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La « nouvelle Ukraine », Etat terroriste et criminel

Pistolet

L’Ukraine, ou plutôt sa version putschiste, avance vraisemblablement « à grands pas » dans la famille « européenne ». Un Etat, ou ce qu’il en reste, qui tourne désormais ouvertement vers la criminalité à tous les niveaux, ainsi que vers le terrorisme pur et simple.

L’Occident politique et médiatique, lui, ne fait que couvrir ces meurtres et atteintes à la liberté en ayant même le culot d’affirmer que l’Ukraine avance sérieusement sur « la voie européenne ». 

Il est quand même incroyable de voir une fois encore l’hypocrisie des élites occidentales. Une hypocrisie que l’on avait abordée tellement de fois. Mais à un moment, cela dépasse toutes les limites possibles. Après la tragédie de l’avion de la Malaysia Airlines, des accusations hystériques et sans fondements s’en ont suivi de la part des médias et gouvernements occidentaux, visant tantôt les résistants de Novorossia, tantôt directement la Russie et Poutine. Aujourd’hui ces mêmes « bien-pensants » sont devenus bien « calmes ». On est même arrivé à la situation où l’on voit à l’heure actuelle qu’il n’y a que la Russie et ses alliés qui soient véritablement intéressés à faire lumière sur cette tragédie.

Puis on a eu le meurtre à Moscou de l’activiste libéral, figure assez emblématique des années chaotiques russes 1990, Boris Nemtsov. Là-encore, l’hystérie occidentale n’a pas manqué, que ce soit au niveau des médias du mainstream ou des gouvernements. Un assassinat qui avait tout d’une provocation. Néanmoins le gouvernement russe avait promis de faire toute la lumière sur ce meurtre. Parallèlement, ces mêmes élites occidentales jouaient aux aveugles sur les disparitions, parfois quotidiennes, qui se déroulaient en Ukraine. D’autant plus que les victimes étaient presque toujours d’anciens cadres du président Ianoukovitch, bien trop souvent retrouvés « suicidés », selon la thèse officielle kiévienne.

Aujourd’hui, on y atteint véritablement le summum. Deux grands meurtres politiques en moins d’une journée. Le premier a ôté la vie à Oleg Kalachnikov, ancien président de la Rada (parlement ukrainien) et farouche opposant au putsch du Maïdan. Il a été retrouvé abattu à l’intérieur de l’immeuble où se trouvait son domicile, à Kiev. D’après les sources proches de la victime, Oleg Kalachnikov aurait dernièrement reçu plusieurs menaces émanant de groupes néonazis et ultra-nationalistes. Voici d’ailleurs ce qu’il a écrit à ses amis dans une lettre avant son assassinat: « Le génocide éhonté des dissidents, les menaces d’élimination physique et les insultes incessantes pour avoir appelé à fêter les 70 ans de la Victoire lors de la Grande guerre patriotique (que les nouvelles « autorités » kiéviennes tentent de faire oublier) sont devenues la norme dans l’Ukraine actuelle occupée par les nazis ».

 

Mais ce ne fut pas assez. On vient d’apprendre également l’assassinat d’Oles Bouzina, célèbre écrivain et journaliste ukrainien. Abattu dans la cour de son immeuble, toujours dans la capitale ukrainienne Kiev. Il était lui aussi bien connu pour être un opposant au putsch armé du Maïdan. Il restait néanmoins assez optimiste quant à l’avenir de l’Ukraine. Un avenir qu’il voyait avec la Russie. Des positions qu’il exprimait souvent lors de débats télévisés russes. Ces mêmes positions qui lui ont valu de perdre son poste de rédacteur en chef du journal « Segodnya » pour lequel il travaillait à Kiev. Ce ne fut pas assez pour les extrémistes néo-fascistes pro-occidentaux. Il leur a fallu l’atteindre lui aussi.

L’Ukraine tourne véritablement dans le terrorisme. Un terrorisme d’Etat dont on a déjà vu les résultats dans le Donbass et les massacres de la population civile. Comme dans d’autres territoires de Novorossia, notamment durant la tragédie d’Odessa avec des dizaines de personnes brûlées vives par des néonazis déclarés. On l’a vu avec le vol MH-17 de la Malaysia Airlines avec comme résultat près de 300 morts innocents, de différentes nationalités. Maintenant les putschistes kiéviens poursuivent leur « action » en assassinant tous ceux qui n’adhèrent pas à leur logique, le tout avec le soutien officiel et déclaré de Washington et de Bruxelles. On est également en droit de se demander où sont maintenant les cris des principaux médias occidentaux? Des « médias » surnommés désormais à juste titre comme des « médias-mensonges ». Mais il faut savoir que la vérité finit toujours par triompher. Et lorsque cela arrivera, les élites occidentales et leurs marionnettes fascisantes vont devoir répondre de leurs crimes. L’impunité n’est pas éternelle. 

