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Jusqu’où peut aller la liberté d’expression?

La France contemporaine vit des jours plus que jamais difficiles. Problèmes sécuritaires, menaces terroristes, division des citoyens, débats sociétaux à fortes tensions, boycott des produits français dans nombre de pays à l’étranger – quelle responsabilité en porte le leadership français? Et la notion de liberté de parole – telle qu’elle est vue par l’establishment élyséen n’est-elle pas surtout une énième pratique du deux poids deux mesures?

Depuis le meurtre par décapitation de l’enseignant français Samuel Paty, commis par un terroriste d’origine tchétchène dont la famille vit en France comme réfugiée politique depuis de longues années et ayant perdu la citoyenneté russe, l’Hexagone est plus jamais dans toutes ses contradictions. Une grande part de responsabilité est certainement à mettre sur le compte de l’establishment français, y compris le président Emmanuel Macron.

Et ce pour plusieurs raisons. Au-delà du fait que cet establishment n’arrive toujours pas à tracer une ligne claire entre la liberté d’expression – caractéristique d’une société démocratique – sans pour autant blesser les valeurs et sentiments des personnes appartenant aux principales religions mondiales, en premier lieu chrétienne et musulmane. Plus que cela, au-delà de l’incapacité à mettre en œuvre une ligne qui permettrait de définir que la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres – y compris leur dignité en tant que personnes s’associant à une foi religieuse.

D’autre part, les actes terroristes ayant suivi les déclarations du président français qui a insisté sur le fameux « droit au blasphème » – faisant partie intégrante de la philosophie d’une large partie de l’élite hexagonale contemporaine – ont mis à nu une fois de plus les lacunes sécuritaires évidentes au sein de l’Etat français. D’ailleurs là est tout le paradoxe de cette politique macronienne – d’un côté une approche ouvertement arrogante et provocatrice, laissant sa propre population sous la menace terroriste et la haine montante, sans pour autant être réellement en mesure de défendre cette population.  

Certains diront: faut-il alors céder à la terreur extrémiste? Certainement pas. Sauf que justement pour lutter efficacement contre toute forme d’extrémisme, y compris celui affilié d’une façon ou d’une autre à la religion, il faudrait peut-être privilégier des frappes chirurgicales contre les éléments terroristes à l’intérieur du pays, y compris dans certains quartiers français devenus depuis un certain temps des zones de non-droit, sans pour autant blesser les sentiments d’une large partie de la population du pays, dont l’écrasante majorité est tout sauf partisane des thèses extrémistes et terroristes.

D’ailleurs et en parlant de la lutte antiterroriste, il faudrait certainement rappeler que Paris est aujourd’hui tout sauf en bonne position pour pouvoir prétendre à jouer un rôle constructif dans cette lutte. Des années de soutien politique, financier, médiatique aux terroristes de la pire espèce en Syrie ne font le confirmer. Comment est-il d’ailleurs possible de se regarder dans le miroir après des années de soutien aux extrémistes les plus déclarés, y compris affiliés à Al-Qaida, et ce après les horreurs commises par ces derniers vis-à-vis des militaires et des civils syriens, et prétendre avoir la légitimité d’être une force qui lutte contre le terrorisme – chez-soi, et à l’extérieur? Chacun pourra y faire sa propre conclusion.

A ce titre, Abdoullah Anzorov – l’assassin de Samuel Paty, était selon le journal Le Parisien en contact avec au moins deux terroristes se trouvant en Syrie. Les deux étant affiliés à la nébuleuse salafiste Hayat Tahrir al-Cham (ex-Front al-Nosra, filiale d’Al-Qaida en Syrie) – dont l’ex-ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius vantait les «mérites» dans le combat contre le gouvernement syrien, il y a quelques années de cela. Les réponses à toutes ces contradictions évidentes de la part de l’Etat français vont certainement tarder à arriver, d’ailleurs aucune assurance qu’elles parviendront un jour.

