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8ème Sommet des BRICS : l’unité inébranlable

8ème Sommet des BRICS : l’unité inébranlable

L’Alliance BRICS poursuit toujours son renforcement dans le cadre du monde multipolaire. Cela a été une fois de plus confirmé lors du 8ème Sommet des BRICS qui cette année s’est déroulé dans l’Etat de Goa, en Inde.

Plusieurs questions étaient à l’ordre du jour lors de ce sommet. Questions économiques, crise en Syrie et lutte antiterroriste, coopération militaire, échanges dans le domaine de l’enseignement et de la culture. Une fois encore et à l’instar de ce qui s’était passé lors du récent Congrès mondial de l’Energie à Istanbul, en Turquie, le président russe Vladimir Poutine était au centre de l’attention, dans une atmosphère fortement positive. Oui, l’Occident politique malgré toute sa rhétorique antirusse, y compris via les médias du mainstream, a obtenu l’effet totalement à l’inverse du désiré.

Tout d’abord les BRICS ne toléreront aucune pression extérieure. Et restent fermement opposés à la violation de la souveraineté des Etats du monde. Un message qui a été annoncé avant même le début du sommet. En parlant de la crise syrienne, les pays BRICS ont réitéré leur soutien à une issue politique de la crise en Syrie tout en insistant sur la nécessité de poursuivre la lutte antiterroriste dans ce pays contre les extrémistes, aussi bien liés à Daech qu’à Fatah al-Cham (précédemment Front al-Nosra, filiale d’Al-Qaïda en Syrie). Une position que réitère la Russie sur l’arène internationale et que refuse à tout prix les élites occidentales en épargnant largement les groupes terroristes faisant partie ou étant directement liés aux extrémistes de Fatah al-Cham, de leurs propres aveux.

En plus des pourparlers collectifs, plusieurs rencontres tête à tête ont eu lieu au cours du sommet. A ce titre, Vladimir Poutine a eu des entretiens avec le Premier-ministre indien Narendra Modi, le président chinois Xi Jinping, et le président sud-africain Jacob Zuma. Dans le cadre des relations avec l’Inde, pays hôte du sommet 2016, plusieurs importants accords ont été signés: dans le domaine de la Défense, la Russie fournira à l’Inde (en passant le plus grand marché étranger de l’armement russe) le système sophistiqué de missiles antiaériens S-400, ainsi que d’autres appareils de pointe, confirmant par la même occasion le leadership des technologies militaires russes au sein des forces armées indiennes.

Sur le plan énergétique la Russie via la compagnie Rosneft prévoit de livrer à l’Inde 100 millions de tonnes de pétrole sur les dix prochaines années. Le géant gazier russe Gazprom entend lui assurer à la République indienne sur le long terme la livraison de 2,5 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié par an. Les deux pays poursuivent également leur large coopération dans le domaine de l’industrie nucléaire.

Dans le cas des relations sino-russes et au vu du renforcement de l’alliance russo-chinoise, y compris dans le domaine de la Défense, comme l’ont d’ailleurs démontré les récentes importantes manœuvres militaires conjointes en mer de Chine méridionale, et de la coordination diplomatique sur les principaux sujets de l’actualité internationale, les leaders des deux pays ont réitéré des « positions similaires » sur la situation en Syrie et en Afghanistan, y compris sur la question de la lutte antiterroriste. Par ailleurs, Poutine et Jinping ont mis l’accent sur le caractère inadmissible de l’ingérence d’acteurs externes dans les affaires de l’Asie centrale. On comprend à ce titre qui est visé. Plus que cela, le leadership chinois a proposé d’augmenter encore plus la coordination déjà fortement importante entre la Russie et la Chine au niveau du Conseil de sécurité de l’ONU. Une proposition qui veut tout dire.

