Archives mensuelles : mai 2018

В преддверии Великого Дня Победы, я вновь отдаю дань моим предкам защищавшим Родину от врагов.

На первой фотографии – мой прадедушка Гамандий Севастьян Филиппович. Офицер российской царской армии, участник Первой мировой войны. Награжден Георгиевским крестом 3-й степени.

На второй фотографии – мой дедушка, папа моей мамы, Михаил Гамандий Севастьянович. Подполковник ВВС СССР. Участник Великой Отечественной Войны. Участвовал в операции по эвакуации Иосипа Броз Тито – лидера югославских партизан, ставшего затем президентом Республики Югославия, и его товарищей, в ответ на проводимую нацистами Операцию « Ход конем ». Также был одним из тех, кто участвовал в организации отправки Иосифа Сталина на Ялтинскую конференцию. Участник Парада Победы. Награжден многочисленными наградами, в том числе Орденом Красной Звезды.

На третьей фотографии (слева, сидящий) – Павел Гамандий Севастьянович, брат моего дедушки. Участник Великой Отечественной Войны. Был командиром взвода батальона тяжелых танков. Стал полковником.

Александр Гамандий Севастьянович – младший из братьев. Участник Великой Отечественной Войны. Ушел на войну в 18 лет. С войны не вернулся.

Также, не могу не отдать дань памяти нашим прабабушкам и бабушкам – прошедшим через самые серьезные испытания. Безмерно горжусь вами.

Спасибо всем моим великим предкам за то, что отстояли свободу, независимость и суверенитет нашей Великой страны.

A la veille de la fête de la Grande Victoire de l’URSS dans la Seconde guerre mondiale, je rends de nouveau hommage à mes ancêtres, ayant défendu notre Patrie contre les envahisseurs.

Sur la première photo : mon arrière-grand-père Sevastian Philippovitch Gamandiy, officier de l’Armée impériale de Russie. A participé à la Première guerre mondiale. Décoré par la Croix de Saint-Georges – la plus haute récompense militaire de la Russie tsariste.

Sur la deuxième photo – mon grand-père Mikhail Sevastianovitch Gamandiy, père de ma maman, lieutenant-colonel de l’Armée de l’air de l’URSS. A participé à la Seconde guerre mondiale (la Grande Guerre Patriotique). Il a notamment participé à l’évacuation de Josip Broz Tito – chef des partisans yougoslaves, puis Président de la République de Yougoslavie, ainsi que de ses camarades, en réponse à l’Opération Rösselsprung (1944) menée par les nazis pour abattre Tito. Il a également participé au transfert de Joseph Staline à la Conférence de Yalta (février 1945). Il participera au Défilé de la Victoire de 1945 sur la Place Rouge, à Moscou. Titulaire de nombreuses décorations, dont l’Ordre de l’Etoile Rouge – l’une des plus hautes décorations militaires soviétiques.

Sur la troisième photo (assis à gauche) : Pavel Sevastianovitch Gamandiy, frère de mon grand-père. A participé à la Seconde guerre mondiale. Il était commandant d’un peloton du bataillon de chars lourds. A l’issue de sa carrière militaire, il sera colonel de l’armée soviétique.

Aleksandr Sevastianovitch Gamandiy, le plus jeune des frères. A participé à la Seconde guerre mondiale. Il partira au front à l’âge de 18 ans. Il ne reviendra pas.

Aussi, je ne pourrais ne pas rendre hommage à nos grands-mères et arrière-grands-mères – qui ont traversé elles aussi de si grandes épreuves. Je suis immensément fier de vous.

Merci à tous mes glorieux ancêtres pour avoir défendu la liberté, l’indépendance et la souveraineté de notre Grand pays.

Помню, горжусь. Je me souviens, je suis fier.

