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Le Venezuela préparé aux nouvelles interférences étasuniennes

La République bolivarienne du Venezuela continue d’être l’une des principales priorités en matière de déstabilisation pour les USA en Amérique latine. Pour cela, Washington peut également compter sur nombre de forces sous-traitantes. Il n’empêche que Caracas, comme ses alliés régionaux et internationaux, semblent être prêts à répondre aux défis.

Depuis l’arrivée au pouvoir, dans un cadre purement démocratique, d’Hugo Chavez à la tête du Venezuela en 1999, la guerre politique étasunienne visant ce pays est devenue permanente. Il y avait plusieurs raisons à cela. Tout d’abord l’alliance qui s’était créée entre le pays avec Cuba – ennemi historique de Washington. Ainsi que la formation d’une coalition de gouvernements latino-américains progressistes – opposés à la politique US dans leur région et plus généralement dans le monde.

Cette alliance progressiste devint rapidement un danger de première importance pour l’establishment washingtonien qui voyait alors chuter son influence dans l’espace latino-américain – l’espace qu’il considérait tout simplement comme son arrière-cour, où durant des décennies il était possible de mettre en place par la force et les coups d’Etat des régimes réactionnaires, mais pro-étasuniens, et se débarrasser des leaders progressistes. D’ailleurs en ce sens, la capacité de nuisance serait certainement une expression plus appropriée que celle en rapport avec l’influence.

Hugo Chavez a eu le très grand mérite dans l’établissement et le renforcement de cette coalition progressiste latino-américaine, touchant d’ailleurs non seulement au volet purement politique, mais également humanitaire, médical, éducatif et même médiatique avec l’apparition en 2005 de la chaine de télévision pan-latino-américaine TeleSUR. Cette dernière devenue un os supplémentaire dans la gorge des USA, et plus particulièrement des médias mainstream, dont CNN.

Plus que cela, l’alliance progressiste anti-impérialiste dépassera le cadre strictement régional et continental pour former des relations fortes avec la Chine, la Russie ou encore l’Iran. Donnant un coup de pouce évident au renforcement du concept multipolaire mondial. Ce dernier volet sera d’ailleurs l’une des raisons du positionnement encore plus hystérique de Washington vis-à-vis de Caracas, pour le rôle joué dans les processus cités. Ajoutons à cela les énormes ressources pétrolières du pays – tout était donc réuni pour activer les tentatives de coups d’Etat, d’agressions et de déstabilisations en tout genre pour Washington et ses supplétifs. Peu importe les administrations en place aux USA.

Pour rappel, en mars 2015, sous prétexte que le pouvoir vénézuélien représente «une menace à la sécurité des Etats-Unis», Washington avait déclaré «l’état d’urgence» à l’encontre du Venezuela. Le tout évidemment afin de pouvoir justifier la pression croissante sur Caracas. Pour cela, divers prétextes avaient été avancés: les prétendues violations des droits de l’homme, persécutions d’opposants politiques, l’abus de pouvoir de la part de représentants des forces de l’ordre, de l’armée et des services de renseignement du Venezuela. En bref – tout le cocktail habituel pour les élites atlantistes lorsqu’il devient nécessaire de justifier leurs interférences ou agressions visant des nations souveraines. D’ailleurs, des violations dont elles sont elles-mêmes les championnes. Il suffit pour cela de suivre la violence policière, pratiquement quotidienne, dans les rues étasuniennes.

Le locataire actuel de la Maison-Blanche Joe Biden maintient toujours et intensifie la confrontation avec Caracas: «La situation au Venezuela continue de poser une menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité nationale et la politique étrangère des Etats-Unis, j’ai donc jugé nécessaire de prolonger l’état d’urgence». Par ailleurs, avec l’approbation du Congrès US les sanctions étasuniennes visant le Venezuela ont été prolongées jusqu’en mars 2022.

Il faudrait certainement rappeler aussi que le Venezuela, au même titre que d’autres nations latino-américaines progressistes, dont Cuba, le Nicaragua et la Bolivie – a été expressément cité comme l’une des principales menaces pour les USA dans les rapports du Commandement Sud des Etats-Unis (Southcom). D’ailleurs, l’interaction de ces pays avec les principaux adversaires géopolitiques de Washington sur l’arène internationale, à savoir la Russie, la Chine et l’Iran – est expressément mentionnée aussi. Southcom avait même parlé «d’une augmentation alarmante» de l’influence de ces trois pays en Amérique latine.