Sur le plan économique et là aussi peu importe ce qu’en diront les jaloux, la coordination bat son plein. La Nouvelle banque de développement créée par l’alliance BRICS en juillet 2014 avec son siège à Shanghai passe à l’action. Ainsi, plusieurs grands projets, y compris dans le domaine de l’infrastructure, seront financés par ladite banque aussi bien dans les pays BRICS qu’ailleurs, notamment dans les pays du continent africain. De plus, les BRICS ont annoncé leur ferme volonté de s’occuper de la reconstruction en Syrie, principal défi du pays après la victoire tant nécessaire sur le terrorisme. Tout comme un autre fait qui devrait fortement déplaire à Washington: celui de favoriser les échanges au sein des BRICS en devises des pays membres de l’alliance.

Last but not least, un tournoi des équipes de football des nations BRICS (des moins de 17 ans) a été organisé en marge du sommet, sous la supervision de l’organisation brésilienne Brazsat. En effet quoi de mieux qu’un tournoi sportif pour raffermir les liens entre les jeunes représentants des pays de l’alliance ?

Bref, les BRICS ne faiblissent pas. Et même les mauvaises langues qui espéraient voir l’affaiblissement de notre alliance, notamment après la destitution de la présidente brésilienne Dilma Rousseff, peuvent désormais se taire un moment : le Brésil reste au sein de l’alliance. Les BRICS continueront donc de se renforcer aussi bien grâce à la coordination interne qu’avec les alliés non-membres de l’union qui ne manquent pas. Ajoutez ces pays à ceux des BRICS qui représentent désormais à eux seuls 53 % de la population mondiale et vous comprendrez ce que représente la véritable communauté internationale. Une communauté qui en plus de se renforcer sur le plan démographique, le fait aussi et très activement au niveau économique, politique, diplomatique et militaire. Que les faux apôtres autoproclamés à parler au nom de la communauté internationale le comprennent bien une bonne fois pour toute.

https://fr.sputniknews.com/points_de_vue/201610171028234265-brics-sommet-unite/

https://fr.sputniknews.com/authors/mikhail_gamandiy_egorov/

 

De quel droit les élites occidentales s’autoproclament «communauté internationale»?

De quel droit les élites occidentales s’autoproclament «communauté internationale»?

Fait assez incroyable et pourtant si l’on suit les nombreuses sorties en rapport avec l’actualité internationale, y compris syrienne, aussi bien des élites politiques comme médiatiques de l’Occident, on les entend constamment parler d’eux-mêmes à titre de « communauté internationale »… On se demande sur quelle base ?

En effet à chaque fois qu’il est question de tenter de réaffirmer le diktat occidental s’approchant de sa fin irrémédiable, les dirigeants à Washington, Londres ou Paris ressortent la, ou plutôt leur, notion de communauté dite internationale. Vraisemblablement les habitudes coloniales ont vraiment du mal à disparaitre.

On se pose donc à juste titre la question afin de savoir et de comprendre sur quelle base les élites politiques et médiatiques de l’Occident parlent d’eux-mêmes à ce titre ? Qui les a autoproclamé (si ce n’est eux-mêmes) à se prendre pour la communauté internationale ? Le fait qu’ils représentent d’une certaine manière la communauté occidentale, certes. Tout en sachant quand même que de plus en plus de citoyens des pays occidentaux sont loin d’approuver la politique de leurs « représentants ». La France en est d’ailleurs un cas très représentatif. Mais même à titre de communauté occidental et dans le cadre de l’humanité toute entière, cela ne représente qu’une infime partie de la véritable communauté internationale, de la véritable communauté mondiale.

De quel droit une assemblée très réduite de personnes se prend pour l’unique pouvoir décisionnel au niveau planétaire ? Comme si la Russie, la Chine, l’Inde, l’Iran, les pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine n’existaient pas. Il serait bon de rappeler que le monde occidental dans sa définition la plus juste (Europe de l’Ouest, Amérique du Nord, Australie et Nouvelle-Zélande) représente environ 950 millions d’habitants, donc moins d’un milliard. Au moment où la population mondiale tourne aujourd’hui à 7,43 milliards d’habitants (chiffres au premier juillet 2016, selon l’ONU). Donc un peu plus de 10 % de la population terrestre, tout en sachant encore une fois que les populations occidentales sont aujourd’hui bien loin de suivre les actions de leurs gouvernements respectifs, serait la « communauté internationale » ? Incroyable…

