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Le fossé se creuse entre Ankara et Washington

Ankara

La Turquie et les États-Unis font partie d’un bloc militaire commun, mais dans lequel les USA s’estiment être le chef absolu. Aussi, quand Ankara assume de plus en plus sa souveraineté, les divergences se concrétisent rapidement: Syrie, Qatar, sanctions antirusses, les pommes de discorde s’accumulent.

Officiellement, les États-Unis et la Turquie demeurent alliés dans le cadre de l’OTAN. Pourtant, la Turquie confirme une fois de plus qu’elle est à ce jour probablement le seul pays membre de l’alliance nord-atlantique à mener une politique globalement indépendante. Du moins certainement plus que tous les pays Ouest et Est-européens.

Quelques rappels s’imposent: tout d’abord, la Turquie a été le seul pays membre de l’OTAN à ne pas s’être joint aux sanctions contre la Russie voulues par Washington et largement suivies par les capitales de l’Europe bruxelloise. Un manque de «solidarité» clairement mal vu par le bloc occidental. Et malgré une crise majeure dans ses relations avec Moscou, qui a duré de novembre 2015 à juin 2016, Ankara a fait le premier pas vers la réconciliation et un retour à son partenariat stratégique avec la Russie. Mais ce n’est pas tout. Parallèlement au renforcement de ses liens avec la Russie, la Turquie a connu une vive détérioration de ses relations avec plusieurs pays de l’UE, notamment l’Allemagne.

Mieux encore, la Russie et la Turquie, en coordination avec l’Iran, ont joué un rôle clé dans le cessez-le-feu observé en Syrie depuis fin décembre 2016 et qui reste globalement respecté à ce jour. D’ailleurs, plusieurs groupes armés soutenus par la Turquie continuent à se joindre audit cessez-le-feu, ce qui permet à l’armée gouvernementale syrienne de poursuivre son offensive dans le désert de Syrie en vue d’anéantir une bonne fois pour toutes la secte Daech sur le sol syrien.

Par ailleurs et selon les informations toutes récentes émanant de hauts responsables syriens, plusieurs groupes dits de «l’opposition» syrienne, soutenue par la Turquie, se disent prêts à combattre l’autre secte takfiriste —Al-Qaida- en coordination avec Damas et Moscou. En d’autres termes, ils ont compris qu’ils ne pourront pas réaliser leur projet initial, à savoir faire tomber Bachar al-Assad et que la meilleure solution pour eux est donc d’initier un réel dialogue avec le pouvoir légitime syrien afin de pouvoir prétendre à son amnistie.

Revenons aux tensions de plus en plus évidentes de la Turquie avec les pays occidentaux. Elles ne se limitent désormais plus aux seuls pays ouest-européens et aux échanges de critiques virulentes, entorses aux droits de l’homme contre ingérence dans la politique intérieure turque. C’est désormais avec Washington que les relations se dégradent franchement. En effet, et depuis l’important soutien annoncé par les États-Unis aux groupes kurdes notamment les FDS opérant en Syrie, Ankara ne cache pas son inquiétude, voire son énervement. En effet et tout récemment, l’agence Anadolu —l’une des deux principales agences de presses turques- a publié les informations sur la localisation des forces spéciales américaines et françaises en Syrie. Washington s’est dit inquiet sur ces fuites qui selon lui «peuvent menacer les forces américaines». Fait qui confirme les désaccords de plus en plus évidents entre les deux pays, membres-clés de l’OTAN.

Sur le Qatar aussi, les positions semblent diverger. Si Washington semble privilégier son allié saoudien, Ankara (et Téhéran…) a pris fait et cause pour Doha dans la crise qui oppose cette dernière à plusieurs pays arabes, principalement l’Arabie Saoudite. Au point d’augmenter considérablement le contingent militaire turc présent au Qatar, le faisant passer de 150 à près de 3.000 soldats aux toutes dernières nouvelles.

Cela ne signifie pas pour autant que la Turquie quittera le navire de l’OTAN du jour au lendemain. Le pouvoir turc joue sur les contradictions entre ses partenaires pour servir ses intérêts nationaux. Une chose est sûre: vu le nombre de projets en cours et à venir avec la Russie, dans le domaine économico-commercial et même militaire, Ankara ne semble plus vouloir de tensions avec Moscou. Si au départ de la crise syrienne, la Turquie voulait absolument la chute du gouvernement syrien, depuis la normalisation des relations russo-turques et le retour au partenariat stratégique entre les deux pays, Ankara a beaucoup modéré sa position envers Damas, tout en coordonnant de plus en plus ses intérêts avec la Russie et l’Iran. Fait d’ailleurs reconnu avec inquiétude par plusieurs médias centraux.