L’image contient peut-être : 1 personne, chapeau et gros plan

L’image contient peut-être : 4 personnes, enfant

Quand la présence russe en Centrafrique agace la France

 

Bangui

Le rapprochement Bangui-Moscou, suscite inquiétude et agitation dans les milieux politiques, diplomatiques et médiatiques occidentaux. La Centrafrique, longtemps considérée comme partie intégrante du «pré-carré» de l’Élysée, semble de plus en plus en route pour prendre en main son destin sans demander l’avis de l’ancienne métropole coloniale.

 

Depuis déjà quelques semaines, les principaux médias mainstream, dont France 24, Le Monde, RFI et d’autres ne cessent de commenter le rapprocher russo-centrafricain au grand dam des Occidentaux, notamment de Paris:

Cette inquiétude est d’autant plus justifiée que l’opinion publique centrafricaine donne largement raison aux instructeurs militaires russes, venus former les Forces armées centrafricaines (FACA) au maniement des armes livrées par la Russie. Dans un Vox Pop réalisé par la chaîne TV panafricaine Afrique Média TV dans la capitale de la RCA, les langues des citoyens centrafricains se délient:

Cerise sur la gâteau, cette opinion clairement anti-française et largement favorable à la Russie est loin de se limiter à la Centrafrique. Il suffit de poser ces mêmes questions n’importe où en Afrique, notamment francophone, pour s’en rendre compte. De Bamako à Abidjan, de Douala à Conakry, de Brazzaville à Niamey — partout, cette opinion est partagée.
Faut-il en être surpris? Aucunement. Violation constante de la souveraineté des pays africains, pillage des ressources naturelles, soupçons de viols sur mineurs — notamment en Centrafrique par les soldats français de l’opération Sangaris et la liste est loin, bien loin, d’être exhaustive.

Et la Russie? Son absence d’histoire coloniale en Afrique, son ferme soutien durant la Guerre froide aux mouvements africains de libération nationale, la formation de milliers de cadres africains dans le cadre de l’assistance et les succès récents de la politique extérieure russe — tout cela facilite largement le renforcement des relations russo-africaines, à l’heure du plein retour de la Russie postsoviétique en terre africaine.

Maintenant, parlons perspectives. Face à cette «révolte» politico-diplomatico-médiatique française face à «l’insolence» russe de venir mettre à mal la politique néocoloniale française et plus généralement occidentale, que va entreprendre la France? Il est assez clair que les forces spéciales françaises, tellement «efficaces» lorsqu’il est question de violer la souveraineté d’un pays africain, comme ce fut le cas en Côte d’Ivoire, n’oseront certainement pas attaquer directement des forces plus professionnelles qu’elles. Peut-on pour autant dire que leur capacité de nuisance est entièrement mise à zéro? Certainement pas. Les élites françaises, à l’instar des autres élites occidentales, vont certainement miser sur le financement de rébellions — existantes et nouvelles pour maintenir le chaos et entraver tout développement durable.

Comment réagir face à ces provocations? Le plus important selon moi, c’est de ne pas reculer. La Syrie, aujourd’hui un cas d’école, en représente certainement la preuve éclatante. Pour vaincre les forces néocolonialistes nuisibles, il faut rester debout, même lorsque l’ennemi pense qu’il est arrivé à son but. Évidemment, des alliés, et plus encore des alliés fiables, sont aussi un élément très important. Aujourd’hui, la République centrafricaine s’en rend compte chaque jour un peu plus. Les néocolonialistes, eux, peuvent continuer à fomenter de sales coups en prenant des calmants pour réduire leur stress, le fait est que face à des gens déterminés et surtout qui comprennent désormais les défis auxquels leurs nations font face, ils ne sauront vaincre. Le cadre multipolaire du respect de la souveraineté et de la dignité de chaque peuple s’impose. Et avec lui les nouvelles réalités. Dernier point: la rue africaine est aujourd’hui géopolitiquement clairement plus instruite que la rue européenne. Et cela aussi, c’est une garantie de la victoire à venir.

https://fr.sputniknews.com/points_de_vue/201805071036260444-russie-centrafrique-france/

Mikhail Gamandiy-Egorov