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Crimes néonazis ukrainiens : Que fera la CPI, ou à quand un nouveau Nuremberg ?

Crimes néonazis ukrainiens : Que fera la CPI, ou à quand un nouveau Nuremberg ?

Plusieurs fosses communes viennent d’être découvertes dans le village de Kommounar, dans la région de Donetsk, qui était encore tout récemment sous contrôle des néofascistes ukrainiens.

Dans ces fosses communes plusieurs cadavres, principalement des femmes, disparues il y a plusieurs semaines. Elles ont été torturées, violées puis fusillées. L’une de ces victimes était enceinte (8ème mois de grossesse). Elle a été assassinée les mains attachées, avec son bébé qui n’a pas eu la chance de découvrir le monde. Les enquêteurs de l’OSCE se trouvent sur place. Des questions simples se posent : que fera la CPI ? Quelles actions entreprendra la justice dite internationale ?

Eh bien, très difficile à dire. Des crimes pourtant évidents mais malheureusement connaissant la politisation des institutions internationales de justice, il y a vraiment de quoi être perplexe. Des institutions telles que la CPI sont devenues depuis longtemps des organisations pratiquement de non-droit, dont la seule « mission » est de juger les leaders qui n’arrangent pas les intérêts néocoloniaux occidentaux. Les procès du président légitime de la Côte d’Ivoire Laurent Gbagbo, dont le seul méfait était de s’être opposé au néocolonialisme et d’avoir ardemment défendu la souveraineté de son pays, ainsi que de son ministre de la Jeunesse Charles Blé Goudé, constituent les principaux exemples récents.

Pour revenir aux macabres découvertes du village de Kommounar, et pendant que les enquêteurs de l’OSCE établissent les faits de ces crimes barbares, les représentants de Novorossia, eux, recherchent les familles et les proches des victimes. Après les crimes contre l’humanité commis dans la ville d’Odessa, lorsque les activistes antifascistes et les partisans de la fédéralisation de l’Ukraine ont été brûlés vifs par les néonazis et les ultra-nationalistes ukrainiens soutenus par l’Occident politique, on découvre maintenant ces nouvelles atrocités. Le ministère russe des Affaires étrangères réclame immédiatement une ferme condamnation de la part de toutes les structures de justice internationale.

En parlant de la CPI qui préfère juger les Serbes et les leaders africains refusant le diktat occidental pour leurs nations, si elle n’agit pas dans cette situation concrète, alors il est grand temps de tourner définitivement sa page. Plusieurs spécialistes russes dans le domaine du droit international, y compris des députés de la Douma (chambre basse du Parlement de Russie), de même qu’un grand nombre de leurs collègues étrangers qui ont depuis longtemps insisté sur la nécessité urgente de réformer en intégralité cet organisme, parlent désormais ouvertement de la possibilité de créer une nouvelle structure, dans l’idéal un équivalent du Tribunal de Nuremberg ayant jugé les principaux criminels nazis, juste après la fin de la Seconde guerre mondiale. En effet, il serait plus que logique que les héritiers du nazisme soient jugés de la même manière et dans le même format que leurs idoles en 1945-1946.

Les organismes tels que la Cour pénale internationale (CPI), tout comme le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), représentent ouvertement les intérêts néocoloniaux et criminels des élites occidentales. Cela a été discuté et rediscuté tellement de fois. Quant au reste de l’humanité, ou plutôt sa très grande majorité, il reste soit à se conformer aux systèmes de « justice » déjà préétablis, créés par ceux pour qui l’humanité se limite en exclusivité à eux-mêmes, le reste se trouvant vraisemblablement en dehors de ce cadre-là (y compris la majorité de leurs propres citoyens). Soit à créer un nouveau système de justice internationale, d’autant plus que notre monde multipolaire se renforce de jour en jour.

Quant à la CPI déjà tellement discréditée, osera-t-elle hausser le ton face aux responsables des crimes totalement inhumains et barbares du néonazisme ukrainien ? Ou confirmera-t-elle une fois encore sa servitude face aux intérêts qui créent justement les monstres de l’extrémisme, les Frankenstein des temps modernes, à différents endroits de notre planète ? Des talibans et salafistes de l’EIIL exécutant aujourd’hui de façon barbare les musulmans pratiquant un islam traditionnel, ainsi que les simples citoyens des pays dont les gouvernements ont créé ces monstres, jusqu’aux nouveaux fascistes de l’Ukraine pro-étasunienne, ayant lancé un génocide à l’encontre de leurs compatriotes antifascistes et abattu un avion civil avec près de 300 personnes à son bord. Fort heureusement, ces néofascistes ukrainiens ont été stoppés par le courage des habitants et des résistants de Novorossia. En tout cas, pour le moment.

