Le Président zimbabwéen Mugabe démissionne

Comme vous avez pu le remarquer, j’ai préféré attendre et ne pas faire de commentaires sur les événements au Zimbabwe avant l’heure.

Une chose est certaine : le Zimbabwe, à l’instar de pays comme l’Angola, l’Afrique du Sud ou la Namibie, a montré une grande maturité. Oui, le président Mugabe a finalement démissionné. Mais il reste un héros de son pays. Il quitte la présidence dans la dignité et les honneurs. La souveraineté du Zimbabwe a également été pleinement respectée, bien que les forces néocoloniales auraient espéré en prendre le contrôle. C’est raté. Le peuple et l’armée du Zimbabwe veillent.

Quant à la Russie et la Chine, elles continueront à respecter la souveraineté du pays, comme cela a toujours été le cas. Une autre chose est certaine : le Zimbabwe a montré ce qui manque tellement à l’Afrique subsaharienne francophone dans sa majorité – qu’un changement de pouvoir peut se faire dans la dignité, sans interférence extérieure, sans intervention néocoloniale et dans le strict respect des valeurs qui caractérisent une nation.

Respect à Robert Mugabe, respect à l’armée et au peuple du Zimbabwe.

https://fr.sputniknews.com/international/201711211033979293-president-mugabe/

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«La Russie 10 fois plus importante que la France» : visitant Poutine, le président tchèque ironise

« Quand je volais en France, j’ai été accompagné par 14 hommes d’affaires, et en route vers la Russie ils étaient 140. On peut donc faire une conclusion que pour nous, la Russie est dix fois plus importante que la France ».

Milos Zeman, Président tchèque

https://francais.rt.com/economie/45806-president-tcheque-sotchi-pour-nous-russie-france-importante

Rencontre entre les présidents Poutine et Assad à Sotchi, en Russie.

Vladimir Poutine a félicité le président syrien pour ses résultats dans la lutte contre le terrorisme, proche d’une défaite inévitable et définitive.

Bachar al-Assad de son côté a exprimé la reconnaissance du peuple syrien pour l’aide de la Russie dans la défense de l’intégrité territoriale et de l’indépendance de la Syrie.

http://www.tvanouvelles.ca/2017/11/21/poutine-rencontre-assad-avant-un-sommet-sur-la-syrie

Esclavage en Libye : que les vrais responsables assument leurs actes !

Des réfugiés, le port de Benghazi, Libye. Photo d'archive

L’Occident se rend à l’évidence: le chaos qu’il a créé en Libye par son intervention militaire de 2011 a les pires conséquences: trafic d’esclaves et développement de l’islamisme radical. Si l’on constate un début de prise de conscience, elle restera insuffisante tant que les vrais responsables de cette tragédie ne répondront pas de leurs actes.

Le cas de la Libye est désormais un cas d’école —d’école néocoloniale, faut-il le préciser?— . Il s’agit d’un échec occidental considérable.

En mars 2011, l’Otan lance une intervention militaire contre la Jamahiriya libyenne de Mouammar Kadhafi. Un viol de la souveraineté d’un pays, outrepassant le mandat onusien accordé sous prétexte «d’intervention humanitaire» qui aboutira à l’assassinat sauvage de Kadhafi, de milliers de Libyens et d’autres Africains. Ce pays était l’un des plus prospères sur le continent africain: il accueillait un grand nombre de migrants d’Afrique et même de l’UE et pratiquait une politique sociale assez unique.

Tout cela est du passé.

Il est maintenant détruit et connaît l’une des pires formes de «somalisation» qui puissent être. La Libye actuelle, si on peut encore parler de Libye, est devenue une plaque tournante de trafics en tout genre, notamment d’êtres humains. Et l’un des hauts lieux du terrorisme salafiste international. Un pays que chaos, racisme et extrémisme caractérisent, comme le démontrent les dernières révélations des médias mainstream.

Tout récemment, ce qui se disait déjà depuis longtemps dans les médias alternatifs a été confirmé par la chaîne étasunienne CNN, probablement car l’évidence était devenue impossible à cacher: l’existence d’un sinistre système de marchés d’esclaves sur le territoire libyen. En effet, des ressortissants d’Afrique subsaharienne transitant par la Libye pour tenter d’arriver en Europe et y trouver une vie meilleure, venant le plus souvent de pays se trouvant toujours sous mandat occidental, car vous n’y trouverez pas de Sud-Africains, d’Angolais ou de Namibiens (ceux que l’URSS avait soutenus en son temps), sont vendus quelques centaines de dollars par des extrémistes salafistes —les mêmes sur lesquels l’Otan s’est appuyés pour éliminer Kadhafi.

C’est une honte. Pour ne pas revenir sur des sujets précédemment traités, à savoir que la Russie et certains autres pays responsables ne permettront certainement plus au Far-West d’agir impunément, parlons justement de responsabilité.

Un millier de personnes est descendu dans les rues de Paris pour manifester; notamment devant l’ambassade de Libye. C’est bien, mais est-ce suffisant? Probablement pas. Car tous les responsables de la tragédie libyenne doivent rendre des comptes et notamment l’ex-président Nicolas Sarkozy ou encore le «philosophe» de guerre Henri-Levy, alias BHL (persona non grata en Russie), tous deux de grands «artisans» de la guerre contre la Libye.

Car même si ces fameux représentants de l’establishment occidental pensent encore être intouchables, ils doivent bien garder une chose en tête: dans ce Nouveau Monde et le système qui l’accompagne, il n’y a plus «d’élus». Ce qui signifie que d’une façon ou d’une autre, il va falloir rendre des comptes. D’autant plus que ces élites occidentales refusent de faire leur mea culpa. Et lorsqu’ils le feront, il sera déjà trop tard, sans aucune possibilité de pardon.

Et ce n’est pas à La Haye qu’ils seront jugés, mais bien dans l’un de ces pays ayant souffert de cette arrogance occidentale. Ils ne manquent pas, tant il est vrai que l’histoire de l’Occident se répète ad nauseam: possédant peu de ressources naturelles, l’objectif a toujours été de les chercher et de les trouver ailleurs, même si pour cela il fallait massacrer les populations locales.

Et même aujourd’hui, en ce XXIe siècle, l’Occident arrogant ne souhaite toujours pas accepter une autre réalité: celle d’une concurrence loyale où chacun pourrait présenter au mieux ses atouts, dans une optique gagnant-gagnant. Cette logique ne rentre évidemment aucunement dans la mentalité des élites occidentales, pour qui seule la force paie.

Quant à la Libye, personne ne peut aujourd’hui dire quand est-ce qu’elle pourra retrouver ne serait-ce qu’une partie de sa stabilité d’antan. Personne. De plus en plus de Libyens regardent de nouveau en direction de Moscou, mais aussi de Pékin pour tenter de sauver la situation de leur pays. Rien n’est à exclure.

Mais pour commencer, il faudra déjà éliminer les intérêts occidentaux responsables de ce chaos et les extrémistes salafistes, alliés par excellence de cet Occident politico-médiatique irresponsable.

https://fr.sputniknews.com/points_de_vue/201711201033961981-libye-esclavage/

Mikhail Gamandiy-Egorov