Il serait probablement correct de rappeler aussi que chaque pays étant normalement souverain – a effectivement le droit d’appliquer sa politique intérieure selon les normes qu’il considère justes. Mais l’argument de ceux qui affirmaient que les caricatures provocatrices et insultantes visant le sacré chez les musulmans – comme d’ailleurs elles ont tellement de fois visé la foi chrétienne et plus généralement le respect de la dignité humaine, notamment lors du crash de l’avion transportant vers la Syrie les Chœurs de l’Armée rouge en décembre 2016 ou encore l’explosion terroriste de l’avion transportant des touristes russes, dont nombre de familles avec des enfants, rentrant de vacances d’Egypte en octobre 2015 – font partie du droit applicable en France et ne pouvant donc être considérées comme une tentative d’exporter ces pseudo-valeurs, ne tient tout simplement pas.

Sinon comment expliquer les interminables tentatives de divers organismes français à tenter d’imposer des intérêts de lobbies que la plupart des peuples du monde ne souhaitent pas voir chez-soi. Comme notamment celui du lobby LGBT. N’est-ce pas des activistes français, qui ont maintes fois tenté à violer la loi de pays où des manifestations telles que la Gay Pride étaient interdites? En voulant radicalement imposer leur vision de la chose, le tout en violation des lois intérieures du pays concerné et bien souvent avec le soutien des structures étatiques françaises.

Il faut donc cesser cette hypocrisie une bonne fois pour toute. Le terrorisme est condamnable – quelle qu’en soit la raison invoquée pour le justifier. Encore faut-il cesser de soutenir des terroristes et extrémistes au-delà de ses frontières. Le gouvernement syrien l’a d’ailleurs très justement rappelé. Faudrait certainement aussi mieux contrôler les personnes que l’Etat français accueille sur son territoire, y compris en leur accordant l’asile politique – pour lequel il en porte entière responsabilité. Enfin, peut-être que l’establishment élyséen devrait aussi comprendre une bonne fois pour toute que le respect de ses propres citoyens – de leurs croyances, de leur sécurité comme des intérêts économiques pragmatiques – est certainement plus important que les intérêts égoïstes et agressifs de lobbies fort puissants. Tout en cessant les tentatives d’exporter vers les nations représentant l’écrasante majorité de l’humanité des «valeurs»  dont non seulement elles ne veulent pas, mais dont elles ont un dégoût assez évident.

Mikhail Gamandiy-Egorov

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Communiqué officiel de l’agence de presse Observateur Continental

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De plus, le partage public de l’opinion de quelqu’un ne devrait pas être perçu par d’autres personnes comme une «ingérence étrangère» car cela stigmatise la liberté d’expression. Tout le monde a le droit de partager ses opinions sur quoi que ce soit et Observateur Continental est toujours heureux d’envisager de pouvoir publier des réfutations d’articles que nous publions si quelqu’un nous en soumet une.

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L’Europe bruxelloise contre la liberté d’expression ?

L’Europe bruxelloise contre la liberté d’expression ?

Une nouvelle qui fait pratiquement figure de bombe. Plusieurs politiciens de l’Union européenne insistent sur la « nécessité » d’interdire l’accès de l’Europe bruxelloise aux journalistes russes. Aveu de faiblesse, propagande du mainstream en panne ou simplement énième tentative de lutter contre la vérité et la liberté d’expression ?

C’est bien connu, le mainstream occidental a dominé l’espace médiatique international durant de longues années. A un certain moment, on en est même arrivé à la situation dans laquelle des faits étaient totalement déformés du début à la fin, dans le simple but de justifier des interventions criminelles et néocoloniales, et de contrôler ainsi l’opinion publique aussi bien occidentale que mondiale, permettant de commettre en toute impunité les crimes en question. Mais les temps changent. Le développement des nouvelles technologies, et notamment d’Internet, a permis l’apparition d’un nombre conséquent de médias alternatifs, y compris au sein même des Etats occidentaux. Cette révolution a notamment ouvert la voie à une diversification massive des sources d’information, ce qui au final permet à ceux qui le souhaitent de prendre note des informations issues de ces différentes sources, d’analyser les informations reçues et de se créer sa propre opinion, quel que soit le thème traité. Chose vraisemblablement à laquelle le mainstream n’était aucunement prêt.

