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Coronavirus: la gestion plus que controversée des pays de l’UE

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Alors que le coronavirus est devenu pour nombre de personnes le sujet le plus discuté et suivi, mettant un peu en arrière les tensions géopolitiques, géoéconomiques et énergétiques du moment, il est intéressant de se pencher sur la différence de gestion d’un certain nombre de pays, au moment où la Chine semble prendre le contrôle de la situation, à la différence des pays prétendument «développés» européens.

Si l’origine de l’apparition du virus continue de susciter nombre de débats et toutes sortes de versions font leur apparition parfois sur une base quotidienne, le fait est qu’il y a quelques jours et pour la première fois la Chine a ouvertement suspecté les USA d’être à l’origine de l’apparition dudit virus sur son sol, et ce à travers le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Zhao Lijian. Washington a réagi en convoquant l’ambassadeur de la Chine en poste aux Etats-Unis. Ce qui est sûr, c’est que connaissant l’approche traditionnellement réservée et retenue de la diplomatie chinoise, y compris sur les nombreux sujets de désaccord avec l’establishment étasunien et occidental en général, il est peu probable que cette accusation soit venue de nulle part. A suivre donc.

Quoiqu’il en soit et au-delà de cet aspect, certes très important, car si cela s’avère véridique il s’agirait ni plus ni moins de terrorisme étatique d’envergure mondiale, il est également important de se pencher sur les différentes façons de nombre de pays dans la gestion de ce fléau. Pour cela, il serait probablement intéressant de se pencher sur les cas chinois, russe, et des pays de l’UE.

La Chine, frappée de plein fouet la première, compte à ce jour le plus grand nombre de personnes ayant été contaminées par le coronavirus. Mais malgré cette catastrophe sanito-humanitaire, Pékin n’a pas fléchi et a engagé très rapidement des mesures grandeur nature, à l’image des capacités du pays. Cela s’est traduit entre autres par la construction en un espace de temps record d’hôpitaux temporaires et par l’utilisation de tout le savoir-faire technologique et médical de l’Empire du Milieu. Sur les plus de 80 000 personnes contaminées, un peu plus de 3214 ont trouvé la mort, soit pour le moment près de 4%. Le nombre de personnes guéries approche quant à lui les 67 000 personnes, soit plus de 83% https://fr.wikipedia.org/wiki/Pandémie_de_maladie_à_coronavirus_de_2019-2020. Chiffre assez impressionnant compte tenu de la nouveauté et de l’apparition soudaine du virus en question.

Plus que cela et aux dernières nouvelles: aucun nouveau cas de contamination n’a été recensé dans 21 régions chinoises au cours de ces 14 derniers jours. Dans six régions, il n’y a pas de nouveaux malades depuis plus d’une semaine. La situation épidémique continue de s’améliorer activement dans le pays. Les nombreuses industries reprennent peu à peu. L’optimisme est de retour au sein des responsables et citoyens chinois.

Qu’en est-il du voisin et allié de Pékin? A ce jour, la Russie compte 63 personnes contaminées, dont 8 guéries. La plupart des contaminés avaient séjourné en Italie, le pays le plus touché par le virus en Europe et le deuxième le plus touché au monde. A ce sujet, il serait bon de noter que la Russie compte plus de 4200 kilomètres de frontières communes avec la Chine, cette dernière étant par ailleurs le principal partenaire économico-commercial de Moscou. Les échanges entre les deux pays sont très intenses et ce dans divers domaines (affaires, flux touristiques, échanges d’étudiants, etc…). S’ajoute à cela le fait que la Russie est dans le Top 3 mondial pour le nombre de citoyens étrangers se trouvant sur son territoire https://www.worldatlas.com/articles/highest-immigrant-population-in-the-world.html, avec plus de 11,5 millions de personnes. Et là aussi ce n’est pas tout lorsqu’on sait que des villes comme Moscou ou Saint-Pétersbourg comptent parmi les plus grandes destinations touristiques internationales. Mais malgré ces faits évidents, la situation liée au coronavirus est très loin de celle observée dans nombre de pays de l’Union européenne, notamment l’Italie, l’Espagne ou la France. Pour rappel, la Russie avait pris des mesures de fermeture et de contrôle avancé aux frontières dès le stade précoce de la propagation du virus. Le résultat ne s’est pas fait attendre.

Les pays de l’UE, ou plutôt leurs responsables politiques, ne peuvent pas quant à eux se vanter devant leurs citoyens de quoi que ce soit. L’Italie, déjà mentionnée ci-haut, sur plus de 24 7000 contaminations compte 1809 décès, soit plus de 7% par rapport au nombre total de contaminations – soit en termes de proportion presque deux fois plus qu’en Chine. En termes de guérison, le pays compte 1966 cas rétablis (soit pour le moment moins de 10% – contre près de 83% en Chine). Du côté de l’Espagne, sur 7845 cas confirmés, 292 personnes décédées à ce jour. Un pourcentage «meilleur» côté français, mais il n’empêche que cela ne peut aucunement être considéré comme un acquis car l’Hexagone compte tout de même à ce jour 127 décès (sur 5423 cas confirmés). Si certains se posent la question sur le niveau d’efficacité de la médecine et des mesures de soins, notamment si l’on compare les statistiques entre la Chine et l’Italie, il n’empêche que le plus important probablement à noter c’est surtout le manque évident de prise rapide de mesures de prévention qui caractérise la situation sanitaire qui prévaut dans l’Union européenne, avec en prime une psychose digne de l’Armageddon. Ce qui est certain, c’est qu’il est vivement souhaitable à ce que les populations concernées, sans exception et partout dans le monde, puissent rapidement retrouver l’optimisme, et ce à travers des résultats concrets sur le terrain.

