Archives du mot-clé Jeux Olympiques

La Russie, grande vainqueure des JO de Rio, envers et contre tout

JO 2016 de Rio

Sous pression et pour des raisons ouvertement (géo)politiques, pourtant censées être totalement absentes dans le sport et surtout des valeurs olympiques, la Russie a été malgré tout véritablement au top. Retour sur un succès olympien évident.

D’abord parlons statistiques. La Russie termine quatrième au tableau des médailles, derrière les USA, le Royaume-Uni et la Chine, avec 56 médailles (19 en or, 18 d’argent, 19 de bronze). Mais puisque nous parlons statistiques, il serait juste d’en donner une autre: celle du nombre de sportifs participants par délégation, au moins au niveau du TOP 10 du classement des médailles. La Russie est arrivée à Rio avec 282 sportifs (ils étaient 436 lors des JO de Londres 2012). Les USA qui sont arrivés en tête du classement des médailles sont venus eux avec 555 sportifs.

Le Royaume-Uni, deuxième du classement, a fait venir 366 sportifs, représentés dans 25 disciplines. La Chine, troisième, est arrivée au Brésil avec une délégation de 412 sportifs. Maintenant parlons aussi des pays classés derrière la Russie: l’Allemagne (cinquième) venue avec 422 représentants, le Japon (sixième) avec 338 personnes, la France (septième) avec 396 sportifs, la Corée du Sud (huitième) — 204, l’Italie (neuvième) — 314 et enfin l’Australie (dixième) avec 421 sportifs. Constat évident: mis à part la Corée du Sud qui avait une délégation moins importante que la Russie (et plus de 2,5 fois moins de médailles), la Russie avait la délégation la plus réduite en termes de sportifs: 2 fois moins de sportifs que les USA, près de 1,5 fois moins que la Chine (troisième pour rappel) et la France (seulement septième au classement). Pourtant la Russie est arrivée malgré tout quatrième dans ce classement des médailles olympiques et il est aujourd’hui simplement évident que si les intérêts extra-sportifs et ouvertement géopolitiques anti-russes n’avaient pas fait leur entrée aux JO, la Russie aurait pu aisément prétendre à être dans le trio de tête. Les sportifs russes ont-ils donc prouvé leur incroyable efficacité? A vous de juger.

Les statistiques c’est bien mais ce n’est pas tout. L’exploit de la Russie est d’autant plus important lorsqu’on se souvient de la pression hors normes qui a été exercée sur la Russie avant même le début des Jeux olympiques. Sur le Comité olympique russe et surtout sur les sportifs eux-mêmes. On n’oublie pas que pratiquement jusqu’au début officiel des JO, l’incertitude quant à une éventuelle disqualification de toute l’équipe olympique russe planait dans l’air. Le tout « grâce » à certaines organisations qu’il serait certainement préférable de ne pas nommer (car ne le méritant pas) mais qui ont confirmé toute la politisation qui les caractérise.

Il faut tout de même saluer la décision responsable du Comité international olympique(CIO), ou en tout cas certains de ses membres qui ont refusé de se joindre à cette mascarade hystérique russophobe. Quoiqu’il en soit et on l’avait bien prédit: la Russie sous pression devient toujours plus forte. On avait bien annoncé avant même le début des JO que la Russie serait au top. Et elle l’a été.