Peu étonnant donc que certaines voix s’élèvent au sein de l’Occident politique et médiatique pour tenter de contrer ces nouvelles sources informationnelles à l’heure où leurs médias vivent une véritable crise de confiance de la part de leurs propres concitoyens, sans parler même de leur influence en chute libre au niveau global. Le premier journaliste russe ayant été visé par les sanctions occidentales est le célèbre présentateur TV et directeur général de l’Agence d’information internationale Rossiya Segodnya, Dmitri Kisselev, devenant par la même occasion le premier journaliste au monde à faire officiellement objet de sanctions politiques de la part de ceux qui crient chaque jour qui passe que la liberté d’expression est un droit inébranlable.

La junte kiévienne, le nouvel allié occidental, responsable par ailleurs de la mort de plusieurs journalistes russes comme étrangers, a de son côté déjà établi sa propre liste de journalistes russes et étrangers travaillant pour les médias de Russie et n’entrant pas dans le cadre du mainstream, qui sont désormais interdits d’accès sur le territoire ukrainien. Des choses à cacher ? Peur de la vérité ? Quoiqu’il en soit, le représentant de l’agence d’information ukrainienne UNIAN appartenant au sinistre oligarque israélo-ukrainien Igor Kolomoïsky, ce dernier étant parallèlement le principal sponsor local de l’expédition punitive des troupes néofascistes contre les habitants de Novorossia, lui se balade tranquillement à Moscou et se permet même de temps à autre, de raconter ses inepties lors de débats radio-télévisés russes, auxquels il est parfois invité. Pareil pour ses collègues travaillant en Russie pour les médias du mainstream et les agences de presse occidentales.

Et aujourd’hui, cette « nouvelle » Ukraine demande officiellement à ses alliés bruxellois de fermer l’accès aux pays de l’UE à plus de 300 journalistes russes. Et d’après plusieurs sources, certains eurodéputés sont déjà prêts à soutenir cette « initiative ». Que l’Ukraine fascisante adopte une telle attitude n’est aucunement surprenant. Tout gouvernement qui adopte l’idéologie néofasciste comme modèle de développement utilise des méthodes qui sont propres à un tel régime. Mais si l’Europe bruxelloise, qui aime tellement donner des leçons en termes de démocratie, de droits de l’homme et de liberté d’expression, et ce aux quatre coins du monde, irait à faire de même, ce serait tout simplement un signal plus que clair à toute l’humanité que ceux qui se présentent en maîtres absolus de la liberté d’expression, seraient trop loin des idéaux qu’ils désirent « inspirer » au monde. Autre fait surprenant, même en pleine guerre froide, il n’était pas question de sanctionner des journalistes de part et d’autre. D’ailleurs, plusieurs journalistes et correspondants soviétiques ayant travaillé dans les pays occidentaux à cette période, affirment n’avoir jamais eu à faire face à de telles mesures, mêmes éventuelles.

Visiblement au XXIème siècle, cela est devenu d’actualité. Reste à penser que les leaders bruxellois n’iront pas encore plus dans le ridicule en copiant leurs « nouveaux amis » néofascistes. Le faire reviendrait à définitivement ouvrir les yeux à leurs propres citoyens, pour certains encore hésitants, que la vérité est bien ailleurs qu’au sein de l’Occident médiatique. Quant aux autres médias, russes et pas seulement, n’entrant pas dans cette logique du mainstream et connaissant une popularité montante sans précédent, leur influence ne ferait alors que s’accroitre encore plus rapidement pour devenir de véritables références en matière de réinformation. Et c’est peut-être pour la première depuis bien longtemps que l’Occident politique et médiatique serait en train de perdre la guerre d’information qu’il mène sans relâche contre ceux qui ne se soumettent pas à son diktat. Réalité du monde multipolaire oblige.

http://french.ruvr.ru/2014_09_22/L-Europe-bruxelloise-contre-la-liberte-d-expression-4085/

Mikhail Gamandiy-Egorov

 

La liberté d’expression chez les donneurs de leçons et dans la « nouvelle » Ukraine

La liberté d’expression chez les donneurs de leçons et dans la « nouvelle » Ukraine

La liberté d’expression. Un droit censé être inébranlable et pourtant de plus en plus remis en cause par justement ceux qui s’autoproclament à chaque bonne et moins bonne occasion être les défenseurs absolus de cette même liberté, partout et toujours.

Par ceux qui ont toujours crié qu’il s’agit d’un droit « sacré » auquel il est tout simplement interdit de toucher. Et la réalité ?

