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Crimée & Russie : un an déjà depuis le ralliement historique

Festivités à l'occasion de l'anniversaire de réunification de la Russie et de la Crimée

Pour comprendre la Crimée et les sentiments actuels, il faut y être, voir tout de l’intérieur, discuter avec les habitants. C’est probablement ce que le mainstream médiatique occidental a tant de mal à faire.

Mais peu importe, l’essentiel étant qu’un an après le retour historique de la Crimée à la Russie, l’écrasante majorité des habitants locaux ne regrettent nullement leur choix.Pourtant et malgré toutes les réformes positives en cours sur la péninsule, les problèmes existent aussi. Les salaires et les retraites ont augmenté de plus de deux fois, pour une mise à niveau russe, cela non sans ravir les Criméens. Au même moment, les prix sur de nombreux produits ont eux aussi connu l’augmentation, à l’instar du reste de la Russie, à un moment où la devise russe avait perdu une partie non négligeable de sa valeur et du fait que de nombreux produits continuent d’être importés. Certaines PME ont connu eux aussi un impact négatif sur leur santé financière, notamment ceux travaillant dans le domaine alimentaire et dont les fournisseurs se trouvaient dans les villes ukrainiennes, notamment à Odessa. Aujourd’hui, avec le blocus et les pressions exercées sur la Crimée par l’Ukraine, ces livraisons sont devenues pratiquement impossible.

Evidemment, les PME en question ont dû donc se tourner vers d’autres fournisseurs, se trouvant principalement sur le territoire de la Russie continentale ou encore en Biélorussie. Et pour le moment, cette question de distance ne joue pas le dernier rôle, notamment sur les prix de certains produits. A ce titre, la construction du grand pont qui ralliera la Crimée à la Russie continentale, avant fin 2018, remettra bien de choses en place, notamment pour la logistique qui sera alors extrêmement facilitée. C’est pourquoi les entrepreneurs restent optimistes malgré donc certaines difficultés observées l’année écoulée. Surtout en observant la situation économique chaotique de l’Ukraine voisine, dont les salaires & retraites (déjà miséreux) continuent de diminuer, la devise nationale en chute libre, les prix en nette augmentation et le pays tout simplement en train de devenir la propriété privée des fonds occidentaux.

D’autre part, les secteurs touristique et viticole seront activement mis en valeur, représentant véritablement deux domaines cruciaux pour la Crimée. Les vins de Crimée, dont nombreux d’excellente qualité, seront donc beaucoup plus représentés sur les étals des supermarchés russes. En ce qui concerne le tourisme, il faut rappeler que malgré tout l’énorme potentiel de la Crimée dans ce domaine, les autorités de Kiev en 23 ans de contrôle sur la presqu’île n’ont pratiquement rien investi, laissant la Crimée faire face à ses difficultés tout en exploitant ardemment les entrées d’argent sur la péninsule au profit du budget ukrainien.Aujourd’hui, la Fédération de Russie investit des sommes fort considérables pour permettre à la Crimée de combler ses lacunes. Cela se traduit notamment sur l’amélioration des infrastructures hôtelières et routières. Le gouvernement criméen et les professionnels du domaine partagent ensemble un enthousiasme évident, y compris pour l’avenir proche. Surtout à l’heure où de nombreux citoyens russes privilégient le tourisme patriotique en allant en vacances spécialement en Crimée. Tout cela porte à croire que tout en ayant un travail considérable à réaliser, la Crimée pourra à terme exploiter pleinement tout son potentiel dans le secteur touristique.

Autre point important à noter est que malgré toutes les tentatives de la junte kiévienne et des élites occidentales d’isoler et de miner les succès en cours de la Crimée, de nombreux investisseurs s’intéressent activement à la péninsule. Bien évidement de Russie principalement mais de plus en plus de Chine, de l’Inde ou encore de Turquie, cette dernière profitant d’autant plus de la proximité géographique.Un autre point qu’il est impossible de ne pas mentionner concerne lui les festivités qui ont été observées dans toutes les villes et localités criméennes, en l’honneur de la première année depuis le ralliement historique. Des concerts sur les grandes places publiques ont réuni aussi bien les habitants locaux que les hôtes venus des diverses régions russes, spécialement pour l’événement. Un grand accent et c’était véritablement formidable a été mis sur la multiethnicité de la Crimée.

En effet, tous les représentants ethniques et religieux ont été présents aux festivités, aussi bien du côté des artistes, que des spectateurs: Russes, Ukrainiens, Tatars de Crimée, Grecs, Biélorusses, Arméniens, Karaïmes, Juifs. Une unité évidente qui ne peut qu’ajouter de la fierté à tous les Criméens et à tous les citoyens de Russie en général. De vrais moments magiques inoubliables surtout en voyant les sourires sincères des habitants qui vraisemblablement ne laisseront personne leur voler la victoire de l’année dernière. Celle de vivre au sein du pays qu’ils considèrent comme le leur et de retrouver la prospérité qui n’aurait jamais dû les quitter. L’erreur historique de 1991 (à noter des politiciens mais aucunement des peuples) restera certainement qu’un mauvais souvenir.

http://fr.sputniknews.com/points_de_vue/20150319/1015257419.html#ixzz3VOBJo4Ev

Mikhail Gamandiy-Egorov

Le leader de la Crimée avec Poutine en Inde : les USA et Kiev enragés…

Sergueï Aksionov

Nouveau coup de maître du président russe lors de sa visite chez notre allié indien. Mis à part de très importants contrats signés entre les deux pays dans le cadre de cette visite, mis à part le renforcement de l’alliance stratégique entre les deux grandes nations, aussi bien au niveau bilatéral que dans le cadre des BRICS, cette visite était aussi l’occasion de montrer (une fois encore !) que la Crimée est bien russe, et que seules les « élites » occidentales adoptent une approche hystérique sur la question… Retour sur un nouvel échec et mat aux gouvernements occidentaux de la part de la Russie et de Vladimir Poutine.