Pendant ce temps le ridicule ne tue pas des organisations comme l’Association internationale des fédérations d’athlétisme, l’épreuve reine des Jeux olympiques et dans laquelle la Russie excelle toujours. La disqualification des athlètes russes (une seule a été autorisée à participer car elle vit aux USA) n’a fait que réduire l’intérêt de nombreux amateurs sportifs pour la simple et bonne raison que de nombreux athlètes russes étaient les favoris pour remporter le titre olympique ou au moins être sur le podium. Sans la légendaire et magnifique Yelena Isinbayeva (la grande star de toute compétition d’athlétisme avec le Jamaïcain Usain Bolt) et de loin la grande favorite pour remporter une fois encore le titre en saut à la perche féminin, sans Sergey Shubenkov (champion du monde en titre dans le 110 mètres haies), ou encore Lyukman Adams (champion du monde en salle du triple saut), et tellement d’autres athlètes russes, l’épreuve d’athlétisme était loin de susciter l’intérêt habituel. Et c’est aussi une victoire pour la Russie. Parallèlement à cela, tout le monde doit se souvenir de la situation très peu habituelle de favorisation non-voilée de l’équipe étasunienne. Rappel des faits: séries du relai féminin de 4X100 mètres, l’équipe des USA fait tomber le bâton lors d’une des transmissions entre coéquipières. Elles sont logiquement éliminées et ne devaient pas disputer la finale. Elles font appel. Un appel que l’IAAF valide en autorisant les étasuniennes à recourir seules… Le tout alors que l’on voit parfaitement sur la vidéo du moment que l’équipe étasunienne devait effectivement être éliminée , l’erreur étant purement technique et à la seule faute des athlètes US. Mais avec un britannique russophobe à la tête de l’IAAF, doit-on s’étonner? Aucunement. Simplement énième confirmation des intérêts servis.

Revenons à la Russie et à nos sportifs. Ce qui a été véritablement magnifique c’est la solidarité exprimée par les participants russes à tous ceux qui ont été injustement disqualifiées. On se souvient de la superbe équipe russe d’escrime qui a brillé et qui a dédié ses nombreuses victoires olympiques à tous les sportifs russes que les haineux de la Russie ont empêché de participer à cette grande fête du sport. On se souvient aussi de Hassan Khalmourzayev, champion olympique de judo (catégorie moins de 81 kg) qui a dédié sa victoire à sa famille, ses amis, son pays et à tous les sportifs russes injustement disqualifiés.

On sait aussi que désormais notre légendaire athlète Isinbayeva, multiple championne du monde et olympique, et qui tout au long de sa carrière n’a jamais été liée à une quelconque affaire de dopage, siègera à la commission des athlètes du CIO où elle a été élue haut la main. Et les bureaucrates russophobes seront désormais forcés de la voir et surtout de l’entendre. Car Yelena n’a pas oublié et ne pardonnera pas l’injustice qui lui a été faite, ainsi qu’à tous les autres sportifs russes. Nous ne pardonnerons pas nous aussi. Quant à tous nos sportifs ayant brillamment représenté leurs pays aux JO de Rio, nous disons simplement bravo et merci! Ce qui ne tue pas rend plus fort dit-on, dans le cas de la Russie cela est particulièrement vrai. Quant aux ennemis haineux de la Russie le message est lui aussi relativement simple: continuez à mettre votre pression autant que vous le souhaitez, nous on continuera à remporter des victoires. Dans le sport comme dans tellement d’autres domaines. Les jaloux n’ont qu’à maigrir.

https://fr.sputniknews.com/points_de_vue/201608221027394324-jeux-olympiques-russie/

Mikhail Gamandiy-Egorov

Publicités

L’équipe olympique russe s’envole pour Rio avec le sourire

L’équipe olympique russe s’envole pour Rio avec le sourire

Si il y a bien une chose que les élites occidentales n’arrivent toujours pas à cerner, c’est que plus la Russie est sous pression, plus elle se renforce.

En réalité, il faut tout de même avouer que les élites occidentales nous rendent d’une certaine manière service. Tous leurs plans de pression sur la Russie: sanctions économiques, pression sur les diplomates russes en poste à l’étranger, même le sport et les valeurs olympiques n’ont pas été épargnés, ne font au final qu’unifier encore plus solidement la nation russe dans sa diversité ethnique et religieuse, et accélèrent un développement d’un certain nombre de secteurs importants.

