Archives du mot-clé conférence de presse

Le Burundi ou le courage de tout un pays

Edouard Bizimana. Archive photo

Dans un monde où la multipolarité s’impose de jour en jour, il ne faut pas forcément être grand ou puissant pour assumer pleinement sa souveraineté et défendre ses intérêts nationaux.

Une conférence de presse a été organisée à Moscou par l’ambassade du Burundi en Russie. A ce titre l’ambassadeur burundais, Dr. Edouard Bizimana, a fait un exposé de la situation au Burundi, des pressions occidentales auxquelles fait face le pays, des éclairages politisés émanant des médias du mainstream occidental, de l’initiative de quitter la Cour pénale internationale (CPI) et des soutiens extérieurs.

Tout d’abord M. Bizimana a rappelé les raisons invoquées par certaines forces, intérieures comme extérieures, pour créer la déstabilisation dans le pays dans le cadre de la dernière élection présidentielle. Et avait expliqué les positions du gouvernement burundais. Il a également noté que les attaques armées contre les forces de l’ordre ne pouvaient plus être caractérisées comme étant des « manifestations pacifiques », ce sur quoi insistaient les élites occidentales, politiques comme médiatiques. En passant, cela ne vous rappelle rien? La Syrie? L’Ukraine? Le Venezuela? Comme quoi, les méthodes de « certains » restent les mêmes un peu partout.

Malgré les défis lancés à la nation burundaise et les grandes pressions extérieures, la situation a réussi à se stabiliser. Le pays a aujourd’hui retrouvé une vie normale. D’ailleurs un fait notoire qui a été rappelé par l’ambassadeur du Burundi: celui qu’aucune ambassade étrangère n’avait fermé ses portes à Bujumbura, y compris durant la période annoncée comme « critique » dans les médias occidentaux. M. Bizimana a aussi rappelé que les pays occidentaux avaient adopté la mauvaise approche dès le départ et devraient à ce titre revoir leur politique envers le Burundi. Une politique qui selon l’ambassadeur reste la recherche de la domination de la vie politique du pays et l’exploitation de ses ressources. Ce à quoi s’oppose radicalement le leadership de la République du Burundi.

L’ambassadeur burundais n’a pas manqué d’évoquer aussi la récente annonce du Burundi de quitter la Cour pénale internationale, décision largement soutenue par le parlement du pays, faisant du Burundi le premier pays africain à avoir officiellement annoncé son retrait de cette institution, accusée par de nombreux Africains et observateurs étrangers d’être une cour servant les intérêts néocolonialistes. Une décision pour rappel presque immédiatement suivie par l’Afrique du Sud, leader du continent africain ayant déjà rempli tout le protocole de retrait de la CPI, puis par la Gambie. A notre question posée à Dr. Bizimana afin d’avoir son opinion si ce processus de retrait de la CPI par les Etats africains serait global au niveau continental, y compris au niveau des pays francophones, l’ambassadeur s’est dit optimiste et croit effectivement à un retrait généralisé des pays africains de cette institution, à la réputation fortement négative.

Le représentant de la mission diplomatique burundaise en Russie n’a pas manqué de remercier les pays ayant soutenu le Burundi dans la défense de sa souveraineté nationale et ce malgré les fortes pressions exercées, aussi bien au niveau africain qu’externe. En l’occurrence la République démocratique du Congo, pays voisin du Burundi et avec lequel la coopération n’a jamais cessé, à la différence du Rwanda, autre voisin qui lui est accusé d’avoir participé aux tentatives de déstabilisation. En outre, la Russie et d’autres pays amis du Burundi ont été remerciés pour leur soutien international, y compris au niveau du Conseil de sécurité de l’ONU. L’ambassadeur a d’ailleurs rappelé que la Russie et le Burundi traversent actuellement un moment important de leurs relations bilatérales, aussi bien au niveau politique qu’économique. En parlant d’économie, des investisseurs russes s’intéressent à investir au Burundi, certains s’y sont déjà implantés.

Comme quoi et une fois de plus, le temps est plus que jamais au changement. Si les élites occidentales ont toujours du mal à se débarrasser de leur mentalité d’imposer un diktat dans ce qu’ils considèrent encore comme leur « pré-carré », l’exemple du Burundi, pays d’un petit plus de 10 millions d’habitants, confirme à lui seul que l’heure est plus que jamais à la souveraineté et à la dignité, dans un cadre multipolaire. Chaque nation, quelle qu’elle soit, est libre de choisir la politique à adopter pour son développement, de même que dans le choix de ses partenaires. Si l’Occident politique a encore beaucoup de mal sur ce sujet, il devra néanmoins se rendre rapidement à l’évidence, au risque de perdre tous ses intérêts en Afrique sur le long-terme. L’Afrique digne se réveille. Le processus enclenché par le Burundi, l’Afrique du Sud et la Gambie vis-à-vis de la CPI ne fait que le confirmer. D’autres suivront sous peu. Quant aux puissances non-occidentales comme la Russie et la Chine, ou encore l’Iran, ils soutiendront certainement à leur niveau aussi ce processus qui ne compte nullement s’arrêter.

https://fr.sputniknews.com/points_de_vue/201611091028605831-burundi/

https://fr.sputniknews.com/authors/mikhail_gamandiy_egorov/

 

Publicités

Monde multipolaire contre vents et marées

Conférence de presse du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s’est exprimé lors d’une conférence de presse mardi et a notamment répondu aux questions des journalistes, russes comme étrangers.