Par ailleurs, la Turquie ne se fait pratiquement plus d’illusions quant à un éventuel avenir au sein de l’Union européenne, dans lequel d’ailleurs elle aurait certainement plus à perdre qu’à gagner. Enfin, ses relations avec «l’allié» étasunien deviennent de plus en plus compliquées. Reste évidemment la carte eurasiatique, de plus en plus soutenue par les citoyens de Turquie. Au pouvoir turc de bien l’utiliser. Pour quel résultat? Seul le temps nous le dira.

https://fr.sputniknews.com/points_de_vue/201707211032312993-usa-turquie/

Mikhail Gamandiy-Egorov

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La crise du Qatar et ses enjeux régionaux

Doha, Qatar

Les meilleurs amis d’hier deviennent du jour au lendemain des ennemis. Les principaux sponsors de plusieurs groupes terroristes et grands amis des Etats-Unis s’accusent mutuellement. Que se passe-t-il vraiment entre le Qatar et l’Arabie saoudite ?

La dispute saoudo-qatarie n’en finit pas de faire du bruit. En effet, les principaux donateurs financiers de plusieurs groupes terroristes, opérant notamment en Syrie, et satellites déclarés de la politique étasunienne au Moyen-Orient, en sont arrivés à une crise sans précédent, allant jusqu’à la rupture diplomatique et à un blocus commercial.

Pour beaucoup, l’effet de surprise fut effectivement grand à l’annonce de l’Arabie saoudite et de plusieurs autres pays arabes de rompre les liens diplomatiques avec Doha, l’accusant d’être un soutien du terrorisme et de participer à des déstabilisations diverses. Ainsi, le 5 juin dernier, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Bahreïn et l’Egypte ont annoncé la rupture des relations diplomatiques avec le Qatar. Ils seront rapidement rejoints par une partie de la Libye (gouvernement d’al-Beïda contrôlant l’est du pays) et une partie du Yémen (gouvernement de Hadi contrôlant une partie du centre et l’est du pays). Ce ne sera pas tout: les Maldives, la Mauritanie, les Comores ont eux aussi annoncédans la foulée la rupture de leurs relations avec Doha. Le Djibouti et la Jordanie ont abaissé le niveau des relations diplomatiques, tandis que le Sénégal, le Niger et le Tchad ont rappelé leurs ambassadeurs.

Ce faisant, on parle d’une des plus sérieuses crises dans le monde musulman sunnite. Tout en sachant qu’il est très difficile de considérer les Saoudiens comme membres du clergé sunnite, étant wahhabites. Mais ceci est une autre histoire. En outre, la crise entre le clan wahhabite (saoudien) et les Frères musulmans (qatari) est également mentionnée comme l’une des raisons à cette dispute. Parallèlement à ces événements, la Turquie, considérée à juste titre comme l’une des principales puissances du monde musulman sunnite, prend fait et cause pour le Qatar en critiquant ouvertement la ligne menée par les initiateurs de la crise à l’égard de Doha. En outre, la Turquie assure désormais d’importantes livraisons alimentaires à l’émirat qui fait face au blocus des livraisons décidé par Riyad et Abu Dhabi. L’Iran, grande puissance régionale et leader admis du monde musulman chiite, a profité lui aussi de la détérioration « fraternelle » saoudo-qatarie pour offrir son soutien au Qatar, à travers des livraisons alimentaires.

En parlant justement de l’Iran, considéré comme l’une des causes des manœuvres punitives des Saoudiens en direction des Qataris (ces derniers étant accusés de privilégier un rapprochement avec la République islamique), il en sort évidement gagnant et renforcé. Rappelons à ce titre toutes les tentatives, le plus souvent vaines, de Riyad d’isoler Téhéran au sein du monde musulman. Pour autant, non seulement ces tentatives n’ont pas apporté au leadership saoudien (et bien sûr américain) le résultat escompté, mais au contraire le rôle prédominant de l’Iran ne cesse d’augmenter dans les affaires régionales, que ce soit en Syrie, au Yémen ou dans le cadre du processus d’Astana (en coordination avec la Russie et la Turquie). De plus, cette main tendue de Téhéran envers Doha a sérieusement renforcé les sentiments pro-iraniens à l’intérieur même du Qatar.

Du côté de la Russie, la position est plus nuancée. Moscou n’ayant pas pris fait et cause pour l’un des deux groupes de belligérants, en appelant uniquement au dialogue et en maintenant le contact avec toutes les parties du « conflit ». En ce sens, le chef de la diplomatie qatarie s’est même rendu en visite à Moscou il y a quelques jours. La position russe diffère en ce sens considérablement des Etats-Unis, qui vraisemblablement ont donné le feu vert à Riyad pour ses actions anti-qataries, tout en se gardant de prendre des mesures radicales vis-à-vis de Doha — sachant que la plus grande base US du Moyen-Orient se trouve précisément au Qatar.

