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Sommet des Amériques et l’échec confirmé des USA

14.06.2022

Malgré les beaux discours, Washington doit se rendre à l’évidence que le 9ème Sommet des Amériques s’est conclu sur un échec retentissant, et ce même de l’aveu de plusieurs observateurs occidentaux. Avec l’impossibilité de soumettre les pays latino-américains progressistes, l’influence toujours grandissante de la Chine et de nouveaux partenariats avec la Russie.

Comme annoncé précédemment, ledit sommet n’a pas pu échapper aux boycotts de plusieurs nations latino-américaines. Après avoir exclu Cuba, le Nicaragua et le Venezuela, Washington n’a pas pu empêcher l’absence de nombreux autres chefs d’Etat, notamment de Bolivie, du Guatemala, du Honduras et du Mexique, dont le président Andres Manuel Lopez Obrador avait précédemment ouvertement condamné l’exclusion de La Havane, Managua et de Caracas. Et avait même accusé les USA de commettre un génocide contre Cuba.

Voulant réduire considérablement l’interaction des nations latino-américaines, que l’establishment étasunien continue de considérer comme son arrière-cour, avec la Chine et la Russie – l’arrogance des personnages washingtoniens semble fortement répéter les erreurs des élites hexagonales qui subissent l’humiliation de plus en plus vive en Afrique, avec le système néocolonial françafricain qui fait face à des revers après revers.

Incapable de proposer des partenariats de type gagnant-gagnant aux pays d’Amérique latine, y compris dans le domaine des investissements et de la construction des infrastructures, Washington s’obstine à vouloir y défendre une prétendue démocratie que ce dernier n’a en réalité jamais défendu et respecté. L’exemple ne serait-ce que de l’ancien président chilien Salvador Allende ne fait que largement le confirmer. Après tout – l’histoire ne ment pas.

Mis à part les boycotts retentissants du sommet et la ridiculisation de l’establishment étasunien – souhaitant ardemment défaire la Chine – tout en offrant aux participants du sommet des cadeaux dont certains étaient fabriqués… en Chine, Washington doit désormais faire face à de nouveaux défis. Y compris une présence militaire russe que les Etats-Unis ne prenaient pas au sérieux, mais qui semble désormais se concrétiser avec déjà le Nicaragua.

En effet, le leadership sandiniste a signé tout récemment un accord avec Moscou en vue de permettre le déploiement de troupes et d’équipements militaires russes dans le pays, y compris d’avions et de navires de guerre. Cette présence sera destinée entre autres à développer la formation des militaires nicaraguayens, assurer la sécurité, apporter des réponses aux besoins humanitaires et aux situations d’urgence, ainsi que de lutter contre le crime organisé et le trafic de drogue.

Mais au-delà de ces aspects très importants, il est évident que cela apportera une sécurité supplémentaire au Nicaragua qui se trouve dans le viseur washingtonien depuis un long moment, avec la possibilité de l’étendre à d’autres nations progressistes latino-américaines. Cela sans oublier que les USA découvriront peut-être enfin le ressentiment qu’ils n’ont cessé d’exporter aux quatre coins de la planète : ressentir près de ses frontières la présence armée de son adversaire.

Une fois de plus – l’esprit des descendants d’esclavagistes ne peut et ne va pas changer. Dans la mentalité de l’establishment occidental – l’écrasante majorité de l’humanité doit accepter la domination d’une extrême minorité. Car c’est ainsi que ce système criminel avait fonctionné depuis des siècles. Le seul souci pour les nostalgiques de l’unipolarité, c’est que non seulement le monde non-occidental continue de monter en puissance sur les plans démographique, économique et militaire, avec comme base l’ère multipolaire internationale devenue réalité, mais chose tout aussi importante: c’est le déclic d’un énorme nombre de personnes habitant la planète commune – à n’avoir plus aucun complexe vis-à-vis de l’Occident. Le tout allié à la ferme volonté de remettre cet Occident collectif à sa véritable place.

Pour le reste – les processus en cours se poursuivront. Et l’échec de l’organisation washingtonienne du 9ème Sommet des Amériques ne fait que confirmer la chute de l’establishment occidental, bien que ce dernier tente de continuer à prétendre le contraire.

Mikhail Gamandiy-Egorov

http://www.observateurcontinental.fr/?module=articles&action=view&id=3951

Le monde arabe se prépare à intégrer la multipolarité

Dans le conflit ukrainien, les pays arabes s’adaptent déjà aux réalités de la nouvelle ère, en optant pour une posture neutre, voire neutre-engagée, et ce malgré les innombrables pressions de la communauté occidentale. La région stratégique du Moyen-Orient semble donc prendre progressivement ses distances avec les prérogatives de l’establishment occidental.