Parallèlement à cela, nombre de politiciens occidentaux restent dans l’arrogance qui les caractérise. Ainsi, le président français Macron a provoqué une vive polémique au Maroc, suite à un tweet dans lequel il parle d’un ton ouvertement condescendant en direction des autorités marocaines (sur la question de l’évacuation des citoyens français bloqués au royaume après la fermeture temporaire des liaisons aériennes). Ce qui n’a pas manqué de faire réagir la société civile du pays. Beaucoup ont d’ailleurs voulu rappeler que leur pays est normalement et officiellement indépendant depuis 1956. S’ajoute à cela le manque de solidarité évident entre les «alliés» occidentaux (aussi bien dans le cadre USA-Europe, qu’au niveau européiste). Pendant ce temps, la Chine a envoyé en Italie des équipes de spécialistes pour aider le pays à vaincre le coronavirus. Du côté russe à destination de l’Iran, troisième pays le plus touché par les contaminations après la Chine et l’Italie, avec en «prime» les sanctions étasuniennes qui touchent et frappent, entre autres, le secteur médical iranien.

Une chose est néanmoins certaine: l’Occident politique a bel et bien, une fois de plus, montré son vrai visage. Celui de l’arrogance et de l’incompétence réunies. Courage encore une fois aux populations concernées. Car quoi que fasse l’establishment, le tribut est payé par les simples citoyens. Et plus l’establishment est incompétent, si ce n’est pas criminel, plus le tribut est lourd.

Mikhail Gamandiy-Egorov

http://www.observateurcontinental.fr/?module=articles&action=view&id=1455

Russie-Afrique du Sud: d’une pierre, deux coups

Pretoria

Le partenariat entre Moscou et Pretoria a le vent en poupe. Déjà très fort dans les domaines politique, économique, culturel, sans oublier l’agroalimentaire, il est amené à se développer dans un domaine inattendu: Moscou propose en effet une solution à l’épineux problème des fermiers blancs qui doivent laisser leurs terres aux noirs.

Depuis la chute du régime raciste d’apartheid, les relations entre la République sud-africaine et la Fédération de Russie ont toujours été cordiales. Rien d’étonnant, sachant que l’ANC, le parti au pouvoir depuis la fin de la dictature néocoloniale, a été activement soutenu en son temps par l’Union soviétique. D’ailleurs, plusieurs des représentants de l’élite sud-africaine post-apartheid ont été formés dans des universités russes.

Le nouveau président sud-africain, Cyril Ramaphosa, est en ce sens dans la lignée de ses prédécesseurs, à savoir un partisan d’une relation forte avec Moscou, d’autant plus que les deux nations sont toutes deux membres de l’alliance BRICS. Illustration de ce partenariat privilégié, les deux pays ont lancé l’année dernière un régime sans visas pour leurs citoyens respectifs, pour des séjours jusqu’à 90 jours, donnant une impulsion supplémentaire à la promotion des investissements et du tourisme.

Par ailleurs, l’agence fédérale russe de l’énergie atomique (Rosatom) devrait construire une centrale nucléaire en terre sud-africaine, même si cela déplaît énormément aux concurrents occidentaux du projet et à leurs amis héritiers de l’apartheid, se trouvant aujourd’hui dans l’opposition. Secteur des mines, bourses d’études, manifestations culturelles conjointes,… Russie et RSA ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin: récemment, un nouveau volet est venu s’ajouter à cette longue liste de domaines de coopération… Assez inattendu.

Le leader sud-africain a en effet récemment annoncé qu’il comptait revenir à la question sensible qui tracasse depuis de longues années la société du pays: celle de la transmission des terres agricoles aux mains des représentants de la majorité noire. Car faut-il le rappeler, les meilleures terres agricoles de la nation arc-en-ciel restent détenues par des représentants de la minorité blanche. À la différence du Zimbabwe, de Nelson Mandela à Jacob Zumba, en passant par Thabo Mbeki, le leadership sud-africain a été vraiment très —certains diront trop- patient à ce sujet.

Si cela devait arriver, il serait bon de dire que cette décision serait amplement justifiée, sachant que nombre d’agronomes qualifiés noirs ont été formés depuis la chute de l’apartheid. Que d’autre part, il est effectivement illogique qu’une minorité issue du colonialisme puisse continuer à profiter d’un système né durant une époque d’injustice et de discrimination. Et qu’enfin, la République sud-africaine est un pays souverain, ayant droit d’adopter les mesures jugées nécessaires par ses représentants élus démocratiquement.