Dans les déstabilisations et interventions pures et simples, Washington peut évidemment s’appuyer sur ses supplétifs régionaux. En ce sens et dans le cas visant justement le Venezuela, c’est la Colombie qui se voit confier un rôle de «premier choix» pour appliquer les schémas étasuniens. Bien qu’il soit bon de dire – jusqu’à maintenant sans grande réussite.

Plus généralement, il serait juste de mentionner qu’à la différence des coups d’Etat orchestrés par Washington et ses différentes structures, dont la CIA, au cours des différentes périodes de la seconde moitié du vingtième siècle, aujourd’hui «le succès» est beaucoup moins au rendez-vous. Pour cela – plusieurs raisons. L’efficacité des services de renseignement des pays progressistes d’Amérique latine, dont ceux du Venezuela. Une solidarité entre ces pays dans un cadre régional clairement affichée. Le soutien des grandes puissances internationales partisanes de la multipolarité. Sans oublier la mobilisation populaire des peuples concernés – constituant une excellente réponse à toute tentative d’interférence ou d’agression. En ce sens, l’exemple de la Bolivie – alliée de Caracas – en est très révélateur. 

A en juger par la presse colombienne, les bases US en Colombie et dans d’autres pays latino-américains se trouvent sous la surveillance constante des services de renseignement cubains et vénézuéliens. Plus que cela, les documents étasuniens régissant les opérations de déstabilisation et d’invasion sont à la disposition de La Havane et de Caracas. La menace d’une attaque surprise est donc pratiquement exclue. Quant au reste, les dignes nations d’Amérique latine auront déjà démontré être en mesure de poursuivre la résistance au néocolonialisme US et plus généralement occidental. En cela, elles peuvent compter aussi sur les alliés internationaux. Viendra certainement le jour où les nations latino-américaines formeront des plans pour soutenir la démocratie et les droits de l’homme en terre US. La vraie démocratie.

Mikhail Gamandiy-Egorov

http://www.observateurcontinental.fr/?module=articles&action=view&id=2657

https://t.me/observateur_continental/1079

L’Iran brise le blocus étasunien du Venezuela

Malgré les sanctions étasuniennes visant la République islamique d’Iran et la République bolivarienne du Venezuela, les dernières actions des deux pays démontrent la détermination d’outrepasser ces pressions, et ce malgré les menaces de Washington.

Le premier des cinq pétroliers iraniens est arrivé au Venezuela, transportant des carburants nécessaires pour la nation latino-américaine. L’information est confirmée par Tareck El Aissami, le ministre vénézuélien du Pétrole. Il a également indiqué que le navire a été escorté par les forces armées à son entrée dans les eaux territoriales du pays.

A cet effet, l’ambassade iranienne à Caracas a également publié un communiqué et a remercié les militaires vénézuéliens: «Le premier pétrolier iranien a atteint les côtes vénézuéliennes. Nous sommes reconnaissants aux Forces armées bolivariennes pour l’avoir escorté». La télévision pan-latino-américaine Telesur a en outres diffusé les images correspondantes.

L’arrivée des quatre autres navires est prévue dans les prochains jours. Au total, 1,5 million de barils de carburant font partie des livraisons en cours. Le tout à un moment où les pénuries de carburant en République bolivarienne se sont aggravées avec la propagation du Covid-19. Pour rappel, les USA ont imposé des sanctions visant les exportations de brut de l’Iran et du Venezuela. Tout en proférant des menaces de recours armé. C’est ce que d’ailleurs n’a pas manqué de rappeler le représentant permanant du Venezuela à l’ONU, en déclarant que les pétroliers iraniens transportant le carburant à destination de son pays font l’objet d’une «menace d’un usage imminent de la force militaire par les Etats-Unis». Le représentant vénézuélien parle également de «crime d’extermination», puisque ces actions visent à priver le peuple du Venezuela d’un moyen vital de subsistance.