Dans ce casse-tête évident pour certains, le tableau est grosso modo le suivant. La Turquie confirme qu’elle souhaite jouer sa propre politique, tout en étant un membre clé de l’OTAN (et donc « allié » des USA). L’Iran renforce ses cartes sur la scène régionale en donnant un camouflet supplémentaire à l’Arabie saoudite, et en jouant sur les dissensions entre les alliés d’hier. Enfin, la Russie se positionne clairement comme un médiateur d’envergure globale, confortant ainsi sa position retrouvée en tant que l’une des principales puissances mondiales, dont la politique ne cesse de monter en popularité dans pratiquement tout le monde musulman. Le Moyen-Orient n’étant pas une exception, tout au contraire.

Quant aux accusations lancées par les pays arabes déjà cités en direction du Qatar, qu’y a-t-il de nouveau par rapport à ce que l’on disait déjà ces derniers mois et années? Rien. Oui, le Qatar faisait jusqu’à maintenant partie des principaux sponsors des terroristes à divers endroits, en premier lieu en Syrie. Nous l’avons dit et répété. Mais les Saoudiens sont-ils bien placés pour accuser leurs cousins de terrorisme, sachant qu’ils font clairement partie de la catégorie « supérieure » des sponsors du terrorisme, notamment sur le territoire syrien? C’est évidemment l’hôpital qui se fout de la charité. D’ailleurs, l’un des rares pays de cette « coalition » anti-qatarie qui a une réelle légitimité à accuser Doha de soutien au terrorisme, c’est bel et bien l’Egypte, clairement visé par le danger takfiriste, notamment sa minorité chrétienne. Et compte tenu des relations positives entre les leaderships russe et égyptien, et une approche beaucoup plus responsable envers le conflit syrien de la part du Caire, il est clair que la Russie n’a pas vraiment intérêt à prendre position en faveur du Qatar. Parallèlement à cela, il est également clair qu’il n’y a absolument aucune raison de prendre position en faveur de l’Etat wahhabite — l’un des principaux satellites étasuniens, l’un des principaux sponsors des groupes terroristes en Syrie, fermement opposé à Assad et à l’Iran (alliés de la Russie).

Ce qui signifie une chose relativement simple. La Russie va devoir poursuivre ses efforts diplomatiques et ses manœuvres afin de maintenir un équilibre dans cette équation (ce que la Russie sait bien faire), tout en pensant évidemment à ses intérêts nationaux, et à ceux de ses alliés. Tout dépendra maintenant aussi de la nouvelle approche qatarie (si elle a lieu). Notamment en direction de la Syrie. Si Doha cesse son soutien massif aux groupes djihadistes en Syrie, ce sera indéniablement un pas fortement positif, en premier lieu pour la Syrie elle-même. Et si cela devait arriver, on pourrait alors entrevoir un rapprochement. D’autre part, le fait que l’Iran renforce ses positions sur la scène régionale ne peut qu’être salué, y compris dans ce dossier. C’est d’ailleurs l’une des raisons de l’inquiétude qui règne à Riyad, Abu Dhabi et évidemment Washington. A ce titre, le leadership saoudien commence déjà à atténuer sa rhétorique anti-qatarie en parlant même de l’éventualité de lever le blocus. Les cousins feront-ils alors la « paix » sous la pression de Washington? Ou la crise montera-t-elle d’un cran? Il conviendra de suivre la situation. Une chose est néanmoins certaine: cette dissension saoudo-qatarie renforce l’axe de la résistance. Et last but not least, l’une des raisons principales de cette dispute Riyad-Doha est évidemment à rechercher dans les victoires de l’armée gouvernementale syrienne et de ses alliés sur le théâtre syrien. Et quand on a déversé des sommes colossales pour réaliser un scénario écrit (faire tomber Assad) et qu’il tombe à l’eau, il arrive souvent que des accusations réciproques entredéchirent une « famille ». Surtout que le grand maître, j’ai nommé les Etats-Unis, est loin d’être ravi de la situation lui aussi. A suivre donc…

https://fr.sputniknews.com/points_de_vue/201706151031851854-qatar-crise-enjeux/

Mikhail Gamandiy-Egorov

Politique israélienne en Syrie, les masques tombent

F-15 E israélien. Archive photo

La Syrie est le théâtre d’affrontement d’envergure pratiquement mondiale, du fait de l’internationale terroriste présente sur le territoire, mais aussi en raison de la participation de pays hostiles à la République syrienne. Parmi eux, les récents événements ont mis en lumière le rôle d’Israël.

Si aujourd’hui, ce n’est un secret pour personne que des pays comme les USA, l’Arabie saoudite, le Qatar ou encore plusieurs États ouest-européens ont largement et ouvertement contribué au chaos en Syrie, le cas d’Israël était à part. D’un côté, l’État hébreu se déclarait « neutre » dans le conflit syrien, mais ses actions ont plusieurs fois démontré le contraire. La dernière en date a été la goutte qui a fait déborder le vase.

