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Syrie: la fin de ce «califat» en stade terminal

Syrie: la fin de ce «califat» en stade terminal

Un virus dangereux devrait généralement demander des mesures efficaces et coordonnées. Mais lorsque certains manquent cruellement à l’appel, voire contribuaient à développer ledit virus dans le but d’atteindre des résultats purement égoïstes et très mal intentionnés, il est évident que quelqu’un devait y mettre un point.

Et ce point sera mis sous peu. La ville-martyre syrienne de Deir ez-Zor, sous le joug des terroristes de Daech depuis maintenant trois ans, retrouvera sous peu la pleine liberté. En effet, l’encerclement imposé par les terroristes takfiristes aux civils et aux troupes d’élite de l’armée syrienne, qui résistaient dans une partie de la ville depuis toutes ces années, est désormais rompu. Les choses se sont accélérées plus rapidement que prévu. L’Armée arabe syrienne et ses alliés vont donc non seulement poursuivre le nettoyage anti-terroriste aux abords et à l’intérieur de la ville (capitale de l’Est syrien), mais plus généralement dans toute la province éponyme (riche en hydrocarbures).

Question: où sont-ils, tous ces «braves» experts qui prétendaient depuis le début de l’opération antiterroriste russe en Syrie que la Russie et le gouvernement syrien ne combattaient pas Daech, mais «l’opposition» prétendument «modérée»? Où sont-ils aujourd’hui? Heureusement (ou dommage?) que la honte ne tue pas. Une chose est néanmoins certaine: ces personnes ont perdu toute légitimité à commenter les questions d’actualité internationale. Toute leur propagande du mainstream accusatoire visant aussi bien le leadership syrien que ses alliés, dont évidemment la Russie, en traitant par la même occasion toutes les informations alternatives de «vulgaire propagande» s’est écroulée comme un château de cartes face à la réalité sur le terrain. Dans un précédent article, nous avions posé la question de savoir comment se faisait-il que la prétendue coalition des USA & consorts, qui agissait illégitimement en Syrie sous prétexte de combattre Daech et en ayant à sa disposition bien plus d’armements que la Russie (qui n’a commencé à agir que fin septembre 2015, suite à la demande officielle du gouvernement syrien), n’ait obtenu aucun résultat notable dans cette prétendue guerre que ladite coalition aurait soi-disant déclaré au terrorisme. Évidemment, nous n’aurons probablement jamais de réponse digne de ce nom de la part des instigateurs de tout ce chaos, qui adorent s’autoproclamer «communauté internationale», n’étant par la même occasion que la communauté occidentale (moins de 10% de la planète), et de certains suiveurs qui souvent malgré eux sont forcés de se conformer aux prérogatives néocoloniales de ce cercle vicieux.

Mais, au final, a-t-on réellement besoin de leur réponse? Il est probablement à penser que non. L’essentiel étant que le prétendu califat de Daech vit ses derniers jours en terre syrienne. Bien sûr et malheureusement le terrorisme ne disparaîtra pas avec l’élimination de Daech en Syrie. Mais le virus en question a perdu une vigueur plus que notable dans cette guerre face aux forces qui ont pris leurs responsabilités non seulement pour protéger leurs propres foyers, mais aussi ceux de l’écrasante majorité de l’humanité. C’est ce que retiendra l’histoire et c’est l’essentiel.

Quant aux forces «jouant» avec les terroristes et instigatrices de chaos à divers endroits de la planète, il faudrait probablement qu’elles retiennent deux points. La nouvelle réalité mondiale n’est plus un rêve ou un mythe, c’est une réalité indiscutable. Et d’autre part, le temps de l’impunité arrive à son terme. Ce qui signifie la chose suivante: le mal que certains avaient voulu (de loin pas la première fois) utiliser pour atteindre leurs objectifs géopolitiques et géoéconomiques se retourne déjà activement contre ses créateurs, avec les conséquences qui en découlent. Et les responsables de ces injustices et du chaos au niveau planétaire risquent bien de finir par rendre des comptes, aussi bien à leurs propres citoyens, qu’au reste de l’humanité qu’ils ont si longtemps méprisé. Game over, «partners».

https://fr.sputniknews.com/points_de_vue/201709051032926411-syrie-daech-deir-ez-zor/

Mikhail Gamandiy-Egorov

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Bilan des Jeux olympiques de Sotchi 2014 : une réussite totale

Bilan des Jeux olympiques de Sotchi 2014 : une réussite totale

Le 23 février se sont clôturés les Jeux olympiques d’hiver de Sotchi 2014. Un événement riche en émotions et qui a une fois de plus montré au monde le nouveau visage de la Russie. On se souvient encore de la récente cérémonie d’ouverture qui nous donnait toutes les raisons d’être optimistes pour la suite des Jeux. On n’a pas été déçu.

