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Grande conférence de presse de Poutine : les principaux points

Grande conférence de presse de Poutine : les principaux points

La grande conférence de presse du président russe a été digne des attentes. Il a parlé et répondu aux principales questions de l’actualité nationale et internationale.

Il n’a pas non plus manqué de répondre clairement aux journalistes du mainstream médiatique occidental, dont la BBC, ainsi qu’en donnant la parole au représentant à Moscou du sinistre oligarque israélo-ukrainien, Igor Kolomoïsky, qui a pu lui aussi poser sa « question » à Poutine. Confirmant une fois encore que la Russie est un pays démocratique n’ayant nullement peur de répondre à toute sorte de question, y compris les plus obscènes.

Les élites occidentales sont hypocrites, c’est un fait connu et reconnu. Que ce soit au niveau politique ou médiatique. Néanmoins, en Russie on est capable de discuter franchement de tous les problèmes existants, à la grande différence des pays occidentaux où ce genre de format est pratiquement inimaginable. Quant à la « nouvelle » Ukraine, ayant « choisi la voie des valeurs démocratiques occidentales », cela est tout simplement impossible. Passons aux faits.

En ce qui concerne l’aspect économique, Poutine n’a évité aucune question. Les principaux points étant les suivants : malgré toutes les mauvaises langues, l’excédent budgétaire fédéral sera de 1,9% du PIB pour l’année 2014, c’est-à-dire que les recettes dépasseront les dépenses de 1200 milliards de roubles. D’autre part et à un moment où le cours du rouble s’est sensiblement affaibli, Poutine s’est voulu rassurant : « J’estime que la Banque centrale et le gouvernement prennent des mesures adéquates dans la situation actuelle. Il y a des questions à poser aussi bien au gouvernement qu’à la Banque centrale en ce qui concerne la qualité des mesures adoptées, mais, en général, leurs actions sont absolument adéquates et vont dans une bonne direction », a-t-il déclaré.

Il a en outre ajouté que l’économie russe poursuivrait sa croissance, et ce malgré tous les obstacles possibles : « L’économie russe sortira de la situation actuelle. Même dans les conditions les plus défavorables je pense que cela prendra un an ou deux. Mais je tiens à répéter une fois de plus que la croissance est inévitable ». Il n’a d’ailleurs pas exclu que les méthodes utilisées lors de la crise de 2008 seraient utilisées dans la situation actuelle, tout en notant que dans le domaine du social, l’Etat russe ferait tout le nécessaire pour sauvegarder ses obligations : « Nous allons nous servir des méthodes que nous avons utilisées avec succès en 2008. Il nous faudra aussi se concentrer sur l’aide à ceux qui sont effectivement nécessiteux et sauvegarder nos objectifs pour ce qui est des questions sociales, dont les pensions de retraite, les salaires dans le public, etc. ». A noter aussi la dynamique positive en ce qui concerne la natalité russe. L’accroissement naturel a été de 37 100 individus en dix mois de l’année. Les décès étant en baisse alors que le nombre de naissances progresse, a également fait valoir le président en insistant sur la nécessité de préserver et de développer cette dynamique.

En ce qui concerne les affaires internationales, Vladimir Poutine a également répondu à toutes les questions. Si les questions venant des journalistes représentant les pays amis de la Russie ou des partenaires privilégiés étaient globalement plus qu’amicales (Kazakhstan, Chine, Iran,…) ou encore la question du journaliste turc qui s’est pratiquement ouvertement moqué des « bureaucrates européens » (citation) en rappelant au président Poutine que juste après sa toute récente visite en Turquie, la diplomatie bruxelloise est venue immédiatement faire son opération séduction auprès de la puissance méditerranéenne. Le message était ironique et clair, les Turcs sont ravis du partenariat avec la Russie et ce malgré des différences de positions sur certaines questions internationales, notamment par rapport à la Syrie. A l’opposé des « questions » venant du représentant de l’Agence ukrainienne UNIAN (dont le propriétaire n’est autre que l’oligarque Igor Kolomoïsky, l’un des principaux sponsors des massacres perpétrés contre la population de Novorossia), ainsi que de son homologue de la BBCbritannique, n’ayant pas été capable (à la grande différence de ses collègues chinois, iraniens et turcs) de poser la question en langue russe, mais passons.

Le premier a tenté de provoquer le président russe en accusant la Russie d’avoir envoyé des militaires russes dans son pays et d’y mener une opération punitive contre les forces ukrainiennes, à quoi Poutine a répondu expressément : « Toutes les personnes ayant décidé de partir volontairement depuis la Russie pour combattre à Novorossia, l’ont fait de par la volonté de leur cœur et rien d’autre » . En ajoutant qu’ils ne sont aucunement des mercenaires car ils ne touchent pas d’argent. Et en rappelant à juste titre qu’il y a effectivement une opération punitive en Ukraine. Mais de la part du gouvernement de Kiev contre la population de Novorossia et aucunement autre chose. Le « journaliste » ukrainien n’avait d’ailleurs vraisemblablement pas le courage de regarder Poutine dans les yeux lorsque ce dernier répondait à sa question. Réalité morale oblige ? Le journaliste britannique lui a rappelé les pires pages du colonialisme et sa question ressemblait plus à une exigence demea culpa envers le leader de la Russie qu’à autre chose, en affirmant notamment que Poutine aurait contribué à recréer le climat de la guerre froide et que vu les problèmes économiques en cours, la Russie aurait soi-disant besoin de l’Occident. Et en résultat de quoi il a demandé à Poutine si le leader russe serait prêt à s’adresser en pleine conférence aux gouvernements des pays occidentaux afin de pouvoir résoudre les problèmes existants. Le président russe a répondu tout aussi clairement à cette « question » (ou exigence ?) en ne mâchant pas ses mots mais tout en gardant son sang-froid. Il a notamment rappelé que ce sont bien les pays occidentaux, USA en tête, qui ont tout fait pour récréer le climat de guerre froide actuel. En rappelant à juste titre aussi que le budget militaire des USA était toujours aussi énorme que précédemment, que l’élargissement de l’OTAN se poursuivait et les provocations aux frontières russes se multipliaient (en réponse de quoi la Russie a pris et continuera de prendre des mesures), et que d’autre part il était convaincu comme la majorité des citoyens russes que dans la situation actuelle, c’est bien la Russie qui a raison, tandis que l’Occident politique a tort. Voici d’ailleurs l’une de ses citations clés sur le sujet durant la conférence de presse : « Nous ne voulons pas que la peau de l’ours russe soit accrochée au mur »…

Pour le reste, beaucoup de journalistes russes venant des différentes régions de Russie, en dehors de Moscou et Saint-Pétersbourg, étaient plus intéressés par des questions d’ordre social, voire par la vie privée du président russe, que par l’avis des Occidentaux sur tel ou tel sujet.