Mais que faire de ces fermiers blancs, pour la plupart descendant des Afrikaners néerlandophones, et hautement qualifiés dans le domaine qui les concerne? Eh bien, la Russie, qui offre depuis déjà plusieurs années des conditions inespérées dans le domaine agroalimentaire, notamment après l’établissement des sanctions occidentales à son endroit et les contre-mesures russes visant grand nombre de produits occidentaux, a ouvert la porte aux nombreux fermiers afrikaners afin de leur permettre de venir s’installer en terre russe. Un message vraisemblablement bien accueilli, puisque déjà 15.000 fermiers sud-africains sont arrivés dans le sud de la Russie et comptent se lancer dans un business qu’ils maîtrisent si bien. La terre russe, surtout celle du sud, leur offre d’une part un climat et des conditions de travail propices, sans oublier d’autres avantages fournis par le gouvernement local. Côté sud-africain, ces fermiers se disent prêts à investir chacun pas moins de 100.000 euros pour pouvoir lancer leur production. Faites le compte: 15.000 fermiers x 100.000 euros, cela fait déjà 1,5 milliard d’euros que le budget russe pourra recevoir, ajouté à cela l’énorme savoir-faire des fermiers en question.

Moscou fait d’une pierre, deux coups: d’une part, elle maintient de très bons rapports avec le gouvernement sud-africain, élargit au maximum le portefeuille de projets conjoints, tout en contribuant d’une certaine façon au règlement d’un problème né durant une phase sombre de l’histoire d’Afrique du Sud.

D’autre part, sachant que la Russie est devenue un nouvel eldorado pour les projets dans le secteur agroalimentaire, avec l’arrivée de ces milliers de spécialistes sud-africains hautement qualifiés, elle porte un coup supplémentaire aux intérêts occidentaux. C’est désormais certain: tout retour éventuel des produits agroalimentaires européens sur le marché russe sera extrêmement difficile.

Certains sceptiques nous annonçaient de grandes difficultés pour la Russie. Une fois encore, le pays ne fait qu’en sortir renforcé.
Il y a toujours des alternatives. L’essentiel est de les saisir.

https://fr.sputniknews.com/points_de_vue/201807171037246580-russie-afrique/

Mikhail Gamandiy-Egorov

Coupe du Monde 2018 en Russie: une réussite totale?

Mondial: Russie vs Arabie saoudite

Organisationnel, sportif, humain, les succès remportés par la Russie durant cette Coupe du Monde 2018 sont indiscutables. Et ce malgré toutes les attaques l’ayant visée au cours des années passées. Peine perdue, la Russie a montré ses atouts et surtout son véritable visage aux yeux du monde.

La haine antirusse a beau largement se maintenir dans les cercles politico-diplomatico-médiatiques de l’Occident, le fait est que cela ne changera absolument rien dans le processus déjà enclenché. La Russie poursuivra sa politique indépendante et souveraine, avec le soutien de l’écrasante majorité de sa population.

Voici ce qu’a d’ailleurs écrit à ce sujet Brahim Fassi Fihri — président fondateur de l’Institut Amadeus, le plus grand think-tank marocain, et fils aîné de Taieb Fassi-Fihri, ancien ministre marocain des Affaires étrangères et actuel conseiller du roi Mohammed VI: «Spasiba Russia! Bravo pour cette superbe Coupe du Monde réussie sur tous les plans. Les observateurs étaient dubitatifs tant sur la qualité de l’organisation que sur le succès sportif de la Russie, qui était l’équipe la moins bien classée de ce Mondial avant le tirage au sort en décembre dernier. La Russie a montré aux sceptiques qu’elle est un très grand pays ouvert sur le monde, avec un grand peuple, fier et accueillant!»

En effet, tous les «sceptiques» russophobes peuvent aujourd’hui poursuivre dans leur rage. L’organisation, de l’aveu des supporters venus des quatre coins du monde, a été parfaite. Les Russes, si souvent caricaturés en brutes sans sentiments, ont montré, quant à eux, que nous sommes un peuple effectivement fier, mais aussi ouvert au monde entier. C’est cela même la base du véritable patriotisme russe: un patriotisme qui unit un grand nombre de peuples de différentes appartenances ethniques et religieuses en une véritable communauté. Enfin et contre la plupart des pronostics, la Sbornaya, l’équipe nationale russe de football, a non seulement réussi le pari de se qualifier pour la phase finale de la compétition mais a atteint le stade des quarts de finale, le meilleur résultat jamais obtenu par la Russie post-soviétique. Plus que cela, elle a été à deux doigts de se retrouver en demi-finales. Et bien que cela ne soit pas arrivé, la nation toute entière, de Vladivostok à Kaliningrad, a exprimé sa profonde reconnaissance aux joueurs, à l’entraîneur et à tout le staff technique.

