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Le leader de la Crimée avec Poutine en Inde : les USA et Kiev enragés…

Sergueï Aksionov

Nouveau coup de maître du président russe lors de sa visite chez notre allié indien. Mis à part de très importants contrats signés entre les deux pays dans le cadre de cette visite, mis à part le renforcement de l’alliance stratégique entre les deux grandes nations, aussi bien au niveau bilatéral que dans le cadre des BRICS, cette visite était aussi l’occasion de montrer (une fois encore !) que la Crimée est bien russe, et que seules les « élites » occidentales adoptent une approche hystérique sur la question… Retour sur un nouvel échec et mat aux gouvernements occidentaux de la part de la Russie et de Vladimir Poutine.

Ce voyage de Poutine en Inde rêvetait une grande importance, aussi bien pour la Russie que pour la République indienne. Les deux pays sont des alliés de longue date. A l’époque soviétique, il était même courant de dire que l’Inde représentait la 16ème république constituante de l’URSS… Tellement les relations étaient intenses et amicales. Depuis, peu de choses ont changé. L’amitié entre les deux pays est toujours aussi forte, la compréhension mutuelle au plus haut niveau, et le partenariat stratégique ne cesse de s’élargir. Notamment dans le domaine de la coopération militaro-technique, dans lequel l’Inde représente tout simplement le plus important acheteur de la Russie.

D’autre part, les deux pays sont membres fondateurs de l’alliance BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud). Et après les récentes visites de Vladimir Poutine en Chine et en Amérique latine, ajoutés à cela les nombreuses visites de plusieurs chefs d’Etats en Russie, l’Inde se trouvait bien évidemment sur la liste prioritaire. Plusieurs accords ont été signés à l’issue de cette visite. Tout d’abord dans le domaine pétrolier : le contrat a été signé entre la société d’Etat russe Rosneft et le conglomérat indien Essar pour une somme totale de cinq milliards de dollars par an. Ainsi, la Russie fournira à l’Inde 10 millions de tonnes de pétrole par an, à compter de 2015. La durée du contrat est de dix ans, avec prolongation probable. D’autre part, la Banque russe du commerce extérieur (VTB) fournira un crédit d’un milliard de dollars à Essar.

Autre domaine où un important contrat a été signé, l’énergie atomique. L’agence fédérale russe de l’énergie atomique (Rosatom) construira les troisième et quatrième blocs de la centrale nucléaire indienne Kudankulam,a déclaré Sergueï Kirienko, directeur général de Rosatom. L’autre domaine encore dans lequel les deux pays vont sensiblement élargir leur coopération concerne celui des diamants : la Russie étant le plus grand producteur mondial, l’Inde le plus important tailleur. Il était donc plus que logique de renforcer considérablement la coopération dans ce domaine, dans lequel l’Inde excelle depuis des siècles. Ainsi, une quantité plus importante de diamants russes seront taillés et polis chez nos amis indiens. Ce contrat permettra aussi certainement de diminuer le transit des diamants russes par Anvers, considéré comme la « capitale » mondiale des diamants.

Encore un autre fait bien important concerne les énormes perspectives de coopération entre la République indienne et l’Union économique eurasiatique (Russie, Kazakhstan, Biélorussie, Arménie, puis Kirghizistan et Tadjikistan), dont Vladimir Poutine s’est également félicité : « L’Union économique eurasiatique qui deviendra effective à partir du 1er janvier 2015 ouvre des perspectives nouvelles à la coopération russo-indienne. »

Mais le coup de maître de cette visite concerne la Crimée. Le chef de la République de Crimée, Sergueï Aksionov, en accompagnant la délégation russe, a effectué ainsi sa première visite officielle à l’étranger, depuis que la péninsule s’est ralliée à la Fédération de Russie en mars dernier. D’autant plus en Inde, l’une des principales puissances asiatiques et mondiales…

« Le but de cette visite est d’établir des contacts avec les entités commerciales de l’Inde, ainsi que de trouver des moyens de coopération, qui peuvent être mis en oeuvre sur le territoire de la République de Crimée. Notamment dans les domaines de la culture et la transformation de la production agricole, la production et la vente des médicaments, l’industrie de la pêche »…,a affirmé Sergueï Aksionov. Il a en outre invité les investisseurs indiens à visiter la Crimée pour voir de leurs propres yeux les opportunités existantes et établir les partenariats dans les domaines intéressants.

