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USA: les républicains pour le durcissement des sanctions contre les principaux adversaires géopolitiques

Gestion catastrophique de la pandémie du Covid-19, tensions inter-ethniques, raciales, violence policière et vandalisme des casseurs à l’intérieur, refus d’accepter l’ordre unipolaire révolu par la grande majorité des pays du monde à l’extérieur, mais rien n’y fait – les représentants de l’establishment US prévoient de s’accrocher jusqu’au bout. Y compris à travers de nouvelles menaces qu’ils souhaitent mettre à exécution. 

Les républicains à la Chambre des représentants du Congrès étasunien ont publié mercredi un rapport sur la stratégie de la sécurité nationale, appelé à «renforcer le rôle des Etats-Unis et à contrer les menaces mondiales». Dans ledit rapport, il est notamment proposé d’imposer «les sanctions les plus dures jamais imposées auparavant» contre la Russie, l’Iran, et le Parti communiste chinois. A noter que le groupe de travail en question fait partie de la plus grande association de la faction républicaine à la Chambre des représentants US.

Ainsi, les auteurs du rapport proposent d’inclure la Russie sur la liste «des pays parrainant le terrorisme» – une liste que rédige l’administration présidentielle étasunienne. Ni plus, ni moins. Les raisons pour de telles accusations serait le soutien de Moscou aux corps des Gardiens de la révolution islamique iranien, le Hezbollah libanais, ou encore aux Talibans afghans. L’autre raison invoquée serait le fait qu’au cours de la dernière décennie, la Russie a affirmé son rôle de puissance mondiale, avec «une intention claire de saper l’ordre mondial sous la direction des USA». Ce serait peut-être d’ailleurs et surtout la principale raison.

L’autre orientation vis-à-vis de la Russie concerne, là aussi sans grande surprise, le secteur énergétique. Ainsi, le Congrès est invité à imposer une seconde couche de sanctions aux entreprises soutenant les projets pétroliers et gaziers russes. Ce n’est pas tout: selon les dits auteurs, il faut également imposer des restrictions à l’acquisition de la nouvelle dette souveraine russe, tout en poursuivant des sanctions personnelles vis-à-vis de responsables russes, et… des structures pro-russes dans d’autres pays. La liste n’est pas terminée, puisque les «érudits » étasuniens appellent aussi à exclure la Russie du système interbancaire SWIFT.

Dans le cas de Pékin, le rapport propose d’imposer «des sanctions contre le Front uni du Comité central du Parti communiste chinois», ainsi qu’à l’encontre d’un certain nombre de hauts fonctionnaires, y compris des membres du Politburo. Ceci, «dans le cadre de leurs activités concernant la population ouïghoure de Chine, ainsi que dans celui de la situation à Hong Kong». Les auteurs du rapport pensent également qu’en ce qui concerne la Chine, il est plus raisonnable d’utiliser des «sanctions ciblées», qui selon eux «fonctionneraient plus efficacement que les mesures tarifaires à grande échelle, qui affecteront à large échelle les USA eux-mêmes». Enfin, ils font également mention de la nécessité de bloquer la propagande chinoise, ainsi que de prendre les «mesures pour empêcher les technologies américaines critiques d’arriver dans ce pays».

En ce qui concerne la lutte contre l’Iran, le rapport propose d’imposer de nouvelles sanctions vis-à-vis d’un certain nombre de secteurs de l’économie iranienne. En parallèle des mesures visant les structures régionales affiliées à la République islamique, en particulier les milices pro-iraniennes en Syrie, Irak, Liban et Yémen. Reste tout de même à espérer que les initiateurs de ce rapport maitrisent également la localisation géographique des pays dont ils font mention.

Maintenant, pour parler perspectives. Evidemment, toutes ces mesures proposées par les politiciens étasuniens, peu importe d’ailleurs qu’ils soient républicains ou démocrates – car la haine de la Chine, de la Russie et de l’Iran les rassemble fortement – sont de nature consultatives et ne sont pas (en tout cas pour le moment) un projet de loi soumis au Congrès. Il n’empêche que cette action est tout de même très révélatrice des intentions de l’establishment étasunien dans son ensemble – y compris dans le camp de Donald Trump – à savoir se battre jusqu’au bout pour un retour à une gestion unipolaire du monde, même si le navire en question continue de couler.

Evidemment, dans le cas d’une imposition de telles sanctions, la guerre pourrait être totale, aussi bien sur le plan économique, qu’au niveau de la confrontation militaro-stratégique (sans forcément de guerre directe, mais avec une implosion d’affrontements locaux et régionaux). Et au vu des capacités contemporaines de Pékin, Moscou, et Téhéran, sans y inclure les alliés respectifs, Washington ne sortira pas gagnant d’une telle confrontation. Et ne ferait qu’accélérer sa chute. Mais connaissant la mentalité des élites atlantistes, beaucoup plus joueurs de pokers que d’échecs, ils pensent que miser le tout serait la solution. Rien n’est moins sûr. Ajoutez à cela les innombrables problèmes irrésolus de l’intérieur, et le tour est joué. Sauf que le Deep State n’a que peu à faire non seulement des vies humaines au-delà des frontières US, mais également sur le front intérieur, et effectivement l’époque actuelle multipolaire n’avait jamais autant remis en question leur pouvoir autoproclamé et inacceptable pour l’écrasante partie de l’humanité. 