La cérémonie de clôture est tombée sur un jour symbolique, le 23 février : le Jour du défenseur de la Patrie en Russie. Une fête dédiée à la base aux forces armées mais qui est devenue depuis un passé plus ou moins récent la fête de toutes les personnes défendant leur pays à différents niveaux, ainsi que de tous les hommes en général, notamment en qualité de protecteurs de la famille. Un peu l’équivalent du 8 mars pour les représentants de la gente masculine.

Et en ce 23 février, dernier jour des JO, la Russie a fini la compétition avec brio puisqu’elle prendra deux médailles d’or supplémentaires : une en bobsleigh à quatre, sous la commande du formidable Aleksandr Zubkov, déjà vainqueur en bobsleigh à deux en duo avec Aleksey Voyevoda, et une autre en ski de fond hommes sur la distance de 50 km. D’ailleurs en ski de fond la joie sera totale puisque la Russie décrochera en plus de la médaille d’or les médailles d’argent et de bronze. Un triplé assurant donc un podium 100% russe. De très beaux cadeaux pour le 23 février.

Précédemment, on ne manquera pas de citer l’incroyable Victor An, véritable légende vivante, patineur de vitesse sur piste courte Sud-Coréen naturalisé Russe. Après avoir été triple champion olympique pour son pays d’origine, il est désormais également triple champion olympique pour son pays d’accueil, la Russie (médailles d’or sur les distances de 500, 1000 et relais 5000 mètres, ainsi qu’une médaille de bronze sur 1500 mètres). Personne d’ailleurs n’oubliera l’émotion avec laquelle il chantera l’hymne russe lors de la cérémonie de remise des médailles. Comment oublier aussi Vic Wild, snowboardeur d’origine américaine également naturalisé Russe, double champion olympique (slalom géant parallèle et slalom parallèle). A noter d’ailleurs que l’histoire de Vic Wild, énormément apprécié des supporteurs russes de même que Victor An, c’est une histoire d’amour puisqu’il optera pour la citoyenneté russe suite à son union avec la snowboardeuse russe Alena Zavarzina (médaillée de bronze elle dans l’épreuve du slalom géant parallèle).

Pourra-t-on oublier les génies du patinage artistique russe ? En premier lieu Yulia Lipnitskaya, championne olympique dans l’épreuve par équipes de patinage artistique, à l’âge de 15 ans ! Et bien sûr Adelina Sotnikova : championne olympique en individuel, à tout juste 17 ans… Bien sûr, la Russie connaitra aussi des déceptions assez inattendues, à l’image du grand favori en épreuve individuelle de patinage artistique chez les hommes Evgeni Plushenko, qui après avoir décroché l’or avec les autres membres de l’équipe russe dans l’épreuve par équipe, ne pourra fort malheureusement en faire de même en individuel en raison d’une sérieuse blessure au dos. Il sera d’ailleurs opéré d’ici vraisemblablement le 2 mars prochain. Ou encore l’équipe russe de hockey sur glace, grande favorite avec les Canadiens mais qui sera éliminée au stade des quarts de finale par l’équipe de Finlande (qui finira d’ailleurs troisième).

Néanmoins la Russie finira en première position nette au tableau des médailles, décrochant un total de 33 médailles (un record), devant les USA : 27 médailles et la Norvège : 26 médailles. La Russie a également pris la première place dans le classement du nombre de médailles d’or (13 médailles contre 11 pour la Norvège) et d’argent (11 médailles contre 10 pour le Canada).

La cérémonie de clôture à l’instar de celle d’ouverture a été elle aussi tout simplement magnifique et fort émouvante. Un grand accent sera mis sur la culture russe et sur son influence au niveau mondial. Des milliards de téléspectateurs ont suivi la retransmission de l’événement. Les organisateurs n’ont d’ailleurs pas manqué de faire avec humour un clin d’œil au léger couac avec les anneaux olympiques, qui a eu lieu lors de la cérémonie d’ouverture en recréant un effet visuel similaire. La cérémonie de clôture a rendu donc hommage à la culture russe dans sa diversité : littérature et poésie, musique, ballet et art du cirque, des domaines dans lesquels la Russie a influencé et continue d’inspirer le monde entier. Puis les trois mascottes des JO de Sotchi font leur apparition : l’ours polaire Mishka, le lièvre Zaïka et le léopard des neiges Barsik. L’ours Mishka, dont pratiquement tous sans exception sont tombés amoureux, éteint la flamme devant lui après un bref geste et nous fait signe d’un au revoir affectueux. Beaucoup de spectateurs ont les larmes aux yeux tellement l’intensité émotionnelle est palpable. Toute clôture des Jeux olympiques est un moment triste pas seulement à cause du fait que les exploits sportifs que l’on suivait durant un peu plus de deux semaines laissent place à la vie quotidienne mais probablement surtout en raison du fait qu’après ne serait-ce qu’un court moment de paix, on doit de nouveau faire face à une réalité souvent bien triste, comme nous l’atteste l’actualité internationale. Merci Sotchi pour cette grande fête de paix ! Et restons optimistes, l’ours Mishka et ses amis reviendront !