Les réactions hystériques de Washington et de la junte kiévienne ne se sont pas fait attendre. La sulfureuse Jan Psaki, porte-parole du Département d’Etat étasunien, a ainsi déclaré que les USA sont « préoccupés » par le fait que le leader de la Crimée ait visité l’Inde avec la délégation russe, ainsi que par la signature des nombreux accords entre l’Inde et la Russie. Tout en tentant de jouer la « diplomate » en déclarant que les USA considèrent l’Inde comme un « partenaire » important… Oui, l’Inde est un partenaire important pour qui que ce soit, et pour ceux qui l’oublient un peu trop souvent, ce pays est à l’instar de la Russie et de la Chine, une grande nation indépendante et souveraine, ayant dès le départ de la crise entre l’Occident et la Russie, montré sa compréhension et sa sympathie en faveur de la position russe… Hystérie également du côté de Kiev : la marionnette des USA Porochenko a ainsi déclaré que « l’Inde était trop portée sur l’argent »…En oubliant par la même occasion, mais dans son cas à lui ce n’est nullement étonnant, que l’Inde, à l’énorme différence de ce qu’il reste (pour combien de temps ?) de l’Ukraine, est une nation dont l’avenir se décide chez elle, et non pas à l’autre bout du monde. Que l’Inde est un véritable pays-ami de la Russie, ainsi qu’un allié stratégique, et ce depuis des dizaines d’années. Que l’Inde est tout comme la Russie, l’un des principaux architectes du nouveau monde multipolaire. Et finalement que vu la situation de la « nouvelle Ukraine », il aurait bien mieux fait de se taire…

Ce qui est sûr et pour finir sur cela, il serait juste de dire qu’une fois encore la stratégie de Vladimir Poutine a été brillante, renforçant l’alliance avec un pays très important (seconde population mondiale pour rappel également), un pays partisan actif du monde multipolaire qui s’impose chaque jour qui passe et un acteur incortounable de l’alliance BRICS. De plus, montrant une fois encore le ridicule des élites occidentales, en premier lieu étasuniennes, qui affirment à chaque mauvaise occasion que la Russie est « isolée »… Eh bien il serait grand temps de se rendre à l’évidence pour les Obama & Co. : la Russie est non seulement aucunement isolée mais elle est tout simplement l’alliée par excellence de l’écrasante majorité de l’humanité. Rôle que l’Occident néocolonial, retranché en soi mais refusant encore de l’admettre, ne peut et ne pourra désormais avoir. La Crimée, elle, et cela est tout aussi positif, trouve clairement la reconnaissance de son choix historique au sein des pays amis de la Russie. Vive la nouvelle réalité, chers amis !

http://french.ruvr.ru/2014_12_15/Le-leader-de-la-Crimee-avec-Poutine-en-Inde-les-USA-et-Kiev-enrages-5630/

Mikhail Gamandiy-Egorov

 

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Sans détour ce dimanche. Que se passe-t-il en Ukraine ?

Vladimir Poutine

Je serai sur les ondes de la Radio Cameroonvoice ce soir à 19h (heure de Paris), 22h (heure de Moscou). Thème : les événements en Ukraine

En Ukraine les événements se dont accélérés depuis les débuts du ‘Maidan 2013’, une nouvelle « révolution de couleur » en Ukraine. Du putch de l’Opposition pro-occidentale à Kiev il y a deux semaines au soulèvement de l’Est et de la Crimée pro-russes et à l’intervention russe de ces derniers jours …
Premier round :  le 16 février, profitant d’un accord entre le gouvernement et l’opposition (garanti par Paris, Berlin et Varsovie) et des JO de Sotchi (obligeant la Rusie à la réserve), l’opposition a pris le pouvoir par un putch armé, parrainé par Washington et Bruxelles, et dont le fer de lance sont les néofascistes de Svoboda (ex partenaire du FN français) et les néonazis de la milice Praviy Sektor (secteur droit). Le Parlement, sous la menace, a déchu le président élu Ianoukovitch, qui a du prendre la fuite. La constitution est grossièrement violée, avec l’accord des USA, de l’UE et de l’OTAN. Un changement de régime, qui rappelle les méthodes du parti nazi en 1933, a eu lieu : nouveau président, nouveau gouvernement et premier ministre, entrée de Svoboda et Praviy Sektor dans les ministères de force (intérieur, armée).

Second round : Immédiatement des mesures anti-russes sont prises, notamment l’abrogation du Russe comme langue officielle (dans une Ukraine où le Russe est la langue maternelle ou sociétale de 60% de la population). Le rapprochement avec Moscou (clé de l’aide économique russe) dénoncé. Des mesures répressives et un climat de terreur politique s’installe, la police (dont les ‘Berkouts’ unités d’élite) et l’armée sont épurées. 140.000 russophones demandent l’asile politique en Russie.