Ce voyage de Poutine en Inde rêvetait une grande importance, aussi bien pour la Russie que pour la République indienne. Les deux pays sont des alliés de longue date. A l’époque soviétique, il était même courant de dire que l’Inde représentait la 16ème république constituante de l’URSS… Tellement les relations étaient intenses et amicales. Depuis, peu de choses ont changé. L’amitié entre les deux pays est toujours aussi forte, la compréhension mutuelle au plus haut niveau, et le partenariat stratégique ne cesse de s’élargir. Notamment dans le domaine de la coopération militaro-technique, dans lequel l’Inde représente tout simplement le plus important acheteur de la Russie.

D’autre part, les deux pays sont membres fondateurs de l’alliance BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud). Et après les récentes visites de Vladimir Poutine en Chine et en Amérique latine, ajoutés à cela les nombreuses visites de plusieurs chefs d’Etats en Russie, l’Inde se trouvait bien évidemment sur la liste prioritaire. Plusieurs accords ont été signés à l’issue de cette visite. Tout d’abord dans le domaine pétrolier : le contrat a été signé entre la société d’Etat russe Rosneft et le conglomérat indien Essar pour une somme totale de cinq milliards de dollars par an. Ainsi, la Russie fournira à l’Inde 10 millions de tonnes de pétrole par an, à compter de 2015. La durée du contrat est de dix ans, avec prolongation probable. D’autre part, la Banque russe du commerce extérieur (VTB) fournira un crédit d’un milliard de dollars à Essar.

Autre domaine où un important contrat a été signé, l’énergie atomique. L’agence fédérale russe de l’énergie atomique (Rosatom) construira les troisième et quatrième blocs de la centrale nucléaire indienne Kudankulam,a déclaré Sergueï Kirienko, directeur général de Rosatom. L’autre domaine encore dans lequel les deux pays vont sensiblement élargir leur coopération concerne celui des diamants : la Russie étant le plus grand producteur mondial, l’Inde le plus important tailleur. Il était donc plus que logique de renforcer considérablement la coopération dans ce domaine, dans lequel l’Inde excelle depuis des siècles. Ainsi, une quantité plus importante de diamants russes seront taillés et polis chez nos amis indiens. Ce contrat permettra aussi certainement de diminuer le transit des diamants russes par Anvers, considéré comme la « capitale » mondiale des diamants.

Encore un autre fait bien important concerne les énormes perspectives de coopération entre la République indienne et l’Union économique eurasiatique (Russie, Kazakhstan, Biélorussie, Arménie, puis Kirghizistan et Tadjikistan), dont Vladimir Poutine s’est également félicité : « L’Union économique eurasiatique qui deviendra effective à partir du 1er janvier 2015 ouvre des perspectives nouvelles à la coopération russo-indienne. »

Mais le coup de maître de cette visite concerne la Crimée. Le chef de la République de Crimée, Sergueï Aksionov, en accompagnant la délégation russe, a effectué ainsi sa première visite officielle à l’étranger, depuis que la péninsule s’est ralliée à la Fédération de Russie en mars dernier. D’autant plus en Inde, l’une des principales puissances asiatiques et mondiales…

« Le but de cette visite est d’établir des contacts avec les entités commerciales de l’Inde, ainsi que de trouver des moyens de coopération, qui peuvent être mis en oeuvre sur le territoire de la République de Crimée. Notamment dans les domaines de la culture et la transformation de la production agricole, la production et la vente des médicaments, l’industrie de la pêche »…,a affirmé Sergueï Aksionov. Il a en outre invité les investisseurs indiens à visiter la Crimée pour voir de leurs propres yeux les opportunités existantes et établir les partenariats dans les domaines intéressants.

Les réactions hystériques de Washington et de la junte kiévienne ne se sont pas fait attendre. La sulfureuse Jan Psaki, porte-parole du Département d’Etat étasunien, a ainsi déclaré que les USA sont « préoccupés » par le fait que le leader de la Crimée ait visité l’Inde avec la délégation russe, ainsi que par la signature des nombreux accords entre l’Inde et la Russie. Tout en tentant de jouer la « diplomate » en déclarant que les USA considèrent l’Inde comme un « partenaire » important… Oui, l’Inde est un partenaire important pour qui que ce soit, et pour ceux qui l’oublient un peu trop souvent, ce pays est à l’instar de la Russie et de la Chine, une grande nation indépendante et souveraine, ayant dès le départ de la crise entre l’Occident et la Russie, montré sa compréhension et sa sympathie en faveur de la position russe… Hystérie également du côté de Kiev : la marionnette des USA Porochenko a ainsi déclaré que « l’Inde était trop portée sur l’argent »…En oubliant par la même occasion, mais dans son cas à lui ce n’est nullement étonnant, que l’Inde, à l’énorme différence de ce qu’il reste (pour combien de temps ?) de l’Ukraine, est une nation dont l’avenir se décide chez elle, et non pas à l’autre bout du monde. Que l’Inde est un véritable pays-ami de la Russie, ainsi qu’un allié stratégique, et ce depuis des dizaines d’années. Que l’Inde est tout comme la Russie, l’un des principaux architectes du nouveau monde multipolaire. Et finalement que vu la situation de la « nouvelle Ukraine », il aurait bien mieux fait de se taire…