En parlant de sport, peu de gens aux quatre coins du monde ont cru à la propagande ayant visée les sportifs russes. « Système étatique de dopage », « le FSB derrière le dopage à grande échelle en Russie », etc… etc… titraient les principaux tabloïdes mainstrimois. Plus que cela, ces mêmes médias du mainstream occidental appelaient ouvertement à la disqualification de toute l’équipe olympique russe. Tout en oubliant toujours de publier les preuves véritables d’un quelconque système de dopage à grande échelle en Russie. L’hystérie était palpable. Le quotidien britannique The Times a carrément envoyé une lettre au Comité internationale olympique (CIO) « exigeant d’interdire à toute l’équipe russe de participer aux JO », lettre signée par le journaliste sportif en chef du quotidien. Soit ledit personnage est toujours enragé que la Coupe du monde de football 2018 aura lieu en Russie, et non pas en Angleterre, soit c’est à cause des 200 fans russes ayant fait reculé plus de 1000 hooligans anglais à Marseille lors du dernier Euro de football en France, mais en tout cas il s’est sérieusement donné l’air d’un fonctionnaire politique plutôt que d’un journaliste.

D’autres « médias » britanniques, comme Daily Mail ou The Sun, avaient carrément annoncé la disqualification « confirmée » de toute l’équipe olympique russe des Jeux de Rio, citant « des sources sûres ». Ils auront droit à une douche bien froide lorsque le CIO annoncera que l’équipe russe ne sera pas bannie des JO en donnant la prise de décision à chaque fédération sportive pour la participation ou non de tel ou tel sportif, créant par la même occasion un degré de haine et d’hystérie encore plus énorme de la part de ces mêmes médias.

Aux dernières nouvelles, plus de 250 sportifs russes ont déjà reçu le feu vert pour participer aux Jeux olympiques. Un chiffre non des moindres. Et ce malgré toutes les tentatives occidentales au plus haut niveau afin de faire disqualifier la Russie, le tout accompagné par une campagne médiatique encore plus russophobe que celles auxquelles on avait droit durant la guerre froide. Mais en analysant l’opinion publique internationale, y compris des pays occidentaux, on arrive à une conclusion évidente: une fois de plus la campagne ouvertement russophobe et les décisions clairement politiquement motivées, cette fois-ci allant jusqu’au sport, n’ont pas convaincu. Personne n’est désormais dupe des buts recherchés par les instigateurs de toute cette haine anti-russe.

Pour revenir à ce qui a été dit au début. Tout au long de l’histoire, la Russie devenait plus forte et unie sous pression extérieure. Donc merci aux ennemis de la Russie, qui maladroitement et indirectement (car évidemment leurs espoirs étaient tout autres) n’ont fait que donner un nouvel élan à notre pays, un élan très important.

Quant au sport, nous avons désormais une preuve supplémentaire que la politique internationale et la géopolitique font partie intégrante de certaines grandes structures sportives internationales. Et la pression politique et économique occidentale sur la Russie pour la punir de sa politique indépendante et souveraine, et n’ayant toujours pas donné les résultats escomptés par les instigateurs, en arrive maintenant au sport et aux valeurs olympiques censés pourtant être séparés des intérêts politiques. Quoiqu’il en soit, les sportifs russes se sont envolés pour Rio avec le sourire et avec la ferme détermination de gagner non seulement pour eux-mêmes et leur pays, mais aussi pour tous ceux ayant été injustement disqualifiés. On se rappelle que l’équipe russe d’athlétisme a été pratiquement toute disqualifiée (une seule athlète russe a été admise), y compris la légendaire Yelena Isinbayeva, multiple championne du monde et olympique du saut à la perche, et qui pourtant n’a jamais été contrôlée positive à un quelconque dopage tout au long de sa carrière. Hier, cette femme forte et courageuse s’est laissé aller à quelques larmes avant de retrouver le sourire et appeler tous les sportifs russes à donner encore plus d’eux-mêmes durant les JO. Ce genre de chose ne s’oublie pas. Pas de doute donc qu’une fois de plus injustement sous pression, la Russie sera au top.

https://fr.sputniknews.com/points_de_vue/201607281027052107-russie-jo-2016-rio-equipe-olympique/

Mikhail Gamandiy-Egorov

La trêve olympique, moment « idéal » pour déstabiliser un pays ?

La trêve olympique, moment « idéal » pour déstabiliser un pays ?

La déstabilisation de pays en y créant le chaos, via le sponsoring « d’opposants » aux gouvernements, formation de ces derniers dans des centres spécialisés, création de rébellions armées pour provoquer des putschs et destituer des chefs d’Etat et gouvernements légitimes,… Tout cela ne date pas d’hier. Bien que certaines de ces tactiques évoluent, si l’on peut dire ainsi, d’autres éléments se retrouvent eux dans la constante.