Ceci étant dit, les deux pays ne comptent pas reculer. Et se disent, en cas de nécessité, à être prêts d’utiliser leurs capacités défensives. C’est ce que d’ailleurs n’a pas manqué d’affirmer le président iranien Hassan Rouhani, lors d’une conversation téléphonique avec l’émir du Qatar samedi, cité par l’agence Mehr, en avertissant que la République islamique d’Iran répondrait à toute éventuelle agression étasunienne contre les pétroliers iraniens dans la mer des Caraïbes ou tout autre point du monde.

Si les deux pays se montrent prêts à s’entraider sur le plan énergétique, économique et militaire, il serait également important de rappeler que malgré l’hostilité de Washington et de ses alliés occidentaux, Caracas peut aussi compter, entre autres, sur le soutien de la Russie, de la Chine, de Cuba, de la Turquie ou encore du Mexique – dans le cas des deux premiers y compris au niveau du Conseil de sécurité de l’ONU. Cela sans oublier plusieurs secteurs d’importance stratégique qui lient Moscou et Pékin aux autorités vénézuéliennes, parmi lesquels on retrouve également les projets de partenariat économico-énergétique, sans oublier la coopération militaro-technique.

Une chose est certaine. Le refus de suivre les prérogatives de Washington et des capitales occidentales, aussi bien de la part de Téhéran que de Caracas, conforte l’idée que la réalité multipolaire mondiale est bel et bien une réalité admise, et non pas un projet en cours de construction. Malgré cela, et au moment d’énormes défis dont font face à l’heure actuelle les USA, l’establishment de ces derniers n’est toujours pas en mesure, et probablement ne le sera pas, à reconnaitre cette réalité. Quoiqu’il en soit, ce refus égocentré d’un nombre limité de pays de la planète ne pourra vraisemblablement stopper le processus naturel des choses en cours. Les seuls perdants de la réalité présente n’étant que ceux qui la refusent.

Mikhail Gamandiy-Egorov

http://www.observateurcontinental.fr/?module=articles&action=view&id=1619

À terme une base russe au Venezuela?

Le président vénézuélien Nicolas Maduro est arrivé en visite officielle en Russie

Alors que les États-Unis et son bras droit l’Otan possèdent des dizaines de bases militaires à l’étranger, le temps approche vraisemblablement pour mettre un peu d’ordre dans le secteur.

Le président vénézuélien Nicolas Maduro est arrivé en visite officielle en Russie. D’une part pour rencontrer de nouveau le leader russe et de l’autre pour prendre part à la Semaine énergétique de Russie 2017. Si l’accent de la rencontre a été mis sur l’amitié qui unit les deux pays et les nombreux domaines d’intérêts réciproques, notamment dans le secteur énergétique, il n’en demeure pas moins que la sphère de la Défense reste elle aussi une orientation prioritaire dans les relations russo-vénézuéliennes, de même qu’avec d’autres pays latino-américains.

Juste avant son départ pour Moscou, le leader du Venezuela avait déclaré: «Je vais avoir une réunion de travail très importante avec le président Vladimir Poutine. Très importante pour l’avenir de la coopération financière, technologique, agricole et militaire entre la Russie et le Venezuela». À noter que la visite de Maduro à Moscou est la première étape d’une tournée dans trois pays: Russie, Biélorussie, Turquie. Les médias occidentaux n’ont évidemment pas pu manquer l’occasion de dire que c’était une «tentative du Venezuela de sortir de l’isolement imposé par la communauté internationale»… À ce niveau rien de nouveau côté mainstream occidental. De la même manière depuis 3 ans ces mêmes médias s’acharnaient à parler de la prétendue «isolation» de la Russie et restent maintenant bouche bée en observant les leaders des quatre coins du monde faire pratiquement la queue pour atterrir dans la capitale russe, y compris les alliés encore déclarés du camp atlantiste. À ce titre le tout récent reportage de BFM TV sur la venue du roi saoudien en Russie (la première visite officielle d’un monarque saoudien en terre russe), qui a suivi l’arrivée du président Maduro, avec une délégation de près de 1000 personnes a fait bien sourire, surtout les mots de la fin:

http://bfmbusiness.bfmtv.com/mediaplayer/video/benaouda-abdeddaim-moscou-va-accueillir-le-roi-slamane-d-arabie-saoudite-0310-987509.html

Dans le cas du Venezuela, il est aussi ridicule de parler d’un quelconque isolement, sachant que plusieurs pays d’Amérique latine n’ont pas manqué d’afficher leur soutien à Caracas face aux pressions occidentales. Ajoutez à cela le soutien officiel de Moscou, Pékin et Téhéran et il devient réellement absurde qu’une communauté représentant moins de 10% de la population terrestre puisse encore s’autoproclamer «communauté internationale»… Passons.