Ce qui est sûr, c’est que la Russie s’en sortira. Le président russe a une fois encore montré à son peuple que personne ne pourra remettre la Russie à genoux. Tous les problèmes existants et ayant souvent des sources extérieures seront résolus dans un temps raisonnable. La Russie poursuivra sa grande marche en avant et utilisera les opportunités existantes en ce moment afin de réformer considérablement son économie et s’orienter dans des domaines prioritaires, tout en renforçant son alliance avec les Etats et unions véritablement importantes pour notre pays (l’Union économique eurasiatique, les BRICS, l’Organisation de coopération de Shanghai, l’Amérique latine, l’Asie, l’Afrique, le monde arabe et l’Iran).

Pour conclure, petite question à nos « partenaires » occidentaux : en faisant juste un bref calcul ne serait-ce que des populations des pays amis de la Russie et en comparant avec l’Occident (au sein duquel grand nombre de citoyens sympathisent également et ouvertement pour la Russie), n’avez-vous pas l’impression que vous représentez une minorité évidente ? Si tel n’est pas le cas, alors il serait grand temps de se mettre à l’heure de la nouvelle réalité, surtout que la nouvelle année 2015 est toute proche à commencer. Et les USA finiront bien par comprendre eux aussi qu’à terme, leur perspective c’est d’être une puissance régionale, sans plus. Tant pis pour les suiveurs qui auront perdu l’opportunité d’être du bon côté de l’humanité. Bonnes fêtes à tous !

http://french.ruvr.ru/2014_12_21/Grande-conference-de-presse-de-Poutine-les-principaux-points-7475/

Mikhail Gamandiy-Egorov

 

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La Russie se passera bien des Mistral

La Russie se passera bien des Mistral

La France ou plutôt son gouvernement a définitivement prouvé aux yeux de tous, et surtout de son propre peuple, l’asservissement aux intérêts étasuniens. Et la question n’est pas d’être pro-russe ou pro-étasunien. La France est un pays capable de mener sa propre politique bien que, il faut le rappeler, historiquement et stratégiquement, elle a toujours été bien plus proche de la Russie. Passons. La question qui importe ici c’est que l’administration Hollande a définitivement montré que les intérêts outre-Atlantique l’emportent de loin sur les intérêts nationaux de la France.

Ce n’est une surprise pour personne de savoir qu’une bonne partie des élites de l’UE est américanisée jusqu’à la moelle. Merkel, Cameron, Hollande en sont probablement les meilleurs exemples (sans mentionner les « leaders » des pays Baltes, de la Pologne ou encore de la Roumanie). Mais le cas « français » a atteint véritablement le summum. L’affaire des Mistral ressemble plus à une grande anecdote qu’à autre chose. Faire du chantage à un pays comme la Russie, dans un domaine aucunement crucial pour elle, et avec des conséquences plus que sérieuses pour celui qui fait ce chantage, vraisemblablement l’Elysée aurait du réfléchir au moins trois fois avant de faire une fois de plus n’importe quoi.

On avait eu un entretien le mois dernier avec un brillant expert militaire russe, rédacteur en chef du magazine mensuel Nacional’naya oborona(Défense nationale), par ailleurs directeur du Centre d’analyse du commerce mondial de l’armement et membre du Conseil public du ministère de la Défense de la Fédération de Russie, en l’occurrence M. Igor Korotchenko. On avait entre autres mentionné lors de cet entretien le thème des Mistral car on voyait déjà quelle pression extérieure la France subissait de la part de ses « amis » étasuniens et de l’OTAN.

M. Korotchenko avait été alors plus que clair : « La Russie a adopté une position très calme sur le sujet. Le contrat est signé, l’argent est payé. Le contrat se doit donc d’être exécuté. Si Paris et l’Elysée annulent la transaction, la France devra déjà rembourser en intégralité l’argent qu’elle a reçu pour ce contrat et en plus payer une grande pénalité. Quant à nous, nous réagissons calmement, sans excès ». Et d’ajouter : « … Le président français Hollande qui même sans cette histoire a perdu et continue de perdre tellement de points politiques, pourrait donc désormais devenir le politicien ayant ouvertement trahi les intérêts nationaux de la France. Les électeurs français ne le lui pardonneront pas. De même qu’ils ne pardonneront pas les forces politiques liées à Hollande. Le refus éventuel donc d’exécuter ledit contrat fera que la France perdra bien plus qu’elle ne recueillera. Quant à la Russie, elle se concentrera sur ses propres moyens. Pour nous, il n’y aura aucune tragédie ».

Les faits d’aujourd’hui confirment donc les mots. La Russie continue d’agir sans excès alors que l’Elysée continue de tourner dans le clownesque, incapable de dire une bonne fois pour toute si oui ou non la France livrera les Mistral à la Russie. On comprend que le risque de perdre une bien grosse somme d’argent du budget de l’Etat fait toujours douter les preneurs de décision mais il y a un moment où il faut savoir ce que l’on veut. Quant à la Russie, elle agira en conséquence, d’ici peu.

Le représentant permanent de la Russie auprès de l’UE, Vladimir Tchijov, a été lui aussi très clair : « La Russie n’a pas l’intention de supplier Paris de lui fournir les porte-hélicoptères de catégorie Mistral ».Tout en ajoutant que si le contrat n’est pas rempli par la partie française, cela risque de coûter cher à cette dernière : « Si cette décision est définitive, cela risque de coûter plus cher à la France que le prix même des deux porte-hélicoptères, et même plus cher encore que le montant des compensations que la Russie touchera pour la non-réalisation du contrat. C’est la réputation de la France et son prestige en tant que partenaire commercial en matière d’armement, qui sont en jeu ».