Ce qui est sûr et pour finir sur cela, il serait juste de dire qu’une fois encore la stratégie de Vladimir Poutine a été brillante, renforçant l’alliance avec un pays très important (seconde population mondiale pour rappel également), un pays partisan actif du monde multipolaire qui s’impose chaque jour qui passe et un acteur incortounable de l’alliance BRICS. De plus, montrant une fois encore le ridicule des élites occidentales, en premier lieu étasuniennes, qui affirment à chaque mauvaise occasion que la Russie est « isolée »… Eh bien il serait grand temps de se rendre à l’évidence pour les Obama & Co. : la Russie est non seulement aucunement isolée mais elle est tout simplement l’alliée par excellence de l’écrasante majorité de l’humanité. Rôle que l’Occident néocolonial, retranché en soi mais refusant encore de l’admettre, ne peut et ne pourra désormais avoir. La Crimée, elle, et cela est tout aussi positif, trouve clairement la reconnaissance de son choix historique au sein des pays amis de la Russie. Vive la nouvelle réalité, chers amis !

http://french.ruvr.ru/2014_12_15/Le-leader-de-la-Crimee-avec-Poutine-en-Inde-les-USA-et-Kiev-enrages-5630/

Mikhail Gamandiy-Egorov

 

Depuis son retour en Russie, la Crimée se porte de mieux en mieux

Depuis son retour en Russie, la Crimée se porte de mieux en mieux

On se souvient tous de ce jour. Le jour où justice historique fut faite : celui du 16 mars 2014. Les habitants de la Crimée avaient alors dans l’écrasante majorité fait le choix de retourner au sein de la Russie et quitter définitivement l’Etat ukrainien.

On se souvient également de l’énorme enthousiasme qu’a suscité ce choix au sein de la population criméenne. De même que dans le reste de la Russie. Larmes de joie chez les jeunes et les moins jeunes. Et surtout beaucoup d’espoir quant à l’avenir. Justement, qu’en est-il aujourd’hui ? Quels sont les sentiments régnant au sein des Criméens, puisque c’est bien de leur vie qu’il s’agit.

Eh bien, la Crimée, région ayant toujours possédé d’énormes opportunités (tourisme, agriculture et industrie vinicole notamment, sans parler de sa position stratégique en Mer Noire,…), était pourtant laissée à l’abandon par les différents pouvoirs ukrainiens, étant même devenue une région largement dépendante en terme de subventions de l’Etat central ukrainien. Pourtant rien d’étonnant : la Crimée n’a jamais inspiré confiance aux leaders ukrainiens qui ont toujours vu en elle le foyer des sentiments pro-russes.

Et lorsqu’il était devenu tout simplement impossible pour les habitants de la péninsule de rester au sein dudit Etat ukrainien, compte tenu des événements dans l’Ouest de l’Ukraine et à Kiev, ils ont pris leur avenir en main et ont choisi la voie du retour au sein de la Russie, qu’ils ont toujours considéré comme étant leur Mère-Patrie. À rappeler qu’au moment même de l’éclatement de l’URSS, les Criméens avaient déjà demandé à rejoindre la Fédération de Russie, demande restée sans réponse de la part du premier pouvoir de la nouvelle Russie de l’époque…

Aujourd’hui, après plus de trois mois qui ont suivi le ralliement à la Russie et en discutant avec les différents représentants de la Crimée, on s’aperçoit que l’enthousiasme n’a guère baissé. Bien au contraire. Un ami entrepreneur (ethniquement Ukrainien) me disait l’autre fois que depuis le ralliement à la Russie (pour lequel il a voté) et mis à part l’aspect de justice historique, les opportunités d’affaires sont devenues beaucoup plus intéressantes et surtout bien plus organisées, et ce malgré les nouvelles règles auxquelles il a fallu se conformer compte tenu du fait d’être désormais sous la juridiction d’un nouvel Etat.

Les Tatars de Crimée, ayant été la communauté qui était plus ou moins divisée sur la question du ralliement, eux, affirment être aujourd’hui rassurés et ne regrettent pas d’avoir choisi en majorité eux aussi le choix de rejoindre la Russie. Leur langue est désormais l’une des langues officielles de la Crimée. D’autre part, le président Poutine a comme il avait promis, signé le décret de réhabilitation des Tatars de Crimée, qui comme plusieurs autres peuples avaient été victimes de répressions des années 1930. Rien de cela n’avait été fait sous le pouvoir de Kiev.

Qu’en est-il économiquement parlant ? L’un des points à souligner dans cette question (cruciale) est la mise à niveau des salaires et retraites de la presqu’île au niveau moyen russe, soit une augmentation de plus de 2-3 fois selon les cas. L’autre aspect est de transformer la Crimée d’une région totalement dépendante (comme c’était le cas sous la domination de Kiev) en une région économiquement autonome et efficace, et compte tenu des atouts que possède la péninsule, les premiers résultats font ravir plus d’un.

Dans le domaine touristique, la Crimée qui a toujours attiré de nombreux touristes russes, en attirera aujourd’hui vraisemblablement un nombre bien plus conséquent, y compris pour des raisons patriotiques, bon nombre de citoyens russes privilégiant désormais les vacances à l’intérieur du pays et y voyant comme une sorte de réponse à la rhétorique des « sanctions » occidentales. Il est bien connu que les touristes russes sont parmi les plus dépensiers, et ce aux quatre coins du monde, mais lorsque certains pays menacent (tout en étant très dépendants des touristes russes), ces derniers répondent par un tourisme patriotique. Par ailleurs, grand nombre de foyers russes envoient aujourd’hui leurs enfants passer les vacances en Crimée, un peu comme à l’époque soviétique lorsque la péninsule était le principal centre balnéaire pour les enfants du pays.

La Crimée attire également grand nombre d’investisseurs, principalement russes mais pas seulement. Lors de la dernière visite de Vladimir Poutine en Chine, plusieurs hommes d’affaires et investisseurs chinois ont exprimé un vif intérêt pour différents projets en Crimée. Et mis à part nos amis chinois, de plus en plus d’investisseurs occidentaux et notamment européens s’intéressent activement eux aussi à la péninsule, et ce malgré les « positions » de leurs gouvernements. Beaucoup d’entre eux vont en Crimée et discutent des opportunités sur place.

