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Elargissement de l’Otan via l’ex-URSS, avec l’argent européen

Alors que les Etats-Unis maintiennent leur projet d’élargissement de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord, notamment en vue d’y intégrer deux anciennes républiques soviétiques en la qualité de la Géorgie et de l’Ukraine, c’est vraisemblablement les pays européens qui devront mettre la main à la poche.

Si le sujet qu’à l’éventuelle admission de ces deux nouveaux membres potentiels a été de nouveau confirmé le mois dernier, et ce par le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg, sans pour autant fixer un timing définitif, la question qui est elle aussi d’actualité aujourd’hui concerne elle les subventions accordées à Tbilissi et Kiev pour leur réarmement conformément aux normes de l’Otan.

Une situation «intéressante» s’impose, mais tellement propre au système préétabli. D’un côté, le principal intéressé dans cet élargissement n’est autre que Washington, qui prépare cette réalité depuis un bon moment déjà. Pour cela, il peut compter au sein de la famille otanesque sur ses sous-traitants infaillibles en la qualité d’Etats comme la Pologne, la Roumanie ou les pays baltes. La vieille Europe suit, en se posant de temps à autre les questions quant à l’intérêt stratégique d’un tel élargissement, mais continue d’appliquer. Maintenant, de l’autre côté s’impose la partie financière de la question. Et là Washington souhaite également s’en sortir grand gagnant, le tout aux moindres frais.

Sachant que l’élite étasunienne a maintes fois déclaré qu’il revient aux pays européens d’augmenter les charges dans le cadre otanesque, il devient donc assez évident que les subventions mentionnées ci-haut reviennent sans doute à la charge des portefeuilles européens. Lesquels plus particulièrement? Evidemment ceux des pays de la «vieille Europe», sachant que les membres de l’Est ne possèdent tout simplement pas les capacités financières dignes de ce nom.

Dans cette configuration, que gagne réellement l’Europe? Si ce n’est une augmentation des tensions déjà palpables avec la Russie, pas grand-chose. Le tout à l’heure où les pays clés de l’UE, comme la France ou encore l’Italie, appellent à revoir le relationnel avec la Russie – non pas par amour, mais par simples intérêts économico-pragmatiques. Et que la première économie de l’UE, en l’occurrence l’Allemagne – dont l’élite actuelle est elle aussi loin d’être une amie de Moscou, mais dont d’importantes entreprises nationales se retrouvent sous menaces de sanctions US, notamment en raison du projet du gazoduc Nord Stream 2 – un projet qui rentre parfaitement dans les intérêts économiques et énergétiques allemands.

Dans cette situation Berlin, Paris et Rome sont-ils en mesure de faire quoi que ce soit? Pour répondre à cette question, il faut surtout bien comprendre dans quelle tourmente se retrouvent les leaderships des capitales citées. D’un côté, l’appartenance pro-atlantiste d’une très large partie des élites politiques de ces pays ne sont pas à démontrer. D’un autre, ces mêmes élites se retrouvent sous pression de la part de leurs propres populations. Des populations qui bien souvent ne partagent aucunement leur solidarité dans les mouvances russophobes et qui souhaitent au contraire un renforcement des liens avec Moscou. S’ajoutent à cela les représentants des cercles d’affaires des dits pays qui ont soit possèdent déjà des projets importants en territoire russe, ou conjointement avec la Russie, soit prévoient d’en avoir dans un avenir proche. Ces cercles d’affaires, comme la société civile de la vieille Europe, en large partie n’approuvent donc pas l’application en terre européenne des prérogatives de Washington, surtout du moment que cela représente tout simplement des pertes financières fortement importantes. Et à ce titre, les Européens savent compter.