Il faudrait quand même aussi rappeler que c’est justement la communauté non-occidentale qui représente aujourd’hui plus des ¾ de l’humanité et qui pèse de plus en plus sur le plan économique, politique, diplomatique, militaire et même culturel. Au moment où au contraire l’influence unipolaire occidentale diminue à grands pas. Il suffit d’ailleurs de prendre l’exemple d’organisations telles que l’OCS ou les BRICS pour comprendre une évidence simple : l’Occident politique ne peut plus dominer. Plus que cela, les actions du bloc non-occidental sont aujourd’hui de plus en plus soudées. Il suffit pour cela d’observer la coordination de la Russie et de la Chine sur plusieurs niveaux, allant des manœuvres militaires conjointes jusqu’à la coordination diplomatique sur nombreuses questions de l’actualité, de la Syrie jusqu’au Burundi. Tout en rappelant aussi qu’ils sont deux des cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU.

En parlant d’ailleurs de ce Conseil de sécurité onusien, la Russie et la Chine sont justement ouverts à l’élargissement pour d’autres pays de ce conseil jusqu’ici très fermé. Pourquoi ? Car ni la Russie, ni la Chine, n’ont peur de voir leur influence se réduire dans le cadre du monde multipolaire, tout au contraire des dirigeants occidentaux.

Les élites occidentales sont-elles donc si aveugles ? Aucunement. Mais l’héritage colonial de ces élites est tellement ancrée, qu’il leur est jusqu’à maintenant toujours impossible de se débarrasser une bonne pour toute de cette maladie. Car il s’agit bien de maladie. Et comme toute maladie, elle se soigne. Donc de la même manière que l’on soigne les personnes souffrantes, nous (la vraie communauté internationale), soignerons ensemble les prétendues élites de l’Occident. Le monde multipolaire, dans lequel d’ailleurs l’Occident aura toujours sa place, gagne du terrain chaque jour qui passe. L’unipolarité s’éloigne comme un mauvais rêve ayant duré un peu longtemps. Près de vingt ans pour être exact. Et l’hystérie collective des élites de l’Occident n’y changera rien.

https://fr.sputniknews.com/points_de_vue/201610141028197609-elites-occidentales-communaute-internationale-droit/

https://fr.sputniknews.com/authors/mikhail_gamandiy_egorov/

L’Organisation de coopération de Shanghai : élargissement à l’horizon

Sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) à Tachkent

Tachkent, la capitale de l’Ouzbékistan vient d’accueillir le Sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS). Plusieurs questions étaient à l’ordre du jour : le développement de l’organisation, lutte contre le terrorisme et les défis liés à la sécurité régionale, élargissement de l’OCS.

En parlant de développement, le président du Kazakhstan Noursoultan Nazarbaïev a parlé de la possibilité de créer une zone de libre-échange dans le cadre de l’OCS. Une proposition qui a trouvé beaucoup d’échos positifs. En parlant d’élargissement et c’est en effet un sujet de grande importance, l’Inde et le Pakistan deviendront vraisemblablement membres à part entière lors du prochain sommet de 2017 qui aura lieu à Astana, la capitale kazakh.

L’Iran qui est observateur au sein de l’organisation a lui aussi de sérieuses chances de devenir membre de plein droit au sein de l’OCS. La candidature de l’Iran est d’ailleurs soutenue aussi bien par la Russie que par la plupart des autres membres, notamment les autres pays d’ex URSS. A ce titre le président kazakh, qui est en outre l’un des principaux initiateurs de l’intégration eurasiatique, a parlé des perspectives dans le cadre d’un tel élargissement: « L’entrée possible à l’avenir de l’Iran au sein de l’OCS élargira les possibilités de notre interaction commune. En tenant compte de l’entrée des nouveaux membres, l’OCS représentera plus de 60% du territoire de l’Eurasie, 45% de la population mondiale, plus de 19% du PIB mondial ».