Même note d’optimisme au niveau du ministère russe de la Défense qui s’est exprimé via le vice-ministre Iouri Borissov, en mentionnant bien que la flotte russe se passerait des Mistral. Et en notant que le porte-hélicoptères n’était pas un élément inaliénable de la marine de guerre russe : « Quand le montant déjà payé sera remboursé, nous trouverons comment le dépenser d’une façon plus rationnelle »…

Je crois qu’il est difficile d’ajouter autre chose si ce n’est de mentionner ce que la France va devoir rembourser à la Russie, en l’occurrence le montant déjà payé et un supplément en la qualité d’une amende bien salée : au total environ trois milliards d’euros… La Russie saura certainement comment utiliser à bien cette somme considérable, en investissant aussi bien dans ses propres capacités (ce ne sont pas les cerveaux qui manquent) que dans des projets dans les pays véritablement amis de la Russie.

A noter d’ailleurs, et cela rejoint parfaitement l’aspect réputationnel de la France en tant que fournisseur, que l’Inde suit avec la plus grande attention l’affaire des Mistral. En effet, New Delhi surveille de très près la réalisation de ce contrat pour éventuellement passer (ou pas) certaines commandes à la France. Par ailleurs, la Russie est le premier fournisseur d’armement de la République indienne (les autres, y compris la France, se battent pour un pourcentage minimal). De son côté l’Inde est tout simplement le plus grand acheteur de l’armement russe, et ce depuis longtemps. Sans oublier bien évidemment que l’Inde est un ami de longue date de la Russie, cette amitié est aujourd’hui d’autant plus renforcée dans le cadre de l’alliance BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud). Une amitié sincère, sans hypocrisie, qui permettra j’en suis sûr à nos deux pays de se consacrer encore plus activement au renforcement de la coopération bilatérale et de l’alliance BRICS, au lieu de faire appel à des tiers incapables (car étant sous asservissement) d’assurer leurs obligations.

Un dernier point qu’il faut mentionner, les porte-hélicoptères de classe Mistral ont été commandés sous l’ère du ministre Anatoli Serdioukov, loin d’être le meilleur ministre de la Défense de la Russie contemporaine. Peut-être que l’affaire des Mistral ne sera qu’une raison supplémentaire de tourner définitivement la page des erreurs commises durant cette période. En tout cas la Russie attendra encore un peu avant de prendre les mesures nécessaires, laissant la possibilité à François Hollande et à son administration de bien peser les « pour » et les « contre ». Quoiqu’il arrive, la Russie n’en sortira que vainqueur et encore plus renforcée. Quant à la France, pays qui m’est cher puisque j’en suis diplômé, à part de très sérieuses pertes économiques, elle risque surtout de perdre la face, au point de perdre tout simplement le respect et le prestige qu’il n’y a encore pas si longtemps elle inspirait. Mais j’insiste : cette perte de respect ne visera aucunement le pays, ni son peuple, mais bien son élite politique.

http://french.ruvr.ru/2014_11_27/La-Russie-se-passera-bien-des-Mistral-7457/

Mikhail Gamandiy-Egorov

 

Elections à Novorossia : Entretien avec Fabrice Beaur, observateur français (Partie 2)

Elections à Novorossia : Entretien avec Fabrice Beaur, observateur français (Partie 2)

LVdlR : Savez-vous que les autorités putschistes de Kiev ont déclaré que tous les observateurs internationaux ayant participé à l’observation du scrutin dans le Donbass, y compris européens de l’UE et nord-américains, allaient être déclarés persona non-grata en Ukraine ? Que pensez-vous de cela ?

Fabrice Beaur : J’hésite entre indifférence et mépris. Les observateurs internationaux qui ont participé à la mission de monitoring du référendum de Crimée et de Sébastopol, organisée déjà par EODE en mars 2014, sont déjà persona non-grata en Ukraine et ceci dès la veille du référendum de mars.

La vérité, c’est que Kiev a peur de la démocratie de l’Est. Kiev a peur que la révolution orange 2.0 du Maïdan devienne une réalité populaire et se retourne cette fois-ci contre le pouvoir bandéro-oligarchique. Celui des néofascistes et des oligarques ukrainiens.

LVdlR : Mis à part l’observation lors de ces élections, avez-vous eu l’occasion de discuter avec les habitants du Donbass ? Si oui, quels points essentiels en avez-vous retenus ?

Fabrice Beaur : Les standards d’EODE pour le monitoring des élections comprennent également une partie de prise de contact direct avec les électeurs, les candidats et les formations politiques. Que serait un processus électoral sans les électeurs ? Là aussi, c’est une chose qui nous différencie d’avec l’OSCE, plus habituée aux réceptions petits-fours, aux conférences de presse convenues et à la tournée des grands ducs dans les bars, qu’au travail sur le terrain jusque dans les petits bureaux de vote bien loin du confort des hôtels 4 ou 5 étoiles.

C’est la raison pour laquelle lors des élections russes de 2011 et 2012, des observateurs d’EODE, comme Luc Michel et moi-même, sommes allés où l’OSCE et ses épigones n’ont jamais été : Novossibirsk (vol de nuit et moins 50°), Kemerovo, Astrakhan, Iles du Delta gelé de la Volga, Extrême-Orient russe (à la frontière chinoise), etc…

J’ai donc discuté avec des électeurs devant tous les bureaux de vote que j’ai visité. J’ai pu constater que le peuple du Donbass a un haut degré de conscience politique. Bien supérieur à celle des masses ouest-européennes.

Les gens là-bas comprennent parfaitement les enjeux géopolitiques du conflit qui les touche dans leur chair et dans leur sang. Il n’y a aucune haine contre le peuple ukrainien, aucune. Je n’ai pas rencontré une seule personne qui ait exprimé cela. C’est bel et bien aux politiciens de Kiev que les Novorossiens en veulent. L’ennemi américain est clairement montré du doigt dans son soutien aux forces bandéristes qui les bombardent et qui tuent tous les jours des civils.

Je me souviens plus particulièrement d’un homme qui à ma question « pensez-vous que la négociation soit encore possible avec Kiev ? » m’a répondu : « Kiev ? Je ne veux plus en entendre parler. Ils nous bombardent. Ils nous tuent tous les jours. Femmes, enfants, retraités, cela ne fait aucune différence pour ces gens-là. Nous sommes des « terroristes » pour eux. Moi terroriste ? Est-ce qu’un terroriste les aurait nourris comme je l’ai fait lors des premiers jours quand arrivant dans le Donbass ils n’avaient pas d’eau et encore moins de nourriture ? En remerciement, ce fut une semaine plus tard des tirs pendant une semaine sur notre ville. Alors Kiev ce n’est plus mon affaire ».