La Ligue arabe a annoncé la création d’un groupe de contact spécial pour servir de médiateur dans la résolution de la crise en Ukraine. La réunion a été organisée à l’initiative de l’Egypte. Si les Etats concernés ont exprimé leur inquiétude face aux événements en cours, l’essentiel à retenir est que la communauté a choisi d’adhérer de manière catégorique à une politique de neutralité.

De son côté, Financial Times note que la neutralité des Etats du Golfe vis-à-vis du dossier ukrainien reflète des liens profonds avec la Russie. Et que les Emirats arabes unis, ainsi que l’Arabie saoudite, alliés de longue date des Etats-Unis, veulent préserver la coopération avec Moscou sur les questions énergétiques et géopolitiques.

Le quotidien économique britannique note également qu’Abu Dhabi, qui occupe un siège non-permanent au Conseil de sécurité onusien actuellement, avait reçu l’appel du secrétaire d’Etat US Antony Blinken quant à «l’importance de construire une réponse internationale forte pour soutenir la souveraineté ukrainienne». Mais lors du récent vote au CS de l’ONU, les Emirats arabes unis ont finalement ignoré les appels de Washington et ont choisi de rejoindre la Chine et l’Inde qui s’étaient abstenues de soutenir l’initiative occidentale à l’encontre de la Russie, manifestant ainsi les frustrations d’Abu Dhabi à l’égard des politiques étasuniennes.

Il faut noter que la position émiratie était d’autant plus intéressante que cela ne s’est pas limité uniquement au vote au Conseil de sécurité onusien où la position de ce riche pays du Golfe a été vue par les observateurs comme un soutien à peine voilé à la Russie, aux côtés de la Chine et de l’Inde. Depuis le lancement de l’opération militaire russe en Ukraine, le prince héritier d’Abu Dhabi – Mohammed ben Zayed Al Nahyane – a eu une conversation téléphonique avec Vladimir Poutine. Et selon plusieurs sources – aurait même réaffirmé que la Russie a le droit d’assurer sa sécurité nationale.

Tous ces faits et événements doivent surtout être vus comme une capacité évidente des pays du Golfe et plus généralement de tout le monde arabe quant à leur ferme volonté de s’adapter à l’ère multipolaire, dans laquelle la Chine et la Russie jouent un rôle de premier plan, surtout à une période où les anciennes alliances avec l’Occident ne donnent plus satisfaction, à divers degrés.

Il faut également noter que le monde arabe dans son ensemble est intéressé par le maintien de la coopération avec Moscou, en considérant sur le long terme l’Etat russe comme un élément important dans la construction d’une nouvelle architecture de sécurité, y compris dans la région stratégique du Moyen-Orient. L’ancienne posture, souvent pro-occidentale, semble donc s’éloigner de plus en plus, y compris après le succès de l’opération antiterroriste russe en République arabe syrienne – pays avec lequel plusieurs de ces Etats cherchent désormais pour certains à normaliser, pour d’autres à développer sérieusement leurs relations.

Une chose est certaine: l’ordre international multipolaire continue à s’imposer dans un monde arabe qui d’un point de vue civilisationnel a beaucoup plus en commun avec la Chine et la Russie, qu’avec un monde occidental sans valeurs et beaucoup trop hypocrite.

Mikhail Gamandiy-Egorov

http://www.observateurcontinental.fr/?module=articles&action=view&id=3638

Les principales raisons des échecs de la France et de l’Occident en Afrique

Si Paris continue de chercher désespérément des raisons pour les échecs subis et en cours sur le continent africain, notamment en poursuivant les vaines tentatives de trouver des boucs-émissaires et en refusant obstinément de reconnaitre la capacité souveraine des peuples de l’Afrique à pouvoir choisir d’eux-mêmes leur destinée – cela ne fera qu’accroitre sa chute d’influence sans précédent.

Les médis hexagonaux ne manquent pas de poursuivre la tendance en prétendant que les échecs retentissants subis par la France dans ce qu’elle continue de considérer comme son pré-carré sont dus à la montée d’influence des puissances non-occidentales, notamment la Russie. Pour autant cette ligne sélectionnée en priorité par l’establishment politico-médiatique occidental pour justifier les sentiments hostiles grandissants auprès d’une large partie de l’opinion publique africaine, francophone comme non-francophone, ne contribue aucunement à sauver la face pour la partie occidentale, bien au contraire.

D’autres réseaux médiatiques français ne se contentent pas d’accuser les adversaires géopolitiques, mais dans le pur esprit d’arrogance qui les caractérise vont même à déclarer l’incapacité des Africains à pouvoir faire leurs propres analyses des processus géopolitiques en cours, ne faisant que confirmer, une fois de plus, effectivement l’arrogance extrême qui caractérise les personnages en question. L’autre orientation favorisée par le réseau néocoloniale françafricain et pro-atlantiste est de mettre à contribution les régimes affiliés à l’establishment occidental – en les poussant à faire front commun, de manière affichée ou semi-voilée, avec l’Occident pour tenter de ternir la voie souverainiste et panafricaine choisie par nombre de pays africains, parmi lesquels la Centrafrique ou encore le Mali.

