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Syrie et Donbass, quand l’ingérence US se grippe

Donbass

Le chaos est un instrument de prédilection de certaines élites occidentales, notamment étasuniennes. La seule différence entre les années 90 et maintenant, c’est qu’aujourd’hui la résistance est plus déterminée que jamais. Les exemples de la Syrie et de l’Ukraine l’illustrent parfaitement.

Certains diront que le conflit dans l’Est ukrainien, plus précisément dans le Donbass et en Syrie sont deux moins différentes qu’il n’y paraît de prime abord. Si les régions, les mentalités, les rapports ethnico-religieux n’ont effectivement rien à voir, on y retrouve pourtant beaucoup de similarité. Parlons-en.

Tout d’abord, la Syrie et l’Ukraine, à laquelle appartenait dans un passé encore récent le Donbass, son poumon industriel et économique, ont connu des tentatives non voilées de destitution violente des dirigeants légitimes, reconnus par la communauté internationale. Les instigateurs de ces tentatives sont bien connus : États-Unis et leurs soutiens.

En Syrie, l’objectif n’a pas été atteint, malgré un pays à feu et à sang et un très grand nombre de victimes, militaires comme civiles. En Ukraine, par contre, la fameuse « révolution du Maїdan » a fonctionné : Viktor Ianoukovitch, le président démocratiquement élu, a été écarté du pouvoir par un coup d’État armé, réalisé principalement par des forces extrémistes, néonazies et ultra-nationalistes. Ianoukovitch a évité de peu l’élimination physique pure et simple, d’où son exil en Russie.

Les fameuses révolutions de couleur sont devenues, de notoriété publique, une spécialité étasunienne. Un certain nombre d’organismes américains prennent une part active dans ce processus malsain : département d’Etat, CIA, Fondation Soros, entre autres.

Selon le propre aveu de l’ex porte-parole du département d’État, Victoria Nuland, (la même qui avait « envoyé l’UE se faire foutre » à propos de la crise ukrainienne), les USA ont déboursé 5 milliards de dollars pour que l’Ukraine choisisse « la bonne voie », en d’autres termes pour organiser le coup d’Etat.

En ce sens, qu’il s’agisse de la Syrie, de l’Ukraine ou plus récemment du Venezuela, les étasuniens adoptent à peu près les mêmes méthodes, en les adaptant au contexte local.
Qu’en est-il de la Russie, que tout ou presque oppose aujourd’hui aux Etats-Unis, y compris en Syrie ou dans le Donbass ?

Moscou a soutenu le gouvernement légitime syrien et a répondu favorablement à l’appel lancé par ce dernier pour l’aider à mener la lutte antiterroriste, notamment contre des sectes salafistes telles que Daech ou Al-Qaida. Une intervention qui a permis de stopper l’avancée des groupes terroristes et de rendre l’initiative aux forces gouvernementales.

Dans le Donbass, les chancelleries occidentales et le mainstream médiatique affirment voir une « présence russe » aux côtés des « séparatistes pro-russes », selon leurs termes. Pourtant, ni les uns ni les autres n’ont à ce jour présenté la moindre preuve de l’implication russe dans les combats en faveur des républiques populaires de Donetsk & Lougansk. On attend toujours. La Russie accorde par contre effectivement un soutien humanitaire et diplomatique à ces régions, ce qui est peu surprenant, compte tenu du fait que la population concernée est russophone et très généralement prorusse.

On le voit, dans un cas comme dans l’autre, le leitmotiv étasunien consiste essentiellement à semer le chaos pour déstabiliser des pays insoumis. Examinons maintenant des différences.

En Syrie, l’Occident, USA en tête, mais aussi plusieurs régimes du Golfe et Israël, soutiennent ouvertement ceux qu’ils appellent « l’opposition modérée ». Pourtant, depuis le début de la guerre civile, la plupart de leurs pupilles ont montré qu’ils n’avaient rien de modéré. Exécutions sommaires, massacres des populations soutenant le pouvoir syrien, exécutions barbares filmées, décapitation des militaires syriens et… attaques terroristes, visant aussi bien l’armée gouvernementale que les civils. En ce sens, les prétendus « opposants » que l’Occident soutient ouvertement, n’ont souvent rien à envier en termes de cruauté et de barbarie à leurs collègues de Daech ou d’Al-Qaida.