Les élites de la vieille Europe, quant à elles, connaissent parfaitement les sentiments régnants cités ci-haut, d’où des déclarations récentes remettant en cause certains projets en cours, décidés en terre étasunienne mais devant être appliqués en terre européenne. Comprenant parfaitement le cercle vicieux dans lequel elles se trouvent, du moins les pays et populations qu’elles sont censées représenter, elles se veulent de faire démonstration de pouvoir parler en voix indépendante, tout en étant incapables de passer sérieusement aux actes.

Quelles perspectives ressortent donc de cette situation, compte tenu des divergences et contradictions qui ne cessent de monter en puissance au sein de la famille européenne et otanesque? Tout dépendra de la capacité des élites européennes d’être à l’écoute de leurs propres populations et des cercles d’affaires – les deux étant au final les principaux contribuables des ambitions en sol européen d’une puissance outre-Atlantique ayant pris l’habitude d’imposer ses innombrables volontés à ses «alliés». S’il est peu probable que les élites ouest-européennes auront le courage dans un avenir proche de donner un non catégorique à ces ambitions washingtoniennes, il n’empêche qu’ils pourront certainement faire retarder des décisions qui n’apporteront aucunement la sécurité à l’Europe, mais au contraire continueront à imposer des murs inutiles, le tout avec des apports financiers qui peuvent incontestablement être utilisés à de meilleurs fins.

Mikhail Gamandiy-Egorov

http://www.observateurcontinental.fr/?module=articles&action=view&id=1310

Syrie: les USA et l’Europe poursuivent leurs accusations contre la Russie

Alors que l’armée gouvernementale syrienne continue d’étendre le contrôle sur le territoire national, les élites occidentales reviennent aux accusations traditionnelles à l’encontre de la Russie et de la Syrie quant aux frappes que ces dernières mènent à l’encontre des positions terroristes, notamment dans la province d’Idlib.

Bien que ces mêmes élites occidentales savent parfaitement qu’ils ont perdu la guerre qu’ils avaient imposé à la République arabe syrienne, il n’empêche que les attaques et pressions se poursuivent à ce jour, aussi bien sur le plan politique qu’informationnel. Les dernières accusations en date concernent des frappes aériennes syriennes et russes prétendument menées à l’encontre de quartiers-généraux d’organisations humanitaires, en vue de nuire à leur activité.

Pour autant, une question ressurgit assez logiquement dans toute cette situation. Sachant que de facto la dernière province syrienne qui échappe encore en partie au contrôle de l’armée syrienne – celle d’Idlib – est en large partie contrôlée par les éléments terroristes affiliés à Al-Qaida, comment se fait-il alors que ces organisations dites «humanitaires» se trouvent côte à côte de ces terroristes, et plus que cela qu’elles y entretiennent des relations tout à fait cordiales avec ces éléments? Aucun média mainstream occidental ou autre ne donne de réponse à cette question.

Sachant d’autant plus que bien souvent les données accusatoires vis-à-vis de Damas, comme de Moscou, ne sont reprises que via l’organisation obscure des Casques blancs, dont plusieurs membres sont soit ouvertement affiliés aux groupes salafistes, dont Al-Qaida, soit en sont des sympathisants semi-déclarés. Il est vrai que la Syrie fait aujourd’hui moins la une de l’actualité des médias mainstream, il n’empêche que les attaques informationnelles resurgissent à chaque fois que les restes terroristes en terre syrienne que l’Occident politique continue de soutenir se retrouvent en difficulté, comme c’est le cas actuellement.