 

Pour rappel, l’Organisation de coopération de Shanghai réunit en son sein six membres fondateurs: 5 issus de l’ex-URSS, à savoir la Russie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan, ainsi que la Chine. L’Empire du Milieu place d’ailleurs un très grand espoir en l’OCS et n’a pas manqué d’afficher plusieurs fois son attachement à cette organisation qui représente l’une des priorités de la politique extérieure chinoise. Cela a été d’ailleurs été confirmé à maintes reprises dans les principaux médias chinois. L’Inde et le Pakistan deviendront donc eux membres à part entière sous peu. L’Iran a de grandes chances de les suivre. La Biélorussie, la Mongolie et l’Afghanistan sont pour le moment observateurs. Des pays comme la Syrie, l’Egypte ou encore le Bangladesh ont quant à eux exprimé leur volonté de devenir membres-observateurs.

Bref, le monde poursuit son avancée. Et cette avancée n’est plus dictée par l’Occident. En tout cas de moins en moins. Ce qui prouve une fois encore que la multipolarité se renforce de jour en jour. Il était assez drôle d’observer les réactions hystériques de certains politiciens et diplomates occidentaux par rapport au fameux Brexit, en allant même d’accuser ouvertement la Russie et Poutine d’être les « grands gagnants » de cette histoire. Pour répondre à cela, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avait parlé de « cas cliniques » et qu’il n’était pas habilité à faire d’autres commentaires car n’ayant pas reçu de formation médicale… Difficile de dire mieux. 

En effet, l’Occident politique s’est tellement obsédé à l’idée de son « exceptionnalisme » et de son « rôle spécial » pour l’humanité, qu’il en devient hystérique à voir qu’à d’autres endroits du monde il ne représente plus un intérêt si important. Le Brexit, le Frexit, ou quoi d’autres encore: tout cela est le choix souverain des Européens. Que nous respectons.

Mais pour autant il serait surtout bon que les Occidentaux comprennent, en premier lieu les élites occidentales, qu’un autre monde a déjà vu le jour. Et ce nouveau monde, c’est cela notre priorité. Le modèle occidental de la vision du monde a montré toutes ses limites, et surtout ses bassesses. Une large partie de l’humanité n’en veut tout simplement plus. Donc il faudra s’y faire à cette réalité. 

Et pendant que les élites washingtoniennes et bruxelloises continueront leurs « débats » sans fin sur l’avenir de l’UE, à notre niveau on poursuivra l’intégration eurasiatique, tout comme celle de l’OCS et des BRICS. A chacun ses priorités.

https://fr.sputniknews.com/points_de_vue/201606271026187776-ocs-tachkent-elargissement/

Mikhail Gamandiy-Egorov

L’idée de la démocratie souveraine attire

L’idée de la démocratie souveraine attire

La démocratie souveraine est une notion qui a été admise en Russie à partir du début des années 2000. A savoir un système qui se base sur des fondements démocratiques, tout en tenant compte des traditions et cultures du pays. A cette époque, cette notion n’a pas échappé à la règle des vives critiques du mainstream.

Mais tout change aujourd’hui. Et l’idée de la démocratie souveraine attira bien au-delà des frontières russes. En Amérique latine, plusieurs pays alliés de la Russie (du Brésil au Venezuela, de l’Argentine à la Bolivie, du Nicaragua à l’Equateur), partagent cette notion. Autre exemple, l’Inde, membre de l’alliance BRICS et grande puissance du continent asiatique, est considérée à juste titre comme la plus grande démocratie du monde. Et sa notion de la démocratie peut être aussi placée dans la notion de souveraineté, dans le sens que le modèle indien n’est pas calqué sur ceux qui souhaitent ardemment que cela soit le cas, à savoir les pays occidentaux, dont les élites considèrent que seule leur « vision des choses » est la bonne. A tort pour eux.

Autre membre des BRICS et leader du continent africain, la République d’Afrique du Sud, s’inscrit lui aussi parfaitement dans cette lignée: depuis la fin du régime raciste d’apartheid, longtemps soutenu par les Occidentaux, l’Afrique du Sud a pris le cap sur un régime démocratique et qui respecte les traditions nationales du pays. En parlant de l’Afrique, une nouvelle notion commence à voir le jour, celle de l’Africratie. Une approche nouvelle, développée par l’activiste politique souverainiste et panafricaniste camerounais Thierry Mbepgue, que nous avons déjà interviewé sur Sputnik.

