivoirien est autour de 100 euros, serait-il difficile pour un compatriote vivant dans un quartier dortoir de résister à l’appât du gain si la CPI lui propose une protection? Qu’en sera-t-il de l’authenticité de ses dires?

L’aspect pécunier non négligeable peut considérablement porter atteinte aux motivations d’une personne sans ressources financières dans la quête du procureur à trouver des témoins.Concernant le droit international, je sais que le droit européen prévaut sur le droit français, italien etc. L’Union européenne demande aux pays de s’aligner sur sa législation. Avec l’arrivée d’une justice internationale, la logique voudrait qu’elle supplante les autres justices. Ce qui normalement devrait donner l’opportunité à chaque citoyen du monde de porter plainte contre une autre personne physique ou morale et réclamer justice.

La question c’est qui sera jugé pour les massacres en Irak, en Palestine, en RDC, au Mali, au Cameroun, en Centrafrique, en Côte d’Ivoire, etc…?

La CPI aura elle le pouvoir de juger des Européens/des Occidentaux?Pour l’instant, elle se contente des Africains. C’est un constat et dans le cas figure qui nous concerne il y a deux innocents qui n’ont rien à y faire: le président Laurent Gbagbo et son ministre Charles Blé Goudé.

Il existe des structures juridiques en Afrique et il est du devoir des Africains et c’est même une obligation pour nous Africains de juger nos propres concitoyens.

D’ailleurs le président Laurent Gbagbo avait émis sa volonté d’être jugé en Côte d’Ivoire, ou du moins au Tribunal international d’Arusha (Tanzanie), ce que maitre Mignard et Jean-Paul Benoît, citoyens français et avocats de monsieur Alassane Ouattara, devenus représentants de la Côte d’Ivoire, ont balayé d’un revers de la main dans un document que la CPI a rendu public le 14 octobre 2015.

Sputnik: Vous êtes Ivoirienne. Nous avons maintes fois abordé le sujet de la Côte d’Ivoire, ses perspectives et défis. Vous le voyez comment l’avenir de la Côte d’Ivoire? La réconciliation aura-t-elle lieu? 

Nakouty Luyet : Dans l’état actuel des choses non. Tout dépend de la volonté du pouvoir en place. Ont-ils intérêt à réconcilier les Ivoiriens?

Je pense aussi que non, parce qu’il préférable pour eux que les Ivoiriens s’enlisent dans des querelles tribales sans fondement que de réellement situer les responsabilités. Il suffit de constater l’échec des tentatives établies. Chacun de nous a plus ou moins perdu un proche. J’ai perdu 15 membres de ma famille maternelle qu’on a découvert dans le charnier de Monokozohi dans le département de Vavoua, zone sous contrôle de la milice de Guillame Soro, actuel président du parlement ivoirien, donc deuxième homme fort du pays rattrapé par un mandat d’amener émis en France fin 2015 dans l’affaire Michel Gbagbo et un autre mandat d’arrêt international il y a quelques jours émis par le Burkina Faso. Pays qui vient d’essuyer une attaque terroriste de la part d’AQMI (Al-Qaida au Maghreb islamique, ndlr). C’est peut-être un pur hasard mais cette attaque terroriste survient au moment où le procès Sankara et celui du coup d’Etat raté de 2015 se peaufine sachant qu’il a été démontré que l’ancien président déchu burkinabè Blaise Compaoré devenu Ivoirien il y a quelques jours par décret pour échapper à la justice de son pays, tisse des liens avec cette banche de terroristes.

J’aimerais dire aussi qu’à la fin de l’année 2015 on comptait presque 400 détenus politiques dont le crime reproché est d’appartenir au FPI, le parti politique du président Gbagbo, au COJEP le parti du ministre Charles Blé Goudé, et/ou de s’en réclamer sympathisant. Je voudrais souligner qu’ils sont torturés et cela été dénoncé par plusieurs organisations internationales sans que rien ne change. Ce qui par conséquent définit le régime totalitaire actuellement en place. La réconciliation des Ivoiriens passe par la libération du président Gbagbo, de son ministre Charles Blé Goudé, de la première dame Simone Gbagbo condamné à 20 ans d’emprisonnement pendant que le procureur en réclamait 10 et tous les autres prisonniers politiques détenus dans l’arbitraire total. 

Sputnik : Vous avez prévu avec le COJEP dont vous faites partie, ainsi que d’autres membres de la communauté ivoirienne et plus généralement africaine, d’aller à La Haye pour être aux côtés de ceux que vous soutenez. Quel sera le programme et quel message souhaitez-vous transmettre aux représentants de la CPI?

Nakouty Luyet: En effet nous allons nous rendre le 28 janvier 2016 à La Haye et ensemble montrerons aux yeux du monde que le président Laurent Gbagbo est un autre Nelson Mandela, que le ministre Charles Blé Goudé est un autre Patrice Lumumba, que nous sommes tous des Thomas Sankara et que nous entendons plus perdre nos leaders combattants de nos libertés.Nous lancerons un message fort à l’opinion internationale: l’Afrique ne souhaite plus faire parti d’un quelconque processus d’aliénation et d’assujettissement. Nous avons le droit d’être libres!

Sputnik : La victoire panafricaine aura-t-elle lieu?

Nakouty Luyet: Non seulement elle aura lieu mais elle sera gravée dans l’histoire. Nous sommes déterminés et nous avons les moyens de rendre la dignité à chaque Africain. Je vous remercie.

 

http://fr.sputniknews.com/points_de_vue/20160119/1021063224/cote-ivoire-laurent-gbagbo.html

Mikhail Gamandiy-Egorov