A rappeler que la Russie investira près de 4 milliards d’euros par an dans le développement de la Crimée : le coup de pouce nécessaire pour les débuts. Une bonne partie de ces investissements iront dans l’infrastructure (complètement négligée sous le pouvoir ukrainien). L’Etat russe sera pour le moment le principal investisseur mais de plus en plus d’investisseurs privés participeront au fur et à mesure. En ce qui concerne le secteur de l’agriculture et malgré les tentatives de la part de Kiev de faire saboter les récoltes, notamment en coupant massivement l’eau à la presqu’île, au final les résultats sont loin d’être négatifs. Au contraire, les professionnels du domaine ne cachent pas leur optimisme.

Tout cela pour dire que la Crimée est désormais partie intégrante de la Fédération de Russie, non pas seulement juridiquement, mais bien économiquement, bien que beaucoup encore reste à faire. Le principal étant que dans le cœur des Criméens, la Russie et la Crimée sont désormais indivisibles. Et cela n’a pas de prix.

http://french.ruvr.ru/2014_06_27/Depuis-son-retour-en-Russie-la-Crimee-se-porte-de-mieux-en-mieux-1143/

Mikhail Gamandiy-Egorov

 

Crimée : bienvenue à la maison !

Crimée : bienvenue à la maison !

C’est désormais officiel : la Crimée est de retour au sein de la mère patrie. Une joie réciproque aussi bien pour les habitants de la Crimée que de toute la Russie. Une justice historique que beaucoup attendaient depuis le marasme et le chaos qui ont suivi la fin de l’URSS.

Nous avons traité précédemment les principales raisons de la crise ukrainienne qui est due en très grande partie aux déstabilisations extérieures. Un chaos créé par les USA et satellites et qui ne présage pour la pauvre Ukraine rien de bon. Mais mis à part l’Ukraine en tant que telle, c’est bien évidemment la Russie qui était visée à travers un jeu géopolitique bien déterminé.

Seul petit problème : la Russie a réagi et de la meilleure façon qui soit. Elle a en effet répondu aux appels des habitants de la Crimée qui étaient ouvertement menacés par les extrémistes néo-nazis qui font désormais la loi aussi bien à Kiev que dans la plupart des villes de l’Ouest ukrainien.

Puis le 16 mars dernier, la Crimée, a organisé un référendum qui devait déterminer son avenir : rester au sein de l’Ukraine ou opter pour un retour au sein de la Russie. Retour car c’est bien de cela qu’il s’agissait puisque la Crimée est bien russe et la grande majorité des Criméens se sont toujours revendiqués être Russes. Le résultat des urnes est sans appel : 97% des habitants votent pour la seconde option en faveur de la Russie avec un taux de participation de 86% ! La joie est énorme aussi bien en Crimée que dans toute la Russie sans exception : de Moscou à Vladivostok, du Caucase aux régions du Nord, du Tatarstan à la Bouriatie.

Le 18 mars, Vladimir Poutine signe à Moscou avec les leaders de la Crimée, Sergueï Aksionov (Premier ministre de la presqu’île), Vladimir Konstantinov (président du Parlement de Crimée) et Alexeï Tchaly (maire de la ville de Sébastopol) l’accord sur la réunification de la Crimée et de la Russie. Selon l’accord, la Fédération de Russie comptera désormais deux nouveaux sujets : la République autonome de Crimée et la ville de Sébastopol qui aura le statut de ville de niveau fédéral (à l’instar de Moscou et Saint-Pétersbourg).

Dans son discours, le président russe met bien les points sur les « i ». D’abord en réaffirmant que le ralliement de la Crimée à la Russie s’est fait dans le respect des normes de l’ONU. Il a également mis l’Occident politique devant toutes ses contradictions et hypocrisies. Notamment en rappelant à très juste titre le cas du Kosovo et le cynisme qui règne au sein des élites politiques occidentales.

Il n’a pas non plus manqué de remercier tous les pays qui ont « compris » et soutenu la position russe sur la Crimée, dont bien évidemment la Chine et l’Inde. En parlant des soutiens internationaux à la Russie et mis à part ses deux partenaires stratégiques mentionnés ci-dessus et membres des BRICS, le soutien international n’a effectivement pas été des moindres. Que ce soit au niveau des alliés voisins, en premier lieu du Kazakhstan (seconde principale économie au sein des pays de l’ex-URSS après la Russie).

Ou l’Amérique latine qui n’a pas manqué non plus de hausser le ton en faveur de la position russe, notamment via la présidente de l’Argentine Cristina Fernandez de Kirchner qui a ouvertement condamné la position occidentale sur la Crimée et a rappelé que « la Charte de l’ONU fixe le droit des peuples à l’autodétermination, et que cela doit concerner tous les pays sans exception »…La fière et digne République de Cuba a elle aussi affiché son soutien à la Russie, notamment via son ministre des Affaires étrangères Bruno Rodriguez qui a déclaré que « la volonté de l’OTAN d’étendre ses frontières jusqu’à la Russie en profitant de la crise en Ukraine constitue une grave menace pour la paix internationale ».Le chef de la diplomatie cubaine a également dénoncé le nouveau gouvernement désigné en Ukraine après les incidents qui, a-t-il estimé, ont été « instigués par les Etats-Unis et ses alliés de l’OTAN, sous des justifications hypocrites ».