Quant aux victimes et aux martyrs, que leurs âmes reposent en paix et que la terre leur soit légère. Condoléances aux familles et à tous les proches.

http://fr.sputniknews.com/points_de_vue/20150416/1015692008.html

Mikhail Gamandiy-Egorov

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Sans le putsch du Maïdan, l’Ukraine verrait aujourd’hui des élections présidentielles

Heurts à Kiev (Archives)

On dit bien que l’histoire ne tolère pas le mode conditionnel. L’Etat ukrainien en est le parfait exemple. En ce moment même auraient pu s’y dérouler des élections présidentielles légitimes.

Mais les maîtres outre-Atlantique en ont décidé autrement avec l’assistance de leurs marionnettes locales et semi-locales. L’Ukraine en a payé les frais et continuera vraisemblablement encore.

Les élites étasuniennes et bruxelloises, ainsi que certains « bien-pensants » au sein de ces pays aiment à répéter sans cesse que la Russie n’a pas respecté la souveraineté de l’Ukraine. Pourtant est-ce la Russie qui à travers des scénarios calqués ait organisé une énième révolution de couleur? Est-ce les politiciens et diplomates russes qui dès les premiers signes du chaos régnant soient apparus sur la place du Maïdan pour distribuer les biscuits et autres produits périmés? Est-ce la Russie qui a donné des garanties au niveau des ministres des affaires étrangères pour soi-disant « aider » l’Ukraine à sortir de la crise politique pour ensuite sans attendre trahir ces engagements? Non. Et les acteurs visés connaissent parfaitement les réponses à ces questions. La Russie a tout au contraire et dès le début de la crise ukrainienne appelé à respecter la souveraineté du pays et ne pas envenimer la situation. Les Occidentaux ont fait la sourde oreille…

La réalité est que la souveraineté de l’Ukraine a été trainée dans la boue dès que les USA aient décidé d’aller jusqu’au bout pour d’une part tenter de prendre une revanche sur la victoire diplomatique russe en Syrie et d’autre part prendre contrôle d’un pays qui partage des liens particuliers avec la Russie (ne serait-ce qu’au niveau des relations familiales). Et bien évidemment s’emparer avec le soutien de leurs suppôts néonazis et ultra-nationalistes de la Crimée et notamment de Sébastopol, historiquement et spirituellement russe depuis des siècles, pour les transformer en bases de l’OTAN. Cela aurait effectivement été une gifle magistrale à la Russie.

Mais depuis que le monde est devenu multipolaire (non sans l’assistance de la Russie), les plans étasuniens ne se passent pas toujours comme prévu. Si Kiev est tombé sous leur contrôle, la Crimée elle a su très rapidement et de façon responsable répondre à ce défi. La résistance a été organisée par les habitants pour empêcher le débarquement massif des extrémistes de Galicie et Kiev. Et ont exprimé leur volonté nette de rejoindre la Russie, pays que les Crimées ont toujours dans l’écrasante majorité considéré comme le leur. La Russie a soutenu cette initiative et pour dire vrai n’avait pas vraiment le choix. Car si nous aurions laissé la Crimée à son propre sort, cela aurait tout simplement signifié laisser les Criméens se faire massacrer par les néonazis maïdanesques enragés.

Le Donbass, ex-poumon économique et industriel de l’Ukraine post-soviétique, s’est lui aussi organisé afin de résister au putsch du Maïdan mais a dû payer un bien lourd prix à cela, avec des milliers de pertes civiles selon les sources officielles, des dizaines de milliers selon d’autres sources. Le fait est que la Crimée tout comme le Donbass ont refusé de se soumettre au diktat étasunien et à leurs marionnettes kiéviennes. Et si la Crimée a choisi de se rallier à la Russie, confirmant ainsi le grand retour historique, dans le cas du Donbass ce sera l’option de l’indépendance avec les Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, formant ensemble l’Etat de Novorossia (ou la Nouvelle-Russie).

Une autre chose est sûre: il n’y aura pas de retour. Washington et ses suppôts ont voulu accélérer les choses pour atteindre leurs objectifs malsains, les premiers pensant que leur « exceptionnalisme » ne leur fera pas défaut. Mais lorsqu’en face vous avez une véritable force populaire refusant le diktat avec le soutien d’un grand pays ayant retrouvé la place qui lui revient, ledit « exceptionnalisme », ou plutôt néocolonialisme, a dû se rendre à l’évidence que dans ce monde multipolaire, il n’aura plus les mains libres pour poursuivre son chaos sans devoir faire face aux conséquences. Plus que cela, ledit néocolonialisme n’est pas au bout de ses peines et de nouvelles surprises. Et pas seulement au niveau de l’ex-Ukraine, mais bien au niveau de la planète toute entière.

