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Libye: les campagnes visant à voiler les responsabilités de l’Occident

Les responsables politiques et les médias occidentaux, ainsi que les forces affiliées, attachent depuis plusieurs mois une grande attention à la présence de troupes étrangères sur le sol libyen. En faisant mine, bien souvent, d’oublier leur responsabilité directe quant au chaos dans lequel a été plongé ce pays, jadis stable et prospère.

Il y a encore récemment, on se souvenait du dixième anniversaire de l’intervention de l’Otan contre la Jamahiriya libyenne de Mouammar Kadhafi. Cette agression, en totale violation du droit international et de type purement néocolonial, avait non seulement plongé le pays dans un chaos évident, mais a également créé une instabilité sécuritaire pour nombre de pays de la région, y compris dans le Sahel.

Evidemment, les politiciens et les médias occidentaux n’apprécient guère quant à devoir subir ces rappels et jusqu’à maintenant n’ont jamais exprimé de regrets dignes de ce nom. Pour autant, Washington, Londres comme Paris – se donnent un énorme «plaisir» à accuser des pays comme la Turquie, et surtout la Russie quant à leur présence actuelle en Libye.

En mai de l’année dernière, les Etats-Unis à travers le général Stephen Townsend, commandant des forces étasuniennes en Afrique (Africom), est allé jusqu’à accuser la Russie d’avoir dépêché des avions de chasse en Libye dans le but de soutenir l’offensive du maréchal Khalifa Haftar. Une accusation largement reprise par les alliés de Washington, dont Paris, et rejetée par Moscou.

Au-delà de l’absence sur le sol libyen de représentants des Forces armées russes, il est totalement hypocrite pour des capitales comme Washington, Paris et Londres, de pouvoir prétendre à chercher la stabilité de l’Etat libyen – sachant que cet Etat en tant que tel n’existe pratiquement que de nom depuis l’intervention criminelle otanesque de 2011.

Ce qui traduit de façon nette la motivation des campagnes politico-médiatiques orchestrées par l’establishment occidental à vouloir donner une image négative aux actions de la Russie, notamment sur le continent africain. D’ailleurs et en ce sens – la Libye est aujourd’hui loin d’être l’unique exemple.

Cette capacité à jouer aux pompiers pyromanes de la part des représentants atlantistes démontre surtout une incapacité totale de pouvoir faire les bonnes conclusions dans le cadre des crimes commis. Et traduit, une fois de plus, l’extrême arrogance avec laquelle les élites politiques de l’Ouest continuent, pourtant en qualité d’infime minorité planétaire, à regarder le monde. En d’autres termes – nous pouvons, nous, détruire, autant que l’on voudra et nous n’avons pas de compte à rendre à quiconque. Mais si quiconque viendra corriger les effets néfastes de nos actions, y compris ouvertement criminelles et chaotiques, avec comme résultat une perte de notre influence géopolitique – nous activerons tous les moyens à notre disposition pour l’en empêcher.

Le seul souci pour cette mentalité qui descend certainement de la traite esclavagiste d’il y a plusieurs siècles, et qui n’est d’ailleurs pas propre aux peuples de pays occidentaux – mais bien aux élites de l’Occident politique, c’est que face aux événements en cours dans le cadre du concept multipolaire mondial, il n’y aura bientôt tout simplement plus aucune place pour de tels agissements.

Avec l’entrée en action de la Chine en qualité de superpuissance économique dans les affaires internationales – ce fut le commencement du déclin occidental. Et depuis le retour de la superpuissance militaire et politico-diplomatique russe, l’Occident semble avoir définitivement compris que les jours hégémoniques étaient non seulement comptés, mais sont effectivement et globalement terminés. Et les processus en cours sont en ce sens non seulement instoppables, mais qu’il fort difficile même de faire ralentir. Surtout au vue de la coordination et de la solidarité sans précédent des partisans de l’ordre multipolaire contemporain.

Mikhail Gamandiy-Egorov

http://www.observateurcontinental.fr/?module=articles&action=view&id=3116

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Crimes néonazis ukrainiens : Que fera la CPI, ou à quand un nouveau Nuremberg ?

Crimes néonazis ukrainiens : Que fera la CPI, ou à quand un nouveau Nuremberg ?

Plusieurs fosses communes viennent d’être découvertes dans le village de Kommounar, dans la région de Donetsk, qui était encore tout récemment sous contrôle des néofascistes ukrainiens.