http://french.ruvr.ru/2014_02_25/Bilan-des-Jeux-olympiques-de-Sotchi-2014-une-reussite-totale-6618/

Mikhail Gamandiy-Egorov

Rencontre entre le pape François et Poutine : une visite à haute valeur symbolique

Rencontre entre le pape François et Poutine : une visite à haute valeur symbolique

Le président russe Vladimir Poutine a été reçu le 25 novembre au Vatican par le pape François. Une rencontre importante et bien plus qu’une simple visite de courtoisie. A noter que Vladimir Poutine est le troisième chef d’Etat d’un pays membre du G8 à rendre visite au pape François, élu à la tête de l’Eglise catholique depuis le 13 mars de cette année.

Pour le président russe, il s’agit de la quatrième visite au Vatican. Déjà au cours de son premier mandat présidentiel, Vladimir Poutine a rencontré à deux reprises le pape Jean-Paul II, béatifié par l’Eglise catholique le 1er mai 2011 et dont la canonisation est prévue pour fin avril 2014. Le président Poutine rencontrera par la suite en 2007 Benoît XVI, aujourd’hui pape émérite.

Plusieurs thèmes importants ont été abordés lors de cette rencontre, comme les relations entre l’Eglise catholique romaine et l’Eglise orthodoxe russe, la vie de la communauté catholique en Russie, et un grand accent a été mis sur la situation en Syrie et au Moyen-Orient. Le pape François et Vladimir Poutine ont tous deux préconisé « des initiatives concrètes pour une solution pacifique du conflit », ainsi « qu’une solution qui privilégie la voie de la négociation et qui implique les différentes composantes ethniques et religieuses, en reconnaissant leur rôle indispensable dans la société ».

Le président de la Russie n’a pas manqué de remercier le pape pour la lettre qu’il lui a envoyé début septembre à la veille du sommet du G20 à Saint-Pétersbourg, et dans laquelle le souverain pontife exprimait clairement son opposition à toute intervention armée en Syrie : « Les leaders du G20 ne peuvent pas rester indifférents à la situation dramatique du bien aimé peuple syrien, qui dure depuis bien trop longtemps et qui risque d’apporter une plus grande souffrance à une région amèrement touchée par des conflits et en quête de paix. Aux leaders présents, à chacun, je lance un appel sincère pour permettre de trouver des moyens de surmonter ces conflits et de mettre de côté la poursuite futile d’une solution militaire »… Une position très courageuse et en nette opposition donc au projet franco-étasunien d’intervenir militairement dans le pays-martyr qu’est la Syrie. L’appel de paix lancé par le pape a fait écho à travers plus d’un milliard et 200 millions de fidèles à travers le monde et a montré la plus que visible différence de position entre l’Eglise catholique et les « élites politiques » de certains pays occidentaux.

Le chef d’Etat russe a également noté « la contribution fondamentale du christianisme dans la société russe ».En outre, il a transmis au pape les salutations du patriarche de l’Eglise orthodoxe russe, Cyrille. A noter que plus tôt ce mois-ci, le métropolite Hilarion, responsable des relations extérieures du patriarcat de Moscou, a lui aussi rencontré le pape François dans une atmosphère très cordiale. Après l’entretien, lors du traditionnel échange de cadeaux, le pape François a offert à Vladimir Poutine une mosaïque représentant les Jardins du Vatican. Le président russe quant à lui a remis au pape une icône de la Vierge de Vladimir. Tous deux ont embrassé par la suite l’image de la Vierge Marie.

Une visite donc à connotation très forte. Le président russe n’a jamais caché son appartenance chrétienne et cette visite a souligné la similitude d’approches et de positions du Vatican et de Moscou sur bon nombres de questions, y compris de portée mondiale. Aussi, et c’est un point très important, nous avons toutes les chances d’être optimistes quant à un rapprochement encore plus important entre chrétiens catholiques et orthodoxes, ce qui ne ferait que renforcer définitivement toute la grande famille chrétienne.

http://french.ruvr.ru/2013_11_28/Rencontre-entre-le-pape-Francois-et-Poutine-une-visite-a-haute-valeur-symbolique-6230/

Mikhail Gamandiy-Egorov