En effet, l’aviation israélienne a mené plusieurs frappes en Syrie au cours de ces dernières années. À chaque fois, elles visaient les positions de l’armée gouvernementale syrienne ainsi que ses alliés, dont le Hezbollah libanais — l’os dans la gorge de l’État israélien depuis déjà bien longtemps. Qu’en est-il des groupes terroristes, dont Daech ou Al-Qaida? Réponse: ils n’ont jamais été visés par les avions israéliens.

En septembre dernier, lors de l’offensive de l’armée syrienne contre les terroristes takfiristes du Front Al-Nosra (devenu par la suite Front Fatah al-Cham et plus récemment encore Hayat Tahrir al-Cham) dans le sud de la Syrie, aux environs de Kouneitra, l’armée israélienne avait une fois de plus attaqué les positions des forces gouvernementales. Si les précédentes attaques israéliennes n’avaient pratiquement pas généré de riposte côté syrien, ce ne sera pas le cas de celle-ci. Un avion et un drone israéliens seront abattus, selon les informations de l’état-major syrien. Israël niera les faits.

17 mars. Alors que l’armée syrienne et les milices progouvernementales poursuivent l’offensive contre Daech à l’est de Palmyre, l’aviation israélienne frappe une nouvelle fois les troupes syriennes. La DCA syrienne riposte et affirme avoir abattu un avion et en avoir touché un autre. Israël nie dans un premier temps les faits, comme il l’avait fait au mois de septembre. Mais la réaction qui s’en suit deux jours plus tard d’Avigdor Lieberman, le ministre israélien de la Défense semble confirmer la version syrienne. En effet, il annonce que si la DCA syrienne riposte de nouveau contre l’aviation israélienne, l’État sioniste « détruira » les systèmes de défense antiaérienne de Syrie.

De l’aveu des médias, y compris mainstream, il s’agit du plus sérieux incident entre les deux pays depuis le début de la crise syrienne. Incident suffisamment sérieux en tout cas pour que le ministère russe des Affaires étrangères convoque ce lundi 20 mars l’ambassadeur israélien en poste à Moscou, afin de lui transmettre l’opposition de la Russie face aux actions israéliennes à l’encontre de la Syrie.

Plus gênant presque que le bombardement en lui-même, ce sont les justifications israéliennes qui ne tiennent tout simplement pas. Tel-Aviv a en effet indiqué que les frappes visaient à empêcher un transfert d’armes au Hezbollah libanais, alors que l’attaque a ouvertement visé les forces syriennes aux alentours de Palmyre, là où l’armée gouvernementale fait face à Daech. Bien difficile désormais de parler du manque de complicité entre Israël et les groupes terroristes, d’autant plus que selon divers témoignages, de nombreux terroristes, notamment ceux opérant dans le Sud du territoire syrien, se font soigner dans les hôpitaux israéliens.

Au-delà du conflit syrien, et dans lequel les forces gouvernementales soutenues par les alliés prennent de plus en plus le dessus sur les groupes terroristes, Israël a vraisemblablement très peur du rééquilibrage des forces dans la région issu de l’ère multipolaire. En effet faut-il rappeler que l’État sioniste faisait partie des grands bénéficiaires de la chute de l’URSS et de la fin officielle de la guerre froide?

L’avènement de l’ère unipolaire, avec le diktat de la seule superpuissance étasunienne, l’allié par excellence d’Israël, avait donné à ce dernier un sentiment de quasi-impunité aussi bien dans le conflit qui l’oppose à la Palestine, qu’à plusieurs de ses voisins. La guerre perdue en 2006 face au Hezbollah libanais, qui combat aujourd’hui aux côtés de l’armée syrienne les terroristes takfiristes, a été l’un des premiers signes remettant en cause « l’invincibilité » régionale d’Israël.

Puis le renforcement de l’Iran, partisan lui de la multipolarité et ennemi de longue date, a ravivé les craintes de Tel-Aviv. Enfin, le positionnement de la Russie en faveur de son allié syrien dans la lutte antiterroriste a complètement reconfiguré les perspectives proche et moyen-orientales. En effet et selon plusieurs hauts cadres de Tsahal, la présence russe en Syrie a totalement mis à mal la domination aérienne d’Israël dans la région. Pour rappel, les systèmes de défense antiaérienne et antimissiles russes S-300 et S-400 se trouvent sur le territoire syrien, mais à ce jour, ils n’ont pas été utilisés. Cependant, la DCA syrienne a riposté au raid israélien avec ses vieux systèmes S-200 et il est peu probable que Tel-Aviv souhaite que les systèmes russes plus sophistiqués soient utilisés contre son aviation. D’où l’importance de l’empêcher par des canaux diplomatiques. Cela a été fait ce lundi.

https://fr.sputniknews.com/points_de_vue/201703201030536992-isael-syrie-politique/

Mikhail Gamandiy-Egorov

Ayrault & Co. ou la vassalisation désormais totale de la France

Situation en Syrie

Le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault a récemment appelé la Russie et l’Iran «à faire preuve de responsabilité» en Syrie. Dans le cas contraire et toujours selon le «brave» monsieur, les deux pays «seront complices des crimes de guerre commis à Alep».