En oubliant évidemment que cela ne fait qu’exposer un peu plus lesdits régimes aux problèmes à venir, car étant tout simplement, à l’énorme différence des autorités centrafricaines ou maliennes actuelles, en grand mal d’appréciation par les populations concernées. Peu surprenant d’ailleurs d’apprendre de plusieurs sources bien informées que les représentants des dits régimes, communément appelés «préfets», voire «sous-préfets» au sein de l’opinion publique panafricaine, évitent ces derniers temps de passer les nuits dans leurs palais présidentiels, par peur de la vague révolutionnaire populaire qui ne baisse pas d’intensité.

En parlant d’ailleurs de palais présidentiels, si l’Elysée et le réseau françafricain ne peuvent se permettre, comme dans un passé pas si lointain, de bombarder justement les résidences de dirigeants d’Etats souverains africains, cela n’est aucunement dû au manque de volonté ou au désir de mettre fin à ces pratiques révoltantes propres au néocolonialisme occidental. Mais bel et bien et uniquement par peur de devoir faire justement face au tsunami des rues africaines qui tout en étant désarmées, balaieront désormais en un temps record toute tentative qui pourrait aller dans cette direction.

En ce qui concerne l’interaction montante des nations africaines réellement souveraines, ou en passe de le devenir, avec des pays comme la Chine ou la Russie, et malgré tout le matraquage politico-médiatique hostile de la part de l’Occident et de ses sous-traitants régionaux, le fait est que les deux pays ont démontré leur fiabilité vis-à-vis des partenaires africains ayant sollicité la participation sino-russe.

Comme l’avait d’ailleurs rappelé en son temps l’ex-président sud-africain Jacob Zuma en répondant aux attaques occidentales contre la Chine dans son interaction avec l’Afrique. Quant à la Russie, il suffit d’aller très simplement sonder aujourd’hui les populations centrafricaine ou malienne, pour ne citer qu’elles, pour comprendre de quels côtés se trouvent l’écrasante majorité des sympathies.

Des sympathies et appréciations qui ne sont aucunement le fruit d’une haine viscérale de la France ou de l’Occident, mais bel et bien de résultats concrets obtenus par ceux que cet Occident ne cesse à tenter de stigmatiser. Dans le cas de la RCA – où il n’y a de cela pas encore longtemps les bandits de grand chemin pouvaient se permettre de contrôler les 2/3 du territoire national et qui en l’espace de quelques mois ont dû battre en retraite, forçant par la même occasion les principaux éléments de ces bandits – et amis des salons occidentaux – à s’exiler à l’étranger, sous la coordination de l’establishment élyséen et de ses supplétifs africains.

Permettant aux autorités centrafricaines d’asseoir de nouveau le contrôle sur pratiquement toute l’étendue du territoire national, retrouver la stabilité ayant cruellement manqué durant de longues années, et créer des opportunités pour un développement stable, souverain, sécurisé. Et si la population malienne dans sa large majorité, à l’instar d’autres populations africaines faisant face à des défis sécuritaires prennent leur inspiration dans l’exemple centrafricain – personne ne peut les en accuser, ni interdire à faire valoir leur choix souverain, et encore moins dans un air purement arrogant et hypocrite les insulter quant au fait de « mal analyser la conjoncture géopolitique ». Il est vrai que la conjoncture géopolitique des nostalgiques de l’unipolarité est bien mal au point, mais ce n’est ni aux Centrafricains, ni aux Maliens, ni à d’autres peuples africains de devoir faire des sacrifices supplémentaires pour aider à maintenir à flot les rêves nostalgiques d’une époque révolue. Une époque d’injustice et d’impunité par la même occasion.

Evidemment, des solutions existaient. Tourner définitivement la page – dans les faits et non dans les paroles – de la Françafrique et du système néocolonial occidental, annoncer sans ambiguïté l’acceptation des nouvelles règles internationales et se déclarer être prêts à offrir ses services sur la base du respect de la souveraineté des pays concernés et de leur libre choix en tant que preneurs de décisions. Mais cela – l’Occident n’en est pas capable. Matraquer jour et nuit quant à la légitimité du régime ukrainien – héritier d’un pouvoir obtenu par les actions violentes d’une minorité bien entrainée aux méthodes de révolutions colorées – de pouvoir s’aligner sur la vision atlantiste – l’establishment occidental en est le champion. Mais lorsqu’il s’agit de commencer à respecter la volonté populaire de millions de citoyens africains – non, le droit souverain en est absent. Et c’est justement la raison pour laquelle l’Occident politico-médiatique ne fera que poursuivre à perdre ses positions à l’échelle internationale, en s’approchant de la notion logique qui le caractérise – celle d’une évidente minorité mondiale.

