Archives de l’auteur : mikhail777

A propos mikhail777

29 ans. Moscovite, enfance et adolescence au Maroc, études supérieures en France. Diplômé de la Sorbonne (Paris). Entrepreneur. CEO & fondateur du projet BRICS Dream (première marque vestimentaire au monde pour les citoyens & partisans des BRICS). Journaliste chroniqueur pour le Service francophone de l'Agence russe d'information internationale Rossiya Segodnya (Sputnik France). Partisan du partenariat Afrique-Russie et de la souveraineté des Etats. Opposé au néocolonialisme sous toutes ses formes. Page d'auteur sur Sputnik France : http://fr.sputniknews.com/authors/mikhail_gamandiy_egorov/ Page d'auteur sur La Voix de la Russie (ancienne plateforme) : http://fr.sputniknews.com/french.ruvr.ru/by_author/89470235/ Page Facebook : https://www.facebook.com/mikhail.egorov.5 Page Twitter : https://twitter.com/EgorovMikhail1

Reportage très intéressant (en russe) sur les raisons de la présence de la Russie en Centrafrique. Rappel des faits, défis, motivations, légitimité de l’opération, respect de la souveraineté centrafricaine. Françafrique, dégage ! Весьма интересный репортаж.

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Lorsque deux images expliquent sans ambiguité qui est un chef d’Etat, d’une nation souveraine, affrontant le danger de la mort avec courage. Et de l’autre côté qui n’est qu’un vulgaire et honteux valet des Occidentaux. A chacun de juger. На примере двух картинок становится очевидно – кто настоящий лидер суверенной страны. В том числе и в момент, когда жизнь висит на волоске. А кто вульгарная и дешевая марионетка.

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Centrafrique: stabilisation russe contre chaos français

Centrafrique

Les relations qu’entretiennent Moscou avec la Centrafrique ne sont pas du goût de tout le monde. Alors que les échanges diplomatiques, politiques économiques, ou militaires s’approfondissent entre Moscou et Bangui, Paris enrage. La France estime en effet que la Centrafrique fait partie de son «pré carré» et fait tout pour le conserver.

Après sa défaite en Syrie, l’Occident politique —et notamment l’Élysée- digère très mal le retour de la Russie sur le continent africain. Un continent que la Russie n’a non seulement jamais colonisé, mais a plus qu’activement soutenu dans ses mouvements de décolonisation et de libération nationale.

En effet, Paris est furieux d’observer la formation d’une alliance Moscou-Bangui, alors que l’Élysée considérait jusqu’à encore très récemment la République centrafricaine comme partie intégrante de son prétendu «pré-carré». Les choses ont évidemment radicalement changé après l’arrivée de la Russie pour équiper, mais surtout former les Forces armées centrafricaines (FACA), permettant aux deux pays de passer à une nouvelle étape de leurs relations bilatérales. Des relations fondées sur une base légitime, la Russie ayant été invitée par les autorités légales du pays… Si certains dressent une parallèle avec l’approche russe en Syrie, ils ont probablement raison.

Mais la Russie ne se limite pas et plus à la livraison d’équipements militaires à Bangui, ni à la formation des forces armées nationales. Les deux nations développent également leur coopération économique, notamment après l’impulsion donnée par le Forum économique international de Saint-Pétersbourg (SPIEF 2018) de mai dernier, auquel avait d’ailleurs assisté le chef d’État centrafricain en qualité d’invité spécial du président Poutine. Par ailleurs, Moscou apporte un soutien humanitaire à Bangui avec la livraison aux populations centrafricaines de plusieurs lots de médicaments et d’hôpitaux mobiles, y compris dans les zones qui jusqu’à encore récemment étaient sous contrôle de groupes armés.

Enfin, la Russie fait un énorme travail de médiation pour permettre une réconciliation nationale et un retour à l’ordre constitutionnel sur toute l’étendue du territoire centrafricain. Chose que la France n’a jamais faite. Et ne fera pas.

Par contre, la France, à l’instar des élites occidentales en général, tente par tous les moyens de mettre des bâtons dans les roues de cette coopération russo-centrafricaine. Et ce, sur plusieurs fronts: en livrant des armes aux groupes armés les plus radicaux, en mettant la pression sur ces mêmes groupes pour qu’ils ne se joignent pas au dialogue proposé par le président Faustin-Archange Touadéra. Et plus généralement comme ce fut le cas depuis les siècles de sa politique coloniale, en tentant de diviser par tous les moyens, pour toujours mieux régner et… piller.
À ce titre, la France coordonne à l’heure actuelle une rencontre à N’Djamena, la capitale tchadienne, entre plusieurs représentants des groupes armés illégaux, pour faire pression sur le gouvernement centrafricain et le forcer à redevenir docile, notamment en imposant un départ à la Russie de la RCA tout en souhaitant limiter le mandat du Président. D’ailleurs, des menaces ouvertes sont proférées par lesdits groupes armés quant à une éventuelle opération armée contre les autorités du pays. Le tout bien évidemment avec la «bénédiction» et la participation active de Paris.