Août 2008. Ouverture des Jeux Olympiques d’été de Pékin. Le monde entier a les yeux rivés sur le principal événement sportif planétaire, organisé pour la première fois par l’empire du Milieu. Un événement durant lequel traditionnellement, tous les conflits au niveau global doivent être mis de côté, c’est ce qu’on appelle la trêve olympique.

Pourtant et en cette période de paix, de joie et de respect mutuel, la paix sera justement rompue. Dans la nuit du 7 au 8 août 2008 (le 8 ayant été le jour d’ouverture des JO de Pékin), les forces armées géorgiennes attaquent la République d’Ossétie du Sud et par la même occasion les forces de maintien de la paix russes et de la CEI chargées d’assurer la paix et de faire éviter les affrontements. Une attaque préparée d’avance et dans laquelle les USA joueront le premier rôle. Sans oublier les autres pays ayant participé à l’armement massif du régime criminel de Saakachvili, dont la Grande-Bretagne et Israël.

En effet, les Etats-Unis ont non seulement armé et formé l’armée géorgienne, mais des formateurs-soldats étasuniens participeront même à l’assaut de Tskhinval, la capitale d’Ossétie du Sud. Cette brève attaque fera tout de même 1600 victimes au sein de la population civile ossète (1600 sur un total d’environ 30 000 habitants que compte la ville). Brève car la Russie interviendra et sauvera le peuple ossète d’un véritable génocide massif. C’était donc en 2008.

Février 2014. Jeux olympiques d’hiver de Sotchi. Un événement organisé avec brio et que l’on a déjà traité précédemment. Une victoire de la Russie sur tous les plans, aussi bien organisationnel que sportif. Sauf que pendant ce temps, des forces malsaines pousseront définitivement l’Ukraine voisine dans le chaos. Une « révolution » selon les Occidentaux. Un coup d’Etat armé de tout ce qu’il y a de plus pur en réalité. Un putsch qui voit l’avènement de forces extrémistes dans cette « nouvelle Ukraine ». Tout ce qu’il y a de plus « démocratique » selon les élites politiques occidentales. Le problème, c’est que ces « élites » jouent avec le feu, dans le vrai sens du terme.

Pas tellement vis-à-vis d’eux-mêmes, mais surtout à l’égard des peuples qu’ils prétendent représenter. L’alliance avec les extrémistes wahhabites et salafistes en Syrie, dont bon nombre sont citoyens des pays de l’UE, qui rentreront demain (c’est déjà fait en grande partie pour ceux restés en vie) dans les pays de leurs citoyennetés respectives, représente une véritable bombe à retardement pour les populations des pays en question. Et à l’instar de la Syrie, en Ukraine, ceux que le Département d’Etat étasunien a massivement soutenus, en l’occurrence les groupes néo-nazis qui aujourd’hui contrôlent les rues d’une partie importante de l’Ukraine, représenteront demain eux aussi un vrai danger pour l’Europe. Cette Europe oublie trop souvent que le nazisme à une époque était justement venu par la violence des rues. Et les néo-nazis ukrainiens sont aujourd’hui tout aussi déterminés à prendre contrôle du pouvoir en Ukraine que l’étaient les nazis allemands avant que cela ne devienne le cas. D’ailleurs, le leader du tristement célèbre Praviy Sektor, Dmitri Iaroch, a désormais affirmé ouvertement son intention de se porter candidat à « l’élection » présidentielle en Ukraine. Le noyau dur fasciste de la « révolution pro-occidentale » aujourd’hui montre-t-il clairement ses visées pour demain ? Fort malheureusement pour l’Ukraine, oui.

Certains diront que les extrémistes existent partout. C’est vrai. Mais lorsqu’on arrive à la situation où ils font la loi, où ils affirment dorénavant représenter les « forces de sécurité » de tout un pays et où ils déclarent ouvertement leur désir de prendre officiellement le pouvoir, il y a de quoi à avoir peur. En Russie, où fort heureusement les organisations extrémistes ultra-nationalistes sont depuis déjà un certain temps dans l’illégalité, il serait impossible de voir un leader néo-nazi de skinheads racistes et xénophobes faire partie d’une « coalition » de pouvoir. Simplement impossible. Si tel était le cas, tout Russe censé passerait soit dans la résistance, soit quitterait le pays.