Un « commentaire » pas si étonnant que cela lorsqu’on connait l’état des lieux des élites françaises actuelles et lorsqu’on se souvient aussi des déclarations inacceptables d’autres responsables français : un certain Manuel Valls qui traitait le président syrien Bachar al-Assad de « boucher » ou l’ex-ministre des Affaires étrangères Fabius qui avait déclaré « qu’Assad ne méritait pas de vivre sur Terre » et que le Front al-Nosra (désormais Front Fatah al-Cham, filiale d’Al-Qaïda en Syrie) « faisait du bon boulot ». Sauf que désormais cette fois-ci l’attaque des mots du ministre Ayrault vise ouvertement deux pays, alliés de la Syrie, en la qualité de l’Iran et de la Russie.

Sans trop s’attarder même sur ce énième exemple de la vassalisation pure et simple des élites françaises à celles de Washington, il serait certainement bon de rappeler l’opinion du président syrien à ce sujet, dans une interview qu’il avait accordé à la chaine TV France 2, en avril 2015 en répondant justement au fait d’avoir été traité de « boucher » par Valls, Premier ministre français : « Je vais être franc avec vous. Personne ne prend plus au sérieux les déclarations des responsables français. Pour une simple raison : c’est que la France est devenue un satellite de la politique étasunienne dans la région. Elle n’est pas indépendante, et n’a aucun poids. Elle n’a plus aucune crédibilité ». Difficile, même très difficile, de dire mieux ou d’y ajouter quelque chose.

En Russie, mes compatriotes me posent parfois la question du pourquoi de cette soumission des responsables politiques français (si ce n’étaient que les responsables politiques), aux ordres émis depuis l’outre-Atlantique, sachant qu’ils vont bien souvent à l’inverse des intérêts du peuple français, ou en tout cas d’une large partie des citoyens de France. Ma réponse est relativement simple : car ils sont vendus. Un rôle de conférencier-animateur payé des dizaines, voire des centaines de milliers d’euros aux USA par différentes fondations « démocratiques » étasuniennes, dont celles de Soros, est certainement plus motivant pour ces « responsables » que celui d’être des leaders défendant les intérêts du peuple français. Plus que cela, les élites françaises d’aujourd’hui sont aussi bien vendues aux différentes fondations US, qu’aux pétrodollars wahhabites saoudiens ou qataris.

En parlant justement des alliés golfistes de la France actuelle, a-t-on entendu ne serait-ce qu’une fois de la part de ce même Ayrault ou d’un autre condamner les bombardements aveugles saoudiens contre les civils du Yémen ? Des bombardements qui tuent hommes, femmes et enfants quotidiennement. Jamais. Ils préfèrent bien sûr s’attaquer au leadership syrien, ainsi qu’à la Russie et l’Iran, les seuls pays qui luttent réellement et sans figuration contre le terrorisme takfiriste dans cette région. Le tout pour la simple et bonne raison de l’hystérie montante en flèche côté Washington, Riyad et Doha, avec les suiveurs de Londres et Paris, n’arrivant toujours à réaliser leur seul et unique objectif en Syrie : faire tomber le président Bachar al-Assad. Et malgré les dizaines de milliards investis à cette fin, toujours rien. Damas, Moscou et Téhéran ne cèdent pas.

On me pose aussi parfois la question du pourquoi la Russie et l’Iran ont plus de facilité à trouver un langage commun avec Erdogan, le très controversé président turc, qu’avec les représentants des élites de l’Occident, dont de la France. La réponse est également relativement simple : malgré toute la contradiction de la politique turque aux cours de ces dernières années et des actions souvent criminelles du leadership turc qui avait largement contribué au chaos en Syrie, Erdogan reste un politicien attaché à son peuple. Avec sa vision des choses, souvent erronée, mais une chose est sûre, il ne se prépare pas au rôle de conférencier de figuration pour le compte de Washington. A l’énorme différence des Ayrault & Co. Et parler avec des leaders même controversés mais souverains de leurs décisions est malgré tout plus facile qu’avec des marionnettes.

https://fr.sputniknews.com/points_de_vue/201609281027955336-ayrault-france-russie-iran/

https://fr.sputniknews.com/authors/mikhail_gamandiy_egorov/

Les alliés étasuniens se bousculent en Russie

Premier ministre japonais Shinzo Abe et le président russe Vladimir Poutine

J’ose espérer que personne ne remettra en doute le fait que des pays comme le Qatar et le Japon soient des alliés confirmés des USA ?

Plus que cela, il s’agit de pays coordonnant activement leurs actions avec Washington, voire appliquant souvent les désirs de ce dernier. Mais le temps actuel les pousse vraisemblablement à commencer à chercher ailleurs.