Oui, sans le putsch armé du Maïdan de février 2014, l’Ukraine aurait aujourd’hui des élections présidentielles. Et peu importe qui aurait été le vainqueur, cela aurait été le choix des citoyens ukrainiens. Mais tout cela reste du conditionnel que l’histoire ne retiendra pas. Les USA ont voulu établir leur scénario chaotique dont ils sont les champions. Ils l’ont eu. Mais ils n’en sont pas sortis vainqueurs et n’en sortiront jamais. La Crimée est russe, le Donbass a arraché son indépendance et les élites occidentales n’y pourront rien.

http://fr.sputniknews.com/points_de_vue/20150330/1015398417.html#ixzz3VtvrE4Vk

Mikhail Gamandiy-Egorov

Les autorités putschistes de Kiev et les instigateurs du chaos global, des criminels de guerre

Les autorités putschistes de Kiev et les instigateurs du chaos global, des criminels de guerre

Le 2 mai dernier, l’histoire d’un Etat qui jadis s’appelait l’Ukraine a connu un tournant. Un tournant qui désormais restera dans son histoire récente comme l’événement le plus tragique. Ceux qui jusqu’à encore tout récemment poursuivaient leur propagande en nous faisant croire que les menaces fascistes étaient « imaginaires » font face aujourd’hui à la terrible réalité, qu’ils ne pourront plus jamais cacher, ni nier.

On connaissait dès le départ la composante des pseudo-autorités de la « nouvelle » Ukraine. Néanmoins et cette fois-ci, la ligne rouge a été dépassée irrémédiablement. Le 2 mai, les néonazis de Praviy Sektor (« secteur droit ») ont attaqué les partisans de la fédéralisation dans la ville portuaire d’Odessa (Sud du pays). Les personnes attaquées se sont réfugiées dans le bâtiment de la Maison des syndicats. Les néonazis se trouvant à Odessa, dont la plupart étaient venus des régions de l’Ouest ukrainien, ont alors massivement jeté des cocktails Molotov sur le bâtiment qui a rapidement pris feu. Les personnes se trouvant à l’intérieur, en l’occurrence les opposants au pouvoir putschiste et partisans de la fédéralisation, ont en grande majorité péri dans cet incendie criminel.

Aux derniers chiffres : 46 personnes décédées (d’autres sources annoncent beaucoup plus, dont de nombreux disparus) et plus de 200 blessés, hommes et femmes, tous résistants antifascistes refusant la dictature néonazie adoubée par l’Occident politique. Par ailleurs, plusieurs victimes ont été asphyxiées par un gaz toxique d’origine inconnue, également jeté par les extrémistes. Tous morts dans des souffrances atroces. D’autres personnes sont mortes en sautant des étages supérieurs, tentant d’échapper aux flammes. D’autres encore, qui avaient réussi à sortir du bâtiment, ont été fusillés par les extrémistes néonazis qui les attendaient à la sortie. Les autres ont été abattus avec des machettes. Ceux qui ont réussi à survivre à ces crimes, blessés et après toutes les souffrances endurées, ont été forcés de passer par des humiliations : les ultra-nationalistes les ont trainés dans ce qu’ils ont appelé « le corridor de la honte » destiné aux « traîtres de la nation ukrainienne », le tout devant les caméras. Vraisemblablement un retour aux pires heures du nazisme, à l’instar de l’Allemagne des années 1930 et qui ont duré jusqu’au 9 mai 1945, jusqu’à la destruction et la défaite totale de la peste brune.

Réaction à Kiev suite à la tragédie d’Odessa ? Les putschistes rendent hommage aux « héros » ayant défendu Odessa et l’Ukraine des « séparatistes et terroristes pro-russes ». Réaction en Occident ? Pas mieux. Aucune condamnation officielle de ceux qui ont réalisé cet acte de barbarie. Les médias du mainstream, eux, parlent de « nombreux morts suite aux affrontements entre les partisans de l’unité de l’Ukraine et les activistes pro-russes »… Sans préciser qui sont les victimes et qui sont les bourreaux. De « l’objectivité » dont on est tant habitué. Seul Euronews, en tant que média occidental qui fait un peu plus attention à sa réputation, a confirmé que les personnes brûlées vives à Odessa étaient bien les partisans de la fédéralisation et que leurs bourreaux n’étaient autres que les membres de groupes extrémistes ultra-nationalistes et néonazis.

Encore plus choquantes étaient les réactions au sein des mouvements ultra-nationalistes et des pro-Maïdan en général. « Barbecue du mois de mai », « Traitres ayant mérité une mort lente et douloureuse. La même qui arrivera aux autres traitres », « grande victoire sur les séparatistes qui ont eu ce qu’ils méritaient »… Voici seulement quelques exemples de ces « réactions ». Et qu’en est-il de la « nouvelle » élite politique ukrainienne, notamment de certains « députés » siégeant au parlement ukrainien ? Reprenons leurs citations pour y voir plus clair…

Lesya Orobets, députée du parti Batkivchtchina (parti de la chouchoute occidentale Ioulia Timochenko) à la Rada :
« Cette journée est entrée dans l’histoire. Les Odessites, malgré la trahison de la police locale, ont défendu Odessa et montré à tous qu’Odessa, c’est l’Ukraine. La victoire a été acquise au prix de la vie des patriotes. Les attroupements de doryphores sont anéantis(surnom péjoratif que les néonazis ukrainiens utilisent pour désigner les citoyens russophones et les antifascistes, qui portent le ruban de Saint Georges, à rayures orange et noire, symbole de la Victoire sur les nazis durant la Seconde Guerre mondiale).