Mikhail Gamandiy-Egorov

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Afrique-Russie: tout ne fait que se construire

Depuis le retour de plus en plus affirmé de la Russie dans son interaction avec les pays du continent africain, il est devenu évident que la stratégie annoncée de Moscou pour l’Afrique en qualité d’une de ses principales priorités en matière de politique extérieure se confirme dans les faits. Bien qu’il reste encore beaucoup à faire.

Depuis le Sommet Russie-Afrique de Sotchi en 2019, l’interaction russo-africaine n’a cessé de poursuivre sa marche en avant, et ce malgré les innombrables critiques de la part des principaux adversaires géopolitiques de l’Etat russe. Cela apparait d’ailleurs comme une suite logique, à l’heure où la Russie démontre clairement l’importance de l’orientation africaine dans sa politique internationale, et que du côté des Etats africains, surtout ceux qui ont déjà fermement affirmé leur droit à la souveraineté véritable ou sont en voie de le faire – la volonté est résolument réciproque.

Au-delà de l’aspect purement interétatique, la Russie peut aujourd’hui compter également sur le soutien d’une large partie de l’opinion publique africaine qui voit en elle un partenaire fiable et sincère. Les événements récents en République du Mali ne font d’ailleurs que renforcer un peu plus cette thèse, car parallèlement au désir des autorités du pays de faire appel à un partenaire de longue date dans le volet sécuritaire dans un cadre souverainiste, la société civile malienne a également joué un rôle de premier plan dans ce rapprochement et dont les opinions ont été justement et largement entendues par l’actuel pouvoir du pays.

Le rôle des thèses panafricaines et souverainistes prend en effet un poids plus que considérable à l’échelle continentale, y compris même dans les pays où les pouvoirs traditionnellement orientés sur les intérêts de l’establishment occidental (des Etats-Unis et de la France notamment) se retrouvent désormais à devoir faire face à une montée des pressions populaires auxquelles ils ne pourront trop longtemps faire la sourde oreille.

Ceci étant dit, beaucoup de choses doivent encore être améliorées dans cette interaction russo-africaine post-soviétique – orientée sur un principe souverainiste, panafricaniste et pro-multipolaire. Si les échanges économico-commerciaux entre les pays africains et la Russie continuent d’aller à la hausse, il n’en demeure pas moins qu’un travail important doit encore être fait. Et ce des deux côtés.

Comme une multiplication des contacts directs entre les opérateurs économiques russes et africains dans le commerce bilatéral. Parmi les recommandations publiées récemment par le Conseil russe pour les affaires internationales (RIAC) on retrouve la poursuite de la diversification des partenariats économico-commerciaux avec les Etats africains, notamment ceux qui ne font pour le moment pas partie des principaux partenaires économiques de la Russie sur continent africain, ainsi qu’une plus large ouverture du marché russe aux exportations africaines. Mais également celui de l’Union économique eurasiatique (regroupant en plus de la Russie – la Biélorussie, le Kazakhstan, l’Arménie et le Kirghizistan).

La coopération dans le secteur de l’enseignement doit elle aussi être revue à la hausse, à l’heure où la Russie accueille pas moins de 270 000 étudiants étrangers, parmi lesquels près de 21 000 étudiants proviennent des pays africains. Un nombre appelé à croître encore plus dans les prochaines années, au moment où la Russie fait traditionnellement partie du Top10 des principales destinations pour les études supérieures au niveau mondial.

Un point très important concerne également une implantation d’industries de transformation d’acteurs industriels russes dans les pays africains. Cela est d’autant plus d’actualité à l’heure où l’Afrique veut pouvoir bénéficier beaucoup plus de ses atouts en termes de ressources naturelles. Pendant trop longtemps, le continent africain était vu comme une base stratégique pour l’obtention des matières premières brutes, en vue d’être transformées dans les régions des acteurs bénéficiaires. Générant d’énormes bénéfices pour ces derniers mais incomparablement moins pour les Etats propriétaires des dites ressources. Quant aux pays africains intéressés par ce type de partenariat, les conditions nécessaires se doivent d’être créées pour pousser les opérateurs économiques et industriels à aller dans cette direction, dans un esprit gagnant-gagnant.

Evidemment, il serait impossible de ne pas faire mention d’une interaction solidaire dans les instances internationales. La Russie va très certainement soutenir ses alliés africains sur la scène internationale, y compris onusienne, sachant qu’au-delà d’être l’une des principales puissances mondiales – est également membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, avec droit de véto. Aussi, les pays africains partageant des relations d’alliance et de partenariat stratégique avec Moscou pourront apporter le soutien nécessaire à la partie russe, notamment lors des votes impliquant l’ensemble de la communauté internationale.

