Archives mensuelles : septembre 2016

Quand les USA menacent désormais ouvertement et à ciel ouvert la Russie :

John Kirby, le porte-parole du Département d’Etat étasunien répondant à la question quelles seraient les conséquences pour la Russie si les deux pays (Russie-USA) ne parviennent pas à s’entendre sur la Syrie, a dit je cite :

« La Russie continuera alors à recevoir ses soldats dans des cercueils, ainsi que perdre ses ressources, notamment des avions. Plus que cela, il existe une éventualité pour les villes russes de subir des attaques terroristes »… Fin de la citation.

Le ministère russe des Affaires étrangères a réagi en affirmant que ce genre de déclarations confirme le soutien des terroristes par l’administration US actuelle. Et que d’autre part, le language des ultimatums ne marche pas avec Moscou.

On savait les USA suppots des terroristes. Mais lorsqu’on arrive à ce genre de menaces sataniques même plus voilées, c’est que l’heure est réellement grave chez les Yankees.

Pendant ce temps je salue les efforts diplomatiques conjoints russo-iraniens en direction de la Turquie : un accord vient d’être conclu entre l’Iran et la Turquie sur « la coopération bilatérale pour mettre fin à la guerre en Syrie ». Cette information est annoncée par l’Agence de presse syrienne Sana : http://sana.sy/fr/?p=70964. Je disais bien depuis déjà un certain temps qu’il faut désormais axer le travail avec les Turcs et laisser tomber les discussions sans fin avec les Kerry et autres Etasuniens. Les Yankees n’essaient que gagner du temps pour permettre à leurs terroristes de reprendre du souffle et pouvoir récupérer du terrain. Mais tout cela est fini : la Syrie, la Russie et l’Iran malgré toute la bonne foi montrée à maintes reprises, ne ferront plus de concessions unilatérales (pour reprendre l’expression du représentant permanent de la Russie à l’ONU Vitaliy Tchourkine).

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Ayrault & Co. ou la vassalisation désormais totale de la France

Situation en Syrie

Le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault a récemment appelé la Russie et l’Iran «à faire preuve de responsabilité» en Syrie. Dans le cas contraire et toujours selon le «brave» monsieur, les deux pays «seront complices des crimes de guerre commis à Alep».

Un « commentaire » pas si étonnant que cela lorsqu’on connait l’état des lieux des élites françaises actuelles et lorsqu’on se souvient aussi des déclarations inacceptables d’autres responsables français : un certain Manuel Valls qui traitait le président syrien Bachar al-Assad de « boucher » ou l’ex-ministre des Affaires étrangères Fabius qui avait déclaré « qu’Assad ne méritait pas de vivre sur Terre » et que le Front al-Nosra (désormais Front Fatah al-Cham, filiale d’Al-Qaïda en Syrie) « faisait du bon boulot ». Sauf que désormais cette fois-ci l’attaque des mots du ministre Ayrault vise ouvertement deux pays, alliés de la Syrie, en la qualité de l’Iran et de la Russie.

Sans trop s’attarder même sur ce énième exemple de la vassalisation pure et simple des élites françaises à celles de Washington, il serait certainement bon de rappeler l’opinion du président syrien à ce sujet, dans une interview qu’il avait accordé à la chaine TV France 2, en avril 2015 en répondant justement au fait d’avoir été traité de « boucher » par Valls, Premier ministre français : « Je vais être franc avec vous. Personne ne prend plus au sérieux les déclarations des responsables français. Pour une simple raison : c’est que la France est devenue un satellite de la politique étasunienne dans la région. Elle n’est pas indépendante, et n’a aucun poids. Elle n’a plus aucune crédibilité ». Difficile, même très difficile, de dire mieux ou d’y ajouter quelque chose.

En Russie, mes compatriotes me posent parfois la question du pourquoi de cette soumission des responsables politiques français (si ce n’étaient que les responsables politiques), aux ordres émis depuis l’outre-Atlantique, sachant qu’ils vont bien souvent à l’inverse des intérêts du peuple français, ou en tout cas d’une large partie des citoyens de France. Ma réponse est relativement simple : car ils sont vendus. Un rôle de conférencier-animateur payé des dizaines, voire des centaines de milliers d’euros aux USA par différentes fondations « démocratiques » étasuniennes, dont celles de Soros, est certainement plus motivant pour ces « responsables » que celui d’être des leaders défendant les intérêts du peuple français. Plus que cela, les élites françaises d’aujourd’hui sont aussi bien vendues aux différentes fondations US, qu’aux pétrodollars wahhabites saoudiens ou qataris.