A l’inverse, les Résistants, désormais forces armées officielles, des républiques populaires du Donbass se distinguent par leur retenue. A ce jour, ils n’ont commis aucune attaque terroriste contre des civils dans les parties ukrainiennes plus ou moins pro-Maїdan. Pourtant, pratiquement tous les territoires sous contrôle de Kiev comprennent de nombreux sympathisants de la DNR et LNR (les abréviations des deux républiques du Donbass), qui auraient pu déraper. Car en face, l’armée ukrainienne putschiste et des bataillons « punitifs » néonazis et ultra-nationalistes ont, eux, commis de nombreux massacres contre la population civile du Donbass. La réponse de Donetsk et de Lougansk a toujours visé uniquement les adversaires au front.

Quand j’ai posé cette question aux représentants du Donbass, leur réponse a été simple : « Malgré la guerre, malgré les atrocités subies, nous ne voulons pas devenir comme eux. Nous défendons et allons continuer à défendre notre terre. Les séparatistes, ce sont eux (le pouvoir kiévien, ndlr). Ceux qui ont réalisé le coup d’Etat, pour diviser la population sur une base ethnique et linguistique, sous les ordres des atlantistes. Et à chacune de leur attaque, y compris aux actes terroristes, nous répondrons par des victoires au front ».

Telle était leur réponse.

Et c’est pourquoi, que ce soit en Syrie ou dans le Donbass, les forces obscures finiront certainement par perdre. Et avec elles — leurs maîtres.

https://fr.sputniknews.com/points_de_vue/201705221031479749-donbass-ingerence/

Mikhail Gamandiy-Egorov

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La résistance du Donbass ne faiblit pas

La résistance du Donbass ne faiblit pas

L’offensive de Kiev dans le Donbass, en plus de violer les accords de Minsk-II, rencontre une résistance farouche. Devant l’impossibilité de gains militaires, le régime de Kiev en est réduit à avoir recours au terrorisme pour affaiblir ses adversaires. Une stratégie contre-productive ?

Drôle de façon de vouloir gagner les cœurs des habitants du Donbass, en visant régulièrement les habitations civiles. Pire, Kieva même a utilisé des missiles balistiques tactiques Totchka-U, de près de 500 kg de charge utile, lors de pilonnages de cibles civiles. Kiev semble désormais ne reculer devant rien pour anéantir ceux qui ont refusé de reconnaître le « gouvernement » issu à d’un coup d’État armé.

L’utilisation de méthodes terroristes s’amplifie elle aussi. On se souvient de l’attentat à la bombe qui a tué en octobre dernier Arsen Pavlov, dit Motorola, l’une des figures des indépendantistes. Le 8 février, ce fut au tour d’une autre figure du mouvement, Mikhail Tolstykh. Surnommé Guivi, de périr lors de l’attaque au lance-roquettes thermobariques Shmel contre le quartier général de son bataillon Somali.

Réponse de la population: des dizaines de milliers d’habitants de Donetsk ont rendu hommage à Mikhail Toltstykh lors de ses funérailles.

À défaut de pouvoir remporter des victoires militaires, le pouvoir de Kiev semble désormais privilégier ces méthodes, selon Alexandre Zakhartchenko, président de la République populaire de Donetsk (DNR):

« Les putschistes de Kiev enragent, car ils ne peuvent toujours pas nous battre sur la ligne du front. Ils passent donc de plus en plus aux attaques terroristes, car étant perdants. Qu’ils continuent s’ils le souhaitent. Nous, on continuera à les vaincre dans les combats au front ».

Pour beaucoup d’observateurs, Kiev souhaite surtout jouer le tout pour le tout au moment où la menace de perdre le soutien occidental, en premier lieu étasunien, se précise, au besoin en risquant de s’attirer des critiques, certes bien timides, de la part de l’UE. Kiev sait aussi pertinemment qu’elle aura énormément de mal à garder le pouvoir, notamment en raison du marasme économique ambiant, si elle venait à perdre le soutien américain, qui est vital pour elle.
Et si l’argument est fondé, il n’en reste pas moins que même si l’occident continue à soutenir le pouvoir ukrainien, le Donbass, lui, ne compte pas reculer. Et malgré toutes les attaques subies, les Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk (DNR-LNR) ont déjà prouvé leur efficacité défensive.