Troisième round : Vendredi passé le 21 février, alors que les JO de Sotchi se terminent, l’Est ukrainien se mobilise. Un ‘Congrès des régions de l’Est’ (l’Ukraine est un état semi-fédéral) se tient à Kharkov qui prend partie pour « l’auto-administration ». Répression immédiate, le gouverneur (parti des régions) de la région doit fuir en Russie, des commandos arrivent à Kharkov mercredi 26 février et s’emparent de la Mairie. Samedi 22 février, la Crimée commence à se soulever depuis Sébastopol. Des ‘milices d’auto-défense’ sont créées. Les ‘Berkouts’ les rejoignent et refuisent leur dissolution par Kiev. La foule ou les parlements régionaux commencent à élire de nouveaux maires et gouverneurs pro-russes. Ce Vendredi 28 février elles apparaissent en uniformes dans plusieurs villes. Ianoukovitch parle depuis la frontière russe et la Russie le reconnaît toujours comme président. Dans la nuit de ce vendredi les forces de Kiev tentent un coup de force à Sébastopol.

Quatrième round : ce samedi 1er mars tout l’Est, et pas seulement la Crimée, se soulève. Des drapeaux russes sont hissés sur toutes les grandes villes. A Moscou au matin, la Douma appelle Poutine à intervenir. A 14h, le Sénat se réunit et vote à l’unanimité l’intervention, « sur tout le territoire ukrainien ». Les milices néofascistes arrivées à l’Est sont neutralisées par des foules en colère, sur laquelle elles tirent à Kharkov. L’Armée russe, depuis ses bases de Cimée (où elle est installée légalement jusqu’en 2047), neutralise l’armée ukrainienne en Crimée et se déploie à l’Est. Obama et l’OTAN protestent, la Russie rappelle son ambassadeur à Waqshington …

Les invités

1. Mikhail Gamandiy-Egorov

Mikhail Gamandiy-Egorov, 26 ans, Moscovite, enfance au Maroc, études supérieures en France. Diplômé de la Sorbonne (Paris).

Partisan du partenariat Afrique-Russie et de la souveraineté des Etats. Depuis tout récemment cadre de SKOLKOVO, la « Silicon Valley russe ».

Chroniqueur pour le Service francophone de Radio d’Etat russe « La Voix de la Russie », éditeur du Blog‘L’Axe Russie-Afrique’, éditorialiste pour ‘Trans-Europa Médias’ (Brussels-South)  : http://french.ruvr.ru/by_author/89470235/

Blog : https://afriquerussie.wordpress.com/

2. Fabrice Beaur

Fabrice Béaur, Secrétaire-Général du PCN-NCP, organisation transnationale extra-parlementaire (mais qui a eu des députés en Belgique dans les Années 90), aujourd’hui active dans les deux Europes. Centrale à Bruxelles, secrétariats à Paris, Kichinev (Moldavie), Moscou, Sotchi (Caucase) et Istanbul (le n°3 du PCN est turc).

Spécialiste des médias et des réseaux sociaux. Habite en Russie près de Sotchi. Travaille (consultant) entre Moscou et le Kouban, la région sud de la Russie, au bord de la Mer Noire et au pied du Caucase.

Marié avec une russe qui fut une cadre de NASHI, le mouvement antifasciste de la jeunesse, organisation de jeune pro-poutine très actif et importante dans les années des deux premiers mandats de Poutine en tant que président de la Fédération de Russie.

3. Luc Michel

Luc Michel, 56 ans et plus de 40 ans d’une vie politique engagée au service d’une idée force : ‘la Grande-Europe de Vladivostok à Reykjavik’. Considéré comme un ‘intellectuel slavophile’ et un adversaire radical de l’OTAN. Editeur, il dirige les Editions MACHIAVEL depuis 1982.

Entre 1983 et 1991 anime avec Jean Thiriart « l’Ecole géopolitique euro-soviétique » qui envisageait la fusion entre URSS et UE. L’Eurasisme russe, de droite (Douguine) comme de gauche (Zouganov), en est issu après 1992. Cette action intellectuelle débouche aussi sur une action politique, une praxis : le PCN-NCP, Il anime aussi un Think Tank, EODE, ‘Eurasian Observatory for Democracy and Elections’, qui défend la même idée.

Depuis les Années 80, Luc Michel a voyagé dans toute l’Europe de l’Est (en plus d’une action permanente en Afrique et Pays arabes depuis le milieu des Années 90) : Pays baltes, Europe centrale, Russie, Sibérie, Belarus, Yougoslavie, Caucase, Balkans … Nombreuses missions pour EODE qui organise du monitoring électoral. Nombreuses actions politiques, meetings ou conférences pour le PCN.

Il connaît particulièrement l’Ukraine, la Moldavie et la Transdniestrie (PMR). Il a notamment écrit pour EODE un Rapport de 250 pages sur la PMR et la Moldavie, très diffusé (3 éditions depuis 2006) :

Enfin il a orienté aussi à l’Est sa vie privée, compagne ukrainienne, puis marié à une Russe de Riga (Lettonie). Sa compagne actuelle est native de Transylvanie. http://www.lucmichel.net/,https://www.facebook.com/luc.michel.505

Sans détour, ce dimanche 02 Mars 2014, 13h à Montréal, 19h à Bruxelles sur la radio cameroonvoice

http://www.cameroonvoice.com/news/article-news-14349.html