Et bien évidemment le Venezuela, autre allié et partenaire stratégique de la Russie dans la région, qui via son président Nicolas Maduro, successeur du grand ami de la Russie Hugo Chavez qui nous a tragiquement quitté il y a un peu plus d’un an, n’a pas lui non plus manqué de soutenir la Russie et d’accuser les USA et l’UE d’utiliser un double standard. Un double standard qui est tout simplement évident : « L’Occident a soutenu la sécession du Kosovo de la Serbie il y a dix ans, et maintenant s’oppose à la volonté du peuple et au référendum en Crimée, dans lequel les citoyens ont décidé de se séparer de l’Ukraine pour rejoindre la Russie », a-t-il déclaré.Dans le monde arabe, la Syrie a affirmé son soutien et sa solidarité avec la Russie par la voix de son président Bachar al-Assad. En Afrique, on ne peut pas ne pas citer la déclaration du vice-ministre sud-africain des Affaires étrangères Ebrahim Ismail Ebrahim qui a déclaré que « l’époque de la domination occidentale s’achève ». Il ne pouvait pas mieux dire…

Cela sans parler du soutien et des très nombreuses sympathies actuelles au sein de l’opinion publique mondiale aux quatre coins du monde vis-à-vis de la Russie et de ses prises de positions : en Afrique, en Europe, en Asie, en Amérique latine et même au sein de l’opinion publique américaine et plus globalement occidentale. En tout cas, les déclarations des élites politiques occidentales « d’isoler » la Russie de la « communauté internationale » ont véritablement sonné comme ridicules.

Pendant ce temps, les nouvelles pseudo-autorités de Kiev se montrent elles aussi de plus en plus ridicules et maladroites. Hier, Andreï Paroubi, le soi-disant secrétaire général du Conseil national ukrainien de sécurité par intérim, avait déclaré que « l’Ukraine allait mettre en place un régime de visa avec la Russie ». Le ministère russe des Affaires étrangères avait réagi en disant que dès que cette décision serait officielle, la Russie établirait à son tour un régime de visa pour l’Ukraine. Aujourd’hui et comme on dit la nuit porte conseil, le pseudo Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk a finalement déclaré « qu’il ne fallait pas se presser quant à ces mesures »…

Evidemment. Compte tenu du fait que des millions de citoyens ukrainiens vivent et travaillent en Russie (dont nombreux d’ailleurs en provenance d’Ukraine de l’Ouest). Et pour la seule année dernière, le montant des virements des travailleurs ukrainiens travaillant en Russie à destination de leur pays d’origine était de quatre milliards de dollars US. Quatre fois plus que ce que les « amis » étasuniens peinent à trouver pour leurs marionnettes à Kiev. Mais ça c’est une spécialité étasunienne et occidentale : déstabiliser un pays et y apporter le chaos, ils en sont les champions, mais lorsque il faut mettre la main à la poche, là… c’est plus compliqué.

Pour revenir à la Crimée, il faut saluer les décisions responsables dans un moment critique des autorités criméennes et russes. Sans cela, le bain de sang n’aurait tout simplement pas pu être évité (ce que les Occidentaux font bien semblant d’oublier et tentent de cacher, tout comme le soutien de ces derniers aux extrémistes ultra-nationalistes et néo-nazis ukrainiens). On n’oubliera pas bien évidemment de souligner le courage et la détermination des habitants de Crimée, sans qui rien n’aurait été possible.

Il a déjà été annoncé que la Crimée aura trois langues officielles : le russe, l’ukrainien et le tatar. Il en va de même en ce qui concerne les postes clés : tous les représentants ethniques et confessionnels seront présents au sein du gouvernement. La Crimée a donc d’ores et déjà fait ce que les pseudo-autorités fascistes à Kiev ne feront jamais, à savoir bâtir un gouvernement d’unité nationale et assurer la paix. La Crimée à l’image de son pays, la Russie, revendique haut et fort son appartenance multiethnique et multiconfessionnelle.

Pour finir, disons deux choses. La vérité et la justice finissent toujours par triompher. Et en ce qui concerne la Crimée, la vérité et la justice ont bel et bien triomphé. Justice historique faite. Bienvenue à la maison !

http://french.ruvr.ru/2014_03_21/Crimee-bienvenue-a-la-maison-8037/

Mikhail Gamandiy-Egorov

 

 

La paix en Crimée

Photos : les « occupants » russes avec les habitants de Crimée. 
Question : est-ce aux « élites » politiques hypocrites occidentales ou aux habitants de la Crimée de décider qui sont les « occupants » et qui sont les protecteurs ?

P.S. : aucun affrontement à ce jour, aucune victime. Tellement « semblable » aux tristes interventions armées, dites « démocratiques et protectrices des droits de l’homme » de la part des pays donneurs de leçons…

Yougoslavie, Irak, Libye, Syrie, Venezuela, Ukraine… : trop, c’est trop !

Yougoslavie, Irak, Libye, Syrie, Venezuela, Ukraine… : trop, c’est trop !

Ces derniers jours, le monde entier vit un véritable bouleversement. Les événements en Ukraine que suit attentivement la planète toute entière confirment le changement tant annoncé depuis le temps : adieu l’ère du diktat, bonjour l’ère multipolaire !

L’élite politique occidentale tremble. Elle ne s’attendait certainement pas à cela. Pourtant, la Russie avait prévenu maintes fois les Occidentaux que s’allier avec des extrémistes est un jeu bien dangereux. Que ce soient des intégristes salafistes ou des révisionnistes néo-nazis. Pourtant, l’occident politique a confirmé une nouvelle fois que tant que cela sert ses intérêts géopolitiques et que cela peut déstabiliser les Etats qui mènent une politique indépendante, il est prêt à s’allier y compris avec le diable. Mais il y a une ligne rouge à ne plus dépasser désormais.

Aujourd’hui, nous y voilà. Revenons à l’Ukraine puisque c’est l’actualité phare en ce moment. Où en est-on ? Pour résumer la situation brièvement (bien que cela soit difficile) : un putsch a eu lieu dans la capitale ukrainienne Kiev, à la suite duquel est destitué le président légitime du pays, reconnu par la communauté internationale (dont fait partie également la communauté occidentale), Viktor Ianoukovitch. Le tout, dans la violation totale des accords conclus entre Ianoukovitch et « l’opposition ». Cet accord de sortie de crise signé le 21 février à Kiev en présence des « médiateurs » français, allemands et polonais, prévoyait notamment une élection anticipée du chef de l’Etat, la formation d’un gouvernement d’unité nationale, ainsi qu’une réforme constitutionnelle qui diminuerait les pouvoirs du président au profit du Premier ministre.