Bref, la fête en terre russe a largement dépassé les meilleures attentes. Prouvant que la Russie est bel et bien l’une des principales puissances internationales, et certainement pas uniquement sur les plans diplomatique, géopolitique ou militaire. Ce succès russe fera bien évidemment de nouveaux jaloux et augmentera sans aucun doute la haine néocoloniale de ceux qui haïssent traditionnellement la Russie, comme tous les autres pays non soumis au diktat occidental. L’autre fait qui les fera très certainement poursuivre dans leur hystérie antirusse, c’est le fait que l’unité du peuple russe reste inébranlable. Nous savons nous unir dans les moments de joie, comme dans ceux de tristesse. Nous savons surmonter les difficultés sur notre chemin. Et le patriotisme russe est tout sauf le rejet de l’autre, bien au contraire. C’est ce même patriotisme qui a permis, entre autres, aux chrétiens et aux musulmans de vivre en paix et en harmonie depuis de longs siècles. Il suffit d’ailleurs pour cela de se rendre en République du Tatarstan pour s’en rendre compte et pour comprendre l’idée de base de l’idéologie eurasienne.

Et tous ces supporters étrangers venus des quatre coins de la planète pour participer au Mondial russe et largement satisfaits de ce à quoi ils ont pu assister seront désormais les meilleurs ambassadeurs de la Russie dans leurs pays et régions respectifs. Et c’est là l’essentiel. Quant aux haineux, qu’ils continuent dans leur hystérie, cela ne cassera certainement pas le peuple multiethnique de Russie.

https://fr.sputniknews.com/worldcup-2018-archive/201807091037126830-coupe-du-monde-russie/

Mikhail Gamandiy-Egorov

Guinée équatoriale, l’exemple d’une souveraineté bien assumée

Guinée équatoriale, l’exemple d’une souveraineté bien assumée

Leader du continent africain en termes de revenu moyen par habitant, la Guinée équatoriale fait partie de ces pays africains qui ont pris depuis longtemps leur destin en main. Un exemple qui fait des jaloux, mais qui explique surtout pourquoi ce pays est si critiqué par l’establishment occidental.

Alors que la Russie et la Chine sont de plus en plus présentes en Afrique et font pièce à l’influence occidentale sur le continent, qui mine les souverainetés des pays africains, intéressons-nous à ces États qui ont misé sur la défense de leur indépendance jusqu’au bout. La Guinée équatoriale fait incontestablement partie de ces nations.

Lorsqu’on se trouve à Malabo, la capitale équato-guinéenne, plusieurs choses impressionnent: des infrastructures et des routes de qualité, la propreté, un niveau de vie décent, le tout allié à une population fière, mais aussi accueillante. Oui, on se trouve bel et bien en Afrique et non pas dans la capitale d’un pays occidental.

Et si la Guinée équatoriale est loin d’être la seule nation africaine disposant de ressources naturelles conséquentes —dans son cas, c’est principalement le pétrole (troisième producteur en Afrique subsaharienne), il s’agit néanmoins de l’un des pays à avoir préservé sa souveraineté sur ses ressources nationales, permettant à la population d’en ressentir les retombées et les avantages.
Autre caractéristique de ce pays: une population qui n’immigre pas, si ce n’est parfois des jeunes qui vont faire des études à l’étranger, mais au contraire un pays qui peut se permettre d’accueillir des migrants d’autres pays africains, mais aussi d’Asie et d’Europe, notamment en provenance d’Espagne.

Car, faut-il le rappeler, la Guinée équatoriale fut un temps une colonie espagnole. Et ce n’est d’ailleurs certainement pas grâce à cette dernière que l’on peut aujourd’hui parler de miracle équato-guinéen. À son accession à l’indépendance, le pays manquait de toute infrastructure digne de ce nom, à commencer par les routes. Et c’est justement durant la période qui a suivi que grâce à la manne pétrolière, le pays a pu se doter d’infrastructures dont beaucoup d’États africains ne disposent pas à ce jour, construites principalement par des entreprises chinoises, actives dans le pays.

Et tout comme l’Angola, dont les citoyens n’immigrent pas ou peu et qui accueille un grand nombre de citoyens de l’ex-métropole coloniale portugaise, la Guinée équatoriale, elle, en fait de même avec des ressortissants espagnols venant chercher une vie meilleure sur le continent africain. Pour autant, croire que Madrid serait un ami honnête de Malabo serait une erreur: critiques constantes du gouvernement équato-guinéen dans les médias, financement des «opposants», plusieurs tentatives de déstabilisation. Une attitude qui est loin de se limiter à l’Espagne, puisque Paris n’est pas en reste. Plusieurs sources bien informées affirment que le cerveau de la dernière tentative de coup d’État, heureusement ratée, se trouverait justement dans l’Hexagone.

Mais pourquoi un tel déferlement contre ce pays, pourtant pacifique, ouvert aux échanges dans différents domaines? Au-delà d’avoir des ressources naturelles abondantes, le fait d’en préserver la souveraineté pose «problème». En effet, la part des revenus du pétrole qui reste dans le pays est incomparablement plus conséquente que dans les États africains sous mainmise occidentale, dont ceux qui appartiennent encore à la fameuse «Françafrique». Chez ces derniers, l’État en reçoit des miettes alors que l’establishment néocolonial continue de s’enrichir, avec toutes les conséquences qui en découlent pour les populations.