Cet aspect a une importance particulière, à l’heure où une infime minorité mondiale continue de s’autoproclamer être la prétendue communauté internationale, avec le soutien de régimes affiliés. Un schéma qui est inacceptable pour les principaux défenseurs de l’ère multipolaire actuelle, dont la Chine et la Russie. Concernant justement l’interaction de Pékin et de Moscou, il apparait aujourd’hui de plus en plus clairement que les deux puissances, partageant des visions stratégiques communes sur un très grand nombre de dossiers internationaux et dans divers domaines (politique, économie, sécurité, entre autres), pourront travailler dans la complémentarité du savoir-faire réciproque, y compris dans leur interaction stratégique avec l’Afrique. C’est une réalité supplémentaire à prendre en compte.

Tout cela pour dire que les prochaines années seront effectivement décisives pour le partenariat russo-africain, et ce dans de nombreux domaines d’intérêt commun. Et loin de se limiter seulement au partenariat militaro-sécuritaire. Bien que ce dernier aspect fera bien évidemment partie des axes prioritaires entre l’Afrique et la Russie, d’autant plus à l’heure où cela est largement demandé aussi bien par les autorités des pays africains souverains, qu’au niveau d’une large partie des populations africaines. Le tout au moment où les principaux critiques de la présence russe, comme chinoise, n’ont pas été en mesure d’apporter des résultats dignes de ce nom dans le volet sécuritaire, notamment au Sahel. Et ayant en outre été les principaux acteurs du chaos et de l’insécurité qui se sont largement propagés dans les pays concernés.

Cela sans même compter la poursuite de l’interférence dans les affaires intérieures d’Etats africains, avec le maintien d’un agenda purement néocolonial. Ainsi que d’une approche ouvertement hystérique à l’idée que les Africains soient capables de choisir eux-mêmes leurs partenaires et de faire également d’eux-mêmes des analyses géopolitiques et stratégiques.

Dernier point sur le volet sécuritaire. Il ne peut y avoir de développement digne de ce nom d’une nation sans la souveraineté et la sécurité. Les populations africaines l’ont, pour grand nombre d’entre elles, parfaitement compris. Tout le reste n’étant que gesticulations de nostalgiques d’un ordre unipolaire révolu. L’Afrique peut et doit devenir l’un des principaux centres de la multipolarité. Et la Russie peut y contribuer.

Mikhail Gamandiy-Egorov

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L’Iran, cap stratégique eurasiatique et traitement médiatique

L’alliance avec la Chine, l’annonce de la signature prochaine du partenariat stratégique avec la Russie, influence régionale la plus importante dans son histoire contemporaine et pleine intégration dans l’OCS – confortent une fois de plus l’idée que toutes les tentatives occidentales à faire isoler l’Iran – représentent un échec absolument évident.

Les grands bouleversements en cours sur l’arène internationale, propres à l’ère multipolaire, se déroulent alors que l’establishment occidental et Etats affiliés les regardent uniquement en qualité d’observateurs, sans aucune capacité à pouvoir changer la donne. Chose d’ailleurs tout à fait logique compte tenu du fait que d’un point de vue ne serait-ce que de chiffres – la véritable communauté internationale se trouve bel et bien dans l’espace eurasiatique, sans oublier les partisans du concept multipolaire dans d’autres régions du monde.

Le cas de la République islamique d’Iran est une fois de plus très révélateur de toute la contradiction politico-médiatique à l’Ouest, qui d’un côté se retrouve forcé à reconnaitre les événements en cours, tout en maintenant une ligne de description qui ne correspond pas aux nouvelles règles internationales.

«L’Iran et la Russie vont signer un partenariat stratégique», annonce RFI. En indiquant dans le même article que Téhéran regarde vers l’est et que la signature dudit accord est prévue dans les prochains mois, après un accord similaire signé avec la Chine.

Le média hexagonal en question, orienté très principalement sur le grand public africain (qui représenterait d’ailleurs un peu plus de 80% de son auditoire), mentionne pourtant dans le même article qu’étant «étouffé par les sanctions occidentales, et alors que la reprise des négociations de Vienne sur le programme nucléaire patine, l’Iran tente de sortir de son isolement par l’est».

Ce passage mérite quelques commentaires. Tout d’abord, il serait juste de rappeler que l’Iran ne regarde pas vers l’est, mais a bel et bien choisi, et ce depuis déjà un bon moment l’orientation stratégique axée sur l’alliance avec la Chine et la Russie. De même que dans le cadre de l’intégration dans le grand espace eurasiatique, notamment au sein de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS).

En parlant d’ailleurs «d’isolation», ce sont au contraire les USA, principaux initiateurs avec Israël de ces tentatives vis-à-vis de Téhéran, qui s’étaient retrouvés largement isolés à l’ONU lorsqu’ils ont tenté à faire prolonger l’embargo sur les ventes d’armes à destination de l’Iran. Ayant dû faire face au double véto sino-russe. Et même à l’abstention des alliés d’Europe occidentale.