En parlant justement des alliés golfistes de la France actuelle, a-t-on entendu ne serait-ce qu’une fois de la part de ce même Ayrault ou d’un autre condamner les bombardements aveugles saoudiens contre les civils du Yémen ? Des bombardements qui tuent hommes, femmes et enfants quotidiennement. Jamais. Ils préfèrent bien sûr s’attaquer au leadership syrien, ainsi qu’à la Russie et l’Iran, les seuls pays qui luttent réellement et sans figuration contre le terrorisme takfiriste dans cette région. Le tout pour la simple et bonne raison de l’hystérie montante en flèche côté Washington, Riyad et Doha, avec les suiveurs de Londres et Paris, n’arrivant toujours à réaliser leur seul et unique objectif en Syrie : faire tomber le président Bachar al-Assad. Et malgré les dizaines de milliards investis à cette fin, toujours rien. Damas, Moscou et Téhéran ne cèdent pas.

On me pose aussi parfois la question du pourquoi la Russie et l’Iran ont plus de facilité à trouver un langage commun avec Erdogan, le très controversé président turc, qu’avec les représentants des élites de l’Occident, dont de la France. La réponse est également relativement simple : malgré toute la contradiction de la politique turque aux cours de ces dernières années et des actions souvent criminelles du leadership turc qui avait largement contribué au chaos en Syrie, Erdogan reste un politicien attaché à son peuple. Avec sa vision des choses, souvent erronée, mais une chose est sûre, il ne se prépare pas au rôle de conférencier de figuration pour le compte de Washington. A l’énorme différence des Ayrault & Co. Et parler avec des leaders même controversés mais souverains de leurs décisions est malgré tout plus facile qu’avec des marionnettes.

https://fr.sputniknews.com/points_de_vue/201609281027955336-ayrault-france-russie-iran/

https://fr.sputniknews.com/authors/mikhail_gamandiy_egorov/

Mali : la société civile se mobilise pour un partenariat solide avec la Russie

Mali

Dans un monde où la multipolarité se renforce de jour en jour, les changements importants des systèmes préétablis précédemment se poursuivront certainement.

Dans le cas des relations entre la Russie et l’Afrique francophone, les choses intéressantes suivent leurs cours également. Après le Burundi, avec lequel une nouvelle page s’est ouverte récemment dans son partenariat avec la Russie, les voix se font entendre désormais à d’autres endroits, y compris considérés comme partie intégrante du système de la «  Françafrique  ».

En effet, on a appris qu’hier le Groupement patriotique du Mali, a organisé un sit-in, jeudi 22 septembre, devant l’ambassade de la Russie à Bamako. L’objectif était de demander « l’implication » du Kremlin dans la résolution de la crise malienne, lit-on sur Mali7.net, portail malien d’information.

On y apprend également qu’une pétition signée par plus deux millions de citoyens maliens a été transmise à l’ambassade de Russie à Bamako. L’un des organisateurs de ce sit-in et président du Groupement patriotique du Mali, Fodé Sidibé, a ainsi déclaré : «  Nous demandons l’aide de la Russie au regard de la coopération entre les deux pays au temps du président Modibo Keita… Nous voulons qu’elle s’implique dans la formation et l’armement de nos forces de défense  ». Avant qu’un de ses collègues ne rajoute : «  Les forces étrangères présentes actuellement au Mali ont prouvé leur incapacité à aider le pays à se stabiliser  ». Allusion directe à la présence de l’armée française dans le pays.

Le représentant de l’ambassade russe au Mali a confirmé que Moscou prêterait à la pétition une «  oreille attentive  » bien que le gouvernement malien n’a jamais sollicité l’aide de la Russie depuis plus de cinq ans que dure la crise au Mali. Quoiqu’il en soit, le premier conseiller de la mission diplomatique russe a assuré le groupement d’associations que la Russie restera toujours aux côtés du Mali.

Maintenant parlons de la réalité et des perspectives, et notamment de l’implication de la France dans la crise malienne. La France fait en effet ouvertement figure d’un pompier pyromane. Rappel des faits. La crise qu’a connue le Mali fut le résultat direct de la chute de la Jamahiriya libyenne de feu Mouammar Kadhafi. Cette destruction de l’Etat libyen et le chaos qui s’en est suivi sont la responsabilité directe des élites occidentales, et en grande partie françaises puisque on se souvient tous que c’est la France de Sarkozy qui a joué un rôle de «  premier plan  » dans l’attaque de l’OTAN et de certains pays arabes contre la Libye de Kadhafi.