Evidemment et dès le départ, c’était une erreur stratégique de la part de Ianoukovitch, qui d’ailleurs n’en est de loin pas à sa première erreur dans l’histoire plus ou moins récente de l’Ukraine. Cela sans parler de la mauvaise gestion. Manque de caractère, faiblesse personnelle ? Que ce soit l’un ou l’autre, voire autre chose, la question n’est pas là. Des accords ont été conclus sous supervision et garanties de représentants de pays de l’Union européenne et devaient être appliqués. Et que se passe-t-il après ? Des menaces sont proférées à l’encontre de Ianoukovitch, ainsi que des membres de sa famille. Plus encore, une tentative d’assassinat aurait été organisée alors qu’il se rendait dans la nuit du 21 février à Kharkov pour participer au forum du Parti des régions (dont il est membre) : des extrémistes armés ont tiré sur son cortège. Au matin du 22 février, son service de sécurité lui annonce la présence de groupes extrémistes radicaux dans la ville. Parallèlement à Kiev et sous pression des groupes radicaux armés, les députés votent un décret transférant les pouvoirs du chef de l’Etat au président de la Rada suprême, Alexandre Tourtchinov, en violation donc des accords signés précédemment. Ianoukovitch fuit en Russie.

Les élites politiques occidentales pensaient alors « avoir gagné » et avoir accompli leur « mission », à savoir (au moins) destituer un chef d’Etat qui avait « osé » se retourner contre leurs intérêts en refusant au dernier moment de signer un accord d’association avec l’UE (sa principale faute vis-à-vis des occidentaux). Mais que se passe-t-il par la suite ? Toute la Crimée et l’Ukraine du Sud-Est se révoltent massivement : Sébastopol, Simferopol (capitale de la Crimée), Donetsk, Kharkov, Odessa, Lougansk, Marioupol, Dnepropetrovsk, Kherson, Nikolaïev,…. Le Sud et l’Est du pays montrent clairement qu’ils ne comptent nullement reconnaitre les autorités-putschistes de Kiev. Les extrémistes des organisations ultra-nationalistes et néo-nazies de l’ouest ukrainien (PraviySektor, Svoboda, UNA-UNSO…) qui font désormais la loi dans les rues, aussi bien dans la partie occidentale du pays que dans la capitale également, menacent alors directement les régions pro-russes de « descentes armées » massives afin de « mâter toute résistance Moskal » (Moskal : terme péjoratif signifiant « Russe »).

La Crimée organise des groupes d’auto-défense, l’Est du pays suit le pas. La République autonome de Crimée demande la protection de la Russie. Le président russe Vladimir Poutine soumet la demande au Conseil de la Fédération (Chambre haute du Parlement russe). Les sénateurs donnent une réponse positive pour l’autorisation de l’utilisation des forces armées de la Fédération de Russie en Ukraine jusqu’à la normalisation de la situation politique dans le pays. Ils demandent par ailleurs au président russe de rappeler l’ambassadeur de Russie aux USA, suite aux menaces étasuniennes. La Crimée est sécurisée mais la Russie n’a pas encore fait usage de la possibilité d’envoi de troupes russes supplémentaires. A ce propos, une défection massive se poursuit dans les rangs des forces armées ukrainiennes, et ce à différents niveaux. Fait majeur : le commandant de la marine ukrainienne, l’amiral Denis Berezovski, a prêté tout dernièrement serment à la Crimée.

Sans oublier la frégate Hetman Sahaidachniy, le navire amiral de la flotte ukrainienne qui revenait d’une patrouille dans le golfe d’Aden. Ayant refusé de reconnaitre et de suivre les ordres du nouveau pseudo-gouvernement ukrainien, le navire a hissé le drapeau de la flotte militaire maritime de Russie. Un coup très dur pour les autorités improvisées de Kiev. D’autre part et à l’heure actuelle, plus de 3000 militaires des forces armées ukrainiennes ont déjà prêté allégeance au peuple de Crimée. Apparemment, ce n’est que le début. Peut-on d’ailleurs parler de défection ? Certainement pas. Plutôt d’un engagement moral lorsque le pays (ou du moins une partie dont la capitale) est aux mains de forces et de marionnettes néo-fascistes. La Crimée elle, est devenue le pôle de résistance par excellence, à l’image de sa glorieuse histoire : que ce soit lors de la résistance face à la coalition du Royaume-Uni, la France et l’Empire ottoman au XIXème siècle ou la résistance farouche aux occupants nazis durant la Seconde Guerre mondiale.

L’Ukraine est donc divisée plus que jamais. A qui la faute ? La Russie et ses canaux diplomatiques ont prévenu tellement de fois les « partenaires » occidentaux de ne pas attiser la haine et la division dans un pays déjà tellement divisé. Une division qui ne date pas d’hier car l’Ukraine dans sa forme actuelle est un Etat (faut bien le dire) artificiel avec des composantes qui trop souvent ont une interprétation de l’histoire, du passé, du présent et du futur totalement opposée. Si les Occidentaux avaient écouté, l’Ukraine aurait peut-être pu garder ne serait-ce qu’un semblant d’unité. Ont-ils écouté ? Non, ils ont préféré poursuivre leurs plans maléfiques et néfastes dans la déstabilisation du pays, en espérant par la même occasion prendre une revanche sur la Russie pour tous leurs échecs plus ou moins récents.