Les principes fondateurs de cette idéologie se concentrent eux aussi sur la démocratie comme base pour toute société africaine et avec la souveraineté nationale comme une notion tout aussi inaliénable. Ajoutée à cela une vive opposition aux interventions extérieures dans les affaires internes des Etats africains (on comprend qui est visé). Nous en aurons peut-être d’ailleurs l’occasion d’en discuter plus longuement dans nos interviews futures.

En tout cas et ce qui est certain, c’est que la multipolarité est bien là. Et commence activement à prendre place dans la tête des gens, quelle que soit leur origine culturelle, ethnique ou religieuse. Et certaines « élites » ont beau à continuer à tenter de donner leurs bonnes « leçons » dans ce domaine, une grande partie de l’humanité ne le voit plus sous cet œil. Heureusement dirons-nous.

http://fr.sputniknews.com/points_de_vue/20151026/1019089821/russie-democratie.html

Mikhail Gamandiy-Egorov

Les BRICS en chiffres

A la veille du sommet des BRICS et de l’OCS (Organisation de coopération de Shanghai) à Oufa, capitale du Bachkortostan, en Russie, voici le tableau qui illustre ce que nos 5 pays représentent.

Entre autres : 42% de la population mondiale (bientôt plus), 26% de la surface terrestre mondiale, 30% du PIB mondial.

Inde: le contrat pour les Rafale français en danger d’annulation

Un avion Rafale

« Suspens maximal sur le contrat indien », titrait il y a tout peu le quotidien français d’information économique et financière Les Echos.

En effet, les discussions sur le contrat de livraison de chasseurs français à la République indienne se poursuivent depuis déjà trois ans pour en arriver à la situation où il y a plus de chances que l’Inde annule la transaction que la France obtienne les 20 milliards de dollars initialement prévus…

Les raisons avancées par la partie indienne sont relativement simples: coût trop important pour le rapport qualité/prix, refus de la France de se conformer aux exigences de l’Inde en matière de transferts de technologie et d’offset, et puis surtout des alternatives existantes certainement plus intéressantes. Ces alternatives ont d’ores et déjà étaient nommés: les chasseurs russes Sukhoi Su-30MKI. Dans les couloirs de la récente visite de Vladimir Poutine chez l’allié indien, les bruits couraient déjà sur cette éventualité. Une « preuve » supplémentaire d’ailleurs que « l’isolation de la Russie sur l’arène internationale » est plus « qu’évidente »…

« La Russie est prête à signer un contrat avec l’Inde sur la livraison d’un lot supplémentaire de chasseurs Sukhoi Su-30MKI qui remplaceraient les Rafale français », c’est ce qu’a déclaré le directeur général adjoint de l’Agence russe d’exportation d’armements (Rosoboronexport), Sergueï Goreslavski, à RIA Novosti. Pour rappel, la Russie est traditionnellement le plus important partenaire de la République indienne dans le domaine de la Défense et cette dernière est tout simplement le plus important acheteur d’armements russes au niveau mondial (devant la Chine).Mais ce risque d’annulation avancé par le gouvernement indien est-il uniquement lié aux raisons citées plus haut? Probablement pas. Nous avons déjà mentionné dans nos articles précédents à ce sujet que dans tout domaine et surtout dans un secteur aussi crucial que celui de la Défense, l’aspect réputationnel joue un rôle prépondérant. Et la France d’aujourd’hui, ou plutôt son élite politique, ont déjà prouvé aux yeux de tous que sa réputation est gravement remise en cause, le tout au profit des intérêts outre-Atlantique mais aucunement français, ni européens.

L’affaire avec les Mistral en est la preuve nette. Ne pas honorer un contrat pour lequel le paiement est déjà dans les mains n’est pas digne d’un partenaire, quel qu’il soit. Jusqu’ici, la Russie a fait preuve de très grande patience dans cette affaire et n’a pas encore engagé de poursuites judiciaires contre la France. Des poursuites qui non seulement rendront à la Fédération de Russie la somme engagée mais également feront payer au gouvernement « français » de bien lourdes pénalités: au total environ trois milliards d’euros. Après tout, la patience a des limites.