Il y a quelques jours le ministre qatari des Affaires étrangères Mohammed bin Jassim al-Thani et le premier ministre japonais Shinzo Abe ont tous deux débarqué le même jour en Russie pour rencontrer le président Vladimir Poutine. Dans le cas qatari il était surtout question de Syrie et notamment du processus de paix (certains experts ont également supposé que les discussions ont touché le thème du marché pétrolier mais ce ne fut pas confirmé). Le développement des relations bilatérales était également à l’ordre du jour. En outre, le chef de la diplomatie qatarie a proposé d’organiser en 2018 l’année de la Russie au Qatar et du Qatar en Russie. 

Il est connu que le Qatar est responsable de soutien de plusieurs groupes armés terroristes en Syrie, notamment d’obédience takfiriste. Mais depuis les revers de ces derniers et les succès enregistrés par l’armée arabe syrienne sur différents axes du pays avec le soutien de ses alliés, le Qatar commence-t-il à réaliser que ses énormes investissements dans le but d’en finir avec le président syrien ne mèneront au final à rien et que donc il faut chercher le meilleur moyen de sortie du bourbier auquel il a grandement contribué? Pas certain mais affaire à suivre.

Dans le cas du premier ministre du Japon, les discussions ont porté sur les questions territoriales, thème traditionnel dans les pourparlers russo-japonais. Mais Abe est également arrivé avec toute une liste de mesures que le Japon compte proposer pour relancer le partenariat économique russo-nippon. Ce qui d’ailleurs n’a pas manqué de lui faire subir de grandes critiques de la part des autres membres du G7, USA bien évidemment en tête. A en croire d’ailleurs l’agence de presse japonaise Kyodo, le président US sortant Barack Obama aurait « déconseillé » à Abe de se rendre en Russie estimant qu’il ne s’agissait pas « du bon moment ». Mais Abe a pris la décision souveraine d’y aller quand même. 

Il ne faudra d’ailleurs pas s’étonner que les grands médias du mainstream, anglophones comme francophones, s’attaques ardemment sous peu à la personnalité d’Abe, ayant osé saper « l’unité » atlantiste. Pour rappel, le Japon s’est lui aussi joint aux sanctions occidentales contre la Russie après le ralliement de la Crimée à la mère patrie, mais cherche depuis tous les moyens d’en sortir connaissant les énormes intérêts économiques du Japon en Russie et voyant notamment comment en profite son voisin sud-coréen qui a refusé de se joindre aux sanctions anti-russes et ce malgré la grande pression exercée une fois encore depuis Washington. Mais Séoul n’ayant pas cédé.

Il est certain que ni le Qatar, ni le Japon ne sont pas des alliés de la Russie. Pas même des partenaires stratégiques, plutôt le contraire, connaissant le rôle fortement néfaste du Qatar en Syrie, à l’instar de l’Arabie saoudite, de la Turquie, des pays occidentaux et de l’Etat sioniste. Le Japon bien qu’étant un important partenaire économique, reste lui aussi encore dans le camp opposé. Pour longtemps? Cela est une autre question.

En tout cas et depuis que la Russie a prouvé une fois de plus au monde que personne ne pourra jamais la subordonner et depuis la favorisation fortement positive de ses relations extérieures avec pas moins des ¾ de l’humanité (Eurasie, pays BRICS, Asie, Afrique, Amérique latine), les adversaires commencent un à un à faire marche arrière. Et n’hésitent plus à saper leur propre « unité » imposée depuis les USA. Après évidemment cela fait bien sourire lorsque des Clinton ou Obama parlent d’une « Russie isolée » et qu’au même moment les principaux alliés des USA (bien que représentant une minorité dans le cadre de l’humanité toute entière) se bousculent pour venir dans cette même Russie. Ah, que le monde a changé en une quinzaine d’années!

Coalition US-Arabie saoudite & Co. : les masques tombent définitivement ?

L’Arabie saoudite, l’un des principaux alliés des USA au Moyen-Orient et au niveau global, s’est une fois de plus démarquée au moment où elle aurait mieux fait de se tenir à l’écart.

Le royaume wahhabite n’a vraisemblablement pas apprécié, en plus de ses revers évidents au Yémen, l’avancée offensive sur tous les axes du territoire national de l’armée gouvernementale syrienne. Sans oublier les récents succès au niveau diplomatique et économique de l’Iran, ennemi juré.

En effet, l’Armée arabe syrienne est à l’offensive aussi bien au nord du pays, dont l’objectif est de prendre le contrôle de la frontière turco-syrienne, qu’au sud dans la région de Deraa et la frontière syro-jordanienne, ainsi qu’à l’est du pays où se trouvent justement les principaux bastions des terroristes de Daech. Devant cette avancée victorieuse et la débâcle des groupes takfiristes, dont ceux soutenus ouvertement par l’Arabie saoudite et le Qatar, l’heure n’est pas à la joie côté occidental et golfiste. 