Au-delà de la rencontre très constructive Poutine-Maduro et du renforcement de l’alliance qui caractérise les deux pays, l’heure est effectivement à l’intensification du partenaire bilatéral. Ainsi, Rosneft et Gazprom se voient offrir de nouvelles opportunités d’affaires sur le sol de la République bolivarienne (le premier y étant déjà très actif). Pour rappel aussi: la Russie et le Venezuela font partie du comité chargé par l’OPEP d’assurer le suivi de l’accord passé entre les pays membres du cartel pétrolier pour réduire l’offre et stabiliser les prix du brut.

Mais en supplément des accords économiques et énergétiques qui caractérisent les relations entre les deux nations, l’interaction dans le secteur de la Défense est effectivement appelée elle aussi à croître, surtout au moment où la rhétorique agressive émanant de Washington en direction de Caracas et d’autres capitales de cette région du monde ne fait que s’intensifier.

Pour rappel, plusieurs hauts cadres du ministère russe de la Défense, y compris le ministre Choïgou, avaient déclaré à maintes reprises que la Russie avait entamé une série de négociations en vue de retrouver des bases militaires à l’étranger, utilisées dans le passé par l’URSS, voire en créer de nouvelles. En Asie, c’est le Vietnam qui a été mentionné. En Amérique latine: Cuba, le Nicaragua et le Venezuela, notamment.

À noter qu’actuellement la présence militaire russe en dehors des frontières nationales se trouve principalement chez les alliés de l’étranger dit «proche» d’ex-URSS: Biélorussie, Arménie, Kazakhstan, Kirghizistan, Tadjikistan, Abkhazie, Ossétie du Sud, République moldave du Dniestr. La Syrie, bien qu’alliée de longue date mais considérée comme faisait partie de l’étranger «lointain» est un peu l’exception à la règle. Mais soyons honnêtes: même si cette présence devait s’élargir aux pays d’Asie du Sud-Est et d’Amérique latine mentionnés (voire à d’autres), elle resterait inférieure en terme de nombre par rapport aux bases militaires américaines et plus généralement occidentales de par le monde. C’est un fait. Et c’est pourquoi la rhétorique d’une Russie «agressive», venant de la part de ceux qui ne négocient même pas mais imposent leur présence à différents endroits de la planète, fait sourire.

En ce qui concerne le cas particulier du Venezuela, il faut savoir qu’il est plus que probable que l’opposition locale (libéraux + extrême-droite) soutenue depuis Washington et plusieurs capitales occidentales fera de son mieux pour bloquer tout accord russo-vénézuélien en la matière. Mais plus les atteintes à la souveraineté vénézuélienne se poursuivront de la part de ceux qui se sont un peu trop habitués à dicter leur volonté, plus Caracas aura la détermination de la protéger par un renforcement des alliances existantes. Et probablement, il ne sera pas le seul. Le reste à suivre.

https://fr.sputniknews.com/points_de_vue/201710061033353868-venezuela-russie-maduro-poutine/

Mikhail Gamandiy-Egorov

Sommet des Amériques à Panama : claque à Obama et aux USA

Barack Obama au sommet des Amériques

Le sourire d’Obama et ses tentatives de faire semblant de maîtriser la situation ne lui ont pas permis de cacher la triste réalité pour lui et son pays : les USA se rapprochent d’un isolement évident dans le cadre des pays d’Amérique latine et des Caraïbes.

Qui aurait pu croire il y a encore 10-15 ans de cela que le pays dit « exceptionnel », se permettant encore à l’heure d’aujourd’hui de parler en porte-parole (autoproclamé) de la communauté internationale et agir en qualité de « gendarme » pouvant « isoler » qui que ce soit, arriver à la situation où c’est lui qui se retrouve clairement isolé, et ce dans ce qu’il considérait (et aimerait considérer encore) comme son arrière-cour?