Iryna Farion, députée du parti Svoboda (néo-nazi) : 
« Bravo, Odessa, perle de l’Esprit ukrainien. Patrie des grands nationalistes Ivan et Iouri Lip. Que les diables brûlent en enfer. Les meilleurs insurgés, ce sont les supporters de football
(parmi les extrémistes néonazis présents à Odessa, nombreux étaient par ailleurs des « fans » ultras footballistiques). Bravo. 
Tenons bon. Nous surmonterons tout. C’est un défi de l’histoire : se libérer de tous les nids de guêpes de l’anti-ukraïnité. Nous n’avons pas su le faire par la voie de l’évolution, il faut chasser nos esclaves intérieurs par la guerre. Les Ukrainiens sont invincibles. La katsaperie
(katsap est un terme péjoratif désignant les Russes) s’étouffe dans sa propre arrogance. Bravo à nos guerriers. Écrasez-les vite ».

Je rappelle quand même que ces déclarations n’ont pas été prononcées par des skinheads xénophobes marginaux mais bien par des « députés » siégeant au Parlement de « leur » pays. Et côté Union européenne ? Voici la réaction de Piatras Aushtriavichius, vice-président du parlement lituanien, publiée sur sa page Facebook :
« Aujourd’hui, c’est le destin de l’Ukraine qui se décide. Les positions sont reprises, la propagation des doryphores est stoppée. Non sans victimes, mais c’est enfin l’éclaircie. Quel sera le matin à venir, nous verrons, il pourrait être radieux »…

Que dire de ces « commentaires » ? Si ce n’est : sans commentaires…

Autre point qu’il serait important de noter. On se souvient tous de certains « bien-pensants » occidentaux et russes aussi, qui affirmaient à haute voix que lorsque la Crimée a pris ses responsabilités pour se rallier à la Russie, que les populations locales n’étaient « aucunement » menacées par les putschistes de Kiev. Ils avaient le culot, au moment où les néonazis menaçaient ouvertement la Crimée et les régions du Sud-Est, de dire que personne n’était menacé par un génocide, ni par aucun massacre que ce soit. Aujourd’hui, on voit à quel point ils mentaient comme ils ont si bien l’habitude de faire. Un génocide a déjà commencé. Et pas uniquement contre la population russe et russophone d’Ukraine, mais bien contre tous les résistants antifascistes, contre tous ceux qui refusent de se soumettre au diktat fasciste imposé par le pouvoir putschiste et surtout les champions de la déstabilisation internationale : les Etats-Unis d’Amérique.

Pendant ce temps, la résistance ne faiblit pas. Au contraire, elle est plus forte et déterminée que jamais d’en finir avec la nouvelle peste brune ou en d’autres termes : la vermine nazie. La lutte se poursuit activement.

Dernières questions légitimes que l’on devrait se poser. Quand est-ce que les criminels de guerre et les vrais responsables des crimes contre l’humanité répondront devant la justice ? Quand est-ce que les instigateurs du chaos qui règne dans l’ex-Etat ukrainien et partout ailleurs : les Nuland, Ashton, McCain, BHL et autres que l’on voit sourire aux côtés des chefs néonazis ukrainiens, notamment Oleh Tyahnybok (chef du parti néonazi Svoboda), répondront devant la justice internationale ? A quand les mandats d’arrêts de la Cour pénale internationale (CPI) à leur encontre ?

En ce qui concerne la tragédie d’Odessa, considérée comme la nouvelle Khatyn (village biélorusse rasé entièrement par les occupants nazis durant la Seconde Guerre mondiale), nous ne pouvons que transmettre nos sincères condoléances à toutes les familles des victimes, ainsi qu’à tous leurs proches. Que les âmes de tous les martyrs, morts pour la cause juste, en combattant la haine et la vermine nazie, reposent en paix.

Les crimes ne resteront certainement pas impunis. Même les putschistes à Kiev l’avouent de plus en plus. Dernier exemple en date : Tourtchinov, « président » ukrainien (ou plutôt l’un des chefs putschistes pro-occidental), a avoué que la soi-disant « opération anti-terroriste » se déroulant dans les régions insoumises est très compliquée en raison du soutien des populations locales aux « séparatistes et terroristes pro-russes » (noms donnés aux résistants antifascistes). Effectivement et vraisemblablement la nouvelle défaite du fascisme est proche !

http://french.ruvr.ru/2014_05_06/Les-autorites-putschistes-de-Kiev-et-les-instigateurs-du-chaos-global-des-criminels-de-guerre-2609/

Mikhail Gamandiy-Egorov

 

Crimée : bienvenue à la maison !

Crimée : bienvenue à la maison !

C’est désormais officiel : la Crimée est de retour au sein de la mère patrie. Une joie réciproque aussi bien pour les habitants de la Crimée que de toute la Russie. Une justice historique que beaucoup attendaient depuis le marasme et le chaos qui ont suivi la fin de l’URSS.