La réalité est malheureusement (pour eux) toute autre. On ne parlera pas aujourd’hui du problème de pensée unique qui règne chez nos « partenaires » occidentaux, ainsi que des pressions exercées sur les journalistes pour qu’ils suivent à la lettre la politique rédactionnelle du mainstream. Après tout, libre à chacun d’accepter cette donne ou de ne pas l’accepter, s’agissant dans le cas présent d’un choix avant tout moral, plus qu’autre chose.

Aujourd’hui nous traiterons cette dite « liberté d’expression » version occidentale, mais également et à travers un certain nombre d’exemples la situation qui prévaut dans ce domaine à l’heure actuelle dans la « nouvelle » Ukraine, puisqu’il s’agit de l’actualité phare du moment. Un pays pourtant et si l’on croit le mainstream, être censé avoir retrouvé les « valeurs démocratiques », à l’instar des « amis » (ou plutôt des instigateurs) outre-Atlantique et bruxellois. On verra ce qu’il en est vraiment.

Commençons par les instigateurs. Il est vrai qu’à l’heure des nouvelles technologies, y compris en matière de communication, il existe d’énormes moyens d’obtenir différentes sources d’information. Cela évidemment ne ravit en rien l’élite médiatique occidentale, qui à l’instar de son élite politique ayant déjà perdu le monopole de la politique internationale et le statut de gendarme mondial, s’apprête elle aussi à être détrônée. Plusieurs raisons à cela. La principale probablement étant qu’à force de mentir sur des sujets critiques et lorsqu’un grand nombre de vies humaines sont « en jeu », l’opinion publique aux quatre coins du monde, y compris leur propre opinion publique, commence à se détourner massivement de ces médias-mensonges.

Et aujourd’hui face aux médias du mainstream, il y a une chaine TV d’information continue qui pose un grand problème. Il s’agit de RT, précédemment appelée Russia Today, chaîne russe diffusant à l’heure actuelle en langue anglaise, arabe, espagnole et russe. Un média d’information alternative (il faut bien le dire) ayant atteint une popularité énorme sur tous les continents sans exception. A ce titre, en été dernier, elle a dépassé le chiffre d’un milliard de visionnages sur Youtube (faisant d’elle la chaîne d’information la plus regardée sur le principal site mondial d’hébergement de vidéos), et où elle compte aujourd’hui près de 1,3 million d’abonnés. RT a par ailleurs une portée mondiale de plus de 630 millions de personnes, soit plus de 25% de tous les abonnés du câble à travers le monde.

Eh bien cette chaine pose beaucoup de problèmes, aussi bien à l’élite médiatique que politique occidentales, qui désormais ne cachent plus le fait qu’elle devient extrêmement gênante pour leurs intérêts. Principale raison à cela ? Une approche différente dans l’apport de l’information, en faisant la lumière sur des faits et réalités que CNNBBCFrance 24 et compagnie préfèrent elles cacher… Désormais on entend pratiquement ouvertement et de la part des officiels occidentaux les plus gradés, ainsi que de la part des représentants de lobbies concernés, le désir de limiter (ou de préférence carrément stopper) la diffusion de RT, partout où cela serait possible. Le secrétaire d’Etat étasunien John Kerry a pour sa part « nommé » la chaine russe internationale comme étant « le porte-voix de la propagande de la Russie ». La direction de RT a immédiatement réclamé des excuses et surtout de présenter des preuves et faits réels qui confirmeraient ces accusations sans fondement. La rédactrice en chef de RT, Margarita Simonian, a par ailleurs écrit sur son compte Twitter « qu’il est surprenant que le secrétaire d’Etat Kerry, dans un temps difficile et humiliant pour sa patrie, ne trouve rien de mieux que de s’inquiéter pour notre chaine TV ».Elle a par ailleurs noté que cela en dit long sur la liberté d’expression dans les USA contemporains. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a pour sa part accusé la propagande des USA de vouloir dénigrer la Russie et a jugé le ton de son homologue étasunien inacceptable.