L’Inde est à l’instar de la Russie, ainsi que des autres pays BRICS, une nation qui a toujours placé le respect de sa souveraineté et la défense de ses intérêts nationaux au plus haut. Son élite sait aussi parfaitement observer et analyser les événements qui se déroulent dans notre nouveau monde multipolaire, dont l’Inde est elle aussi l’un des principaux architectes. Il était donc trop simpliste de croire que l’Inde allait s’engager définitivement dans une transaction à onze chiffres sans être certaine de le faire avec le bon partenaire. Il est tout à fait normal de chercher la diversification dans ses partenariats extérieurs, c’est aussi à cela que sert la concurrence, et l’Inde ne fait pas exception sur ce point, néanmoins cette diversification ne peut se faire que lorsque le client est assuré que son cahier des charges et les conditions du contrat seront en intégralité respectés par l’autre partie.

Il est certain qu’au vu de la situation, la diplomation hexagonale et les professionnels de la Défense française vont engager de gros moyens pour tenter de convaincre l’Inde de finaliser ladite transaction. Néanmoins et vu l’état de sous-traitance dans laquelle se trouve la douce France à l’heure d’aujourd’hui, elle aura bien de mal à obtenir des résultats qui satisferont ses intérêts nationaux et à rendre la fierté méritée aux citoyens français.

http://fr.sputniknews.com/points_de_vue/20150218/1014777994.html#ixzz3S6eu2wIt

Mikhail Gamandiy-Egorov

Le leader de la Crimée avec Poutine en Inde : les USA et Kiev enragés…

Sergueï Aksionov

Nouveau coup de maître du président russe lors de sa visite chez notre allié indien. Mis à part de très importants contrats signés entre les deux pays dans le cadre de cette visite, mis à part le renforcement de l’alliance stratégique entre les deux grandes nations, aussi bien au niveau bilatéral que dans le cadre des BRICS, cette visite était aussi l’occasion de montrer (une fois encore !) que la Crimée est bien russe, et que seules les « élites » occidentales adoptent une approche hystérique sur la question… Retour sur un nouvel échec et mat aux gouvernements occidentaux de la part de la Russie et de Vladimir Poutine.

Ce voyage de Poutine en Inde rêvetait une grande importance, aussi bien pour la Russie que pour la République indienne. Les deux pays sont des alliés de longue date. A l’époque soviétique, il était même courant de dire que l’Inde représentait la 16ème république constituante de l’URSS… Tellement les relations étaient intenses et amicales. Depuis, peu de choses ont changé. L’amitié entre les deux pays est toujours aussi forte, la compréhension mutuelle au plus haut niveau, et le partenariat stratégique ne cesse de s’élargir. Notamment dans le domaine de la coopération militaro-technique, dans lequel l’Inde représente tout simplement le plus important acheteur de la Russie.

D’autre part, les deux pays sont membres fondateurs de l’alliance BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud). Et après les récentes visites de Vladimir Poutine en Chine et en Amérique latine, ajoutés à cela les nombreuses visites de plusieurs chefs d’Etats en Russie, l’Inde se trouvait bien évidemment sur la liste prioritaire. Plusieurs accords ont été signés à l’issue de cette visite. Tout d’abord dans le domaine pétrolier : le contrat a été signé entre la société d’Etat russe Rosneft et le conglomérat indien Essar pour une somme totale de cinq milliards de dollars par an. Ainsi, la Russie fournira à l’Inde 10 millions de tonnes de pétrole par an, à compter de 2015. La durée du contrat est de dix ans, avec prolongation probable. D’autre part, la Banque russe du commerce extérieur (VTB) fournira un crédit d’un milliard de dollars à Essar.

Autre domaine où un important contrat a été signé, l’énergie atomique. L’agence fédérale russe de l’énergie atomique (Rosatom) construira les troisième et quatrième blocs de la centrale nucléaire indienne Kudankulam,a déclaré Sergueï Kirienko, directeur général de Rosatom. L’autre domaine encore dans lequel les deux pays vont sensiblement élargir leur coopération concerne celui des diamants : la Russie étant le plus grand producteur mondial, l’Inde le plus important tailleur. Il était donc plus que logique de renforcer considérablement la coopération dans ce domaine, dans lequel l’Inde excelle depuis des siècles. Ainsi, une quantité plus importante de diamants russes seront taillés et polis chez nos amis indiens. Ce contrat permettra aussi certainement de diminuer le transit des diamants russes par Anvers, considéré comme la « capitale » mondiale des diamants.