Nous avons traité précédemment les principales raisons de la crise ukrainienne qui est due en très grande partie aux déstabilisations extérieures. Un chaos créé par les USA et satellites et qui ne présage pour la pauvre Ukraine rien de bon. Mais mis à part l’Ukraine en tant que telle, c’est bien évidemment la Russie qui était visée à travers un jeu géopolitique bien déterminé.

Seul petit problème : la Russie a réagi et de la meilleure façon qui soit. Elle a en effet répondu aux appels des habitants de la Crimée qui étaient ouvertement menacés par les extrémistes néo-nazis qui font désormais la loi aussi bien à Kiev que dans la plupart des villes de l’Ouest ukrainien.

Puis le 16 mars dernier, la Crimée, a organisé un référendum qui devait déterminer son avenir : rester au sein de l’Ukraine ou opter pour un retour au sein de la Russie. Retour car c’est bien de cela qu’il s’agissait puisque la Crimée est bien russe et la grande majorité des Criméens se sont toujours revendiqués être Russes. Le résultat des urnes est sans appel : 97% des habitants votent pour la seconde option en faveur de la Russie avec un taux de participation de 86% ! La joie est énorme aussi bien en Crimée que dans toute la Russie sans exception : de Moscou à Vladivostok, du Caucase aux régions du Nord, du Tatarstan à la Bouriatie.

Le 18 mars, Vladimir Poutine signe à Moscou avec les leaders de la Crimée, Sergueï Aksionov (Premier ministre de la presqu’île), Vladimir Konstantinov (président du Parlement de Crimée) et Alexeï Tchaly (maire de la ville de Sébastopol) l’accord sur la réunification de la Crimée et de la Russie. Selon l’accord, la Fédération de Russie comptera désormais deux nouveaux sujets : la République autonome de Crimée et la ville de Sébastopol qui aura le statut de ville de niveau fédéral (à l’instar de Moscou et Saint-Pétersbourg).

Dans son discours, le président russe met bien les points sur les « i ». D’abord en réaffirmant que le ralliement de la Crimée à la Russie s’est fait dans le respect des normes de l’ONU. Il a également mis l’Occident politique devant toutes ses contradictions et hypocrisies. Notamment en rappelant à très juste titre le cas du Kosovo et le cynisme qui règne au sein des élites politiques occidentales.

Il n’a pas non plus manqué de remercier tous les pays qui ont « compris » et soutenu la position russe sur la Crimée, dont bien évidemment la Chine et l’Inde. En parlant des soutiens internationaux à la Russie et mis à part ses deux partenaires stratégiques mentionnés ci-dessus et membres des BRICS, le soutien international n’a effectivement pas été des moindres. Que ce soit au niveau des alliés voisins, en premier lieu du Kazakhstan (seconde principale économie au sein des pays de l’ex-URSS après la Russie).

Ou l’Amérique latine qui n’a pas manqué non plus de hausser le ton en faveur de la position russe, notamment via la présidente de l’Argentine Cristina Fernandez de Kirchner qui a ouvertement condamné la position occidentale sur la Crimée et a rappelé que « la Charte de l’ONU fixe le droit des peuples à l’autodétermination, et que cela doit concerner tous les pays sans exception »…La fière et digne République de Cuba a elle aussi affiché son soutien à la Russie, notamment via son ministre des Affaires étrangères Bruno Rodriguez qui a déclaré que « la volonté de l’OTAN d’étendre ses frontières jusqu’à la Russie en profitant de la crise en Ukraine constitue une grave menace pour la paix internationale ».Le chef de la diplomatie cubaine a également dénoncé le nouveau gouvernement désigné en Ukraine après les incidents qui, a-t-il estimé, ont été « instigués par les Etats-Unis et ses alliés de l’OTAN, sous des justifications hypocrites ».

Et bien évidemment le Venezuela, autre allié et partenaire stratégique de la Russie dans la région, qui via son président Nicolas Maduro, successeur du grand ami de la Russie Hugo Chavez qui nous a tragiquement quitté il y a un peu plus d’un an, n’a pas lui non plus manqué de soutenir la Russie et d’accuser les USA et l’UE d’utiliser un double standard. Un double standard qui est tout simplement évident : « L’Occident a soutenu la sécession du Kosovo de la Serbie il y a dix ans, et maintenant s’oppose à la volonté du peuple et au référendum en Crimée, dans lequel les citoyens ont décidé de se séparer de l’Ukraine pour rejoindre la Russie », a-t-il déclaré.Dans le monde arabe, la Syrie a affirmé son soutien et sa solidarité avec la Russie par la voix de son président Bachar al-Assad. En Afrique, on ne peut pas ne pas citer la déclaration du vice-ministre sud-africain des Affaires étrangères Ebrahim Ismail Ebrahim qui a déclaré que « l’époque de la domination occidentale s’achève ». Il ne pouvait pas mieux dire…

Cela sans parler du soutien et des très nombreuses sympathies actuelles au sein de l’opinion publique mondiale aux quatre coins du monde vis-à-vis de la Russie et de ses prises de positions : en Afrique, en Europe, en Asie, en Amérique latine et même au sein de l’opinion publique américaine et plus globalement occidentale. En tout cas, les déclarations des élites politiques occidentales « d’isoler » la Russie de la « communauté internationale » ont véritablement sonné comme ridicules.