Faites un tour dans les pays de transit migratoire à destination de l’Europe, que ce soit le Maroc, l’Algérie ou la Tunisie, et demandez la nationalité des candidats à l’immigration —bien souvent au risque de leur vie- issus d’Afrique subsaharienne. Nombreux sont les Sénégalais, les Maliens, les Ivoiriens, les Guinéens de Conakry, mais vous n’y rencontrerez pas d’Équato-Guinéens ou d’Angolais. Libre à chacun d’en tirer les conclusions qu’il jugera les meilleures.

À ceux qui objecteront que la comparaison avec la Guinée équatoriale n’est pas tout à fait justifiée au vu de la taille relativement réduite de la population, rappelons que la superficie de ce pays —d’à peine 28.051 km2, tout comme le volume de ses ressources naturelles, sont justement proportionnels à sa population. Et puisque l’on a également mentionné l’Angola, qui avait arraché en son temps et au prix de nombreux sacrifices sa pleine souveraineté avec l’aide cubaine et soviétique, il faudrait rappeler que sa population est quant à elle supérieure à celle des nombreux pays d’Afrique francophone sources de migrations, pourtant très riches eux aussi sur le plan des ressources naturelles. Il y a donc un sérieux problème de partenaires et de système établi. C’est d’ailleurs certainement ce qui fait si peur à la France et à d’autres, si mécontents de voir la Russie revenir sur ce beau continent africain.

Et là encore, ce n’est pas tout. La Guinée équatoriale se positionne depuis plusieurs années comme le nouveau porte-flambeau du Panafricanisme, surtout après l’assassinat barbare de Mouammar Kadhafi et la destruction de la Jamahiriya libyenne par l’Otan et ses alliés salafistes. Une raison supplémentaire de s’attirer les foudres de ceux qui continuent de plaider pour un monde unipolaire totalement révolu et de faire avancer par la même occasion les intérêts néocolonialistes —une approche à laquelle s’opposent des pays comme la Russie et la Chine.

Pour finir et puisque l’on évoque la Russie, on retrouve plusieurs similitudes assez frappantes entre elle et la Guinée équatoriale. Les années sombres des deux pays ont été applaudies et célébrées par les Occidentaux, les années de relèvement pour l’un, de développement rapide pour l’autre, ont au contraire été largement diabolisées. C’est d’ailleurs le message qui transparaît lorsqu’on se trouve à Malabo et que l’on échange avec les représentants de cette belle nation.

Une chose est pour autant certaine: ni Moscou ni Malabo ne comptent perdre du temps à écouter les bavardages de ceux qui pratiquent depuis des siècles des politiques néocoloniales et qui s’autoproclament porte-parole d’une « communauté internationale» ne représentant pas plus de 10% de la population terrestre. Quant aux tentatives de déstabilisations, le temps de la duperie est bel et bien terminé. Et l’opinion publique africaine actuelle le confirme pleinement.

https://fr.sputniknews.com/points_de_vue/201806191036862738-guinee-equatoriale-souverainete/

Mikhail Gamandiy-Egorov

La voix du peuple, c’est la voix de Dieu : entretien avec Francis Mvemba

La voix du peuple, c'est la voix de Dieu : entretien avec Francis Mvemba

La République démocratique du Congo, le pays francophone le plus peuplé, se relève lentement des multiples guerres et crises qui l’ont secoué. C’est dans ce contexte difficile que Francis Mvemba a lancé son parti politique. Entre redressement national et insertion de la RDC dans un monde multipolaire, il détaille pour Sputnik son programme.

Francis Mvemba, jeune entrepreneur à succès originaire de la République démocratique du Congo, a lancé il y a un an un nouveau parti politique dans son pays. Nous en avons discuté dans un entretien. Désireux de donner un nouvel élan à sa nation, extrêmement riche en termes de ressources naturelles, mais longtemps déchirée en raison d’interventions bien souvent extérieures, où en est-il aujourd’hui?

Sputnik: Lors de notre entretien d’il y a un an, vous avez annoncé le lancement de votre parti politique en RDC —le PEC (Parti Émergence du Congo). À ce titre, quelles ont été vos réalisations au cours de l’année écoulée?

Francis Mvemba: Notre parti a su fédérer nombre de Congolais tant au pays que dans la diaspora résidant à l’étranger. Notre programme majeur est de redonner leur fierté aux Congolais et un nouvel élan au pays. Une plateforme en ligne est en préparation afin de répondre à toutes ces adhésions. En se joignant au PEC, les Congolais nous prouvent qu’ils sont prêts à voir un nouveau visage dans le paysage politique.

Sputnik: L’élection présidentielle a été fixée pour fin décembre 2018 par la Commission électorale (CENI). Êtes-vous candidat? Et si oui, pourquoi cette décision? Comment estimez-vous vos chances?

Francis Mvemba: Je suis très fier d’être citoyen congolais, je suis président d’un parti politique enregistré au Congo, je suis libre de tout engagement et je remplis toutes les conditions pour être éligible et concourir à l’élection présidentielle. Donc sur le papier, je suis présidentiable. Maintenant, vous m’avez demandé si j’ai pris la décision d’être candidat, je vous répondrais que cette décision est en train de mûrir. Je suis un patriote et si c’est la meilleure alternative pour un Congo émergent, alors je prendrais mes responsabilités le moment venu. En ce qui concerne mes chances, seul le peuple congolais est apte à en juger. Comme j’aime tant dire, «la voix du peuple c’est la voix de Dieu».