Et combien de fois ai-je entendu pendant mon séjour autant la veille des élections, que le jour même, ou le lendemain lors de mes différents déplacements, la déclaration suivante : « Ici, Bandera n’est pas notre héros et ne le sera jamais ! »

LVdlR : La démocratie a-t-elle triomphé dans le Donbass ? Comment voyez-vous l’avenir du Donbass qui était le poumon industriel et économique de l’ex-Etat ukrainien ? Plus globalement, comment voyez-vous l’avenir de Novorossia ?

Fabrice Beaur : Ces élections sont un pas en avant… irréversible ! Elles ont donné un cadre autant légitime que légal au pouvoir populaire en place à Donetsk et Lougansk. La période de la rébellion est terminée. Nous venons d’assister à la naissance officielle de deux Etats avec toutes leurs institutions dont la légitimité ne peut être contestée de part du parfait déroulement des élections.

Le président de la CEC de la DNR l’a bien exprimé. Les élections présidentielles et législatives dans la République populaire de Donetsk (DNR) ont « définitivement consacré la séparation du Donbass de l’Ukraine », c’est ce qu’a déclaré le chef de la Commission électorale centrale (CEC) de la DNR Roman Liaguine lors d’un point de presse à Donetsk. « Les élections se sont déroulées légitimement et sans aucun incident capable d’en influencer les résultats. Actuellement, nous disposons d’un pouvoir légitime. Le Donbass ne fait plus partie de l’Ukraine, que cela plaise aux autres ou non ». C’était sa conclusion.

Et vous faites bien de faire remarquer que le Donbass est essentiel pour l’Ukraine. La perte pour Kiev n’est pas immense, c’est une catastrophe. Car sans les industries du Donbass, l’Etat ukrainien n’est plus viable. C’est le Donbass qui remplissait les caisses de l’Etat ukrainien.

C’est également un coup porté aux oligarques mafieux qui sont la base du pouvoir de la junte de Kiev. La peur obsessionnelle de la clique au pouvoir à Kiev, c’est de voir le soulèvement populaire se répandre aux autres régions de l’Est et du Sud. Car la Novorossia, ce n’est pas que Donetsk ou Lougansk mais un projet qui concerne aussi sept autres républiques populaires jusqu’à la frontière roumaine, jusqu’à la Priednestrovié pro-russe.

Au Donbass comme en Crimée, ce sont des peuples qui contestent le Nouvel ordre mondial américain. Il n’y a que ceux qui ne comprennent pas le « monde russe » pour croire qu’il est possible de revenir en arrière. Le sang à coulé comme Kiev l’a voulu ! L’Ukraine est morte. C’était déjà ma conviction depuis le massacre fasciste d’Odessa. Kiev a perdu les cœurs dans le Donbass. Car les âmes ont toujours été russes et rien d’autres depuis que cette terre a été reconquise hier par l’Empire russe de la Grande Catherine.

Alors quel avenir ? Impossible de prédire. Bien heureux qui pourra prédire ce que vont donner les événements futurs. Ce qui est sûr, c’est que je ne crois pas en des négociations avec Kiev. Le parti de la guerre a gagné à Kiev. La CIA aux commandes, l’auto-intoxication de la junte et la folie semblent avoir emporté la partie à Kiev.

Lors de mes rencontres avec différents officiels de la République populaire de Donetsk, dont le Premier ministre de la DNR Aleksandr Zakhartchenko, élu président dimanche, j’ai toujours entendu que bien que donnant sa chance à la paix, la DNR comme la LNR ne croyaient pas que Kiev soit de bonne volonté. Ils attendent tous la nouvelle offensive générale de Kiev. Et se disent prêt ! Bien qu’en infériorité matérielle (Kiev a trois fois plus d’artillerie, une aviation et encore de nombreux blindés), ils ont confiance. Si la démoralisation est une plaie dans le camp d’en face, cela est totalement différent dans les rangs de l’Armée du Donbass. « Nous savons pourquoi nous nous battons. Pour notre terre ! Pour nos maisons ! Pour nos familles ! Pour nos camarades tombés face au fascisme ukrainien ! », affirment-ils tous…

LVdlR : Votre ONG EODE (Eurasian Observatory for Democracy & Elections) fait l’objet, suite à votre mission, d’une campagne d’attaques haineuses et diffamatoires dans les médias occidentaux. Pourquoi cet acharnement contre EODE ?

Fabrice Beaur : Tout simplement parce que notre ONG EODE défie l’OSCE, l’OTAN, l’UE et Kiev directement.

Auparavant le monitoring des élections était leur chasse gardée. Ils remettaient les bons et les mauvais points selon leur agenda politique. Et surtout choisissaient seuls de valider ou non une élection ou un référendum en y envoyant une mission ou pas. Combien d’élections où l’OSCE donnait le pourcentage des « fraudes » la veille de l’élection ! Combien de rapports de mission déjà disponibles avant même le déplacement des observateurs de l’OSCE !

EODE et ses partenaires, car nous sommes un réseau international d’ONG, apportent ce qu’ils entendent refuser : la présence d’une mission internationale de monitoring qui valide, selon les propres critères de l’OSCE et sa méthodologie, une élection.

Pour cette mission au Donbass, on a déjà publié contre nous des dizaines d’articles diffamatoires et haineux, plein de mensonges. Nous en avions eu plus de 1800 en mars contre la mission internationale de monitoring du référendum en Crimée et à Sébastopol que nous avions organisée alors. Ce sont toujours les mêmes qui nous attaquent : des offices barbouzardes, les médias de l’OTAN, les réseaux Soros ou encore BHL et le journal du fils de l’oligarque Khodorkovski.

