Archives mensuelles : avril 2016

Le reveil de l’ours russe. Nous sommes patients mais le temps viendra. Nous irons jusqu’à Kiev, Bruxelles et même Washington et nous ferons payer les crimes commis contre nos frères et soeurs du Donbass et de Syrie. Il ne fallait pas mettre en colère notre ours russe.

Les médias israéliens ont accusé ce vendredi la Russie d’avoir attaqué des avions de l’Etat sioniste dans le ciel syrien. Cela n’a pas été confirmé mais en tout cas bonne précision : dans le ciel syrien. Les forces sionistes n’ont absolument rien à y faire, surtout lorsqu’on sait qu’ils avaient déjà attaqué maintes fois les forces de l’armée arabe syrienne et du Hezbollah (et bien évidemment jamais ceux de Daech ou d’al-Nosra). On comprend de quel côté ils se trouvent bien qu’on le savait déjà.

Réanimation du G8 ? La Russie pas intéressée

G8

Récemment, le chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier avait appelé à unir les efforts afin de « créer les conditions et reprendre le travail dans le cadre du G8 ». La réponse russe ne s’est pas fait trop attendre.

La Russie ne voit pas d’intérêt à réanimer le G8. « Pour la Russie, le format du G8 représente le passé. Nous ne voyons pas de nécessité de le réanimer », a fait savoir Sergueï Riabkov, vice-ministre russe des Affaires étrangères. Une réponse qui il faut le dire a fait plaisir à beaucoup de personnes, en Russie comme à différents endroits du monde.

L’époque du G7 + 1, comme d’ailleurs on nous l’enseignait au lycée français du Maroc, à savoir les pays les plus « développés » qui ont bien voulu accepter un huitième membre, la Russie post-soviétique, « ex-superpuissance devenue puissance régionale pauvre » (je cite les professeurs), n’est plus. Cette époque est fort heureusement complètement dépassée, malgré le refus avoué de certains.

Aujourd’hui, très peu d’affaires internationales peuvent se passer de la participation de la Russie, notamment au Proche-Orient et dans beaucoup d’autres endroits du monde. La participation de la Russie est devenue indispensable, beaucoup plus d’ailleurs que de la plupart des membres de ce fameux G7. Donc l’époque de la « charité » occidentale vis-à-vis de la Russie, celle des années probablement les plus difficiles de l’histoire contemporaine russe reste bien dans le passé. 

Cette même époque où la Russie, dirigée par une poignée d’oligarques libéraux pro-occidentaux, avait oublié ses intérêts nationaux et se laisser dicter par les élites occidentales. Cette même époque qu’une partie des Occidentaux appellent comme étant l’une des meilleures de la Russie et que l’écrasante majorité des Russes associent à la misère, à l’humiliation et une Russie simplement à genoux.

D’autre part, ce concept associé à juste titre par nombre de personnes comme symbole du néocolonialisme et de l’unipolarité n’a aujourd’hui tout simplement plus sa place. Le monde multipolaire s’impose. L’humanité le ressent. Donc si il y a ceux qui veulent se voir encore au sein d’un club pseudo-« privilégié » pour continuer à penser qu’ils dirigent le monde, personne ne devrait les en empêcher. Après tout, il y a bien des personnes qui s’imaginent être des Napoléon. Au début ça fait évidemment sourire, après ça se soigne. Mais dans notre cas précis, la réalité du nouveau monde soignera tout d’elle-même.

Ni la Russie, ni la Chine, ni les autres membres des BRICS et nombre d’autres pays n’ont plus besoin d’une quelconque recommandation de ce fameux G7 pour avancer. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les membres de ce même G7 s’activent en ce moment pour tenter de faire revenir la Russie au « club ». La Chine ne fait pas partie du groupe (et ne souhaite pas en faire partie), alors autant tenter de faire revenir la Russie. Non merci dit la Russie.

Depuis notamment les événements en Libye, en Syrie et en Ukraine, la Russie ne se fait fort heureusement plus aucune illusion sur ce que représentent véritablement les élites occidentales. Tout comme la Chine d’ailleurs. Et a bien choisi ses nouvelles priorités, à savoir l’Union économique eurasiatique, l’Organisation de coopération de Shanghai et bien sûr l’alliance BRICS. Sans oublier le renforcement des liens et alliances avec toute une série de pays asiatiques, africains, latino-américains. 

Il faut donc que nos « partenaires » du G7 comprennent une chose: ce concept n’est plus intéressant pour la Russie. Qu’ils comprennent aussi que la Russie a bien d’autres priorités et qu’elle ne souhaite pas faire partie d’un club associée par une large partie de l’humanité comme un ensemble néocolonial représentant les vestiges de l’unipolarité. Niet, ce n’est pas pour nous.

https://fr.sputniknews.com/points_de_vue/201604201024396986-frank-walter-steinmeier-russie-groupe-politique/

Mikhail Gamandiy-Egorov

« Pour la Russie, le format du G8 représente le passé. Nous ne voyons pas de nécessité de le réanimer ».

Sergey Riabkov, vice-ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie.

Pour rappel, le chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier avait récemment appelé à unir les efforts « pour créer les conditions et reprendre le travail dans le cadre du G8 ». Il connait désormais la position de la Russie.

Quant à moi, je suis également fermement opposé à la participation de la Russie dans ce « club », qui ne fait que représenter les vestiges de l’unipolarité et n’ayant rien à faire dans le monde actuel.