Sputnik: Dans le programme que vous avez relayé, vous insistez sur la nécessité de modifier le système judiciaire de la RDC sur de nombreux points. Pourquoi une attention si importante à cet aspect?

Francis Mvemba: La justice est l’un des fondements, l’un des piliers de l’État. Un État sans justice n’est pas une démocratie. Il serait donc illégitime et ne pourrait être reconnu sur le plan national et international. Dans le volet justice de mon programme politique, je souhaite que l’on donne au peuple le choix d’une justice équitable.

Notre seconde priorité est de redonner au Congo les moyens de sa souveraineté. Nous devons garantir la sécurité à tous les Congolais sur l’ensemble du territoire, car sans un État stable il n’y a pas d’émergence ni d’industrialisation possible.

Le troisième pilier de notre programme, c’est le Travail. L’État qui crée les conditions idéales pour les investisseurs et l’émergence économique et industrielle que nous venons d’aborder doit également valoriser l’emploi et la formation pour les jeunes congolais. Nous avions plus de 3.000 industries après la colonisation, il n’en reste qu’environ 200 aujourd’hui. C’est cette jeunesse qui va faire la force de l’émergence et de l’industrialisation du Congo.

«Justice, Paix et Travail», c’est notre programme, mais c’est également la devise de l’emblème national…

Sputnik: Parlons de votre programme international. Quels sont les fondements et les priorités du point de vue de la politique extérieure congolaise que vous souhaitez mettre en avant?

Francis Mvemba: De tout ce qui se passe en ce moment dans le monde et depuis les dernières années, nous avons tiré les leçons: il n’y a pas d’avenir pacifique entre les nations sans un monde multipolaire qui respecte les acteurs régionaux. Je suis attaché à l’idée de nous rapprocher tout d’abord de nos voisins africains et de redonner un élan dans les relations internationales du Congo à travers le monde. Tous les accords politiques internationaux pérennes se sont construits sur des échanges d’idées et sur des décisions politiques dans lesquelles toutes les parties se sont senties respectées et dans une dynamique de partage. La contrainte, même dans l’intérêt du plus grand nombre, n’est pas une bonne solution.

Sputnik: Vous avez justement dit plusieurs fois vouloir axer la politique extérieure de la RDC sur le développement des relations avec des pays comme la Russie. Est-ce que pour vous la Russie est la bienvenue en RDC? Et comment entrevoyez-vous le fait que des puissances étrangères ayant longtemps interféré dans les affaires intérieures congolaises, notamment depuis l’assassinat de Patrice Lumumba, puissent réagir face à une telle perspective?

Francis Mvemba: Le Congo est une terre idéale pour accueillir à la fois les partenaires historiques, ainsi que les nouveaux pays émergents qui souhaitent y investir. Depuis quelques années, la Chine et l’Inde, par exemple, sont devenues des partenaires stratégiques du Congo. Alors bien sûr, la Russie est la bienvenue. Nous ne sommes pas les seuls en Afrique à choisir l’équilibre des forces et l’ouverture à toutes les puissances mondiales. Regardez l’Afrique du Sud, le Maroc, et d’autres encore… Notre politique extérieure sera pragmatique et pacifique, dans le seul but de favoriser le développement du Congo.

Sputnik: Comment les événements dans le monde, et notamment en Syrie, ont selon vous bouleversé la vision sur les affaires internationales de nombreux Congolais et Africains?

Francis Mvemba: Tout comme la Syrie, le Congo ou d’autres pays africains, nous avons trop connu les atrocités et la destruction qu’amène la guerre. Cela ne doit plus arriver pour les générations futures. La guerre n’a jamais rien construit. C’est dans la paix et dans la sécurité qu’on émerge.

Sputnik: Toujours dans votre programme, vous accordez une attention particulière à la défense des intérêts économiques, et notamment miniers, de votre pays. Pensez-vous que la RDC puisse justement retrouver la pleine souveraineté sur ses ressources naturelles, tellement convoitées?

Francis Mvemba: La souveraineté du Congo sur son sol, sa sécurité et ses richesses font partie de mes priorités. La protection de nos ressources naturelles en est un élément majeur. Stopper le pillage de notre sous-sol pourrait-il être une des solutions? Je le pense, car ces revenus manquants dans les caisses de l’État congolais sont autant de financements en moins utiles au développement de notre pays pour nos générations futures, tels que la santé, l’éducation, les infrastructures publiques, etc. Transformons ces activités illégales en activités transparentes et rémunératrices pour tous.

Sputnik: dernière question. Vous avez rencontré le 26 novembre M. Kirsan Ilioumjinov, le Président de la Fédération internationale d’échecs et membre du Conseil de la Fédération de Russie (notre photo), ex-président de la République de Kalmoukie (1993-2010). Dans quel but?