Encore un autre fait bien important concerne les énormes perspectives de coopération entre la République indienne et l’Union économique eurasiatique (Russie, Kazakhstan, Biélorussie, Arménie, puis Kirghizistan et Tadjikistan), dont Vladimir Poutine s’est également félicité : « L’Union économique eurasiatique qui deviendra effective à partir du 1er janvier 2015 ouvre des perspectives nouvelles à la coopération russo-indienne. »

Mais le coup de maître de cette visite concerne la Crimée. Le chef de la République de Crimée, Sergueï Aksionov, en accompagnant la délégation russe, a effectué ainsi sa première visite officielle à l’étranger, depuis que la péninsule s’est ralliée à la Fédération de Russie en mars dernier. D’autant plus en Inde, l’une des principales puissances asiatiques et mondiales…

« Le but de cette visite est d’établir des contacts avec les entités commerciales de l’Inde, ainsi que de trouver des moyens de coopération, qui peuvent être mis en oeuvre sur le territoire de la République de Crimée. Notamment dans les domaines de la culture et la transformation de la production agricole, la production et la vente des médicaments, l’industrie de la pêche »…,a affirmé Sergueï Aksionov. Il a en outre invité les investisseurs indiens à visiter la Crimée pour voir de leurs propres yeux les opportunités existantes et établir les partenariats dans les domaines intéressants.

Les réactions hystériques de Washington et de la junte kiévienne ne se sont pas fait attendre. La sulfureuse Jan Psaki, porte-parole du Département d’Etat étasunien, a ainsi déclaré que les USA sont « préoccupés » par le fait que le leader de la Crimée ait visité l’Inde avec la délégation russe, ainsi que par la signature des nombreux accords entre l’Inde et la Russie. Tout en tentant de jouer la « diplomate » en déclarant que les USA considèrent l’Inde comme un « partenaire » important… Oui, l’Inde est un partenaire important pour qui que ce soit, et pour ceux qui l’oublient un peu trop souvent, ce pays est à l’instar de la Russie et de la Chine, une grande nation indépendante et souveraine, ayant dès le départ de la crise entre l’Occident et la Russie, montré sa compréhension et sa sympathie en faveur de la position russe… Hystérie également du côté de Kiev : la marionnette des USA Porochenko a ainsi déclaré que « l’Inde était trop portée sur l’argent »…En oubliant par la même occasion, mais dans son cas à lui ce n’est nullement étonnant, que l’Inde, à l’énorme différence de ce qu’il reste (pour combien de temps ?) de l’Ukraine, est une nation dont l’avenir se décide chez elle, et non pas à l’autre bout du monde. Que l’Inde est un véritable pays-ami de la Russie, ainsi qu’un allié stratégique, et ce depuis des dizaines d’années. Que l’Inde est tout comme la Russie, l’un des principaux architectes du nouveau monde multipolaire. Et finalement que vu la situation de la « nouvelle Ukraine », il aurait bien mieux fait de se taire…

Ce qui est sûr et pour finir sur cela, il serait juste de dire qu’une fois encore la stratégie de Vladimir Poutine a été brillante, renforçant l’alliance avec un pays très important (seconde population mondiale pour rappel également), un pays partisan actif du monde multipolaire qui s’impose chaque jour qui passe et un acteur incortounable de l’alliance BRICS. De plus, montrant une fois encore le ridicule des élites occidentales, en premier lieu étasuniennes, qui affirment à chaque mauvaise occasion que la Russie est « isolée »… Eh bien il serait grand temps de se rendre à l’évidence pour les Obama & Co. : la Russie est non seulement aucunement isolée mais elle est tout simplement l’alliée par excellence de l’écrasante majorité de l’humanité. Rôle que l’Occident néocolonial, retranché en soi mais refusant encore de l’admettre, ne peut et ne pourra désormais avoir. La Crimée, elle, et cela est tout aussi positif, trouve clairement la reconnaissance de son choix historique au sein des pays amis de la Russie. Vive la nouvelle réalité, chers amis !