En ce qui concerne le dossier du nucléaire iranien – ici aussi Téhéran s’est positionné en force, ayant imposé des conditions à la partie étasunienne pour un retour éventuel à l’accord en question.

Par ailleurs, on arrive même à déceler une contradiction nette venant de RFI avec leurs confrères de France 24, la chaine de télévision promouvant les intérêts hexagonaux orientée sur l’international, qui pratiquement au même moment publie un article qui parle d’un Iran «incontournable» dans les affaires de l’Irak voisin, notamment dans le cadre des élections législatives anticipées dans ce pays. Le même média parle même d’une «mainmise» iranienne sur son voisin.

Ce ne serait pas un peu beaucoup pour un pays prétendument «isolé»? Alliance avec deux des trois principales puissances mondiales que sont la Chine et la Russie, adhésion au sein de l’Organisation de coopération de Shanghai regroupant la moitié de la population mondiale, omniprésence dans les affaires régionales, notamment en Irak, développement actif des relations avec d’autres régions du monde, parmi lesquelles l’Amérique latine et l’Afrique, pour ne citer que cela…

Le souci de cette contradiction dans le traitement médiatique occidental, c’est qu’on soit arrivé à une étape plus qu’intéressante dans la géopolitique internationale, et le traitement des médias occidentaux qui en ressort. D’un côté – les vieux démons de l’unipolarité s’accrochent jusqu’au bout dans les rédactions de l’Occident – maintenant la répétition des notions promues par les élites politiques concernées. D’un autre – les changements majeurs au niveau mondial des dernières années n’arrivent tout simplement plus à passer inaperçus. Restera à observer comment les médias occidentaux, surnommés le mainstream, continueront à traiter la réalité tout simplement et résolument multipolaire dans les affaires internationales.

Mikhail Gamandiy-Egorov

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France/Afrique: à quand des enquêtes objectives sur les biens mal acquis?

Depuis un certain temps, Paris se lance à attaquer ses adversaires sur le continent africain en prétendant lutter contre les «biens mal acquis». Cette pratique concerne avant tout une tentative d’interférer dans les affaires intérieures de pays souverains en leur imposant un chantage pur et simple. Mais qu’en est-il des biens réellement mal acquis appartenant aux intérêts occidentaux en Afrique ou aux réseaux françafricains sur le sol français?

Le summum du ridicule, c’est que l’establishment occidental, notamment élyséen, ne lâche rien pour maintenir la propagande portant sur les fameux «biens mal acquis» par la Guinée équatoriale sur le sol français, y compris ceux possédant un statut diplomatique. Après Paris, d’autres capitales occidentales se sont également mis à contribution – notamment Londres, poussant les autorités équato-guinéennes à la riposte dans le cadre du principe de réciprocité.

Pendant ce temps, les médias occidentaux, y compris ouvertement affiliés au système de la Françafrique, restent également à la manœuvre, parmi eux on retrouve, entre autres, le magazine Jeune Afrique.La question que se posent aujourd’hui de nombreux Africains c’est de savoir quand est-ce que viendra le moment pour l’establishment occidental, dont bien sûr élyséen, de même que pour le mainstream médiatique, de pouvoir s’intéresser à la question des biens mal acquis par les intérêts occidentaux sur le continent africain, mais aussi sur ceux qui appartiennent à des proches du réseau françafricain et qui possèdent des biens luxueux dans l’Hexagone.

En ce qui concerne la question des biens mal acquis par les intérêts occidentaux en Afrique et du système fort vicieux de ces intérêts établi dans nombre de pays du continent africain, la télévision panafricaine Afrique Média avait déjà consacré plusieurs émissions. D’autre part, il aurait été très intéressant pour le public hexagonal comme africain de connaitre les détails des millions d’équivalents d’euros d’argent liquide transmis à la veille de pratiquement toutes les élections présidentielles françaises de la part des Etats d’Afrique se trouvant dans l’orbite de Paris.

Un sujet tabou que les autorités élyséennes détestent aborder. Surtout lorsqu’on connait les difficultés de base qui concernent l’utilisation pure et simple d’argent liquide sur le sol français par les citoyens ordinaires, locaux comme étrangers. Il suffit pour cela de demander aux touristes chinois ou russes ayant visité dans le passé la France pour connaitre quelles difficultés ils ont eu à effectuer des achats avec des billets de 500 euros, ou ne serait-ce qu’à pouvoir les échanger… Mais bon, il est évident que ce casse-tête pour des touristes étrangers, même dépensiers, ne doit surtout pas concerner les amis privilégiés de la Françafrique. D’autant plus lorsqu’il s’agit d’un système établi par le receveur des fonds en question.