Francis Mvemba: Je me suis entretenu longuement sur la situation du Congo avec le Président Kirsan Ilioumjinov. Nous avons évoqué plusieurs projets, notamment la possibilité de promouvoir les jeux d’échecs auprès des Congolais.

https://fr.sputniknews.com/points_de_vue/201712131034312485-congo-francis-mvemba-entretien/

Mikhail Gamandiy-Egorov

Sommet de Kazan, prochain point d’orgue des relations Russie-Monde musulman

Kazan

La Russie entretient des liens privilégiés avec le monde musulman, une situation due aussi bien aux relations harmonieuses entre chrétiens et musulmans dans le pays qu’aux rapports équilibrés que Moscou entretient avec nombre de pays à majorité musulmane.

Un état de fait qui devrait se traduire lors du prochain sommet Russie-Monde musulman de Kazan.

La superbe ville de Kazan, capitale de la République du Tatarstan et troisième capitale officielle de Russie (après Moscou et Saint-Pétersbourg), accueillera du 18 au 21 mai prochain un important sommet économique international: « Russie-Monde musulman ». Plus de 2 000 visiteurs venant de 50 pays y sont attendus.

Le sommet est organisé avec le soutien du Conseil de la Fédération de Russie (chambre haute du Parlement russe) et des autorités de la République du Tatarstan. Le but dudit sommet est de renforcer les liens économico-commerciaux, scientifico-techniques et culturels entre la Russie et les pays membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI). Plus de 1 500 personnes ont participé au sommet de 2016: des représentants de l’élite politique, économique, diplomatique, scientifique de 51 pays du monde musulman.

Cette année, plusieurs représentants gouvernementaux ont confirmé leur participation, notamment de Turquie, de Tunisie ou encore des Émirats arabes unis. La classe politique russe sera également bien représentée à ce sommet. Qu’est-ce qui les attire tous à ce sommet?

Rappelons tout d’abord que la Russie, bien qu’étant un pays majoritairement chrétien, est aussi le pays d’un grand nombre de musulmans — des citoyens russes à part entière. Sur une population totale d’un peu plus de 146 millions d’habitants, 14,5 millions se revendiquent de l’islam, soit 10 % de la population totale. Soulignons que nous parlons bien de citoyens russes musulmans et non de migrants en provenance de pays à majorité musulmane, lesquels sont par ailleurs nombreux, notamment en provenance des anciennes républiques soviétiques d’Asie centrale.

L’expérience russe est effectivement unique en ce sens, car chrétiens et musulmans russes vivent en harmonie depuis de longs siècles. Et malgré les défis liés au terrorisme et à l’extrémisme religieux que traverse aujourd’hui le monde — Russie y compris —, c’est un fait reconnu qu’en Russie il n’y a pas de tensions majeures entre les représentants des différentes confessions religieuses. Au contraire, l’écrasante majorité des musulmans de Russie, qu’ils soient Tatars, Tchétchènes, Ingouches, Bachkirs ou autres, revendiquent haut et fort leur appartenance à l’État russe, et leurs sentiments patriotiques n’ont rien à envier à ceux des autres citoyens du pays.

Une expérience caractéristique de la Russie et de certains pays d’ex-URSS, notamment d’Asie centrale à majorité musulmane, qui a perduré depuis la période impériale jusqu’à ce jour. Elle a également permis de bâtir une relation de confiance avec plusieurs États musulmans non issus de l’Empire russe ou de l’ex-URSS, qu’il s’agisse de l’Iran, de la Turquie ou de plusieurs États dans le monde arabe.

Si les relations russo-iraniennes datent de plusieurs siècles, évoquons l’alliance avec la Syrie, vieille de plusieurs décennies ou les relations avec l’Égypte, le principal partenaire économico-commercial de la Russie dans le monde arabe. Moscou entretient par ailleurs des relations suivies avec les pays du Maghreb — Algérie, Maroc et Tunisie — et cultive un partenariat stratégique avec la Turquie, dont la population fait majoritairement plus confiance à la Russie qu’à « l’allié » étasunien, à en croire un récent sondage Gallup. Une confiance qui fait fi des nombreuses guerres russo-turques dans l’histoire et de l’appartenance d’Ankara à l’OTAN, une organisation à priori anti-russe, ou encore malgré plusieurs désaccords évidents, toujours d’actualité, notamment sur la situation en Syrie.

Et c’est loin d’être une exception. Une chose saute aux yeux: les populations musulmanes, notamment arabes, font généralement bien plus confiance à la Russie qu’à l’Occident, ce qui n’est pas forcément le cas de leurs élites politiques. Et d’après certains de mes collègues, russes et étrangers, vivant et travaillant dans certains pays arabes dont les leaders sont des alliés déclarés des États-Unis et du bloc occidental, les sentiments de la population sont bien souvent à l’opposé. C’est un signe avant-coureur.

Est-ce si étonnant? Pas tant que cela. Car malgré toute la propagande russophobe propagée par le mainstream, les populations en question ont maintes fois pu analyser qui avaient le plus de respect envers leurs souverainetés nationales, mais aussi envers la souveraineté sur leurs ressources. Et dans ces deux cas, pas besoin d’être un expert en géopolitique ou en géoéconomie pour y voir clair.

