Archives mensuelles : mai 2018

Zone industrielle russe en Egypte: percée économique en vue

Caire

La Russie et l’Égypte renforcent leurs relations privilégiées, aussi bien sur le plan économique que militaire ou diplomatique. Le prochain lancement d’une zone industrielle russe en Égypte n’est que la dernière manifestation de ce partenariat stratégique. Diplomatie, tourisme, Défense, commerce… revue de détail d’une relation d’envergure globale.

L’Égypte est le premier partenaire économico-commercial de la Russie en Afrique et dans le monde arabe. Une relation privilégiée qui ne cesse de se renforcer, comme le démontre le lancement annoncé d’une zone industrielle russe en terre égyptienne.

Ce projet de grande envergure sera discuté à partir de ce 23 mai, lors de la 11e réunion de la Commission mixte russo-égyptienne pour la coopération commerciale, économique et scientifico-technique. Outre cet événement central, cette commission intergouvernementale discutera de plusieurs grands projets qui devraient voir le jour prochainement: la construction de la première centrale nucléaire en Égypte par l’Agence fédérale russe de l’énergie atomique (Rosatom), la livraison de 1300 wagons destinés au transport de passagers aux chemins de fer égyptiens, la modernisation de l’usine métallurgique de Helwan, sans oublier la reconstruction et la modernisation des installations destinées au stockage et au traitement du blé. Car faut-il le rappeler, la Russie est désormais le premier exportateur mondial de blé, devant les USA, tandis que l’Égypte représente le deuxième marché pour les exportateurs russes, derrière la Turquie.

Selon les prévisions du ministère russe de l’Industrie et du Commerce, d’ici 2026, les entreprises russes résidentes dans la zone industrielle spécialement créée en Égypte devraient produire des marchandises et services pour l’équivalent de 3,6 milliards de dollars annuels. La zone industrielle se trouvera sur un site de deux mille hectares à l’est de la zone économique spéciale de Port-Saïd. La totalité des investissements dans ce projet devra s’élever à 7 milliards de dollars et 35.000 nouveaux emplois devraient y être créés.

Autre sujet de satisfaction pour les relations russo-égyptienne: le tourisme russe au pays des pharaons. La Russie a en effet récemment réautorisé les vols directs russes à destination d’Égypte, qui avait été gelés après l’attentat contre l’avion transportant des touristes russes au-dessus du Sinaï, le 31 octobre 2015. Depuis, et sous stricte supervision des spécialistes russes, l’Égypte a considérablement amélioré ses mesures de sécurité, notamment dans ses aéroports, permettant aux deux pays d’ouvrir une nouvelle page dans le secteur touristique. Pour mémoire, avant la tragédie en question, les touristes russes étaient de loin les plus nombreux et les plus dépensiers en Égypte, bien devant les Britanniques, les Allemands ou encore les ressortissants du Golfe.

Mais là aussi, ce n’est pas tout. Sous l’impulsion des Présidents Poutine et al-Sissi, les deux nations augmentent considérablement leur coopération dans la sphère militaro-technique, sécuritaire et dans la lutte antiterroriste: les contrats sur la livraison d’armements russes signés en 2014-2015, dont le montant total dépasse les 3,5 milliards de dollars, le confirment pleinement. Ces livraisons comprennent notamment le système antimissile S-300VM («Antey-2500»), 50 chasseurs MiG-29M/M2, 46 hélicoptères d’attaque Ka-52K, vedette du projet 1242.1 équipée d’un système de missile antinavire «Moskit», entre autres.

Sur le plan politico-diplomatique, l’Égypte, le pays le plus peuplé du monde arabe, première puissance militaire arabe et africaine, majoritairement musulman sunnite, n’a pas caché son soutien à l’opération antiterroriste russe en Syrie. Elle a ainsi résisté aux pressions saoudiennes, un autre fort important partenaire économico-commercial de l’Égypte, afin de tenter d’infléchir l’approche égyptienne sur le conflit syrien en sa faveur.
Cette approche responsable du gouvernement égyptien a également largement contribué au renforcement des relations entre la Russie et l’Égypte, y compris au niveau des ministères de la Défense et des Services de sécurité. Une chose est certaine: Moscou et Le Caire continueront à interagir dans le cadre de leurs intérêts respectifs, aussi bien géopolitiques, géoéconomiques que sécuritaires.

https://fr.sputniknews.com/points_de_vue/201805231036496267-zone-industrielle-russie-egypte/

Mikhail Gamandiy-Egorov

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L’Afrique en force au Forum économique de Saint-Pétersbourg

Forum économique de Saint-Pétersbourg

La présence importante de pays africains au forum de Saint-Pétersbourg souligne la vitalité croissante des relations russo-africaines. En effet, au-delà des relations politico-diplomatiques, l’heure est de plus en plus au renforcement des liens économico-commerciaux entre les pays africains et la Russie.