Riyad a donc annoncé l’éventualité d’envoyer des troupes terrestres en Syrie. Une annonce similaire s’en est ensuite suivie de la part des Emirats arabes unis (pays pour rappel ayant participé en 2011 aux côtés de l’OTAN aux bombardements contre la Jamahiriya libyenne). Censés donc par ces manœuvres d’avouer que ceux sur qui ils sont misés en Syrie (y compris les plus « modérés » mais désireux quand même d’établir la charia dans toute la Syrie), sont en train de perdre.

La réaction syrienne ne s’est pas fait attendre. Le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem a prévenu: « ceux qui rentreront en Syrie sans autorisation reviendront chez eux dans des cercueils », fin de la citation. Ceci étant parallèle au moment où l’état-major du ministère russe de la Défense a annoncé que la Turquie aussi mobilise ses troupes et matériel militaire à sa frontière avec la Syrie (Erdogan étant un autre mécontent des défaites subies par les groupes terroristes soutenus par Riyad, Doha et Ankara).

Riyad prêt à envoyer ses forces spéciales en Syrie
© REUTERS/ FAISAL AL NASSER/FILES

Reste bien sûr le rôle décisif de Washington, sans l’accord de qui il est peu probable que l’Arabie saoudite puisse se lancer dans une opération militaire terrestre en Syrie. D’ailleurs côté saoudien et émirati, les déclarations faisaient directement comprendre qu’ils attendent le feu vert étasunien. Maintenant pour parler des perspectives. Nous avons mentionné précédemment que l’Arabie saoudite aurait beaucoup plus à perdre qu’à gagner en cas d’un conflit sérieux avec l’Iran. Et si l’Arabie saoudite décidait d’envoyer des troupes en Syrie (bien que la déclaration officielle affirme que « c’est pour combattre Daech »), ce sera bien évidemment pour au contraire tenter de sauver ce qu’il reste de leurs substituts takfiristes face à l’armée syrienne. Et si elle le faisait, elle devrait vite faire face en plus des militaires syriens, aux combattants d’élite iraniens et du Hezbollah libanais (dont la présence avec les forces aérospatiales russes est légitime car validée par Damas). Les forces des Saoud n’y tiendront pas longtemps. 

Plus que cela, le moment serait extrêmement mal choisi pour la principale concernée: sa campagne contre les combattants houthis au Yémen est déjà au plus mal, ces derniers ne reculent pas et menacent constamment la partie sud du territoire saoudien ayant déjà subi des attaques armées directes. S’enliser donc dans un conflit encore plus radical et en face de forces en présence contre lesquelles elle n’aurait pas beaucoup de chances de tenir, ce serait catastrophique pour l’Etat wahhabite, devant en plus gérer les mécontentements internes, notamment de la minorité chiite.

Il est vrai qu’il sera bien difficile à Riyad et Doha de reconnaitre leur défaite en Syrie après avoir investi des sommes faramineuses dans différents groupes extrémistes. De même qu’il est fort difficile de faire de même aux élites occidentales. Mais reste à savoir s’ils préfèreront s’en limiter là, après avoir tout de même énormément martyrisé la nation syrienne, ou opteront-ils pour un prolongement du conflit en s’embourbant avec les conséquences qui iront avec. On suivra avec attention.

En tout cas et ce qui est certain, c’est qu’effectivement les masques tombent un à un au sein de cette fameuse coalition US et consorts. Leur objectif n’a jamais été de lutter contre le terrorisme, l’objectif était de détruire un pays arabe multiethnique et multiconfessionnel laïc, y compris en utilisant à ces fins les groupes terroristes coupeurs de têtes. Depuis que ces plans tombent progressivement à l’eau et surtout depuis l’intervention des forces aérospatiales russes, ils ne savent plus à quel diable se vouer (ou damner).

 

http://fr.sputniknews.com/points_de_vue/20160209/1021601052/us-arabie-saoudite.html

Mikhail Gamandiy-Egorov

Lutte contre le terrorisme et le respect de la souveraineté des Etats

La campagne anti-terroriste russe en Syrie bat son plein et les résultats sont plus qu’encourageants, surtout en tenant compte du début tout récent de cette campagne.

Beaucoup de voix s’élèvent pour dire que la Russie en à peine deux semaines de frappes contre les positions terroristes en Syrie a obtenu des résultats concrets et efficaces, à la grande différence de la coalition menée par les Etats-Unis, avec leurs alliés européens et de certains pays du Golfe, qui prétendent « lutter » aussi contre Daech, depuis plus d’un an. En effet, l’Etat islamique, le Front al-Nosra (filiale d’Al-Qaïda) et les autres groupes salafistes ne se sont probablement jamais portés aussi mal qu’actuellement. La panique atteint grand nombre de terroristes, beaucoup d’entre eux fuient vers la frontière turque pour s’y réfugier, d’autres se préparent carrément à quitter le théâtre des opérations pour rejoindre leurs pays d’origine, notamment européens. Cela est confirmé par les services de renseignement syrien. Et tout cela, après le début de la participation russe aux combats contre les terroristes.