Maintenant et en ce qui concerne toujours la question des biens mal acquis, cette fois-ci achetés en France par certains amis africains de l’Elysée, voici une autre question qui mérite intérêt. En ce sens, le cas de la Côte d’Ivoire est particulièrement intéressant. Comme notamment la gestion par Dominique Ouattara, l’épouse du chef d’Etat ivoirien actuel, de biens immobiliers somptueux en France de l’ancien président ivoirien défunt Félix Houphouët-Boigny, qui fut un grand ami de l’establishment politique français et du réseau françafricain par la même occasion. Des questions avaient d’ailleurs été lancées par plusieurs médias de ce qu’il est désormais advenu de ces biens luxueux. Des questions nombreuses, mais toujours peu de réponses.

Maintenant revenons à la Guinée équatoriale et aux accusations françaises qui visent Malabo, le tout avec l’implication d’autres acteurs occidentaux, y compris anglo-saxons. Dans ces attaques visant les autorités équato-guinéennes, les médias hexagonaux et affiliés se donnent un vif plaisir de présenter la chose sous l’angle d’une lutte contre la corruption au profit du «pauvre peuple» équato-guinéen, qui se fait prétendument voler.

Maintenant, un bref aperçu du niveau de vie moyen entre la Guinée équatoriale et ne serait-ce que la Côte d’Ivoire. Si la première fait partie du Top 4 dans le classement des pays africains en termes de PIB par habitant, en compagnie de pays comme les Seychelles ou l’Ile Maurice, la Côte d’Ivoire n’est classée que 17ème au niveau continental. Et si ce même PIB par habitant dans le cas de la Guinée équatoriale a été multiplié par 45 entre la période allant de 1980 à 2017, dans le cas ivoirien les chiffres sont fort moins impressionnants: environ par 1,28 pour la même période. Et ce malgré le fait que Paris se donne un grand mal à présenter la Côte d’Ivoire comme un exemple de «stabilité et de succès» sur le continent africain.

Il y a un autre fait très révélateur. Si les citoyens équato-guinéens n’immigrent pas ou très peu, c’est fort loin d’être le cas pour ceux de la Côte d’Ivoire. Et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle on retrouve de nombreux ressortissants ivoiriens en Guinée équatoriale qui y vont chercher une vie meilleure, tout en sachant que cette dernière est un petit pays d’à peine 28 050 km2 avec une population totale approchant 1,5 million de personnes. Plus généralement, il est assez facile de trouver des personnes en provenance de pays d’Afrique de l’Ouest et centrale travaillant sur le sol équato-guinéen.

Evidemment, certains crieront qu’il est injuste de pouvoir comparer les deux pays sachant que la Guinée équatoriale est un Etat producteur de pétrole – qu’ils apprennent donc qu’un pays comme la Côte d’Ivoire est loin de manquer de ressources naturelles aussi, sachant qu’il est ni plus ni moins que le premier producteur mondial de cacao (représentant pas moins de 40% de la production mondiale à lui seul) – rien que cela. Cela sans oublier d’autres ressources naturelles censées lui appartenir.

Evidemment ce sont des chiffres sur lesquels les responsables hexagonaux n’aiment pas avoir à commenter. Tout comme le fait qu’un pays africain, comme la Guinée équatoriale ou l’Angola, puisse non pas être un pays émetteur de migrants, mais surtout un pays récepteur. A l’instar de ce qu’était, avant la destruction par l’Otan, la Libye de Mouammar Kadhafi. Le système vicieux mis en avant par l’establishment occidental préfère au contraire miser sur l’appauvrissement de pays se trouvant sous son orbite, en exploiter les ressources, tout en donnant, de temps à autre et avec un air condescendant des visas de travail aux citoyens de ces pays – des pays riches en ressources mais ne profitant pour beaucoup pas de leur potentiel, pour pouvoir par la même occasion tenter à se positionner comme le système des «bons samaritains».

Tout cela pour dire, qu’au lieu de jouer la comédie primitive dans un but purement de prédation néocoloniale, Paris et Co. devraient commencer par respecter la politique d’Etats africains assumant pleinement leur dignité et leur souveraineté. Et si les représentants hexagonaux souhaitent sincèrement lutter contre les biens mal acquis sur leur sol, qu’ils donnent l’exemple à travers les responsables (certains observateurs les appellent «préfets») appartenant au réseau françafricain. Et que lorsque les pays se trouvant sous l’orbite de ce réseau obscur arriveront à avoir ne serait-ce qu’un niveau de vie moyen comparable à celui de la Guinée équatoriale – il est évident que les queues dans ces pays pour obtenir le fameux visa pour un pays occidental se réduiront à vue d’œil. Bien qu’il soit également vrai qu’avec une telle perspective, il deviendra beaucoup plus difficile de pouvoir justifier l’exploitation des dits Etats.