Mikhail Gamandiy-Egorov

http://www.observateurcontinental.fr/?module=articles&action=view&id=1678

La Crimée : vers l’indépendance énergétique à grands pas

Ligne à haute tension. Crimée.

Depuis le ralliement historique de la Crimée à la Russie, l’un des problèmes majeurs de la péninsule restait sa dépendance en matière de livraisons d’électricité par l’Ukraine.

Il fallait de toute manière s’attendre à ce que les extrémistes ukrainiens tentent par tous les moyens de faire payer à la Crimée son choix historique. C’est ce qui va arriver. Ils pensaient avoir réussi. Coup raté: la Crimée a tenu bon et la Russie a pris les mesures efficaces en un laps de temps réduit.

Petit rappel des faits. Le 22 novembre dernier, des groupes ukrainiens de mouvance néonazie et ultra-nationaliste, font exploser des lignes à haute tension, faisant ainsi couper l’approvisionnement en électricité pour la péninsule criméenne. En d’autres termes: un acte terroriste. Sur le coup, ce ne sera d’ailleurs pas seulement la Crimée qui sera touchée, mais aussi certaines régions ukrainiennes voisines (notamment la région de Kherson).
Les services ukrainiens régionaux compétents tentent d’intervenir pour faire réparer les dégâts. Mais les extrémistes leur bloquent l’accès, en les laissant uniquement réparer les lignes approvisionnant les régions ukrainiennes. La Crimée plonge dans le blackout électrique pour près de deux semaines. Les extrémistes poursuivent alors le blocus en empêchant tout accès aux lignes électriques concernées.

Ravis de leur action, ils pensaient pouvoir mettre la péninsule criméenne en position de faiblesse et poursuivre sans vergogne leur chantage. D’autant plus ayant le soutien affiché des autorités kiéviennes. Plus que cela, Piotr Porochenko en personne soutiendra ouvertement « l’initiative des patriotes ukrainiens ». A l’instar d’une autre « initiative », initiée un peu plus tôt avec un nom fort révélateur: le « blocus alimentaire », dont le but devait être la « restauration de la souveraineté ukrainienne », selon les dires du même Porochenko (approche effectivement « intéressante » et surtout très « humaniste ») en empêchant tout camion transportant des produits alimentaires depuis le territoire ukrainien d’entrer en Crimée. Un blocus pour rappel n’ayant rien donné puisque la Crimée est entièrement autosuffisante en livraisons alimentaires depuis la Russie continentale, les seuls perdants ayant été les producteurs ukrainiens privés de la possibilité de faire vendre leurs produits en terre criméenne. Kiev a préféré donc passer à l’étape « supérieure »: faire vivre les habitants de la Crimée dans le noir en espérant que cela puisse durer. Seul bémol: les Criméens n’ont une fois de plus pas fléchi et les autorités russes ont intensifié l’organisation de l’indépendance énergétique de la presqu’île.

En effet, un pont énergétique reliant la péninsule à la Russie continentale a été mis en place en un temps pratiquement record. Pour la Crimée, cette nouvelle victoire était surtout celle de l’acquisition d’une indépendante énergétique tant attendue. Dès l’annonce du retour de l’électricité dans les foyers criméens et l’arrivée du président russe en personne pour suivre le processus, sentant le fiasco évident (une fois de plus), le gouvernement de Porochenko déclare depuis Kiev la reprise des livraisons d’électricité en Crimée… Sauf que Poutine rétorque: « Moscou ne doit avoir aucun contrat en vigueur avec Kiev lorsque le pont énergétique sera complètement opérationnel ». Point à la ligne.

Il est vrai que les derniers temps, l’Ukraine fait bien peu parler d’elle. Le monde aujourd’hui l’a un petit peu oublié, y compris les « alliés » occidentaux. Tout est donc bon pour faire parler de soi, d’autant plus lorsque cela peut frapper des gens ayant refusé catégoriquement de vivre au sein de cette « nouvelle » Ukraine pseudo-démocratique, fascisante et pro-occidentale. Mais une fois encore fiasco évident. Quant aux habitants de la Crimée, l’épreuve « électrique » qu’ils ont vécue n’a fait que renforcer encore plus le bons sens de leur décision de mars 2014, ainsi que le sentiment d’être protégés par leur pays, la Russie. L’Ukraine elle perd sur tous les fronts: non seulement elle se ridiculise une fois de plus, mais elle perd par la même occasion une énième source de revenue, et non des moindres… Sans oublier que la banqueroute arrive à grands pas. Pauvre Ukraine.

 

http://fr.sputniknews.com/points_de_vue/20151216/1020316425/crimee-energie-electricite-russie-ukraine.html

Mikhail Gamandiy-Egorov