Les thèmes mentionnés étaient variés. Une attention particulière a été évidemment accordée à la Syrie, Sergueï Lavrov n’ayant pas manqué de rappeler que les actions des Forces aérospatiales russes ont permis d’inverser la situation dans le pays. « Suite à cela, le tableau de ce qui se passe dans le pays est devenu beaucoup plus clair, permettant de voir qui lutte contre les djihadistes, qui les soutient et qui essaie de les utiliser pour atteindre ses objectifs unilatéraux et égoïstes ».

En effet, depuis la participation de l’aviation militaire russe dans la campagne antiterroriste en Syrie, tout le monde a pu noter une intensification pratiquement immédiate de la « lutte » côté coalition étasunienne, ou du moins une tentative de montrer des résultats. Car il est vrai qu’après maintenant un an et demi de « campagne anti-terroriste », la coalition occidentalo-golfiste dirigée par les USA est bien loin des résultats de la coalition Syrie-Russie-Iran-Hezbollah (sans oublier l’Irak qui coordonne activement la lutte avec la dernière), obtenus en un temps bien moins important. D’autre part, ce n’est plus Daech qui avance mais bien l’armée syrienne, et ce sur plusieurs axes du territoire de Syrie. Les terroristes sont forcés de reculer. A certains endroits la débandade est telle qu’ils sont forcés d’utiliser les civils comme boucliers humains. D’autre part, et cela est également un résultat direct de la participation russe, les revenus de Daech issus de la vente illicite de pétrole volé ont été divisés par plus de deux, et continuent de diminuer, forçant les extrémistes takfiristes non invités en Syrie à voir fondre leurs propres revenus journaliers. Côte occidental, il n’est plus fait mention d’un départ du président syrien Bachar el-Assad comme condition obligatoire à tout processus politique, ou en tout cas beaucoup moins ardemment.

Lors de la conférence il a été également fait mention de la Corée du Nord, des relations de la Russie avec la Chine, la Turquie, la Bulgarie, la Grande-Bretagne et les USA (et plus globalement avec l’Occident), le Japon et la liste n’est pas exhaustive… Les journalistes internationaux voulaient avoir l’avis du chef de la diplomatie russe sur pratiquement toutes les questions de l’actualité internationale, ou du moins liées aux relations bilatérales de leurs pays avec la Russie. Assez étonnant pour une « puissance régionale », notion que certains tentent encore d’utiliser lorsqu’ils font mention de la Russie. Non… La Russie est bien une puissance globale et personne ne pourra désormais dire le contraire. En parlant des relations avec l’Occident, le ministre Lavrov a souligné un point fort important: la Russie est ouverte aux relations d’égal à égal avec le monde entier, dont bien sûr les pays occidentaux, mais la Russie ne va pas dépendre des caprices de l’Occident… 

En parlant de caprices, il fallait voir et entendre la question de la correspondante du quotidien espagnol El Pais, qui n’a pas manqué d’humour (bien qu’étant vraisemblablement stressée par la tournure de la conférence) en demandant au ministre russe quand la Russie rendrait la Crimée à l’Ukraine… Sergueï Lavrov, dans le style qui lui est propre, n’est pas lui aussi passé aux émotions, se contentant juste de rappeler que la Crimée fait partie intégrante de la Fédération de Russie à tous les niveaux et que pour s’en rendre compte il faudrait y faire tour, comme l’ont d’ailleurs fait et font plusieurs hommes politiques européens. On peut bien sûr comprendre le ton hautain néocolonial de certains représentants de l’Espagne, pays qui possède jusqu’à aujourd’hui des colonies sur le continent africain, plus précisément en terre marocaine: Ceuta et Melilla (sans oublier les Iles Canaries) et le stress subi par Madrid à l’idée de perdre à terme la Catalogne, le poumon économique du pays, mais faut-il quand même garder un minimum de sérieux. Probablement difficile lorsqu’on a encore des tendances coloniales.