L’avenir très proche nous dira ce qu’il en sera. Ce qui est certain, c’est que d’une manière ou d’une autre, les responsables des crimes en question vont devoir en répondre. Et cela, ils le savent parfaitement, de même que leurs mentors outre-Atlantique et bruxellois.

http://french.ruvr.ru/2014_09_26/Crimes-neonazis-ukrainiens-Que-fera-la-CPI-ou-a-quand-un-nouveau-Nuremberg-9917/

Mikhail Gamandiy-Egorov

 

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L’Ivoirien Blé Goudé à la CPI : nouvelle bavure de la prétendue « justice internationale »

Charles Blé Goudé

Après l’arrestation le 11 avril 2011 du président légitime de la République de Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo, et son transfert, en novembre de la même année, à la Cour pénale internationale (CPI), à La Haye, c’est désormais au tour du ministre ivoirien de la Jeunesse, Charles Blé Goudé, d’y être déporté.

Chef du mouvement les Jeunes Patriotes, Blé Goudé a joué un rôle majeur dans la résistance au néocolonialisme occidental, aux côtés du président Laurent Gbagbo et de tous les autres résistants panafricains. Après la chute et l’arrestation de Laurent Gbagbo, déchu par l’intervention directe de l’armée coloniale française, Charles Blé Goudé s’était exilé au Ghana.

Enlevé dans la capitale ghanéenne le 17 janvier 2013 par les services secrets d’Alassane Ouattara, il sera transféré en Côte d’Ivoire et restera en détention dans différents lieux illégaux tenus secrets par le régime. Visé par un mandat d’arrêt de la CPI, il y sera finalement transféré le 22 mars dernier. Comparaissant pour la première fois le 27 mars, confiant et souriant, il lancera : « Si je suis jugé pour ce que j’ai fait et non pour ce que je suis, que je sois déclaré innocent ! Je sais que je repartirai chez moi ».

Une intervention qui a redonné beaucoup d’optimisme à tous ses soutiens et, plus généralement, à tous les patriotes ivoiriens, dont nombreux sont allés spécialement à La Haye pour exprimer leur soutien à Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé. Le jeune patriote a également ouvertement affiché sa volonté afin que la lumière soit entièrement faite sur la crise ivoirienne, en dépit de la propagande occidentale. Et d’ajouter : « Contrairement à une certaine opinion qui pense qu’un voyage à la CPI est un voyage sans retour, je pense qu’un citoyen peut faire l’objet d’un procès et rentrer chez lui. » Charles Blé Goudé n’a pas manqué de réitérer son adhésion aux idéaux de Laurent Gbagbo et à leurs valeurs communes : « C’est avec Gbagbo que j’ai appris la réconciliation. Je suis pro-Gbagbo et fier de l’être ».

La grande question que pose cette situation nous ramène à celle dont ont débattu les parlementaires et diplomates russes le 11 novembre dernier à la Douma d’Etat (Chambre basse du Parlement russe), à savoir la crédibilité de la justice internationale et des institutions qui l’ont établie. Les parlementaires russes, ainsi que les autres participants à l’événement, avaient ouvertement mis en avant toutes les contradictions de ces institutions, censées défendre le droit et la justice internationale pour tous, sans exception. Pourtant les procès et pré-procès en cours montrent une approche politisée presque non voilée. Et c’est cette politisation des institutions juridiques « internationales » qui avait été dénoncée à la Douma.

En effet, il est complètement incompréhensible et révoltant que des personnes légitimement élues, ainsi que les membres d’un gouvernement légitime, qui défendaient leur pays contre une rébellion armée, soutenue et financée de l’extérieur – notamment par la France -, et s’opposaient ouvertement au néocolonialisme dans leur pays et sur leur continent, soient privés aujourd’hui de leur liberté. Pendant ce temps, les criminels responsables de massacres massifs aussi bien de civils (on se souvient tous du très tristement célèbre Duékoué en mars 2011) que de représentants de l’Etat, occupent des hautes fonctions dans l’appareil de l’Etat ivoirien actuel et se baladent tranquillement à différents endroits de la planète. Certains sont même reçus à l’Elysée. C’est cela la justice internationale ?

Il y a quelques jours, le 11 avril, les Ivoiriens commémoraient le triste anniversaire de l’arrestation de leur président légitime par les forces armées françaises. C’était le 11 avril 2011. Bombardement de la résidence présidentielle, arrestation du président Gbagbo, de son épouse Simone et tous les proches qui étaient à leurs côtés. Ce jour-là, la démocratie, l’indépendance et la souveraineté de la Côte d’Ivoire ont été tout simplement bafouées et piétinées. Et les décisions plus que contradictoires des juridictions telles que la CPI ne renforcent en rien la confiance, même relative, en ces institutions.

Mais depuis, la résistance ivoirienne n’a aucunement baissé d’intensité, bien au contraire. Et compte tenu de l’actualité internationale et de l’avènement d’une nouvelle ère dans la politique planétaire, leur conviction que la liberté viendra et que justice sera faite ne fait que se renforcer.

http://french.ruvr.ru/2014_04_15/L-Ivoirien-Ble-Goude-a-la-CPI-nouvelle-bavure-de-la-pretendue-justice-internationale-3395/

Mikhail Gamandiy-Egorov