Dans ces fosses communes plusieurs cadavres, principalement des femmes, disparues il y a plusieurs semaines. Elles ont été torturées, violées puis fusillées. L’une de ces victimes était enceinte (8ème mois de grossesse). Elle a été assassinée les mains attachées, avec son bébé qui n’a pas eu la chance de découvrir le monde. Les enquêteurs de l’OSCE se trouvent sur place. Des questions simples se posent : que fera la CPI ? Quelles actions entreprendra la justice dite internationale ?

Eh bien, très difficile à dire. Des crimes pourtant évidents mais malheureusement connaissant la politisation des institutions internationales de justice, il y a vraiment de quoi être perplexe. Des institutions telles que la CPI sont devenues depuis longtemps des organisations pratiquement de non-droit, dont la seule « mission » est de juger les leaders qui n’arrangent pas les intérêts néocoloniaux occidentaux. Les procès du président légitime de la Côte d’Ivoire Laurent Gbagbo, dont le seul méfait était de s’être opposé au néocolonialisme et d’avoir ardemment défendu la souveraineté de son pays, ainsi que de son ministre de la Jeunesse Charles Blé Goudé, constituent les principaux exemples récents.

Pour revenir aux macabres découvertes du village de Kommounar, et pendant que les enquêteurs de l’OSCE établissent les faits de ces crimes barbares, les représentants de Novorossia, eux, recherchent les familles et les proches des victimes. Après les crimes contre l’humanité commis dans la ville d’Odessa, lorsque les activistes antifascistes et les partisans de la fédéralisation de l’Ukraine ont été brûlés vifs par les néonazis et les ultra-nationalistes ukrainiens soutenus par l’Occident politique, on découvre maintenant ces nouvelles atrocités. Le ministère russe des Affaires étrangères réclame immédiatement une ferme condamnation de la part de toutes les structures de justice internationale.

En parlant de la CPI qui préfère juger les Serbes et les leaders africains refusant le diktat occidental pour leurs nations, si elle n’agit pas dans cette situation concrète, alors il est grand temps de tourner définitivement sa page. Plusieurs spécialistes russes dans le domaine du droit international, y compris des députés de la Douma (chambre basse du Parlement de Russie), de même qu’un grand nombre de leurs collègues étrangers qui ont depuis longtemps insisté sur la nécessité urgente de réformer en intégralité cet organisme, parlent désormais ouvertement de la possibilité de créer une nouvelle structure, dans l’idéal un équivalent du Tribunal de Nuremberg ayant jugé les principaux criminels nazis, juste après la fin de la Seconde guerre mondiale. En effet, il serait plus que logique que les héritiers du nazisme soient jugés de la même manière et dans le même format que leurs idoles en 1945-1946.

Les organismes tels que la Cour pénale internationale (CPI), tout comme le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), représentent ouvertement les intérêts néocoloniaux et criminels des élites occidentales. Cela a été discuté et rediscuté tellement de fois. Quant au reste de l’humanité, ou plutôt sa très grande majorité, il reste soit à se conformer aux systèmes de « justice » déjà préétablis, créés par ceux pour qui l’humanité se limite en exclusivité à eux-mêmes, le reste se trouvant vraisemblablement en dehors de ce cadre-là (y compris la majorité de leurs propres citoyens). Soit à créer un nouveau système de justice internationale, d’autant plus que notre monde multipolaire se renforce de jour en jour.

Quant à la CPI déjà tellement discréditée, osera-t-elle hausser le ton face aux responsables des crimes totalement inhumains et barbares du néonazisme ukrainien ? Ou confirmera-t-elle une fois encore sa servitude face aux intérêts qui créent justement les monstres de l’extrémisme, les Frankenstein des temps modernes, à différents endroits de notre planète ? Des talibans et salafistes de l’EIIL exécutant aujourd’hui de façon barbare les musulmans pratiquant un islam traditionnel, ainsi que les simples citoyens des pays dont les gouvernements ont créé ces monstres, jusqu’aux nouveaux fascistes de l’Ukraine pro-étasunienne, ayant lancé un génocide à l’encontre de leurs compatriotes antifascistes et abattu un avion civil avec près de 300 personnes à son bord. Fort heureusement, ces néofascistes ukrainiens ont été stoppés par le courage des habitants et des résistants de Novorossia. En tout cas, pour le moment.

L’avenir très proche nous dira ce qu’il en sera. Ce qui est certain, c’est que d’une manière ou d’une autre, les responsables des crimes en question vont devoir en répondre. Et cela, ils le savent parfaitement, de même que leurs mentors outre-Atlantique et bruxellois.

http://french.ruvr.ru/2014_09_26/Crimes-neonazis-ukrainiens-Que-fera-la-CPI-ou-a-quand-un-nouveau-Nuremberg-9917/

Mikhail Gamandiy-Egorov