Les média-mensonges sont grossiers et repris sans contrôle par les médias de l’OTAN. Le plus flagrant est de traiter notre administrateur-général Luc Michel de « néonazi ». La fameuse reductio ad hitlerium qui est au parlementarisme occidental, le même qui soutient les néofascistes à Kiev et à Moscou. Le souci est que Luc Michel est le fondateur du Réseau antifasciste EUROPÄISCHER WIDERSTAND (Résistance européenne), au palmarès impressionnant en Belgique depuis vingt ans, où il a brisé les reins à l’extrême-droite francophone. Moi-même je suis aussi taxé de « néofasciste » (resic) alors qu’en 1998 je présentais une liste à Toulon à une élection partielle à l’intitulé sans équivoque : « PCN. Les jeunes contre Le Pen et pour l’interdiction du FN ». Curieux « néofascistes » qui n’ont aucune leçon à recevoir des antifascistes de salon au service des Etats et des services français et belges…

En plus des mensonges, des diffamations et des insultes qui révèlent le manque d’argument politique de ces gens-là, nous avons aussi eu le droit cette fois-ci à une avalanche de haine et de menaces.

Mais cela ne nous fera pas reculer. Tout au contraire. EODE entend bien participer à l’élaboration d’un monde multipolaire où les peuples pourront décider librement de leur destin politique sans interférences extérieures.

Nous sommes l’anti-OSCE et nous en sommes fiers. La prétention et l’arrogance des organismes de monitoring occidentaux qui entendent s’arroger le monopole de l’observation électorale est inacceptable et intolérable. Nous entendons bien aller partout en Eurasie et en Afrique (EODE a un réseau panafricain EODE AFRICA et a par exemple monitoré les sénatoriales 2013 au Cameroun) pour mener nos missions de monitoring électoral et d’expertise dans le cadre légal et le respect des Etats.

http://french.ruvr.ru/2014_11_13/Elections-a-Novorossia-Entretien-avec-Fabrice-Beaur-observateur-francais-Partie-2-3795/

Mikhail Gamandiy-Egorov

 

Elections législatives à Novorossia : l’indépendance est une réalité

Elections législatives à Novorossia : l’indépendance est une réalité

Les élites politiques et médiatiques occidentales se doivent de comprendre plusieurs choses. La première, c’est que la volonté populaire ne peut pas être stoppée, et ce par qui que ce soit. La seconde, c’est que chaque peuple est souverain de son avenir. Les élections législatives dans les Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk ont été conformes à toutes les normes d’élections démocratiques. Que l’Occident politique refuse d’accepter la nouvelle donne en poursuivant son soutien actif à la junte néo-fasciste kiévienne, c’est son choix, qui ne fera que le discréditer encore plus. Novorossia, elle, est une réalité que tous devront de toute manière accepter.

A Donetsk, le Premier ministre en exercice de la République populaire de Donetsk, Alexandre Zakhartchenko, a remporté les élections en obtenant plus de 70% des voix. La Commission électorale centrale (CEC) a annoncé, après avoir traité 100% des procès-verbaux, que 765 340 personnes lui avaient donné leur voix. La deuxième place revient au vice-président du parlement de Novorossia Alexandre Koffman, ayant obtenu 111 000 voix. 1,012 million de personnes ont pris part au scrutin. Le mouvement d’Alexandre Zakhartchenko, « La République de Donetsk », a obtenu plus de 60% des voix pour les mandats de députés du parlement de la république. A Lougansk, l’actuel chef de la République populaire de Lougansk, Igor Plotnitski, obtient lui 63,8% des suffrages. Son mouvement « La paix à Lougansk »a reçu 69,42% des voix.

Le taux de participation aux élections législatives dans le Donbass a dépassé les 70% et ce malgré toutes les tentatives des groupes extrémistes envoyés par Kiev de saboter ces élections. Cela n’a pas non plus empêché de très nombreuses personnes de faire de longs voyages, parfois de plus de 500 km, pour venir et faire entendre leur voix quant au futur de leur Etat, l’Etat de Novorossia. Grand nombre de personnes sont également venus des villes de Slaviansk et Kramatorsk, pour le moment occupées par les forces putschistes kiéviennes, afin de prendre part au vote et également soutenir le projet de Novorossia. De longues files d’attente étaient par ailleurs observées dans différents bureaux de vote. Une mobilisation donc sans précédent de la part de cette population qui n’a pas cédé aux menaces des néo-fascistes de Kiev pour venir voter afin de choisir son avenir et celui de ses enfants.

Des observateurs internationaux étaient également présents, venus de France, de Serbie, de République tchèque, de Grèce, de Russie, d’Abkhazie, d’Ossétie du Sud et même des Etats-Unis. Les observateurs ont exprimé leur satisfaction quant au déroulement du scrutin, d’importantes violations n’ont pas été observées et tous ont particulièrement noté le taux de participation très élevé de la part des électeurs. Ce taux ne peut par ailleurs qu’expliquer qu’une seule chose : la population de Novorossia prend très activement part au choix de son futur. N’est-ce pas cela le sens même de la démocratie (clin d’œil aux technocrates bruxellois) ?

Quant à la Russie, Moscou estime que les élections à Novorossia se sont déroulées d’une manière légitime. La Russie reconnait ces élections et respecte la volonté des habitants des Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk. C’est ce qu’indique la déclaration du ministère des Affaires étrangères de Russie. En outre, la déclaration souligne que les élections ont été bien organisées et ont eu lieu avec un taux de participation élevé.

Pour revenir à Novorossia, à Donetsk comme à Lougansk, le message était clair : le Donbass ne fait plus partie de l’Ukraine et n’en fera plus jamais partie. « Les élections dans la République populaire de Donetsk ont définitivement consacré la séparation du Donbass de l’Ukraine », a déclaré ce lundi le chef de la Commission électorale centrale (CEC) Roman Liaguine lors d’un point de presse à Donetsk. « Les élections se sont déroulées légitimement et sans aucun incident capable d’en influencer les résultats. Actuellement, nous disposons d’un pouvoir légitime. Le Donbass ne fait plus partie de l’Ukraine, n’en déplaise à certains », a également poursuivi Liaguine.