Une chose est certaine. La présence américaine, et plus globalement occidentale, est de plus en plus contestée dans le monde musulman, notamment au Proche et au Moyen-Orient. La vive inquiétude et même l’hystérie qui caractérisent aujourd’hui les élites politiques, financières et médiatiques occidentales sont entre autres dues à cela. Elles savent que plus le temps passe et plus de pays, y compris leurs proches « alliés », leur montreront la porte. C’est une question de temps. D’ici là, la Russie ne se presse pas. Elle attend. Tout en défendant avec ardeur ses alliés et ses partenaires stratégiques, de même que ses intérêts — chaque pays en possède. Le tout dans un cadre une fois encore multipolaire.

Et c’est pourquoi le Sommet Russie-Monde musulman 2017 de Kazan sera sans aucun doute un succès, peut-être sans précédent.

https://fr.sputniknews.com/points_de_vue/201704181030958268-kazan-sommet-relations/

Mikhail Gamandiy-Egorov

Elections législatives en Russie : la souveraineté russe pas négociable

Elections législatives en Russie

Les élections législatives russes ont bien eu lieu. Le comptage des voix est pratiquement fini. Analysons les résultats provisoires et les perspectives.

Le taux de participation à ces élections était de près de 48 %. 97,3 % des voix ont été traitées jusque-là.

Le parti Russie unie de Vladimir Poutine arrive largement en tête avec 54,17 % des voix.

Le parti communiste est deuxième avec 13,42 %. Le parti libéral-démocrate (populiste, nationaliste) obtient 13,24 %. Le parti Russie juste (social-démocrate) arrive quatrième avec 6,18 %.

Plusieurs points qui doivent être soulignés. Les élections législatives sont loin de susciter un intérêt aussi important que les élections présidentielles en Russie, néanmoins le taux de participation à ces élections dépasse celui de nombreux pays européens. Autre point tout aussi important. La popularité du président Poutine dépasse bien sérieusement celui du parti Russie unie. On pourrait d’ailleurs à ce titre faire un parallèle avec l’Afrique du Sud où le parti au pouvoir l’ANC (Congrès national africain), le parti historique du grand Nelson Mandela, domine la vie politique du pays bien que le parti lui-même et certains de ses membres soient sérieusement critiqués.

En Russie la situation est plus ou moins semblable dans le sens que le taux de popularité du président Poutine dépasse les 80 %, tandis que le parti au pouvoir est en dessous de ces chiffres. Pourquoi ? Pour la simple et bonne raison que plusieurs politiciens du niveau local ou municipal, issus du parti Russie unie, sont loin de faire toujours l’objet d’avis positifs de la part des citoyens dépendant de la localité/municipalité en question. Manque de professionnalisme, lacunes de gestion, promesses non tenues,… telles sont les accusations qui visent certains de ces responsables attachés au principal parti du pays. Et le pouvoir comprend parfaitement que c’est un défi auquel il faut faire face. C’est d’ailleurs aussi à cela que sert la démocratie.

Autre fait important caractéristique de la société russe, est que sont nombreux ceux ou celles qui soutiennent Vladimir Poutine mais sont d’horizons politiques différents. On peut notamment penser aux personnes qui sympathisent aux idées de gauche et qui durant les législatives votent en faveur du parti social-démocrate Russie juste, sans pour autant remettre en cause leur soutien à la politique présidentielle. Ou encore ceux qui votent en faveur du parti patriotique Rodina (Patrie) là aussi tout en accordant parallèlement le soutien à la politique actuelle de l’Etat russe, dans bien nombreux domaines. Les autres exemples ne manquent pas eux aussi.

Fait important et révélateur : le parti ultra-libéral et ouvertement pro-occidental Parnas, dirigé par un certain Mikhail Kassianov, associé pour l’écrasante majorité des Russes aux périodes tumultueuses de l’ère Eltsine et aux oligarques ayant massivement pillé « leur » peuple, ayant le soutien direct, dont financier, avec plusieurs structures étasuniennes, notamment étatiques, n’a obtenu que 0,72 %. Le même parti qui « pense » que la Russie doit se conformer aux prérogatives étasuniennes et de l’OTAN, afin de rejoindre par la suite cette structure… Le score obtenu en dit long sur sa « popularité » auprès des citoyens russes.

Conclusion : la souveraineté russe n’est effectivement pas à négocier. Le peuple russe l’a une fois de plus démontré, tout en respectant les principes démocratiques du pays. Par ailleurs, la Russie confirme de nouveau que la notion de démocratie souveraine n’est pas une notion illusoire mais bien une réalité. En passant, pratiquement pas de violations ont été observées durant ces élections, de l’avis même des observateurs internationaux, y compris ceux de l’OSCE qui ont également pris part à l’observation. Le scrutin est donc entièrement valide.

Quant à certains représentants des élites occidentales qui continuent de rêver pour voir un coup d’Etat en Russie, ce ne sera certainement pas pour demain, ni pour après-demain. L’indépendance et la souveraineté de la Russie ne se vendent pas. Et le peuple multiethnique de Russie veille.

https://fr.sputniknews.com/points_de_vue/201609191027817708-russie-elections-souverainete/

https://fr.sputniknews.com/authors/mikhail_gamandiy_egorov/