S’il est vrai que les relations russo-africaines se ravivent avec les pays qui étaient déjà des alliés et des partenaires stratégiques du temps de l’URSS, on pense notamment à l’Angola, l’Algérie, le Mozambique ou encore l’Éthiopie, on assiste néanmoins à un véritable élargissement des relations Afrique-Russie. Cet élargissement est d’autant plus important que si encore récemment la Russie était surtout active dans la partie nord et sud du continent, on assiste désormais à un véritable renforcement avec toutes les autres régions du continent africain.

Cela est d’autant plus positif que l’Afrique sera fortement représentée au Forum économique international de Saint-Pétersbourg (SPIEF), qui aura lieu du 24 au 26 mai prochain. Comme en 2017, plusieurs hauts représentants africains seront présents, notamment d’Angola, du Burundi, du Mozambique, de Guinée, d’Afrique du Sud, de Namibie, du Gabon, entre autres. À noter que l’invité spécial de l’édition de 2018 sera Faustin-Archange Touadéra, Président de la République centrafricaine, à l’heure d’un rapprochement sans précédent entre Bangui et Moscou qui déplaît beaucoup à plusieurs capitales occidentales, en premier lieu Paris.

En fait et plus généralement, les gouvernements occidentaux, y compris européens, doivent se rendre à l’évidence: le temps où l’Europe bruxelloise était vue par beaucoup à Moscou comme un partenaire privilégié, est révolu. Aujourd’hui, la réalité est très différente, la Russie ayant misé sur une diversification massive de ses relations extérieures.

La récente déclaration d’Emmanuel Macron à ce sujet, affirmant qu’il «faille ne pas permettre à la Russie de se replier sur elle-même» fait assez sérieusement sourire. La réalité est au contraire que depuis le lancement des sanctions occidentales à l’encontre Moscou et des contre-sanctions qui s’en sont suivies, non seulement la Russie ne s’est pas repliée sur elle-même, mais au contraire, elle s’est largement ouverte au reste du monde, un monde dans lequel 90% de la population n’est pas occidentale.

Effectivement, c’est peut-être aujourd’hui un choc pour beaucoup de représentants de l’establishment occidental de devoir à faire face, dans la libre concurrence, à la Russie dans ce qu’ils considéraient jusqu’à ce jour comme leur «pré carré», mais il faudra bien s’y faire: chaque peuple, chaque nation, est libre de choisir les partenaires qui lui conviennent le mieux.

Une chose est pour autant certaine: les entreprises européennes travaillant en Russie ne souhaitent certainement pas perdre leur place sur le marché russe. Soit. La Russie elle-même n’a aucun intérêt à leur créer des obstacles inutiles.

Mais l’Occident devra aussi comprendre deux choses importantes. Le marché russe est ouvert à tous. Et de la même façon que des pays comme la Turquie, le Maroc, l’Égypte, le Brésil et plusieurs d’autres ont profité des positions perdues en Russie par nombre d’entreprises occidentales —principalement européennes, il faut savoir que la liste de pays qui pourront tirer profit de cette réalité ne fera à terme que s’élargir.

Deuxièmement, la Russie, en qualité de puissance exportatrice, aussi bien de matières premières, que de technologies et de services, continuera elle aussi à élargir sa participation dans des projets économico-commerciaux à divers endroits du monde, dont évidemment en Afrique.

Et toutes les raisons sont réunies pour cela. Cette interaction est voulue et saluée par un grand nombre d’Africains, sans oublier que la Russie ne vient pas en puissance-colonisatrice, mais en tant que partenaire qui souhaite traiter d’égal à égal. La Russie n’a pas de leçons à donner aux Africains, cela n’a d’ailleurs jamais été son but. L’essentiel est que ces échanges soient bénéfiques pour les deux parties et qu’ils puissent apporter un nouveau souffle sur le continent —un continent riche, convoité, mais dont la souveraineté continue d’être violée par un certain nombre de pays pensant qu’ils sont au-dessus des autres. Enfin, les moyens sont là aussi.