Même note d’optimisme de la part du chef de la République populaire de Lougansk qui en répondant aujourd’hui à la question de la reconnaissance internationale de ces élections, a été lui aussi plus que clair : « Nous attendons la reconnaissance de la Russie. C’est l’essentiel. Plus de 80% de notre économie est orientée vers la Fédération de Russie. Et nous pouvons proposer beaucoup plus encore ». Par rapport aux relations avec Kiev, Plotniski a affirmé qu’il était prêt au dialogue : « En tant que deux Etats voisins, il serait stupide de vivre constamment en état de guerre. Par ailleurs, s’ils finissent par s’excuser et se repentir pour leurs exactions commises à l’encontre de notre population, alors nous pourrons peut-être les pardonner, avec le temps ». Par rapport à la « position » des pays occidentaux, Igor Plotniski a rappelé à juste titre le sens même de la démocratie et du choix démocratique. « Les pays occidentaux nous envient compte tenu de la mobilisation de notre population lors de ces élections. Ils n’ont pas vu cela chez eux et il est peu probable qu’ils le verront un jour, lorsque des personnes sont prêtes à attendre parfois cinq heures dans le froid pour pouvoir exprimer leur volonté. Les gens savent pourquoi ils votent », a-t-il conclu. Quant à l’absence de reconnaissance de la part des élites occidentales, il ne pouvait certainement pas mieux dire : « S’ils ne nous reconnaissent pas, cela ne nous empêchera pas d’exister et d’aller de l’avant, bien au contraire. La reconnaissance ou non, cela est leur problème. D’autant plus que nous avons beaucoup de sympathie et de soutien de la part des populations d’Europe et d’ailleurs ».

Effectivement, Novorossia a fait une fois de plus son choix légitime. Le choix de la liberté et de l’indépendance. Compte tenu de la mobilisation, la population du Donbass a prouvé une fois encore qu’elle se reconnaissait totalement dans le projet de Novorossia et non pas dans l’Etat ukrainien. Et qu’elle était prête si nécessaire à tout moment pour défendre de nouveau son indépendance. C’est cela la nouvelle réalité. Vous pouvez bombarder, tuer, massacrer, mentir sans arrêt via vos instruments du mainstream, mais vous ne pourrez jamais casser la volonté d’un peuple digne et fier à arracher la vie qu’il désire. Certains refusent encore d’accepter la réalité du nouveau monde multipolaire. Mais ils devront malgré tout comprendre une chose : que ce monde multipolaire détruira peu à peu les restes du diktat criminel, néocolonial et mafieux des instigateurs de l’unipolarité. A ce titre, Novorossia constitue une étape clé pour la libération de la partie martyrisée de l’humanité. Il en sera ainsi !

http://french.ruvr.ru/2014_11_04/Elections-legislatives-a-Novorossia-l-independance-est-une-realite-8136/

Mikhail Gamandiy-Egorov

 

Actualités BRICS : Dilma Rousseff réélue présidente du Brésil

Actualités BRICS : Dilma Rousseff réélue présidente du Brésil

Dilma Rousseff a remporté l’élection présidentielle brésilienne, avec 51,64% des voix au second tour. Une victoire qui confirme donc les différents sondages qui l’annonçaient vainqueur.

Cette victoire confirme par ailleurs plusieurs choses. D’une part que malgré les défis existants aujourd’hui au Brésil et les plus ou moins récentes tentatives de déstabilisation extérieure, Dilma Rousseff, ancienne guérillera ayant ardemment combattu la dictature pro-CIA dans son pays, dispose à l’heure actuelle du soutien de la majorité de la population brésilienne. Une population qui lui fait confiance. D’autre part, il s’agit d’une nouvelle victoire pour tout le bloc des pays latino-américains, aujourd’hui unis plus que jamais et qui représentent un ensemble à part entière dans le monde multipolaire, devenu réalité. Et malgré tous les désirs des spécialistes des révolutions de « couleur », qu’ils soient de la CIA, du département d’Etat étasunien ou des pseudos instituts de « bonne volonté » made in USA implantés aux quatre coins de la planète, y compris bien évidemment au Brésil, le peuple souverain brésilien n’a pas fléchi et a fait son choix. Celui de la continuité aussi bien sur le plan intérieur qu’extérieur.

C’est aussi et bien évidemment une très bonne nouvelle pour toute l’alliance des BRICS, qui se renforce et s’impose de jour en jour. A ce titre, tous les autres leaders des nations BRICS n’ont pas manqué de féliciter Dilma Rousseff pour sa réélection : Vladimir Poutine, Xi Jinping, Narendra Modi et Jacob Zuma se sont unanimement réjouis quant au choix du peuple du Brésil.

« Les résultats de l’élection présidentielle brésilienne montrent clairement que les électeurs du Brésil soutiennent la politique de développement socio-économique et la promotion de la position internationale de leur pays »,c’est ce que déclare le communiqué du Kremlin. Même note d’enthousiasme de la part du leadership chinois, déterminé à promouvoir davantage encore les relations entre la Chine et le Brésil, et plus globalement avec les Etats sud-américains : « Nous avons décidé à l’unanimité d’approfondir la coopération amicale et mutuellement avantageuse entre la Chine et le Brésil dans des domaines variés, et de promouvoir conjointement le développement de l’ordre mondial vers une direction plus impartiale et plus rationnelle »,affirme le leader chinois.

En ajoutant : « J’attache une grande importance au développement des relations sino-brésiliennes et je suis prêt à faire des efforts concertés avec vous, afin d’œuvrer pour un développement durable et rapide du partenariat stratégique entre la Chine et le Brésil ».En parlant des relations sino-brésiliennes, il est à noter que l’Empire du Milieu est désormais le principal partenaire commercial du leader latino-américain. Les leaders indien et sud-africain étaient eux-aussi ravis de la victoire de leur collègue, d’autant plus que leurs relations bilatérales se développement eux aussi à un rythme bien élevé.

Les relations avec les Occidentaux et surtout les USA se sont au contraire nettement détériorées, surtout après les révélations d’Edward Snowden concernant l’espionnage par l’administration Obama de la présidente brésilienne. Un scandale qui a détérioré des relations déjà difficiles. A noter tout de même, que l’adversaire de Dilma Rousseff au second tour, Aécio Neves, avait déclaré à la veille de l’élection qu’en matière de politique extérieure, il se concentrerait davantage sur l’amélioration et le renforcement des relations avec les Etats-Unis.