La destruction de la Libye par les élites occidentales & golfistes a eu un effet dévastateur sur plusieurs plans : multiplication des groupes terroristes takfiristes, crise des migrants et sérieux défis sécuritaires pour les Etats voisins. Le Mali en fait partie. Le chaos dans lequel a été plongé la Libye, dont il ne reste aujourd’hui que le nom, a contribué entre autres au transfert massif d’armes aux terroristes et au renforcement de leur implantation en terre malienne. Puis la France est intervenue pour sécuriser ses intérêts en jouant justement au pompier pyromane mais la crise au Mali est toujours loin d’être réglée. En passant, il est effectivement presque révoltant d’entendre le président français Hollande parler à la tribune de l’ONU en accusant le leadership syrien «  d’effusion de sang  », lorsqu’on sait justement que l’Elysée est responsable de crimes contre de nombreux pays : Côte d’Ivoire, Libye, Mali, Centrafrique, en Syrie aussi d’ailleurs bien que le plan pour cette dernière ne s’est pas déroulée comme prévu, notamment grâce au soutien des alliés de la Syrie, en la qualité de la Russie et de l’Iran. En réalité et en plus de l’assujettissement pur et simple de la France actuelle aux intérêts des USA, on observe bien une continuité de crimes. A l’instar des USA avec Bush-Obama (  non, le sourire du dernier n’a aucunement assuré les attentes ), la France avec Sarkozy-Hollande fait aussi de la continuité dans la politique criminelle en politique extérieure et n’a fait que renforcer sa vassalisation aux intérêts atlantistes.

Quant au Mali, il faudra effectivement et de plus en plus prêter attention aux revendications légitimes du peuple. A l’instar de tellement d’autres peuples africains qui souhaitent en finir une bonne fois pour toute avec le diktat qui leur est imposé depuis des décennies, si ce n’est des siècles. Dans le cas du partenariat, voire d’alliance avec la Russie, il est clair que jusqu’ici les relations se renforçaient surtout avec les pays d’Afrique subsaharienne anglophone ou lusophone, et beaucoup moins francophone. Mais les choses bougent et le temps est certainement venu pour mettre un point définitif à certains fonctionnements pour en lancer d’autres, dans le respect de la souveraineté des Etats concernés.

https://fr.sputniknews.com/international/201609231027890908-mali-societe-civile-russie/

https://fr.sputniknews.com/authors/mikhail_gamandiy_egorov/

 

 

Russie / Afrique francophone. Les choses intéressantes se poursuivent.

Bamako : Un groupement d’associations sollicite l’implication de la Russie dans la résolution de la crise au Mali

Le Groupement patriotique du Mali, a organisé un sit-in, jeudi 22 septembre, devant l’ambassade de la Russie à Bamako. L’objectif était de demander « l’implication » du Kremlin dans la résolution de la crise malienne.

Une pétition, signée par plus de deux millions de personnes a été déposée à l’ambassade de la Russie, ce 22 septembre, jour de la fête nationale du Mali. Selon les organisateurs, il s’agit « d’implorer » le Kremlin à s’impliquer dans la résolution de la crise malienne.

« Nous demandons l’aide de la Russie au regard de la coopération entre les deux pays au temps du président Modibo Keïta…Nous voulons qu’elle s’implique dans la formation et l’armement de nos forces de défense », affirme Fodé Sidibé, président du Groupement patriotique du Mali. Selon lui, au lendemain de l’indépendance du Mali, la Russie a formé et a équipé les forces armées maliennes.

Cette demande s’explique, selon un autre responsable de l’association, par le fait que les forces étrangères présentes actuellement au Mali ont « prouvé leur incapacité » à aider le pays à se stabiliser.

L’oreille attentive de la Russie

Selon nos informations, le Kremlin ne compte pas rester indifférent à l’appel de certains Maliens qui ne partagent plus la lecture de la communauté internationale sur la crise malienne. En avril 2016, le Groupement patriotique du Mali avait déjà déposé une première pétition de 500 000 signatures.

A Moscou, la pétition a été accueillie « d’une oreille attentive ». Son représentant diplomatique au Mali avait même assuré le groupement d’associations que la Russie restera toujours aux côtés du Mali. « Même si l’Etat malien n’a jamais sollicité l’aide de Poutine depuis plus de cinq ans que la crise dure au Mali ».

Jeudi 22 septembre, jour de la fête nationale du Mali, plusieurs manifestants venus des différentes régions étaient en sit-in devant l’ambassade de la Russie à Bamako. Le premier conseiller a réitéré l’engagement de son pays en promettant notamment « d’user de son droit de véto au conseil de sécurité » pour protéger les intérêts du Mali.

Bamako : Un groupement d’associations sollicite l’implication de la Russie dans la résolution de la crise au Mali

Le courage d’un policier russe (du Daghestan, sud de la Russie) face à ses bourreaux.

Magomed Nurbagandov, 31 ans, père de deux enfants, qui étant capturé par des terroristes takfiristes leur tient tête et affronte la mort avec la dignité d’un vrai homme. C’est sûr qu’avec de tels hommes, les ennemis de la Russie ne pourront jamais vaincre notre pays.

Non, ce n’est pas l’Hollywood étasunien. C’est la réalité. RIP héros !