Pour le reste, Russes et Africains discuteront des détails à Saint-Pétersbourg.

https://fr.sputniknews.com/points_de_vue/201805151036384706-afrique-forum-economique-saint-petersbourg/

Mikhail Gamandiy-Egorov

В преддверии Великого Дня Победы, я вновь отдаю дань моим предкам защищавшим Родину от врагов.

На первой фотографии – мой прадедушка Гамандий Севастьян Филиппович. Офицер российской царской армии, участник Первой мировой войны. Награжден Георгиевским крестом 3-й степени.

На второй фотографии – мой дедушка, папа моей мамы, Михаил Гамандий Севастьянович. Подполковник ВВС СССР. Участник Великой Отечественной Войны. Участвовал в операции по эвакуации Иосипа Броз Тито – лидера югославских партизан, ставшего затем президентом Республики Югославия, и его товарищей, в ответ на проводимую нацистами Операцию « Ход конем ». Также был одним из тех, кто участвовал в организации отправки Иосифа Сталина на Ялтинскую конференцию. Участник Парада Победы. Награжден многочисленными наградами, в том числе Орденом Красной Звезды.

На третьей фотографии (слева, сидящий) – Павел Гамандий Севастьянович, брат моего дедушки. Участник Великой Отечественной Войны. Был командиром взвода батальона тяжелых танков. Стал полковником.

Александр Гамандий Севастьянович – младший из братьев. Участник Великой Отечественной Войны. Ушел на войну в 18 лет. С войны не вернулся.

Также, не могу не отдать дань памяти нашим прабабушкам и бабушкам – прошедшим через самые серьезные испытания. Безмерно горжусь вами.

Спасибо всем моим великим предкам за то, что отстояли свободу, независимость и суверенитет нашей Великой страны.

A la veille de la fête de la Grande Victoire de l’URSS dans la Seconde guerre mondiale, je rends de nouveau hommage à mes ancêtres, ayant défendu notre Patrie contre les envahisseurs.

Sur la première photo : mon arrière-grand-père Sevastian Philippovitch Gamandiy, officier de l’Armée impériale de Russie. A participé à la Première guerre mondiale. Décoré par la Croix de Saint-Georges – la plus haute récompense militaire de la Russie tsariste.

Sur la deuxième photo – mon grand-père Mikhail Sevastianovitch Gamandiy, père de ma maman, lieutenant-colonel de l’Armée de l’air de l’URSS. A participé à la Seconde guerre mondiale (la Grande Guerre Patriotique). Il a notamment participé à l’évacuation de Josip Broz Tito – chef des partisans yougoslaves, puis Président de la République de Yougoslavie, ainsi que de ses camarades, en réponse à l’Opération Rösselsprung (1944) menée par les nazis pour abattre Tito. Il a également participé au transfert de Joseph Staline à la Conférence de Yalta (février 1945). Il participera au Défilé de la Victoire de 1945 sur la Place Rouge, à Moscou. Titulaire de nombreuses décorations, dont l’Ordre de l’Etoile Rouge – l’une des plus hautes décorations militaires soviétiques.

Sur la troisième photo (assis à gauche) : Pavel Sevastianovitch Gamandiy, frère de mon grand-père. A participé à la Seconde guerre mondiale. Il était commandant d’un peloton du bataillon de chars lourds. A l’issue de sa carrière militaire, il sera colonel de l’armée soviétique.

Aleksandr Sevastianovitch Gamandiy, le plus jeune des frères. A participé à la Seconde guerre mondiale. Il partira au front à l’âge de 18 ans. Il ne reviendra pas.

Aussi, je ne pourrais ne pas rendre hommage à nos grands-mères et arrière-grands-mères – qui ont traversé elles aussi de si grandes épreuves. Je suis immensément fier de vous.

Merci à tous mes glorieux ancêtres pour avoir défendu la liberté, l’indépendance et la souveraineté de notre Grand pays.

Помню, горжусь. Je me souviens, je suis fier.

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