En parlant d’ailleurs de propagande et à ce titre, Kerry aurait-il oublié l’exemple flagrant d’août 2008 ? Lorsqu’un présentateur de la chaine TV étasunienne Fox News avait tout fait pour faire taire deux témoins ossètes, une jeune fille et sa tante, venues témoigner de l’attaque de la capitale sud-ossète Tskhinval par le régime criminel de Saakachvili, après qu’il s’était rendu compte qu’elles remettaient ouvertement en cause la version officielle des USA. Ou de la manière comment les médias étasuniens couvraient (et couvrent encore) les interventions criminelles de leur pays en Yougoslavie, Irak, Libye ou la crise syrienne. En tout cas et ce qui est sûr, c’est que de plus en plus de « voix » venant des élites politiques et médiatiques occidentales (USA et Grande-Bretagne en premier lieu) « s’élèvent » dans leur combat contreRT et les médias russes diffusant à l’étranger. Dire la vérité en étant professionnels, efficaces et appréciés, constitue donc désormais un grave « danger » pour les élites occidentales. Un « danger » dont il faut tout faire pour se débarrasser. D’accord, on a compris mais le monde n’est pas aveugle.

Passons à l’Ukraine. Certains journalistes et hommes politiques occidentaux continuent ardemment d’affirmer que l’Ukraine « se porte de mieux en mieux » depuis que les « nouvelles autorités » (putschistes) ont « accédé au pouvoir » (par les armes), à Kiev. On n’abordera pas les énormes soucis économiques et financiers actuels de l’Ukraine qui la mènent droit vers la catastrophe, pure et simple. Concentrons-nous sur l’aspect de la liberté d’expression, notamment pour les journalistes.

Eh bien, voici la réalité avec plusieurs exemples assez révélateurs à l’appui :

– Dernièrement, les pseudo-autorités de Kiev ont demandé à tous les journalistes ukrainiens de « suivre à la ligne » la politique informationnelle « voulue » par le nouveau pouvoir. Cela en dit long.

– Lors des nombreux débats en Russie au sujet de la crise ukrainienne, bon nombre de journalistes ukrainiens y sont invités et y prennent part en avançant librement leur « version » des faits. Y compris le représentant en Russie de l’Agence d’information ukrainienne UNIAN, détenue par l’oligarque israélo-ukrainien Igor Kolomoïsky, soutenant ouvertement et ardemment les putschistes de Kiev. Les journalistes russes, eux, sont tout simplement désormais interdits d’entrée sur le territoire ukrainien. Ceux qui s’y trouvaient ou s’y trouvent font, eux, face à des menaces et des attaques incessantes. Comme l’atteste d’ailleurs la photo du lien suivant :http://www.rg.ru/2014/04/26/journalist-site-anons.html, où l’on voit un journaliste russe (correspondant du média LifeNews), Sergueï Golyandine, être mis à genoux par des militaires ukrainiens qui pointent leurs armes sur lui, au checkpoint entre les régions de Kharkov et Donetsk (sachant parfaitement qu’il est journaliste…).

– Et autre exemple significatif pour montrer l’état de la liberté d’expression dans la « nouvelle » Ukraine pro-occidentale et la manière d’appliquer cette « liberté » : les autorités putschistes de Kiev ont interdit la diffusion des chaines TV russes sur tous les territoires étant sous leur occupation. Parallèlement, toutes les villes des régions de Donetsk et Lougansk, qui sont aujourd’hui contrôlées par les résistants antifascistes, ont vu le rétablissement de la diffusion des chaines russes, mais aucune interdiction n’a été pratiquée à l’encontre des chaines TV ukrainiennes… Devenant par la même occasion les seuls endroits d’un pays jadis uni (bien que très artificiellement) où existe encore la pluralité des opinions. Et c’est ce qui constitue probablement la meilleure réponse possible.

Questions logiques qui ressortent de tout cela : qui représente mieux la pluralité des opinions ? Qui défend mieux la liberté d’expression ? Et autre question que je pense légitime, lorsque X ou Y affirme défendre et représenter la « liberté, la vérité et la démocratie », pourquoi doit-il avoir peur d’une opinion divergente ? Ou les donneurs de leçons avec leurs marionnettes ont-ils désormais officiellement adopté le totalitarisme fasciste comme modèle de développement ?

http://french.ruvr.ru/2014_04_29/La-liberte-d-expression-chez-les-donneurs-de-lecons-et-dans-la-nouvelle-Ukraine-7742/

Mikhail Gamandiy-Egorov