Une question demeure: quelle sera la suite des événements? Kiev n’a pas abandonné l’idée d’une solution violente, au mépris des accords conclus et surtout de la vie des civils. Les républiques du Donbass comptent poursuivre leur résistance aux attaques, mais entrevoient même la possibilité d’une contre-offensive en cas de besoin. Et au vu des précédents affrontements, l’armée ukrainienne et les différents bataillons « punitifs » d’obédience ouvertement extrémiste (néonazie et ultranationaliste) risquent une fois encore de subir des revers. On se souvient d’ailleurs du résultat catastrophique pour les forces de Kiev du fameux chaudron de Debaltsevo. Les forces de la DNR-LNR promettent de nombreux autres chaudrons dans le cas où Kiev s’obstinerait à poursuivre les pilonnages de quartiers civils et l’offensive contre le Donbass.

Et si cette dernière hypothèse venait à se réaliser, le risque pour Kiev de perdre de nouveaux territoires serait très important. En conséquence, un Minsk-III ou autre accord se négocierait alors avec de nouvelles réalités territoriales. Kiev en est-elle consciente? En même temps, il faut garder en tête que le régime de Kiev sait pertinemment que sans la poursuite de la guerre, il aura le plus grand mal à garder le pouvoir, car il est devenu aujourd’hui simplement impossible de cacher les énormes problèmes économiques et de corruption auxquels l’Ukraine fait face, et qui sont bien fois pires qu’au temps de Ianoukovitch. La thèse de « l’agresseur russe » passe aussi de moins en moins.

Une question que beaucoup d’Ukrainiens aujourd’hui se posent: c’est donc à cela qu’a servi le fameux Maidan? On verra aussi si les mentors occidentaux de Kiev sauront jouer un rôle au minimum positif, pour forcer Kiev à respecter les accords déjà conclus. Le Donbass, lui, malgré les pertes subies, compte tenir.

 

Pas de gaz russe en Europe cet hiver ?

(…) « aucune préférence ne serait accordée à l’Ukraine »; « il n’y aura pas d’avance pour le transit de gaz en Europe; « pas d’accords supplémentaires sur les Accords de Minsk »; « et pas de concessions sur la Syrie »

Alexeï Miller, PDG de Gazprom

http://fr.sputniknews.com/presse/20150911/1018111605.html

Article repris

L’un de mes articles (sur le « roi du chocolat » Piotr Porochenko, criminel non seulement contre la population du Donbass, mais également contre le peuple de Côte d’Ivoire) repris par le bimensuel camerounais Horizons Nouveaux Magazine

Моя статья (о том, что « шоколадный король » Порошенко преступник не только на Донбассе, но и в Кот-д’Ивуаре, на африканском континенте) перепечатана камерунскими СМИ

La présidente argentine à Moscou : nouvelle gifle à Washington

La présidente de la République argentine, Cristina Fernandez de Kirchner, est arrivée dans la capitale russe pour une visite officielle

La présidente de la République argentine, Cristina Fernandez de Kirchner, est arrivée dans la capitale russe pour une visite officielle de trois jours.

Une visite très symbolique, d’une grande personnalité politique. En effet, la présidente argentine fait partie de ces dignes leaders latino-américains menant une politique véritablement indépendante et souveraine, tout en soutenant activement le nouveau monde multipolaire.

Cette visite du leadership argentin en terre russe a confirmé le partenariat stratégique entre les deux pays. Et ce, après la tournée de Vladimir Poutine en Amérique latine de juillet 2014, dont la visite en Argentine. Une tournée ayant confirmé, elle, l’alliance avec la grande majorité des pays concernés. Les deux leaders ont abordé les dynamiques positives dans les relations bilatérales, ainsi que les problèmes existants. A noter que ladite visite a coïncidé avec 130 ans d’établissement des relations diplomatiques entre les deux nations.