Sauf que le contexte a changé. Au-delà du fait, désormais bien connu, que la Russie ne lâche pas ses alliés, les Centrafricains, à l’instar de millions d’habitants d’autres pays d’Afrique, connaissent désormais parfaitement le jeu mené par l’ex-puissance coloniale: on écoutera à titre d’illustration le micro-trottoir réalisé dans les rues de Bangui par Afrique Média, la grande chaîne panafricaine:

Les Centrafricains interrogés n’y mâchent pas leurs mots et expriment très clairement leur préférence pour la Russie face à la France. Et l’hystérie élyséenne est tout à fait compréhensible, sachant que ces opinions sont loin, très loin, que de se limiter à la Centrafrique. Chaque chose a une fin. La politique néocoloniale française, et occidentale en général, en Afrique aura une fin elle aussi.

https://fr.sputniknews.com/points_de_vue/201808071037549940-centrafrique-russie-france-relations/

Mikhail Gamandiy-Egorov

Présidentielle au Zimbabwe: le peuple a fait son choix

Emmerson Mnangagwa

Au Zimbabwe, le Président en exercice, Emmerson Mnangagwa, a remporté l’élection présidentielle. Retour sur les perspectives qui s’ouvrent au pays, tant sur le plan intérieur qu’extérieur.

Il fallait s’y attendre: le favori de la présidentielle zimbabwéenne est bel et bien le vainqueur du scrutin, et ce dès le premier tour, avec 50,8% des suffrages. La page de l’ère Mugabe, qui reste et restera une grande figure de la lutte contre le néo-colonialisme occidental, semble se tourner. Une chose demeurera quant à elle inchangée: le Zimbabwe défendra tout aussi jalousement son indépendance et sa souveraineté.

Emmerson Mnangagwa, leader de l’Union nationale africaine du Zimbabwe — Front patriotique (ZANU-PF), le parti au pouvoir depuis l’indépendance du pays, représente en effet aux yeux de nombre de ses concitoyens un espoir de renouveau, avant tout dans le domaine économique, et de création d’emplois, surtout pour les jeunes. Et si, dans la capitale Harare, l’opposant Nelson Chamisa a clairement recueilli plus de voix que le Président, alors encore sortant, il est évident que ce dernier jouit dans les régions d’une popularité bien plus importante.

De l’aveu de beaucoup observateurs, notamment étrangers, venus en nombre à ces élections, le scrutin s’est déroulé dans la transparence, le respect des normes démocratiques et dans le calme. Plusieurs d’entre eux n’ont d’ailleurs pas manqué de relever qu’un vent de liberté soufflait durant le déroulement du processus électoral. Il est pratiquement certain que l’establishment occidental aurait largement préféré une issue différente à ce scrutin, sachant que le candidat Nelson Chamisa est clairement sympathisant du camp occidental, sans oublier ses menaces vis-à-vis des intérêts chinois au Zimbabwe.

Mais l’Occident devra s’y faire: la souveraineté et la dignité de ce pays ne sont pas négociables, et ce malgré les problèmes qui restent à résoudre sur le plan intérieur. Quant à l’opposition, elle devrait respecter le choix des urnes. Et surtout éviter de prendre part aux tentatives de déstabilisation que certaines forces bien connues souhaiteraient évidemment mettre en œuvre. Une opposition qui se sachant perdante avait commis avant même la proclamation des résultats par la Commission électorale plusieurs actes de violence, avec comme conséquences des victimes à déplorer.

Il faudrait pour conclure comprendre plusieurs choses: d’abord, les scénarios à l’occidentale des révolutions de couleur auront de plus en plus de mal à fonctionner, sachant que les peuples sont de plus en plus aux aguets. Ensuite, les populations africaines sont certainement même largement plus en avance de ce point de vue que les sociétés occidentales. Enfin, l’option à toujours privilégier étant le dialogue national pour régler les différends existants, sans aucune interférence extérieure et dans le strict respect de la souveraineté du pays. Le Zimbabwe avait fait preuve de beaucoup de maturité politique au moment de la démission de Robert Mugabe, en novembre dernier. La transmission de pouvoir s’était alors faite sans coup de feu, sans violences, et dans le strict respect de la personne du Président qui reste pour beaucoup l’incarnation de la lutte nationale pour l’indépendance et contre l’impérialisme. Aujourd’hui, la nation zimbabwéenne a fait de nouveau preuve de maturité lors de ces élections. Ce qui inspire l’optimisme concernant son avenir. Il ne reste donc plus qu’à souhaiter que le pays puisse effectivement aller de l’avant pour régler les problèmes existants, tout en continuant à travailler avec ses partenaires stratégiques, aussi bien d’Afrique qu’au-delà, en premier lieu la Chine et la Russie.

https://fr.sputniknews.com/points_de_vue/201808031037503115-presidentielle-zimbabwe-mnangagwa/

Mikhail Gamandiy-Egorov