En effet, c’est un bien triste constat pour la diplomatie étasunienne: les USA n’impressionnent plus. Leurs visions unipolaires du monde sont complètement hors-sujet dans le cadre du monde actuel. La très grande majorité des leaders d’Amérique latine n’ont à ce titre pas manqué d’afficher clairement leur unité face au souriant (nerveusement?) Barack Obama…

Les critiques de la politique US étaient explicites et sans langue de bois. Le président de la « nation exceptionnelle » ne pouvait en retour que continuer à sourire ou à faire semblant de ne pas entendre toutes les critiques le visant lui et plus généralement la politique de son pays, se trouvant encore psychologiquement dans une époque aujourd’hui révolue.

Mais à un moment ou un autre, il faut bien se rendre un minimum à l’évidence. Les USA faisaient bien lors de ce sommet figure d’un pays isolé. Plus encore, les quelques tentatives de manifestations pro-US de certains « dissidents cubains », ou plutôt d’agents de la CIA dans les rues panaméennes, ont rapidement dû faire face à de jeunes cubains et vénézuéliens venus soutenir leurs gouvernements avec des slogans ouvertement anti-étasuniens.

Ces images étaient d’ailleurs très symboliques: de vieux « dissidents » manipulés et contrôlés par le département d’Etat des USA, travaillant pour certains depuis des décennies contre les intérêts de « leurs pays » en face d’une jeunesse au sang neuf, fière, patriotique et déterminée d’aller jusqu’au bout, pas moins que leurs dignes dirigeants, devenus des symboles pour tout un continent et même pour le monde. On pense à Fidel Castro, Che Guevara, Hugo Chavez. L’opposition entre le vieux monde unipolaire et la jeune et fraîche multipolarité, enfin devenue réalité. Ce qui est sûr, c’est que la relève est bien assurée. Et cela ne peut que ravir.

Il ne restait donc à Obama qu’à affirmer, presque en se justifiant, que « la nouvelle politique des USA envers les Etats d’Amérique latine et des Caraïbes ne sera plus jamais la même ». Et plus que cela (c’est d’ailleurs sur cet aspect que les médias du mainstream ont accentué leur « attention »), le président US est allé à des rencontres privées avec les leaders cubain et vénézuélien, Raul Castro et Nicolas Maduro. Les pays donc les plus visés, dans le cadre des Amériques, par les agressions & tentatives de déstabilisation US récentes et moins récentes. Des pays aujourd’hui devenus des exemples de résistance au néocolonialisme Made in USA et de la défense absolue de la souveraineté pour grand nombre d’autres pays de la région, du continent et bien au-delà. Des nations qui ont beaucoup inspiré d’autres. Et malgré un certain optimisme diplomatique affiché suite à ces entretiens où vraisemblablement le franc-parler était maître (ne serait-ce qu’au niveau de Castro et de Maduro, pour Obama on peut en douter), les USA sortent véritablement perdants de ce sommet avec pour résultat une preuve supplémentaire qu’ils ne sont plus en capacité de poursuivre leur diktat. Quoi de mieux donc que de reprendre les principales citations de plusieurs chefs d’Etats lors de ce sommet:

« Je vous respecte mais je ne vous fais pas confiance, M. Obama ». Nicolas Maduro, président de la République bolivarienne du Venezuela.

« Nos peuples n’accepteront plus jamais la tutelle, l’ingérence et l’interventionnisme dans nos affaires intérieures ». Rafael Correa, président de la République de l’Equateur.

« L’époque actuelle ne peut plus permettre et tolérer des mesures unilatérales et des politiques visant à isoler ou sanctionner tel ou tel pays. C’est pourquoi nous rejetons l’adoption des sanctions US contre le Venezuela ». Dilma Rousseff, présidente de la République fédérative du Brésil.

« C’est tout simplement absurde de considérer l’un d’entre nous — pays d’Amérique latine — comme une menace ». Cristina Fernandez de Kirchner, présidente de la République argentine, faisant allusion elle aussi aux sanctions US visant Caracas.

« Les USA doivent cesser de transformer le monde en un champ de bataille. Les Etats-Unis continuent de considérer l’Amérique latine et les Caraïbes comme leur arrière-cour et les habitants de nos pays comme leurs esclaves »… Evo Morales, président de l’Etat plurinational de Bolivie.

http://fr.sputniknews.com/points_de_vue/20150413/1015633071.html

Mikhail Gamandiy-Egorov