Mais rien n’y fait, vraisemblablement le Brésil poursuivra l’intégration et l’alliance stratégique avec les autres nations BRICS. Car et il faut s’en rappeler que malgré toutes les tentatives étasuniennes de saper les alliances qui leur sont hostiles ou qui remettent ouvertement en cause leur volonté d’hégémonie sur l’humanité, la volonté populaire de chaque nation et le libre choix de son avenir, sont effectivement des instruments capables de stopper les forces ennemies. Malheureusement, les provocations des forces obscures ne stopperont pas. Il faut le savoir et se tenir prêts à répondre aux défis qui nous sont constamment lancés. On connait tous le résultat de la politique étasunienne en Afghanistan et en Libye. On voit également aujourd’hui les « fruits » de leur politique antihumaine en Syrie, de même qu’en Irak qui n’arrive toujours pas à sortir du chaos dans lequel il a été plongé depuis de longues années, par les mêmes « bienfaisants » auto-déclarés. Les USA ont soutenu et continuent encore, bien que moins ouvertement, de soutenir des extrémistes barbares qui opèrent dans ces deux pays, deux grandes civilisations mondiales. Cette même politique étasunienne des soi-disant « valeurs démocratiques », ou plutôt du chaos plus ou moins contrôlé, a mis fin à l’Etat ukrainien en soutenant d’autres extrémistes ayant semé la haine à l’encontre d’autres Ukrainiens.

L’Amérique latine, elle, malgré toutes les tentatives néfastes et externes de mettre fin à sa politique indépendante et souveraine, tient bon et résiste. Que ce soit Cuba, le Venezuela, la Bolivie, l’Argentine, l’Equateur, le Chili, le Pérou, et bien sûr le Brésil, toutes ces nations, à la différence de quelques rares exceptions régionales, ont prouvé qu’ils n’accepteront pas de redevenir l’arrière-cour des USA. L’intégration latino-américaine poursuivra sa route, à l’instar et cela nous concerne directement, de l’intégration eurasiatique. Quant aux BRICS et à l’Organisation de coopération de Shanghai, ils continueront de se renforcer encore davantage et de s’imposer sur la scène mondiale, pour que les forces obscures du monde unipolaire dépassé, deviennent définitivement du passé.

http://french.ruvr.ru/2014_10_29/Actualites-BRICS-Dilma-Rousseff-reelue-presidente-du-Bresil-6928/

Mikhail Gamandiy-Egorov

 

Crimes néonazis ukrainiens : Que fera la CPI, ou à quand un nouveau Nuremberg ?

Crimes néonazis ukrainiens : Que fera la CPI, ou à quand un nouveau Nuremberg ?

Plusieurs fosses communes viennent d’être découvertes dans le village de Kommounar, dans la région de Donetsk, qui était encore tout récemment sous contrôle des néofascistes ukrainiens.

Dans ces fosses communes plusieurs cadavres, principalement des femmes, disparues il y a plusieurs semaines. Elles ont été torturées, violées puis fusillées. L’une de ces victimes était enceinte (8ème mois de grossesse). Elle a été assassinée les mains attachées, avec son bébé qui n’a pas eu la chance de découvrir le monde. Les enquêteurs de l’OSCE se trouvent sur place. Des questions simples se posent : que fera la CPI ? Quelles actions entreprendra la justice dite internationale ?

Eh bien, très difficile à dire. Des crimes pourtant évidents mais malheureusement connaissant la politisation des institutions internationales de justice, il y a vraiment de quoi être perplexe. Des institutions telles que la CPI sont devenues depuis longtemps des organisations pratiquement de non-droit, dont la seule « mission » est de juger les leaders qui n’arrangent pas les intérêts néocoloniaux occidentaux. Les procès du président légitime de la Côte d’Ivoire Laurent Gbagbo, dont le seul méfait était de s’être opposé au néocolonialisme et d’avoir ardemment défendu la souveraineté de son pays, ainsi que de son ministre de la Jeunesse Charles Blé Goudé, constituent les principaux exemples récents.

Pour revenir aux macabres découvertes du village de Kommounar, et pendant que les enquêteurs de l’OSCE établissent les faits de ces crimes barbares, les représentants de Novorossia, eux, recherchent les familles et les proches des victimes. Après les crimes contre l’humanité commis dans la ville d’Odessa, lorsque les activistes antifascistes et les partisans de la fédéralisation de l’Ukraine ont été brûlés vifs par les néonazis et les ultra-nationalistes ukrainiens soutenus par l’Occident politique, on découvre maintenant ces nouvelles atrocités. Le ministère russe des Affaires étrangères réclame immédiatement une ferme condamnation de la part de toutes les structures de justice internationale.

En parlant de la CPI qui préfère juger les Serbes et les leaders africains refusant le diktat occidental pour leurs nations, si elle n’agit pas dans cette situation concrète, alors il est grand temps de tourner définitivement sa page. Plusieurs spécialistes russes dans le domaine du droit international, y compris des députés de la Douma (chambre basse du Parlement de Russie), de même qu’un grand nombre de leurs collègues étrangers qui ont depuis longtemps insisté sur la nécessité urgente de réformer en intégralité cet organisme, parlent désormais ouvertement de la possibilité de créer une nouvelle structure, dans l’idéal un équivalent du Tribunal de Nuremberg ayant jugé les principaux criminels nazis, juste après la fin de la Seconde guerre mondiale. En effet, il serait plus que logique que les héritiers du nazisme soient jugés de la même manière et dans le même format que leurs idoles en 1945-1946.

Les organismes tels que la Cour pénale internationale (CPI), tout comme le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), représentent ouvertement les intérêts néocoloniaux et criminels des élites occidentales. Cela a été discuté et rediscuté tellement de fois. Quant au reste de l’humanité, ou plutôt sa très grande majorité, il reste soit à se conformer aux systèmes de « justice » déjà préétablis, créés par ceux pour qui l’humanité se limite en exclusivité à eux-mêmes, le reste se trouvant vraisemblablement en dehors de ce cadre-là (y compris la majorité de leurs propres citoyens). Soit à créer un nouveau système de justice internationale, d’autant plus que notre monde multipolaire se renforce de jour en jour.