Pendant ce temps, les nouvelles pseudo-autorités de Kiev se montrent elles aussi de plus en plus ridicules et maladroites. Hier, Andreï Paroubi, le soi-disant secrétaire général du Conseil national ukrainien de sécurité par intérim, avait déclaré que « l’Ukraine allait mettre en place un régime de visa avec la Russie ». Le ministère russe des Affaires étrangères avait réagi en disant que dès que cette décision serait officielle, la Russie établirait à son tour un régime de visa pour l’Ukraine. Aujourd’hui et comme on dit la nuit porte conseil, le pseudo Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk a finalement déclaré « qu’il ne fallait pas se presser quant à ces mesures »…

Evidemment. Compte tenu du fait que des millions de citoyens ukrainiens vivent et travaillent en Russie (dont nombreux d’ailleurs en provenance d’Ukraine de l’Ouest). Et pour la seule année dernière, le montant des virements des travailleurs ukrainiens travaillant en Russie à destination de leur pays d’origine était de quatre milliards de dollars US. Quatre fois plus que ce que les « amis » étasuniens peinent à trouver pour leurs marionnettes à Kiev. Mais ça c’est une spécialité étasunienne et occidentale : déstabiliser un pays et y apporter le chaos, ils en sont les champions, mais lorsque il faut mettre la main à la poche, là… c’est plus compliqué.

Pour revenir à la Crimée, il faut saluer les décisions responsables dans un moment critique des autorités criméennes et russes. Sans cela, le bain de sang n’aurait tout simplement pas pu être évité (ce que les Occidentaux font bien semblant d’oublier et tentent de cacher, tout comme le soutien de ces derniers aux extrémistes ultra-nationalistes et néo-nazis ukrainiens). On n’oubliera pas bien évidemment de souligner le courage et la détermination des habitants de Crimée, sans qui rien n’aurait été possible.

Il a déjà été annoncé que la Crimée aura trois langues officielles : le russe, l’ukrainien et le tatar. Il en va de même en ce qui concerne les postes clés : tous les représentants ethniques et confessionnels seront présents au sein du gouvernement. La Crimée a donc d’ores et déjà fait ce que les pseudo-autorités fascistes à Kiev ne feront jamais, à savoir bâtir un gouvernement d’unité nationale et assurer la paix. La Crimée à l’image de son pays, la Russie, revendique haut et fort son appartenance multiethnique et multiconfessionnelle.

Pour finir, disons deux choses. La vérité et la justice finissent toujours par triompher. Et en ce qui concerne la Crimée, la vérité et la justice ont bel et bien triomphé. Justice historique faite. Bienvenue à la maison !

http://french.ruvr.ru/2014_03_21/Crimee-bienvenue-a-la-maison-8037/

Mikhail Gamandiy-Egorov

 

 

La paix en Crimée

Photos : les « occupants » russes avec les habitants de Crimée. 
Question : est-ce aux « élites » politiques hypocrites occidentales ou aux habitants de la Crimée de décider qui sont les « occupants » et qui sont les protecteurs ?

P.S. : aucun affrontement à ce jour, aucune victime. Tellement « semblable » aux tristes interventions armées, dites « démocratiques et protectrices des droits de l’homme » de la part des pays donneurs de leçons…

Sans détour ce dimanche. Que se passe-t-il en Ukraine ?

Vladimir Poutine

Je serai sur les ondes de la Radio Cameroonvoice ce soir à 19h (heure de Paris), 22h (heure de Moscou). Thème : les événements en Ukraine

En Ukraine les événements se dont accélérés depuis les débuts du ‘Maidan 2013’, une nouvelle « révolution de couleur » en Ukraine. Du putch de l’Opposition pro-occidentale à Kiev il y a deux semaines au soulèvement de l’Est et de la Crimée pro-russes et à l’intervention russe de ces derniers jours …
Premier round :  le 16 février, profitant d’un accord entre le gouvernement et l’opposition (garanti par Paris, Berlin et Varsovie) et des JO de Sotchi (obligeant la Rusie à la réserve), l’opposition a pris le pouvoir par un putch armé, parrainé par Washington et Bruxelles, et dont le fer de lance sont les néofascistes de Svoboda (ex partenaire du FN français) et les néonazis de la milice Praviy Sektor (secteur droit). Le Parlement, sous la menace, a déchu le président élu Ianoukovitch, qui a du prendre la fuite. La constitution est grossièrement violée, avec l’accord des USA, de l’UE et de l’OTAN. Un changement de régime, qui rappelle les méthodes du parti nazi en 1933, a eu lieu : nouveau président, nouveau gouvernement et premier ministre, entrée de Svoboda et Praviy Sektor dans les ministères de force (intérieur, armée).

Second round : Immédiatement des mesures anti-russes sont prises, notamment l’abrogation du Russe comme langue officielle (dans une Ukraine où le Russe est la langue maternelle ou sociétale de 60% de la population). Le rapprochement avec Moscou (clé de l’aide économique russe) dénoncé. Des mesures répressives et un climat de terreur politique s’installe, la police (dont les ‘Berkouts’ unités d’élite) et l’armée sont épurées. 140.000 russophones demandent l’asile politique en Russie.