Maintenant, pour revenir à la relation Russie – Occident politique, les USA jouent leurs cartes géopolitiques, et l’Europe en paie les frais. Et la Russie dans tout cela ? Elle ne compte nullement se laisser marcher sur les pieds. C’est aussi simple que cela. Et ceux qui pensaient que la victoire diplomatique en Syrie n’était qu’un mirage d’un monde nouveau, qui pensaient aussi que l’Amérique latine redeviendrait leur arrière-cour, que le retour de la Russie n’était qu’un mythe, se sont terriblement trompés une fois encore.

Comme on le disait au tout début, certaines tactiques des USA & satellites changent et évoluent. D’autres restent les mêmes. Sauf qu’à notre niveau, on observe, on analyse et on prend note. Et déstabiliser des pays et nations en période de paix et de trêve olympique en dit long sur l’aspect moral des instigateurs. Quoiqu’il en soit, à toute tentative malsaine et néfaste se trouvera toujours une réponse digne et efficace. Que les faiseurs de troubles en prennent désormais bien note…

http://french.ruvr.ru/2014_03_12/La-treve-olympique-moment-ideal-pour-destabiliser-un-pays-0105/

Mikhail Gamandiy-Egorov

Bilan des Jeux olympiques de Sotchi 2014 : une réussite totale

Bilan des Jeux olympiques de Sotchi 2014 : une réussite totale

Le 23 février se sont clôturés les Jeux olympiques d’hiver de Sotchi 2014. Un événement riche en émotions et qui a une fois de plus montré au monde le nouveau visage de la Russie. On se souvient encore de la récente cérémonie d’ouverture qui nous donnait toutes les raisons d’être optimistes pour la suite des Jeux. On n’a pas été déçu.

La cérémonie de clôture est tombée sur un jour symbolique, le 23 février : le Jour du défenseur de la Patrie en Russie. Une fête dédiée à la base aux forces armées mais qui est devenue depuis un passé plus ou moins récent la fête de toutes les personnes défendant leur pays à différents niveaux, ainsi que de tous les hommes en général, notamment en qualité de protecteurs de la famille. Un peu l’équivalent du 8 mars pour les représentants de la gente masculine.

Et en ce 23 février, dernier jour des JO, la Russie a fini la compétition avec brio puisqu’elle prendra deux médailles d’or supplémentaires : une en bobsleigh à quatre, sous la commande du formidable Aleksandr Zubkov, déjà vainqueur en bobsleigh à deux en duo avec Aleksey Voyevoda, et une autre en ski de fond hommes sur la distance de 50 km. D’ailleurs en ski de fond la joie sera totale puisque la Russie décrochera en plus de la médaille d’or les médailles d’argent et de bronze. Un triplé assurant donc un podium 100% russe. De très beaux cadeaux pour le 23 février.

Précédemment, on ne manquera pas de citer l’incroyable Victor An, véritable légende vivante, patineur de vitesse sur piste courte Sud-Coréen naturalisé Russe. Après avoir été triple champion olympique pour son pays d’origine, il est désormais également triple champion olympique pour son pays d’accueil, la Russie (médailles d’or sur les distances de 500, 1000 et relais 5000 mètres, ainsi qu’une médaille de bronze sur 1500 mètres). Personne d’ailleurs n’oubliera l’émotion avec laquelle il chantera l’hymne russe lors de la cérémonie de remise des médailles. Comment oublier aussi Vic Wild, snowboardeur d’origine américaine également naturalisé Russe, double champion olympique (slalom géant parallèle et slalom parallèle). A noter d’ailleurs que l’histoire de Vic Wild, énormément apprécié des supporteurs russes de même que Victor An, c’est une histoire d’amour puisqu’il optera pour la citoyenneté russe suite à son union avec la snowboardeuse russe Alena Zavarzina (médaillée de bronze elle dans l’épreuve du slalom géant parallèle).

