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Article repris

L’un de mes articles (sur le « roi du chocolat » Piotr Porochenko, criminel non seulement contre la population du Donbass, mais également contre le peuple de Côte d’Ivoire) repris par le bimensuel camerounais Horizons Nouveaux Magazine

Моя статья (о том, что « шоколадный король » Порошенко преступник не только на Донбассе, но и в Кот-д’Ивуаре, на африканском континенте) перепечатана камерунскими СМИ

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Cessez-le-feu dans le Donbass : jusqu’à quand ?

Cessez-le-feu dans le Donbass : jusqu’à quand ?

Premier signe, si l’on peut dire ainsi, d’une lueur de paix (même provisoire) dans le Donbass : hier, un accord a été conclu entre les « autorités » de Kiev et les représentants des Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, permettant ainsi ne serait-ce qu’un peu de respirer aux populations vivant une véritable catastrophe humanitaire.

Le cessez-le-feu durera jusqu’à 10 heures le 27 juin. Signe positif pour beaucoup. Même si et vraisemblablement des combats se poursuivent dans plusieurs zones. Certains se sont empressés d’affirmer que ledit cessez-le-feu n’est autre que le fruit de la bonne volonté de l’oligarque Porochenko, désormais président de l’Ukraine par la même occasion. Pourtant la réalité est toute autre.

L’armée ukrainienne, ou plutôt la « garde nationale », représentant l’avant-poste « sécuritaire » de l’Etat ukrainien actuel, constituée des ultra-nationalistes et néonazis, a montré toute sa limite, ou en d’autres termes s’est cassée le nez, dans l’expédition punitive contre Novorossia (Etat fédéral de Nouvelle-Russie, réunissant désormais la République populaire de Donetsk et de Lougansk). Et ce malgré les crimes massifs commis contre la population civile. A l’instar de la Syrie, où les extrémistes salafistes ont après massacres sur massacres, finalement compris avoir raté leur « mission » et se concentrent aujourd’hui sur l’Irak voisin, les néonazis ukrainiens eux, ont vite compris qu’ils ne pourront pas écraser la volonté populaire des habitants des ex-régions ukrainiennes de Donetsk et de Lougansk, même en commettant les pires crimes contre l’humanité, tuant femmes, enfants et personnes âgées, le tout sans aucune vergogne.

La réalité aussi est que les pseudo-autorités de Kiev ont fini par s’asseoir à la table des négociations avec les représentants légitimes de Donetsk et de Lougansk, constituant ainsi de facto une reconnaissance de l’indépendance de ces républiques, qu’ils avaient encore tout récemment promis « d’écraser ». Pourtant est-ce si étonnant ? Pas vraiment : nettoyage ethnique et linguistique raté. Projet de génocide total également raté, du moins pour l’instant. Alors que se passera-t-il après le coup des 10 heures du 27 juin ? Plusieurs options sont possibles. Les principales étant : soit de nouvelles négociations auront lieu qui permettront (peut-être) d’aboutir à une paix plus durable. Soit les combats reprendront.

Il est à noter que selon plusieurs sources et témoins sur place, les combats se poursuivent toujours en ce moment, malgré l’accord de cessez-le-feu. Principale raison à cela ? Un certain Igor Kolomoïsky, oligarque israélo-ukrainien, probablement le principal sponsor de l’expédition punitive dirigée contre les populations de Novorossia, et qui a déjà ouvertement déclaré (hier) que « ses troupes » (il a désormais sa propre armée constituée très principalement de nazillons), ne respecteront pas le cessez-le-feu.

Pour ceux qui connaissent peu ou pas ce personnage, il est à dire que c’est un sioniste déclaré, soutien actif de l’extrême-droite israélienne, et qui parallèlement ne cache aucunement sa sympathie aux banderistes ukrainiens (partisans du collabo nazi ukrainien Stepan Bandera). En effet, toute la contradiction est là. Certains se demanderont comment il est possible d’être Juif et de soutenir des personnages ouvertement néonazis et antisémites ? C’est pourtant assez simple. Lorsqu’on a affaire à des extrémistes de tout poil, qu’ils soient néonazis, sionistes, salafistes, satanistes & compagnie, ils sont toujours prêts à fermer les yeux sur leurs divergences internes, et à s’allier entre eux (pour une période plus ou moins longue ou courte), du moment que cela permette d’atteindre leurs objectifs. D’autant plus lorsque de gros intérêts sont en jeu. Et les principaux intérêts financiers de Kolomoïsky se trouvent justement aux portes des républiques de Donetsk et de Lougansk, dans la région de Dniepropetrovsk plus précisément. Donc pour lui, l’antisémitisme de « Praviy sektor » et autres « organisations » du même type, ne constitue vraisemblablement aucun problème, du moment qu’il puisse les utiliser à son profit. Antisémites ? Aucun souci pour les Kolomoïsky & consorts, du moment que lesdits nazillons ne sont pas opposés à l’idéologie sioniste raciste qu’il représente, et qu’ils ne gênent pas ses intérêts.

Et lorsque ce genre de « personnage » utilise son poids financier pour armer d’autres extrémistes, il est peu étonnant que tout effort de paix puisse être vain. D’autre part il est à noter que les républiques de Donetsk et de Lougansk n’entendent aujourd’hui plus discuter de tout projet de fédéralisation (voulue au départ du conflit), surtout après avoir vu ce dont sont capables les nouveaux fascistes du XXIème siècle, pour qui tuer femmes, enfants et vieillards ne constitue en rien une épreuve morale. Les résistants antifascistes du Donbass défendront donc leur indépendance jusqu’au bout.

Porochenko, lui, a peut-être besoin d’une courte pause avant d’engager de nouveaux combats. C’est ce que s’accordent à penser bon nombre de spécialistes, aussi bien russes qu’étrangers. Peut-être a-t-il besoin aussi d’avoir quelques « consultations » avec ses « amis » de la CIA ? L’autre problème aussi pour Porochenko est que si il tente d’aller vraiment vers la paix (difficile à croire mais sait-on jamais), il risque d’être très rapidement déchu par les nouveaux maitres des rues de l’Ukraine, qui ne sont autres que les néonazis armés jusqu’aux dents, financés par le même sinistre Kolomoïsky, qui attend peut-être à son tour son « grand moment de gloire ». Pendant ce temps, la Cour pénale internationale n’émet aucun mandat d’arrêt (sommes-nous si surpris ?) contre ce même Kolomoïsky, commanditaire d’un génocide, ainsi que les autres criminels fascistes : Tourtchinov, Avakov, Iaroch, Tiagnibok & consorts.

Quoiqu’il en soit, lesdits et autres criminels ne casseront pas la résistance. L’histoire de l’humanité s’écrit aujourd’hui sous nos yeux. Le nazisme renait ouvertement mais des résistants sont là, sacrifiant chaque jour qui passe leur vie, pour que la peste brune, dans toutes ses nuances et versions, ne puisse jamais renaitre. Et cette histoire leur donnera certainement raison !

http://french.ruvr.ru/2014_06_25/Cessez-le-feu-dans-le-Donbass-jusqu-a-quand-9053/

Mikhail Gamandiy-Egorov