Revenons à la « coalition » étasunienne. Etonnant tout de même qu’après plus d’une année « d’action », les terroristes non seulement n’ont pas été affaibli, mais au contraire n’ont fait que se renforcer, étendre leur contrôle sur nombre de territoires, et activement développer leurs activités commerciales. Comment expliquer d’une façon censée cette différence de résultats, d’autant plus lorsque ceux n’ayant rien obtenu de concret, avait l’avantage évident du timing?

La première raison est la motivation. Les Occidentaux, USA en tête, leurs alliés européens (Grande-Bretagne, France) et du Golfe (Qatar, Arabie saoudite) n’avaient jamais caché que leur but principal en Syrie était de se débarrasser du président Bachar al-Assad, leader arabe laïc et patriotique. Les discussions côté occidental sur la nécessité de combattre Daech n’ont commencé que lorsque le niveau des atrocités commises par cette secte a atteint des proportions énormes et que leurs exactions barbares ont été découvertes au grand jour par l’humanité (tout en fermant les yeux sur les crimes et exactions des autres groupes takfiristes). La Russie de son côté est restée fidèle à ses principes. Dès le début de la crise syrienne, elle n’a pas caché son soutien au gouvernement légitime de Syrie. Ce soutien se caractérisait par un soutien diplomatique, humanitaire et par la livraison d’armement. Et n’a pas changé sa position en réaffirmant la priorité de combattre le terrorisme.

L’autre raison concerne la coordination des frappes aériennes contre les terroristes avec les troupes au sol. Et sur ce plan-là également, la Russie a un avantage de taille. L’aviation russe coordonne directement ses frappes avec l’Armée arabe syrienne. Et n’est intervenue qu’après réception d’une demande officielle émanant du gouvernement syrien. Rien de tel côté occidental & golfiste. Plus encore, ces derniers ne possèdent aucun mandat de l’ONU pour mener des frappes en Syrie. Mais après tout, est-ce si nouveau? En 2003, lorsque les USA avaient accusé l’Irak de Saddam Hussein de posséder des armes de destruction massive, l’ONU n’avait accordé aucun mandat aux USA pour envahir ce pays. Peu importe, les USA & satellites le feront malgré tout. Les prétendus armes de destruction massive ne seront jamais trouvés. Le pays sera néanmoins déjà envahi et en très grande partie détruit.

Cette différence d’approche pousse aujourd’hui justement le voisin de la Syrie, l’Irak, à réfléchir sur une éventuelle demande à la Russie de bombarder les positions des terroristes en territoire irakien. La volonté a déjà été exprimée par le premier ministre irakien, Haider al-Abadi, lors d’un échange avec France 24. Le ministre irakien de la Défense, Khaled al-Obaidi, partage aussi cette opinion. La Russie de son côté avait déclaré via le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, que si l’Irak transmettait, à l’instar de la Syrie, une demande officielle en ce sens, la Russie l’étudierait avec le plus grand soin.

Comme quoi la lutte anti-terroriste russe séduit et pour deux raisons principales: son efficacité et le respect de la souveraineté des pays concernés. La Russie ne se permet pas d’intervenir à droite ou à gauche sans avoir été invitée. Le terrorisme est un défi pour toute l’humanité, mais là aussi il faut avoir d’une part une approche franche et non pas hypocrite comme certains. Et coordonner le tout avec les gouvernements des pays en question. Voilà la différence.

Certains hystériques tenteront de faire reparler de l’Ukraine, certes un peu oubliée ces temps-ci, en accusant une fois encore la Russie d’être soi-disant intervenue dans le Donbass. Le problème pour ces propagandistes, c’est que jusqu’à maintenant personne n’a pu présenter ne serait-ce qu’un semblant de preuve valable sur la prétendue « présence » russe dans le Donbass, pas même l’OTAN.

Pour revenir à l’approche russe dans le combat contre le terrorisme en Syrie et conclure, il faut dire que cette approche séduit également en dehors de la région du Moyen-Orient. Notamment en Afrique. Le Cameroun par exemple dont les forces armées mènent une lutte sans relâche contre la secte islamiste de Boko Haram ont déjà pu apprécier le soutien militaire russe, après n’avoir obtenu aucun soutien véritable de la part des « partenaires traditionnels ». Des partenaires traditionnels qui risquent d’être revus par nombre d’Etats africains dans un avenir plus ou moins proche.

http://fr.sputniknews.com/points_de_vue/20151013/1018807556/terrorisme-lutte-russie-syrie.html

Mikhail Gamandiy-Egorov