Troisième round : Vendredi passé le 21 février, alors que les JO de Sotchi se terminent, l’Est ukrainien se mobilise. Un ‘Congrès des régions de l’Est’ (l’Ukraine est un état semi-fédéral) se tient à Kharkov qui prend partie pour « l’auto-administration ». Répression immédiate, le gouverneur (parti des régions) de la région doit fuir en Russie, des commandos arrivent à Kharkov mercredi 26 février et s’emparent de la Mairie. Samedi 22 février, la Crimée commence à se soulever depuis Sébastopol. Des ‘milices d’auto-défense’ sont créées. Les ‘Berkouts’ les rejoignent et refuisent leur dissolution par Kiev. La foule ou les parlements régionaux commencent à élire de nouveaux maires et gouverneurs pro-russes. Ce Vendredi 28 février elles apparaissent en uniformes dans plusieurs villes. Ianoukovitch parle depuis la frontière russe et la Russie le reconnaît toujours comme président. Dans la nuit de ce vendredi les forces de Kiev tentent un coup de force à Sébastopol.

Quatrième round : ce samedi 1er mars tout l’Est, et pas seulement la Crimée, se soulève. Des drapeaux russes sont hissés sur toutes les grandes villes. A Moscou au matin, la Douma appelle Poutine à intervenir. A 14h, le Sénat se réunit et vote à l’unanimité l’intervention, « sur tout le territoire ukrainien ». Les milices néofascistes arrivées à l’Est sont neutralisées par des foules en colère, sur laquelle elles tirent à Kharkov. L’Armée russe, depuis ses bases de Cimée (où elle est installée légalement jusqu’en 2047), neutralise l’armée ukrainienne en Crimée et se déploie à l’Est. Obama et l’OTAN protestent, la Russie rappelle son ambassadeur à Waqshington …

Les invités

1. Mikhail Gamandiy-Egorov

Mikhail Gamandiy-Egorov, 26 ans, Moscovite, enfance au Maroc, études supérieures en France. Diplômé de la Sorbonne (Paris).

Partisan du partenariat Afrique-Russie et de la souveraineté des Etats. Depuis tout récemment cadre de SKOLKOVO, la « Silicon Valley russe ».

Chroniqueur pour le Service francophone de Radio d’Etat russe « La Voix de la Russie », éditeur du Blog‘L’Axe Russie-Afrique’, éditorialiste pour ‘Trans-Europa Médias’ (Brussels-South)  : http://french.ruvr.ru/by_author/89470235/

Blog : https://afriquerussie.wordpress.com/

2. Fabrice Beaur

Fabrice Béaur, Secrétaire-Général du PCN-NCP, organisation transnationale extra-parlementaire (mais qui a eu des députés en Belgique dans les Années 90), aujourd’hui active dans les deux Europes. Centrale à Bruxelles, secrétariats à Paris, Kichinev (Moldavie), Moscou, Sotchi (Caucase) et Istanbul (le n°3 du PCN est turc).

Spécialiste des médias et des réseaux sociaux. Habite en Russie près de Sotchi. Travaille (consultant) entre Moscou et le Kouban, la région sud de la Russie, au bord de la Mer Noire et au pied du Caucase.

Marié avec une russe qui fut une cadre de NASHI, le mouvement antifasciste de la jeunesse, organisation de jeune pro-poutine très actif et importante dans les années des deux premiers mandats de Poutine en tant que président de la Fédération de Russie.

3. Luc Michel

Luc Michel, 56 ans et plus de 40 ans d’une vie politique engagée au service d’une idée force : ‘la Grande-Europe de Vladivostok à Reykjavik’. Considéré comme un ‘intellectuel slavophile’ et un adversaire radical de l’OTAN. Editeur, il dirige les Editions MACHIAVEL depuis 1982.

Entre 1983 et 1991 anime avec Jean Thiriart « l’Ecole géopolitique euro-soviétique » qui envisageait la fusion entre URSS et UE. L’Eurasisme russe, de droite (Douguine) comme de gauche (Zouganov), en est issu après 1992. Cette action intellectuelle débouche aussi sur une action politique, une praxis : le PCN-NCP, Il anime aussi un Think Tank, EODE, ‘Eurasian Observatory for Democracy and Elections’, qui défend la même idée.

Depuis les Années 80, Luc Michel a voyagé dans toute l’Europe de l’Est (en plus d’une action permanente en Afrique et Pays arabes depuis le milieu des Années 90) : Pays baltes, Europe centrale, Russie, Sibérie, Belarus, Yougoslavie, Caucase, Balkans … Nombreuses missions pour EODE qui organise du monitoring électoral. Nombreuses actions politiques, meetings ou conférences pour le PCN.