Revenons maintenant aux accords qui ont été signés lors de cette visite de la présidente argentine en Russie. Ils sont bien nombreux:

— Mémorandum de coopération entre « Gazprom » et « Yacimientos Petroliferos Fiscales » (YPF) dans le domaine de l’exploitation pétrolière

– Programme de coopération russo-argentine dans le domaine de l’agriculture, de la pêche et de l’aquaculture pour 2015-2016. A ce titre, la déclaration du ministre argentin de l’Agriculture et de l’Elevage, Carlos Kasamikela, était très significative: « L’Argentine de par sa production peut nourrir 400 millions de personnes. Alors que notre population n’est que d’un peu plus de 40 millions. Nous souhaitons étendre nos relations commerciales en premier lieu avec la Russie ». Tant pis pour les producteurs de l’UE même lorsque leurs « élites » auront retrouvé la raison.— Protocole d’entente sur la coopération dans la construction d’une centrale nucléaire sur le territoire de la République d’Argentine par l’Agence fédérale russe de l’énergie atomique (ROSATOM)

— Programme de coopération dans le domaine de la culture et de l’art entre le ministère de la Culture de la Fédération de Russie et le ministère de la Culture de la République d’Argentine pour 2016-2018

— Mémorandum d’accord entre les ministères russe et argentin de l’Industrie et du Commerce

– Plan de coopération économico-commerciale et dans le domaine des investissements entre la Russie et l’Argentine, dans le cadre de la Commission intergouvernementale russo-argentine sur la coopération économique, commerciale, scientifique et technique pour 2015-2016— Plan d’action pour le développement du partenariat stratégique global entre la Fédération de Russie et la République argentine

— Accord sur la coopération militaire (salut à l’OTAN…) entre les ministères russe et argentin de la Défense

En effet, le partenariat russo-argentin sera global: économico-commercial, politique, militaro-technique, culturel. En parlant des liens politiques, la présidente argentine a réitéré son soutien à la position de la Russie sur la Crimée et le Donbass, tout en remerciant la diplomatie russe sur sa position par rapport aux Iles Malouines. Cristina Fernandez de Kirchner n’a pas manqué de fustiger une fois de plus l’hypocrisie des élites occidentales, notamment en ce qui concerne l’interprétation du droit international selon des doubles standards évidents.

Avec un volume des échanges économico-commerciaux augmenté de plusieurs fois depuis les dernières années, d’autant plus à l’heure d’aujourd’hui avec les nouvelles opportunités s’étant ouvertes à l’Argentine suite aux sanctions de réponse de la Russie visant les pays occidentaux, dont européens. Une compréhension et un soutien mutuels plus qu’évidents sur le plan politique et géopolitique. Ajouté à cela, le partenariat militaro-technique commun qui s’ouvre amplement bien que les deux parties ont décidé de garder le secret sur les détails (et c’est probablement mieux, les curieux et les jaloux n’ont qu’à maigrir).

Sans oublier la sympathie humaine évidente entre la présidente argentine et le président russe, que les rencontres communes ne font que confirmer à chaque nouvelle occasion. Entre temps et depuis les deux mandats de Cristina Fernandez de Kirchner à la tête de l’Etat argentin, elle n’a jamais visité les USA… Plus encore, l’Argentine fait partie des candidats plus que probables pour rejoindre l’alliance des BRICS et peut-être même devenir le sixième membre. Bienvenue une fois encore dans la nouvelle réalité.

http://fr.sputniknews.com/points_de_vue/20150424/1015811373.html

Mikhail Gamandiy-Egorov

Combattants antifascistes espagnols: arrêtés dans leur pays pour avoir combattu le néofascisme

Combattant du Donbass

Vraisemblablement l’Europe dans sa version UE pactise de plus en plus avec les extrêmes. Au point d’en arriver à emprisonner ceux qui combattent justement l’extrémisme.

La guerre civile en Ukraine, ou en d’autres termes l’opération punitive kiévienne et galicienne contre les ex-régions ukrainiennes, aujourd’hui insoumises, de Donetsk et de Lougansk, a laissé il faut le dire peu de gens indifférents. Certains ont préféré faire confiance aux médias du mainstream, se référant ainsi pleinement aux «versions» de Washington et de Kiev, nommant ainsi les résistants antifascistes du Donbass comme étant de «dangereux séparatistes», voire «terroristes». D’autres ont du mal encore à y voir vraiment clair. Et d’autres ont choisi eux de défendre corps et âme la résistance de Novorossia.On pense à tous ces gens, de différents parties du monde et bien évidemment de Russie et d’Europe, qui en fonction de leurs moyens soutiennent la cause qu’ils considèrent à plein titre juste. Collectes de fonds, de nourriture, d’autre aide humanitaire, ainsi que tout simplement le partage et la diffusion de la vérité, sont les caractéristiques de ces personnes, quelle que soit leur nationalité, âge ou appartenance religieuse.