Quant à la CPI déjà tellement discréditée, osera-t-elle hausser le ton face aux responsables des crimes totalement inhumains et barbares du néonazisme ukrainien ? Ou confirmera-t-elle une fois encore sa servitude face aux intérêts qui créent justement les monstres de l’extrémisme, les Frankenstein des temps modernes, à différents endroits de notre planète ? Des talibans et salafistes de l’EIIL exécutant aujourd’hui de façon barbare les musulmans pratiquant un islam traditionnel, ainsi que les simples citoyens des pays dont les gouvernements ont créé ces monstres, jusqu’aux nouveaux fascistes de l’Ukraine pro-étasunienne, ayant lancé un génocide à l’encontre de leurs compatriotes antifascistes et abattu un avion civil avec près de 300 personnes à son bord. Fort heureusement, ces néofascistes ukrainiens ont été stoppés par le courage des habitants et des résistants de Novorossia. En tout cas, pour le moment.

L’avenir très proche nous dira ce qu’il en sera. Ce qui est certain, c’est que d’une manière ou d’une autre, les responsables des crimes en question vont devoir en répondre. Et cela, ils le savent parfaitement, de même que leurs mentors outre-Atlantique et bruxellois.

http://french.ruvr.ru/2014_09_26/Crimes-neonazis-ukrainiens-Que-fera-la-CPI-ou-a-quand-un-nouveau-Nuremberg-9917/

Mikhail Gamandiy-Egorov

 

L’Europe bruxelloise contre la liberté d’expression ?

L’Europe bruxelloise contre la liberté d’expression ?

Une nouvelle qui fait pratiquement figure de bombe. Plusieurs politiciens de l’Union européenne insistent sur la « nécessité » d’interdire l’accès de l’Europe bruxelloise aux journalistes russes. Aveu de faiblesse, propagande du mainstream en panne ou simplement énième tentative de lutter contre la vérité et la liberté d’expression ?

C’est bien connu, le mainstream occidental a dominé l’espace médiatique international durant de longues années. A un certain moment, on en est même arrivé à la situation dans laquelle des faits étaient totalement déformés du début à la fin, dans le simple but de justifier des interventions criminelles et néocoloniales, et de contrôler ainsi l’opinion publique aussi bien occidentale que mondiale, permettant de commettre en toute impunité les crimes en question. Mais les temps changent. Le développement des nouvelles technologies, et notamment d’Internet, a permis l’apparition d’un nombre conséquent de médias alternatifs, y compris au sein même des Etats occidentaux. Cette révolution a notamment ouvert la voie à une diversification massive des sources d’information, ce qui au final permet à ceux qui le souhaitent de prendre note des informations issues de ces différentes sources, d’analyser les informations reçues et de se créer sa propre opinion, quel que soit le thème traité. Chose vraisemblablement à laquelle le mainstream n’était aucunement prêt.

Peu étonnant donc que certaines voix s’élèvent au sein de l’Occident politique et médiatique pour tenter de contrer ces nouvelles sources informationnelles à l’heure où leurs médias vivent une véritable crise de confiance de la part de leurs propres concitoyens, sans parler même de leur influence en chute libre au niveau global. Le premier journaliste russe ayant été visé par les sanctions occidentales est le célèbre présentateur TV et directeur général de l’Agence d’information internationale Rossiya Segodnya, Dmitri Kisselev, devenant par la même occasion le premier journaliste au monde à faire officiellement objet de sanctions politiques de la part de ceux qui crient chaque jour qui passe que la liberté d’expression est un droit inébranlable.

La junte kiévienne, le nouvel allié occidental, responsable par ailleurs de la mort de plusieurs journalistes russes comme étrangers, a de son côté déjà établi sa propre liste de journalistes russes et étrangers travaillant pour les médias de Russie et n’entrant pas dans le cadre du mainstream, qui sont désormais interdits d’accès sur le territoire ukrainien. Des choses à cacher ? Peur de la vérité ? Quoiqu’il en soit, le représentant de l’agence d’information ukrainienne UNIAN appartenant au sinistre oligarque israélo-ukrainien Igor Kolomoïsky, ce dernier étant parallèlement le principal sponsor local de l’expédition punitive des troupes néofascistes contre les habitants de Novorossia, lui se balade tranquillement à Moscou et se permet même de temps à autre, de raconter ses inepties lors de débats radio-télévisés russes, auxquels il est parfois invité. Pareil pour ses collègues travaillant en Russie pour les médias du mainstream et les agences de presse occidentales.

Et aujourd’hui, cette « nouvelle » Ukraine demande officiellement à ses alliés bruxellois de fermer l’accès aux pays de l’UE à plus de 300 journalistes russes. Et d’après plusieurs sources, certains eurodéputés sont déjà prêts à soutenir cette « initiative ». Que l’Ukraine fascisante adopte une telle attitude n’est aucunement surprenant. Tout gouvernement qui adopte l’idéologie néofasciste comme modèle de développement utilise des méthodes qui sont propres à un tel régime. Mais si l’Europe bruxelloise, qui aime tellement donner des leçons en termes de démocratie, de droits de l’homme et de liberté d’expression, et ce aux quatre coins du monde, irait à faire de même, ce serait tout simplement un signal plus que clair à toute l’humanité que ceux qui se présentent en maîtres absolus de la liberté d’expression, seraient trop loin des idéaux qu’ils désirent « inspirer » au monde. Autre fait surprenant, même en pleine guerre froide, il n’était pas question de sanctionner des journalistes de part et d’autre. D’ailleurs, plusieurs journalistes et correspondants soviétiques ayant travaillé dans les pays occidentaux à cette période, affirment n’avoir jamais eu à faire face à de telles mesures, mêmes éventuelles.

Visiblement au XXIème siècle, cela est devenu d’actualité. Reste à penser que les leaders bruxellois n’iront pas encore plus dans le ridicule en copiant leurs « nouveaux amis » néofascistes. Le faire reviendrait à définitivement ouvrir les yeux à leurs propres citoyens, pour certains encore hésitants, que la vérité est bien ailleurs qu’au sein de l’Occident médiatique. Quant aux autres médias, russes et pas seulement, n’entrant pas dans cette logique du mainstream et connaissant une popularité montante sans précédent, leur influence ne ferait alors que s’accroitre encore plus rapidement pour devenir de véritables références en matière de réinformation. Et c’est peut-être pour la première depuis bien longtemps que l’Occident politique et médiatique serait en train de perdre la guerre d’information qu’il mène sans relâche contre ceux qui ne se soumettent pas à son diktat. Réalité du monde multipolaire oblige.

http://french.ruvr.ru/2014_09_22/L-Europe-bruxelloise-contre-la-liberte-d-expression-4085/

Mikhail Gamandiy-Egorov