Il connaît particulièrement l’Ukraine, la Moldavie et la Transdniestrie (PMR). Il a notamment écrit pour EODE un Rapport de 250 pages sur la PMR et la Moldavie, très diffusé (3 éditions depuis 2006) :

Enfin il a orienté aussi à l’Est sa vie privée, compagne ukrainienne, puis marié à une Russe de Riga (Lettonie). Sa compagne actuelle est native de Transylvanie. http://www.lucmichel.net/,https://www.facebook.com/luc.michel.505

Sans détour, ce dimanche 02 Mars 2014, 13h à Montréal, 19h à Bruxelles sur la radio cameroonvoice

http://www.cameroonvoice.com/news/article-news-14349.html

Ukraine/aide économique russe : que faire des 12 milliards restants ?

Ukraine/aide économique russe : que faire des 12 milliards restants ?

Certains se demandent si la Russie doit continuer à soutenir économiquement l’Ukraine. Question véritablement d’actualité vu l’état actuel des choses : l’Ukraine en a bien besoin. Le pays est tout simplement au bord de la faillite…

La Russie avait accordé récemment à l’Ukraine (lorsqu’il y avait encore un gouvernement légitimement élu) un prêt de 15 milliards de dollars US (à titre de comparaison, l’UE n’ayant proposé qu’à peine un peu plus que 600 millions d’euros). Même avec le cours de change, on arrive à 15 milliards de dollars côté russe contre un peu plus que 800 millions de dollars côté UE… Cela sans parler de la baisse de 30% sur le prix du gaz russe fourni à l’Ukraine. Mais passons. La Russie a déjà versé à l’Ukraine une première tranche de trois milliards. Que faire du reste ? En l’occurrence des 12 milliards restant ?

Les envoyer aux représentants pseudo-démocratiques du Maïdan ? Peut-être à Lvov aussi aux représentants extrêmistes russophobes ? A ceux qui affirment que la Russie est l’ennemi N°1 ? Non ! Ce qu’il faudrait véritablement et d’une manière ou d’une autre, c’est diviser ladite somme en deux tranches plus ou moins égales (à décider) entre la Crimée et l’Ukraine de l’Est. En effet, si la première est très majoritairement russophone, la seconde est surtout russophile et du moins ne voit pas en la Russie son ennemi mais bien un pays-frère, et avec lequel elle partage des sentiments communs de douleurs, de même que les joies et les réussites, y compris lors de la résistance face aux occupants, et ce tout au long de l’histoire.

A ce propos, le Ministère russe du Développement économique vient également de lancer un appel aux hommes d’affaires russes afin d’investir un montant de cinq milliards de dollars en Crimée, dans des projets de différents domaines (routes, infrastructures hôtelières, etc…). Les opportunités ne manquent pas, surtout que la Crimée possède un grand potentiel touristique, bien que sous-exploité. La Crimée reste d’ailleurs une des destinations privilégiées des touristes russes.

Et l’Ukraine de l’Ouest dans tout cela, ainsi que l’UE ? La Russie ne peut se permettre de soutenir économiquement un régime qui lui soit hostile. Cela est tout simplement irréaliste et inadéquat. Evidemment, certains « bien-pensants » crieront immédiatement au scandale… Comme quoi la Russie ferait soi-disant de la « manipulation » grâce à ses leviers économiques et financiers. Quelle blague ! La Grande-Bretagne impose des sanctions économiques au Zimbabwe, pour la simple raison que les autorités de ce pays ont défié le néocolonialisme et ses intérêts. Les USA imposent de la pire manière qui soit un embargo économique, commercial et financier, et ce depuis plus de 52 ans (!), à la très courageuse République de Cuba ayant « osé » défier le maître étasunien de l’époque. Et la Russie devrait donc soutenir financièrement un régime illégitime, imposé par la violence d’extrémistes trop souvent néo-nazis et bien armés ? Un régime de plus qui attise la haine inter-ukrainienne en annulant le statut de langue régionale à la langue maternelle d’au moins un tiers de la population ukrainienne ? Qui autorise et soutient la glorification de criminels nazis comme le sinistre Stepan Bandera, responsables de massacres odieux durant la Seconde Guerre Mondiale de populations russes, juives, polonaises et ukrainiennes anti-nazies ? On peut bien rire parfois. Le problème c’est que là ce n’est pas drôle du tout… Les nostalgiques du nazisme et de toute forme de racisme et de xénophobie devront comprendre une bonne fois pour toute : la peste brune ne passera pas de nouveau.

Que l’UE « soutienne » donc ses « amis » avec leur 600 millions d’euros qu’il faudra encore trouver, et surtout ouvre aux Ukrainiens de l’Ouest le marché du travail européen…. N’est-ce pas le désir principal des « révolutionnaires » du Maidan et d’Ukraine de l’Ouest en général, que d’occuper via une main d’oeuvre à très bas prix le marché du travail de l’UE ? Que les technocrates de Bruxelles leur « ouvrent » donc les portes du « rêve européen » version UE… Seul pétit bémol : ils ne le feront jamais… Bonne « continuation » à eux !

http://french.ruvr.ru/2014_02_27/Ukraine-aide-economique-russe-que-faire-des-12-milliards-restant-5100/

Mikhail Gamandiy-Egorov