Pourra-t-on oublier les génies du patinage artistique russe ? En premier lieu Yulia Lipnitskaya, championne olympique dans l’épreuve par équipes de patinage artistique, à l’âge de 15 ans ! Et bien sûr Adelina Sotnikova : championne olympique en individuel, à tout juste 17 ans… Bien sûr, la Russie connaitra aussi des déceptions assez inattendues, à l’image du grand favori en épreuve individuelle de patinage artistique chez les hommes Evgeni Plushenko, qui après avoir décroché l’or avec les autres membres de l’équipe russe dans l’épreuve par équipe, ne pourra fort malheureusement en faire de même en individuel en raison d’une sérieuse blessure au dos. Il sera d’ailleurs opéré d’ici vraisemblablement le 2 mars prochain. Ou encore l’équipe russe de hockey sur glace, grande favorite avec les Canadiens mais qui sera éliminée au stade des quarts de finale par l’équipe de Finlande (qui finira d’ailleurs troisième).

Néanmoins la Russie finira en première position nette au tableau des médailles, décrochant un total de 33 médailles (un record), devant les USA : 27 médailles et la Norvège : 26 médailles. La Russie a également pris la première place dans le classement du nombre de médailles d’or (13 médailles contre 11 pour la Norvège) et d’argent (11 médailles contre 10 pour le Canada).

La cérémonie de clôture à l’instar de celle d’ouverture a été elle aussi tout simplement magnifique et fort émouvante. Un grand accent sera mis sur la culture russe et sur son influence au niveau mondial. Des milliards de téléspectateurs ont suivi la retransmission de l’événement. Les organisateurs n’ont d’ailleurs pas manqué de faire avec humour un clin d’œil au léger couac avec les anneaux olympiques, qui a eu lieu lors de la cérémonie d’ouverture en recréant un effet visuel similaire. La cérémonie de clôture a rendu donc hommage à la culture russe dans sa diversité : littérature et poésie, musique, ballet et art du cirque, des domaines dans lesquels la Russie a influencé et continue d’inspirer le monde entier. Puis les trois mascottes des JO de Sotchi font leur apparition : l’ours polaire Mishka, le lièvre Zaïka et le léopard des neiges Barsik. L’ours Mishka, dont pratiquement tous sans exception sont tombés amoureux, éteint la flamme devant lui après un bref geste et nous fait signe d’un au revoir affectueux. Beaucoup de spectateurs ont les larmes aux yeux tellement l’intensité émotionnelle est palpable. Toute clôture des Jeux olympiques est un moment triste pas seulement à cause du fait que les exploits sportifs que l’on suivait durant un peu plus de deux semaines laissent place à la vie quotidienne mais probablement surtout en raison du fait qu’après ne serait-ce qu’un court moment de paix, on doit de nouveau faire face à une réalité souvent bien triste, comme nous l’atteste l’actualité internationale. Merci Sotchi pour cette grande fête de paix ! Et restons optimistes, l’ours Mishka et ses amis reviendront !

http://french.ruvr.ru/2014_02_25/Bilan-des-Jeux-olympiques-de-Sotchi-2014-une-reussite-totale-6618/

Mikhail Gamandiy-Egorov

Jeux olympiques de Sotchi 2014 : les jaloux vont maigrir !

Jeux olympiques de Sotchi 2014 : les jaloux vont maigrir !

C’est parti pour les XXIIèmes Jeux olympiques d’hiver de Sotchi 2014. Ils n’ont fait que commencer et sont déjà devenus l’un des sujets d’actualité internationale les plus discutés. En tout cas, l’organisation a confirmé (voire dépassé) toutes les attentes.

On s’attendait bien au fait que ces Jeux olympiques ne seraient pas comme les autres, et ce pour plusieurs raisons. A commencer par la position géographique et climatique de Sotchi, une station balnéaire au Sud de la Russie et au bord de la mer Noire. En effet, Sotchi est devenue la première ville au climat méditerranéen avec des montagnes enneigées à portée de vue, à accueillir un événement de cette envergure.