Et il y aussi ceux, qui ont fait le choix de prendre les armes et d’aller combattre aux côtés des hommes et des femmes qui résistent à l’oppression néofasciste. Certains «naïfs» vous diront: «la violence est bien mauvaise». C’est certainement vrai. Mais lorsque vous faites face à une haine maximale violente, ouvertement raciste, qui entend tout simplement vous éliminer et prendre contrôle de vos terres, c’est alors que le choix de la résistance, y compris armée, est plus que justifiée. Et c’est ce choix qu’ont fait les habitants de Novorossia.

A leurs côtés, des volontaires et brigades internationales (mais ne représentant pas plus que 5% des combattants), venus en premier lieu des différentes régions de Russie, pour raisons familiales, fraternelles ou idéologiques. Et d’autres venus d’un grand nombre de pays. Dont de Serbie, d’Espagne, de France, d’Allemagne et même du Brésil. Certains d’entre eux sont politiquement à gauche, d’autres à droite. Mais à la très grande différence des mercenaires étrangers otanesques, combattants aux côtés des bataillons punitifs de Kiev et de Galicie, vous ne trouverez jamais dans les rangs des brigades internationales du Donbass de néonazis enragés, semant ouvertement la haine ethnique et raciale. Vous n’y trouverez pas d’adeptes d’Adolf Hitler et de la peste brune. Et c’est ce qui fait radicalement leur différence.

Pourtant il est bien connu qu’aux côtés des troupes kiévo-galiciennes, vous trouverez des mercenaires des USA, du Canada, de France, de Croatie, d’Allemagne, de Suède, ou encore de Pologne ou des pays baltes. Certains d’entre eux ont déjà fui et sont rentrés chez eux (c’est vrai que les forces de Novorossia leur ont fait vivre récemment des moments difficiles). A-t-on entendu parler ne serait-ce que de l’arrestation d’un d’autre eux dans leurs pays d’origine? Des pays pour nombreux membres de l’Union européenne… Non, aucun. Et pourtant ils sont accusés, au même titre que leurs «amis» néofascistes ukrainiens, par les représentants de Novorossia, de crimes contre l’humanité, perpétrés contre la population civile du Donbass.

Les élites donc de l’Europe bruxelloise sont-elles devenues à ce point aveugles ou la soumission au diktat étasunien ne leur laisse donc aucune marge de manœuvre? Quoiqu’il en soit, les volontaires antifascistes espagnols ont été interpellés tout récemment, après être rentrés chez eux, dans les différentes régions d’Espagne et se trouvent en ce moment sous les verrous. Et ce au même moment que des mercenaires néonazis européens rentrent tranquillement chez eux, sans être inquiétés, après avoir « contribué » aux massacres contre les civils dans le Donbass. Au même moment aussi que d’autres criminels, adeptes du salafisme et responsables de pires crimes barbares perpétrés en Syrie et en Irak, se retrouvent également peu inquiétés, leurs gouvernements pensant même à la façon de les «faire réintégrer» dans leurs sociétés respectives.Mais une chose reste claire: cette UE donneuse de leçons et souffrant vraisemblablement d’Alzheimer a montré une fois encore de quelle côté elle se trouve. Et que la justice dans son interprétation à elle ne vaut vraiment pas grand-chose. Quant à nos résistants antifascistes, nous leurs souhaitons que justice soit faite et qu’ils soient libérés dans les plus brefs délais. Surtout au vu de la mobilisation qu’a suscité leur arrestation aussi bien en Espagne que dans d’autres pays, dont également la Russie. No pasarán!

http://fr.sputniknews.com/points_de_vue/20150307/1015072606.html#ixzz3TiFoKjWF

Mikhail Gamandiy-Egorov