Aujourd’hui et on le voit bien, cela est tout simplement impossible. Le pays est partagé entre des populations voyant leur avenir d’une manière entièrement différente. La Russie continue pourtant de demander à ce qu’il y ait un véritable dialogue en Ukraine. Le problème, c’est que tant qu’il y a un gouvernement illégitime à Kiev, qu’une partie du pays est contrôlée par des éléments racistes et xénophobes et qu’il y a une menace ouverte vis-à-vis des populations russophones et russophiles d’Ukraine, vraisemblablement le dialogue est très peu probable.

Maintenant, revenons aux « menaces occidentales », en premier lieu des USA (on s’abstiendra de parler des satellites). Obama a menacé la Russie en déclarant « qu’elle paiera cher son intervention (éventuelle) en Ukraine». La seule chose à dire ici est qu’avant de parler de paiement, les USA devraient commencer par rembourser leur colossale dette extérieure, le pays le plus endetté du monde se nourrissant des ressources et du sang des autres Etats. Quant aux déclarations du secrétaire d’Etat étasunien John Kerry qui a affirmé que « la Russie serait isolée au sein de la communauté internationale », cela avait bien l’air d’une très mauvaise blague, surtout suite aux échanges en ce 3 mars entre le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et son homologue chinois Wang Yi, desquels il ressort que la Chine soutient la position de la Russie. « Les ministres ont procédé à un échange de vues sur les événements en Ukraine et constaté la similitude des positions russe et chinoise face à la situation qui règne dans ce pays et autour de lui »,indique le communiqué publié sur le site ministériel russe… Une position qui est et qui sera certainement soutenue par les autres alliés, et ce au niveau global. En protégeant la vie de tous ceux qui ont demandé son aide et assistance, de même que ses intérêts, la Russie évite justement qu’il y ait un bain de sang aujourd’hui en Ukraine. Une mission qu’elle remplit en ce moment avec succès. Et ses alliés et partenaires honnêtes le savent parfaitement. Donc parler « d’isolation » est véritablement une bien grande farce.

Pour revenir aux USA et mis à part l’alliance de ce pays avec des extrémistes, que ce soit les salafistes en Libye et en Syrie, et maintenant avec les néo-nazis en Ukraine, ce pays a vraiment du culot d’oser parler de justice alors que son rôle dans l’histoire de l’humanité a justement été non pas d’éviter les bains de sang mais au contraire de les accroître. Un pays responsable des pires crimes contre l’humanité : seules utilisations d’armes nucléaires contre la population à ce jour, guerre du Vietnam, putschs criminels en Amérique latine, soutien actif des régimes racistes d’apartheid en Afrique du Sud et Israël, bombardement de la Yougoslavie et de la Libye. Financement, soutiens armés et logistiques de rébellions responsables de crimes contre l’humanité, comme en Côte d’Ivoire et plus récemment en Syrie, maintes tentatives de déstabiliser aujourd’hui les alliés de la Russie en Amérique latine, comme en ce moment au Venezuela, des victimes aux quatre coins du monde parmi lesquelles beaucoup de femmes, d’enfants et d’hommes de tous les âges. La liste est loin d’être exhaustive. Maintenant, on dit stop !

Quant aux « menaces » de faire sortir la Russie du G8, il est à croire que cela ne pourrait être que positif. Ce groupe ne représente aucunement les intérêts de la Russie à l’heure actuelle. Le temps du G7 + 1 (où la présence russe était comme une sorte de « bienfaisance » de la part des Occidentaux) est aujourd’hui complètement révolu. La priorité de la Fédération de Russie est aujourd’hui le développement de l’alliance au sein des pays du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), ainsi qu’au sein de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) qui compte en son sein la Russie, la Chine et les pays d’Asie centrale (Kazakhstan, Ouzbékistan, Kirghizistan, Tadjikistan), de même que plusieurs Etats observateurs, dont l’Iran. Sans oublier bien évidemment l’intégration au niveau eurasiatique avec l’Union douanière et le projet d’Union eurasiatique. C’est cela la priorité. Pour finir, rappelons-nous que l’occident politique n’est aucunement représentatif de toute la communauté internationale, très loin de là, et surtout pas de toute l’humanité. Plus vite ses élites politiques et financières le comprendront, mieux ce sera pour elles-mêmes.

http://french.ruvr.ru/2014_03_04/Yougoslavie-Irak-Libye-Syrie-Venezuela-Ukraine-trop-c-est-trop-5577/

Mikhail Gamandiy-Egorov

Sans détour ce dimanche. Que se passe-t-il en Ukraine ?

Vladimir Poutine

Je serai sur les ondes de la Radio Cameroonvoice ce soir à 19h (heure de Paris), 22h (heure de Moscou). Thème : les événements en Ukraine

En Ukraine les événements se dont accélérés depuis les débuts du ‘Maidan 2013’, une nouvelle « révolution de couleur » en Ukraine. Du putch de l’Opposition pro-occidentale à Kiev il y a deux semaines au soulèvement de l’Est et de la Crimée pro-russes et à l’intervention russe de ces derniers jours …
Premier round :  le 16 février, profitant d’un accord entre le gouvernement et l’opposition (garanti par Paris, Berlin et Varsovie) et des JO de Sotchi (obligeant la Rusie à la réserve), l’opposition a pris le pouvoir par un putch armé, parrainé par Washington et Bruxelles, et dont le fer de lance sont les néofascistes de Svoboda (ex partenaire du FN français) et les néonazis de la milice Praviy Sektor (secteur droit). Le Parlement, sous la menace, a déchu le président élu Ianoukovitch, qui a du prendre la fuite. La constitution est grossièrement violée, avec l’accord des USA, de l’UE et de l’OTAN. Un changement de régime, qui rappelle les méthodes du parti nazi en 1933, a eu lieu : nouveau président, nouveau gouvernement et premier ministre, entrée de Svoboda et Praviy Sektor dans les ministères de force (intérieur, armée).