Mikhail Gamandiy-Egorov

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Mali-Russie ou les peurs occidentales

Il n’a pas fallu longtemps pour que la presse mainstream ressorte toutes sortes de théories, dont bien évidemment le prétendu rôle de la Russie dans le changement de pouvoir au Mali. Pour rappel – l’establishment occidental parle de coup d’Etat inacceptable dans ce pays d’Afrique de l’Ouest après des mois de manifestations populaires, tout en applaudissant les actions antigouvernementales dans un pays comme la Biélorussie.

Il fallait certainement s’y attendre, les médias mainstream commencent désormais à voir « la main de Moscou » dans les récents événements au Mali. En effet et du moment qu’un changement de pouvoir ne soit pas orchestré depuis une / des capitale(s) occidentale(s), y compris si un tel changement vient des aspirations populaires, il sera pratiquement sans aucun doute condamné et les intéressés occidentaux vont vouloir y trouver la main d’un adversaire géopolitique. Cela a été d’ailleurs abordé dans l’émission Edition spéciale du 19 août sur la grande chaine de télévision panafricaine Afrique Média.

Comme prévu, les médias occidentaux mettent la main à la pâte. Côté étasunien, le site The Daily Beast annonce la couleur: « Les dirigeants du coup d’Etat malien ont pris le pouvoir après leur retour d’un camp d’entrainement militaire en Russie. Qui était aux commandes?» En oubliant évidemment de rappeler dans l’article que de nombreux militaires maliens, dont de hauts officiers, suivent des formations en Russie, et ce depuis un long moment.

Pour rappel, les USA étaient parmi les premiers à condamner l’écartement d’Ibrahim Boubakar Keïta du pouvoir. A ce titre, l’émissaire étasunien pour le Sahel, Peter Pham, avait déclaré «que les Etats-Unis s’opposent à tout changement extraconstitutionnel de gouvernement, que ce soit par ceux qui sont dans la rue ou par les forces de défense et de sécurité». Assez incroyable d’entendre ces déclarations venant du représentant d’un pays «champion» dans l’organisation de divers coups d’Etat, révolutions de couleur et déstabilisations en tout genre de pays souverains. Mais l’establishment US reste ce qu’il est.

Par ailleurs, les Etats-Unis ont déclaré «la suspension de leur coopération militaire avec le Mali en réponse au renversement du président Keïta». Le tout au moment où selon le propre aveu des médias mainstream, des milliers de citoyens maliens se rassemblaient dans la capitale du pays pour célébrer les actions de leurs militaires.

L’espace mainstream français n’est pas en reste. Après les condamnations de l’establishment politique, RFI publie un article avec un titre annonciateur: «Le Mali est-il séduit par la Russie?» En indiquant que l’ambassadeur de Russie au Mali fut l’un des premiers diplomates étrangers à avoir été reçu par ce qu’ils appellent la «junte». L’une des principales voix médiatiques françaises à l’international reconnait tout de même que de nombreux Maliens souhaitent le renforcement de la coopération militaire de leur nation avec Moscou.

Au final et quelle que soit la suite de l’interaction russo-malienne, ne serait-il pas grand temps pour l’establishment occidental dans son ensemble de comprendre une réalité assez simple. A savoir que les véritables aspirations populaires ne se conçoivent pas à la Maison-Blanche, ni au Département d’Etat US, pas plus qu’au sein de la CIA, des structures Soros ou à l’Elysée. Et que c’est une réalité avec laquelle il faudra compter. Et que d’autre part le fait d’adopter une posture ouvertement hypocrite et injuste – comme celle qui les caractérise, notamment lorsqu’on fait une fois de plus le parallèle de la différence radicale d’approche vis-à-vis des manifestations biélorusses et maliennes – cela ne fera qu’encore plus éloigner les peuples du monde des intérêts occidentaux. Les menaces, ultimatums, pressions et sanctions – finiront par se rouiller à un tel point, que leurs initiateurs n’en auront qu’à leurs têtes.

Enfin il serait aussi grand temps pour l’élite politico-médiatique atlantiste d’apprendre, ne serait-ce que progressivement, car il faut évidemment tenir compte des capacités d’adaptation et d’apprentissage de chacun, à respecter de façon réelle la souveraineté des peuples. Et comprendre par la même occasion que les tons condescendants vis-à-vis des populations non-occidentales seront de moins en moins tolérés.

Dernier point : la réalité multipolaire du monde permet non seulement la prise en main par les peuples de leurs affaires souveraines et l’établissement de plusieurs blocs d’influence régionaux et continentaux, mais le rappel nécessaire à faire consiste aussi dans le fait qu’il y a aujourd’hui dans la multipolarité suffisamment de puissances indépendantes capables de bloquer les tentatives de ceux qui n’arrivent toujours pas à se débarrasser de leurs complexes néocoloniaux.

Mikhail Gamandiy-Egorov

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