L’autre raison, c’est les moyens engagés. Les JO de Sotchi sont tout simplement les plus chers de l’histoire : 50 milliards de dollars, soit 36 milliards d’euros investis. Mis à part l’aspect sportif immédiat, il s’agit d’un investissement pour l’avenir puisque toutes les infrastructures construites (aussi bien sportives qu’hôtelières) profiteront à la ville et à la région sur le moyen et le long terme. Pour rappel, la ville de Sotchi a toujours été l’une des principales stations balnéaires russes (aussi bien durant l’Empire russe que l’époque soviétique), et ne fait pas exception dans la Russie d’aujourd’hui. Par ailleurs, l’Université d’Etat de Sotchi est également très orientée sur la formation dans le domaine touristique. Il n’est donc pas surprenant que toutes ces nombreuses installations hôtelières serviront à accroître l’intérêt touristique pour Sotchi et la région, y compris pour la clientèle internationale.

Troisième raison, si l’on peut appeler ainsi, ne sont autres que les nombreuses manipulations politiques extérieures. En effet, tous les succès de la Russie depuis de nombreuses années, qu’ils soient politiques, diplomatiques, économiques ou sportifs, provoquent une véritable hystérie auprès de tous ses détracteurs. Mais vu que ce n’est pas nouveau, cela ne nous étonne donc plus vraiment. Au contraire, les critiques répétitives et trop souvent sans fondement de tout ce qui est russe, de tout ce qui est lié à la Russie, à sa politique, à sa vision du monde et des relations internationales, à son respect du système de l’ONU, du droit international et de la souveraineté des Etats, sont plutôt un bon signe.

Effectivement, et si l’on se rappelle des années les plus sombres de la Russie contemporaine : les fameuses années 1990 et jusqu’au tout début des années 2000, l’Occident politique applaudissait activement les soi-disant « succès » de la Russie au moment où le pays était au plus bas et ce dans pratiquement tous les domaines : le marasme économique et politique avait appauvri une extrême partie de la population russe, la criminalité avaient gangrené le pays et les perspectives étaient plus pessimistes les unes que les autres. Mais selon les élites occidentales, la Russie se portait alors « de la meilleure des manières ». Une grande guerre civile qui se présageait à l’horizon et l’éventualité d’un nouvel éclatement du pays auraient été certainement l’apogée de la « réussite russe » pour les « amis » occidentaux.

Tout a subitement et radicalement changé lorsque la Russie a commencé à mettre fin au processus honteux devenu monnaie courante à cette époque au niveau interne et à retrouver la place qui est la sienne, aussi bien au niveau régional que global. Les critiques sont devenues alors proportionnelles aux succès que la Russie obtenait aussi bien sur le plan national qu’international. Donc au final, si aujourd’hui les critiques de certains « bien-pensants » issus des élites politiques et médiatiques occidentales s’acharnent autant sur la Russie, cela signifie que le pays se porte vraisemblablement pas mal du tout…

Pour revenir à Sotchi, la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques a été tout simplement grandiose, comme l’ont noté tous les spectateurs, russes comme étrangers, présents sur place ainsi que la très grande majorité de tous ceux qui avaient suivi sa diffusion en direct à la télévision et via internet. Les principaux médias occidentaux n’ont également pas pu ignorer ce fait et ont dû tous avouer l’excellente organisation et le niveau spectaculaire de la cérémonie d’ouverture de ces JO. Néanmoins et chez certains d’entre eux, il était plus que difficile de ne pas remarquer le niveau de jalousie et de malveillance. C’est vrai, les victoires de la Russie sur l’arène internationale, et dans des domaines si variés, sont évidentes et ne comptent nullement s’arrêter en si bon chemin. Quant aux jaloux et aux mauvaises langues, comme le dit si bien l’expression ivoirienne très appréciée en Afrique de l’Ouest et popularisée par le rappeur franco-malien Mokobé : « Les jaloux vont maigrir ». Tout y est dit !

http://french.ruvr.ru/2014_02_10/Jeux-olympiques-de-Sotchi-2014-les-jaloux-vont-maigrir-8813/

Mikhail Gamandiy-Egorov