http://french.ruvr.ru/2014_12_15/Le-leader-de-la-Crimee-avec-Poutine-en-Inde-les-USA-et-Kiev-enrages-5630/

Mikhail Gamandiy-Egorov

 

Projet BRICS Dream

Cher(e) ami(e)s,

j’ai le plaisir de vous annoncer le lancement officiel de mon projet qui me tenait à coeur depuis longtemps. Il s’agit de la première marque vestimentaire pro-BRICS, destinée spécialement aux citoyens des nations BRICS, ainsi qu’à tous les sympathisants de notre alliance dans le monde entier. Un monde devenu désormais multipolaire. Son nom est BRICS Dream (Le rêve BRICS). Son slogan : New World, new rules (Nouveau monde, nouvelles règles). Merci à vous tous de m’avoir inspiré ! Et si possible partagez massivement.

Дорогие друзья,

я искренне рад объявить вам об официальном запуске моего проекта, о котором я думал уже довольно продолжительное время. Это первая в мире марка одежды для сторонников стран БРИКС, направленная специально как для граждан стран-членов БРИКС, так и для всех сторонников нашего альянса во всем мире. Мире отныне многополярном. Название бренда – BRICS Dream (« Мечта БРИКС »). Его девиз – New World, new rules (« Новый мир, новые правила »). Спасибо всем вам за вдохновение! И рассчитываю на ваш максимальный репост.

Dears friends,

I am pleased to announce the official launch of my project, which was dear to my heart for quite a long time. This is the first clothing pro-BRICS brand, especially created for the citizens of the BRICS nations and for all the supporters of the BRICS alliance around the new multipolar world, in which we live now. The brand name is BRICS Dream. Its slogan: ‘New World, new rules ». Thanks to all of you for inspiring me! And if possible share massively.

www.bricsdream.com

«Les échanges entre l’Afrique et les BRICS sont projetés à 500 milliards de dollars en 2015»

«Les échanges entre l’Afrique et les BRICS sont projetés à 500 milliards de dollars en 2015»

Selon le Haut-commissaire de l’Inde au Cameroun, A. R. Ghanashyam, les échanges commerciaux entre l’Afrique et les pays membres du groupe des BRICS (Brésil, Russie, Inde, et ) «ont plus rapidement cru au cours de ces dernières années, que les échanges entre le continent noir et toutes les autres régions du monde», a-t-il révélé dans une interview accordée le 1er septembre 2014 au Quotidien gouvernemental camerounais, Cameroon Tribune.

Pour preuve, soutient le diplomate indien dont la mission diplomatique s’étend au , au Bénin et au Tchad, ces échanges Afrique-BRICS«ont doublé entre 2007 et 2012, pour se situer à 340 milliards de dollars cette année-là, et sont projetés à 500 milliards de dollars en 2015». «Le succès des BRICS dans la promotion de la croissance économique inclusive, la création des emplois et la structuration du secteur de la transformation locale des produits, afin de lutter contre la et les inégalités, ont apporté beaucoup d’enseignements aux pays africains», indique-t-il, pour justifier cet intérêt croissant des Africains pour les BRICS en matière de coopération économique.

A. R. Ghanashyam prédit d’ailleurs un dynamisme plus accru de cette coopération économique entre les BRICS et les Etats africains, avec l’entrée en activité prochaine des (une de développement et un fonds) récemment créées par ce groupe constitué de pays émergents.

Pour rappel, la banque de développement et le Fonds des BRICS veulent notamment être une alternative à la , mais aussi au Fonds monétaire international ().  La capitalisation de cette banque a été fixée dans un premier temps à 10 milliards de dollars de liquidités sur sept ans, équitablement répartis entre les pays fondateurs, et 40 milliards de dollars de garanties. Cette somme sera progressivement portée à 100 milliards de dollars et la banque pourra commencer à prêter en 2016.

Agence Ecofin

http://reseauinternational.net/les-echanges-lafrique-les-brics-projetes-500-milliards-dollars-en-2015/