Second round : Immédiatement des mesures anti-russes sont prises, notamment l’abrogation du Russe comme langue officielle (dans une Ukraine où le Russe est la langue maternelle ou sociétale de 60% de la population). Le rapprochement avec Moscou (clé de l’aide économique russe) dénoncé. Des mesures répressives et un climat de terreur politique s’installe, la police (dont les ‘Berkouts’ unités d’élite) et l’armée sont épurées. 140.000 russophones demandent l’asile politique en Russie.

Troisième round : Vendredi passé le 21 février, alors que les JO de Sotchi se terminent, l’Est ukrainien se mobilise. Un ‘Congrès des régions de l’Est’ (l’Ukraine est un état semi-fédéral) se tient à Kharkov qui prend partie pour « l’auto-administration ». Répression immédiate, le gouverneur (parti des régions) de la région doit fuir en Russie, des commandos arrivent à Kharkov mercredi 26 février et s’emparent de la Mairie. Samedi 22 février, la Crimée commence à se soulever depuis Sébastopol. Des ‘milices d’auto-défense’ sont créées. Les ‘Berkouts’ les rejoignent et refuisent leur dissolution par Kiev. La foule ou les parlements régionaux commencent à élire de nouveaux maires et gouverneurs pro-russes. Ce Vendredi 28 février elles apparaissent en uniformes dans plusieurs villes. Ianoukovitch parle depuis la frontière russe et la Russie le reconnaît toujours comme président. Dans la nuit de ce vendredi les forces de Kiev tentent un coup de force à Sébastopol.

Quatrième round : ce samedi 1er mars tout l’Est, et pas seulement la Crimée, se soulève. Des drapeaux russes sont hissés sur toutes les grandes villes. A Moscou au matin, la Douma appelle Poutine à intervenir. A 14h, le Sénat se réunit et vote à l’unanimité l’intervention, « sur tout le territoire ukrainien ». Les milices néofascistes arrivées à l’Est sont neutralisées par des foules en colère, sur laquelle elles tirent à Kharkov. L’Armée russe, depuis ses bases de Cimée (où elle est installée légalement jusqu’en 2047), neutralise l’armée ukrainienne en Crimée et se déploie à l’Est. Obama et l’OTAN protestent, la Russie rappelle son ambassadeur à Waqshington …

Les invités

1. Mikhail Gamandiy-Egorov

Mikhail Gamandiy-Egorov, 26 ans, Moscovite, enfance au Maroc, études supérieures en France. Diplômé de la Sorbonne (Paris).

Partisan du partenariat Afrique-Russie et de la souveraineté des Etats. Depuis tout récemment cadre de SKOLKOVO, la « Silicon Valley russe ».

Chroniqueur pour le Service francophone de Radio d’Etat russe « La Voix de la Russie », éditeur du Blog‘L’Axe Russie-Afrique’, éditorialiste pour ‘Trans-Europa Médias’ (Brussels-South)  : http://french.ruvr.ru/by_author/89470235/

Blog : https://afriquerussie.wordpress.com/

2. Fabrice Beaur

Fabrice Béaur, Secrétaire-Général du PCN-NCP, organisation transnationale extra-parlementaire (mais qui a eu des députés en Belgique dans les Années 90), aujourd’hui active dans les deux Europes. Centrale à Bruxelles, secrétariats à Paris, Kichinev (Moldavie), Moscou, Sotchi (Caucase) et Istanbul (le n°3 du PCN est turc).

Spécialiste des médias et des réseaux sociaux. Habite en Russie près de Sotchi. Travaille (consultant) entre Moscou et le Kouban, la région sud de la Russie, au bord de la Mer Noire et au pied du Caucase.

Marié avec une russe qui fut une cadre de NASHI, le mouvement antifasciste de la jeunesse, organisation de jeune pro-poutine très actif et importante dans les années des deux premiers mandats de Poutine en tant que président de la Fédération de Russie.

3. Luc Michel

Luc Michel, 56 ans et plus de 40 ans d’une vie politique engagée au service d’une idée force : ‘la Grande-Europe de Vladivostok à Reykjavik’. Considéré comme un ‘intellectuel slavophile’ et un adversaire radical de l’OTAN. Editeur, il dirige les Editions MACHIAVEL depuis 1982.

Entre 1983 et 1991 anime avec Jean Thiriart « l’Ecole géopolitique euro-soviétique » qui envisageait la fusion entre URSS et UE. L’Eurasisme russe, de droite (Douguine) comme de gauche (Zouganov), en est issu après 1992. Cette action intellectuelle débouche aussi sur une action politique, une praxis : le PCN-NCP, Il anime aussi un Think Tank, EODE, ‘Eurasian Observatory for Democracy and Elections’, qui défend la même idée.

Depuis les Années 80, Luc Michel a voyagé dans toute l’Europe de l’Est (en plus d’une action permanente en Afrique et Pays arabes depuis le milieu des Années 90) : Pays baltes, Europe centrale, Russie, Sibérie, Belarus, Yougoslavie, Caucase, Balkans … Nombreuses missions pour EODE qui organise du monitoring électoral. Nombreuses actions politiques, meetings ou conférences pour le PCN.

Il connaît particulièrement l’Ukraine, la Moldavie et la Transdniestrie (PMR). Il a notamment écrit pour EODE un Rapport de 250 pages sur la PMR et la Moldavie, très diffusé (3 éditions depuis 2006) :

Enfin il a orienté aussi à l’Est sa vie privée, compagne ukrainienne, puis marié à une Russe de Riga (Lettonie). Sa compagne actuelle est native de Transylvanie. http://www.lucmichel.net/,https://www.facebook.com/luc.michel.505

Sans détour, ce dimanche 02 Mars 2014, 13h à Montréal, 19h à Bruxelles sur la radio cameroonvoice

http://www.cameroonvoice.com/news/article-news-14349.html