Marie-Christine Dalloz
© AFP 2016 JACQUES DEMARTHON
En tout cas, pour revenir au thème du monde multipolaire dont Sergueï Lavrov a fait également mention aujourd’hui encore, est qu’il est bien une réalité malgré les défis qui lui sont lancés par les restes de l’unipolarité. Nous nous trouvons effectivement dans une période de transition, lorsque les partisans du monde unipolaire et néocolonial veulent à tout prix mettre des obstacles au monde multipolaire, récemment devenu réalité et soutenu par la majorité de l’humanité. 

Et à ce sujet, j’aimerai partager une réflexion personnelle du jour:

Le monde multipolaire c’est un peu comme une course de 100 mètres. On peut la courir avec ou sans haies.

Supposons que le monde multipolaire c’est nous (tous ses partisans), le coureur. Quant aux haies, ce sont les obstacles que les élites occidentales placent sur notre chemin.

Mais du moment que le coureur est un bon professionnel et qu’il sait ce qu’il fait, même en ayant des haies en face de lui, il finira la course. Certes, ce ne sera pas aussi rapide que si la piste était sans haies, mais il y arrivera quand même.

La victoire sera à nous!

 

http://fr.sputniknews.com/points_de_vue/20160127/1021248721/lavrov-russie-conference-presse.html

Mikhail Gamandiy-Egorov

Grande conférence de presse de Poutine : les principaux points

Grande conférence de presse de Poutine : les principaux points

La grande conférence de presse du président russe a été digne des attentes. Il a parlé et répondu aux principales questions de l’actualité nationale et internationale.

Il n’a pas non plus manqué de répondre clairement aux journalistes du mainstream médiatique occidental, dont la BBC, ainsi qu’en donnant la parole au représentant à Moscou du sinistre oligarque israélo-ukrainien, Igor Kolomoïsky, qui a pu lui aussi poser sa « question » à Poutine. Confirmant une fois encore que la Russie est un pays démocratique n’ayant nullement peur de répondre à toute sorte de question, y compris les plus obscènes.

Les élites occidentales sont hypocrites, c’est un fait connu et reconnu. Que ce soit au niveau politique ou médiatique. Néanmoins, en Russie on est capable de discuter franchement de tous les problèmes existants, à la grande différence des pays occidentaux où ce genre de format est pratiquement inimaginable. Quant à la « nouvelle » Ukraine, ayant « choisi la voie des valeurs démocratiques occidentales », cela est tout simplement impossible. Passons aux faits.

En ce qui concerne l’aspect économique, Poutine n’a évité aucune question. Les principaux points étant les suivants : malgré toutes les mauvaises langues, l’excédent budgétaire fédéral sera de 1,9% du PIB pour l’année 2014, c’est-à-dire que les recettes dépasseront les dépenses de 1200 milliards de roubles. D’autre part et à un moment où le cours du rouble s’est sensiblement affaibli, Poutine s’est voulu rassurant : « J’estime que la Banque centrale et le gouvernement prennent des mesures adéquates dans la situation actuelle. Il y a des questions à poser aussi bien au gouvernement qu’à la Banque centrale en ce qui concerne la qualité des mesures adoptées, mais, en général, leurs actions sont absolument adéquates et vont dans une bonne direction », a-t-il déclaré.

Il a en outre ajouté que l’économie russe poursuivrait sa croissance, et ce malgré tous les obstacles possibles : « L’économie russe sortira de la situation actuelle. Même dans les conditions les plus défavorables je pense que cela prendra un an ou deux. Mais je tiens à répéter une fois de plus que la croissance est inévitable ». Il n’a d’ailleurs pas exclu que les méthodes utilisées lors de la crise de 2008 seraient utilisées dans la situation actuelle, tout en notant que dans le domaine du social, l’Etat russe ferait tout le nécessaire pour sauvegarder ses obligations : « Nous allons nous servir des méthodes que nous avons utilisées avec succès en 2008. Il nous faudra aussi se concentrer sur l’aide à ceux qui sont effectivement nécessiteux et sauvegarder nos objectifs pour ce qui est des questions sociales, dont les pensions de retraite, les salaires dans le public, etc. ». A noter aussi la dynamique positive en ce qui concerne la natalité russe. L’accroissement naturel a été de 37 100 individus en dix mois de l’année. Les décès étant en baisse alors que le nombre de naissances progresse, a également fait valoir le président en insistant sur la nécessité de préserver et de développer cette dynamique.

En ce qui concerne les affaires internationales, Vladimir Poutine a également répondu à toutes les questions. Si les questions venant des journalistes représentant les pays amis de la Russie ou des partenaires privilégiés étaient globalement plus qu’amicales (Kazakhstan, Chine, Iran,…) ou encore la question du journaliste turc qui s’est pratiquement ouvertement moqué des « bureaucrates européens » (citation) en rappelant au président Poutine que juste après sa toute récente visite en Turquie, la diplomatie bruxelloise est venue immédiatement faire son opération séduction auprès de la puissance méditerranéenne. Le message était ironique et clair, les Turcs sont ravis du partenariat avec la Russie et ce malgré des différences de positions sur certaines questions internationales, notamment par rapport à la Syrie. A l’opposé des « questions » venant du représentant de l’Agence ukrainienne UNIAN (dont le propriétaire n’est autre que l’oligarque Igor Kolomoïsky, l’un des principaux sponsors des massacres perpétrés contre la population de Novorossia), ainsi que de son homologue de la BBCbritannique, n’ayant pas été capable (à la grande différence de ses collègues chinois, iraniens et turcs) de poser la question en langue russe, mais passons.

Le premier a tenté de provoquer le président russe en accusant la Russie d’avoir envoyé des militaires russes dans son pays et d’y mener une opération punitive contre les forces ukrainiennes, à quoi Poutine a répondu expressément : « Toutes les personnes ayant décidé de partir volontairement depuis la Russie pour combattre à Novorossia, l’ont fait de par la volonté de leur cœur et rien d’autre » . En ajoutant qu’ils ne sont aucunement des mercenaires car ils ne touchent pas d’argent. Et en rappelant à juste titre qu’il y a effectivement une opération punitive en Ukraine. Mais de la part du gouvernement de Kiev contre la population de Novorossia et aucunement autre chose. Le « journaliste » ukrainien n’avait d’ailleurs vraisemblablement pas le courage de regarder Poutine dans les yeux lorsque ce dernier répondait à sa question. Réalité morale oblige ? Le journaliste britannique lui a rappelé les pires pages du colonialisme et sa question ressemblait plus à une exigence demea culpa envers le leader de la Russie qu’à autre chose, en affirmant notamment que Poutine aurait contribué à recréer le climat de la guerre froide et que vu les problèmes économiques en cours, la Russie aurait soi-disant besoin de l’Occident. Et en résultat de quoi il a demandé à Poutine si le leader russe serait prêt à s’adresser en pleine conférence aux gouvernements des pays occidentaux afin de pouvoir résoudre les problèmes existants. Le président russe a répondu tout aussi clairement à cette « question » (ou exigence ?) en ne mâchant pas ses mots mais tout en gardant son sang-froid. Il a notamment rappelé que ce sont bien les pays occidentaux, USA en tête, qui ont tout fait pour récréer le climat de guerre froide actuel. En rappelant à juste titre aussi que le budget militaire des USA était toujours aussi énorme que précédemment, que l’élargissement de l’OTAN se poursuivait et les provocations aux frontières russes se multipliaient (en réponse de quoi la Russie a pris et continuera de prendre des mesures), et que d’autre part il était convaincu comme la majorité des citoyens russes que dans la situation actuelle, c’est bien la Russie qui a raison, tandis que l’Occident politique a tort. Voici d’ailleurs l’une de ses citations clés sur le sujet durant la conférence de presse : « Nous ne voulons pas que la peau de l’ours russe soit accrochée au mur »…

Pour le reste, beaucoup de journalistes russes venant des différentes régions de Russie, en dehors de Moscou et Saint-Pétersbourg, étaient plus intéressés par des questions d’ordre social, voire par la vie privée du président russe, que par l’avis des Occidentaux sur tel ou tel sujet.

Ce qui est sûr, c’est que la Russie s’en sortira. Le président russe a une fois encore montré à son peuple que personne ne pourra remettre la Russie à genoux. Tous les problèmes existants et ayant souvent des sources extérieures seront résolus dans un temps raisonnable. La Russie poursuivra sa grande marche en avant et utilisera les opportunités existantes en ce moment afin de réformer considérablement son économie et s’orienter dans des domaines prioritaires, tout en renforçant son alliance avec les Etats et unions véritablement importantes pour notre pays (l’Union économique eurasiatique, les BRICS, l’Organisation de coopération de Shanghai, l’Amérique latine, l’Asie, l’Afrique, le monde arabe et l’Iran).

Pour conclure, petite question à nos « partenaires » occidentaux : en faisant juste un bref calcul ne serait-ce que des populations des pays amis de la Russie et en comparant avec l’Occident (au sein duquel grand nombre de citoyens sympathisent également et ouvertement pour la Russie), n’avez-vous pas l’impression que vous représentez une minorité évidente ? Si tel n’est pas le cas, alors il serait grand temps de se mettre à l’heure de la nouvelle réalité, surtout que la nouvelle année 2015 est toute proche à commencer. Et les USA finiront bien par comprendre eux aussi qu’à terme, leur perspective c’est d’être une puissance régionale, sans plus. Tant pis pour les suiveurs qui auront perdu l’opportunité d’être du bon côté de l’humanité. Bonnes fêtes à tous !

http://french.ruvr.ru/2014_12_21/Grande-conference-de-presse-de-Poutine-les-principaux-points-7475/

Mikhail Gamandiy-Egorov