Damas n’a jamais caché son intention de reprendre sous son contrôle l’intégralité du territoire du pays. Avec le soutien de ses alliés, la colonne vertébrale des terroristes a été cassée, la légitimité a pris le dessus. Et sachant que le gouvernement légitime contrôle désormais la grande partie du territoire national, sur lequel vivent plus des ¾ de la population syrienne, le leadership du pays est plus que jamais motivé à en finir avec les restes extrémistes se trouvant encore sur son sol, principalement à Idlib. Une réalité évidemment qui est loin d’être voulue par les capitales occidentales et dans une moindre mesure golfistes – ces dernières activant de plus en plus les contacts avec Damas en vue de la réalité sur le terrain. La Turquie fait également obstruction dans une certaine mesure aux processus en cours, et ce pour une raison simple: plusieurs factions armées pro-Ankara se trouvent elles aussi dans la province d’Idlib. Ceci étant dit et grâce au dialogue tripartite qui existe entre la Russie, la Turquie et l’Iran, Ankara sait parfaitement que la reprise totale par les forces gouvernementales syriennes des quelques territoires qui lui échappent encore n’est uniquement qu’une question de temps.

Quant aux organisations dites humanitaires, occidentales ou autres, il serait peut-être grand temps pour elles déjà de reconnaitre qu’un grand nombre de réfugiés syriens installés à l’étranger retournent sur leur terre, et plus spécifiquement dans les zones sous contrôle gouvernemental. Et qu’au lieu de lancer des accusations ridicules et sans fin en direction de Damas, Moscou ou Téhéran, elles feraient bien mieux de demander aux gouvernements des pays de leur appartenance de cesser de martyriser le peuple syrien, comme ce fut le cas depuis de longues années. Surtout lorsqu’on sait qu’au-delà d’avoir financé les groupes terroristes et d’avoir favorisé l’arrivée d’extrémistes de diverses contrées du monde sur le sol syrien, les régimes occidentaux ont également imposé des sanctions à l’encontre de la Syrie, des sanctions qui frappent justement la population civile du pays. Une population civile que ces mêmes régimes disent vouloir «aider».

La Syrie n’attend pas l’aide à la reconstruction de la part des régimes occidentaux et consorts. Pour cela elle peut compter sur ses alliés. D’autant plus qu’il est question tout simplement de dignité nationale: les destructeurs d’hier ne pourront jamais être les constructeurs de demain. Donc la moindre des choses que ces régimes pourraient faire, c’est soit d’accueillir sur leur propre sol les éléments terroristes en fin de vie en Syrie – une option bien peu probable, soit de ne plus mettre les bâtons dans les roues dans les processus du retour de la paix en terre syrienne. Sachant que de toutes les manières, la Syrie a gagné. Et que les régimes en question ont perdu. Point.

Mikhail Gamandiy-Egorov

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Macron accusé par la Pologne d’être le «cheval de Troie» de la Russie

Quoiqu’on en dise, les relations entre alliés de l’Otan sont désormais loin d’être au beau fixe. Si depuis déjà un certain temps, c’est la Turquie du président Erdogan qui est pointé du doigt par les ultra-atlantistes d’être un cheval de Troie dans l’Organisation du traité de l’Atlantique nord, désormais certains pays vont jusqu’à en accuser la France de Macron. Que se passe-t-il vraiment au sein de la famille atlantiste?

Lors du dernier Sommet de l’Otan à Londres, les débats houleux n’ont pas manqué. Si les innombrables pressions visant la Turquie ont été maintes fois abordées, notamment celles venant des USA, pour qu’Ankara mette fin à son contrat avec la Russie dans le cadre de la livraison des systèmes S-400 – pressions auxquelles la Turquie a répondu par un non catégorique, désormais la dispute «familiale» s’élargit, y compris là où l’on s’attendait le moins. Ainsi, le ministre polonais des Affaires étrangères, Jacek Czaputowicz, a déclaré que la France actuelle est le «cheval de Troie» de la Russie https://www.nytimes.com/2019/12/04/world/europe/nato-future-trump-macron.html. Ni plus, ni moins.

Essayons maintenant de comprendre qu’est-ce qui a pu pousser à ce que la famille otanesque, qui paraissait tellement unie et infaillible à la chute de l’URSS, en arrive là. Et pourquoi Emmanuel Macron, celui qui était jusqu’à alors récemment chouchouté par les principaux médias mainstream, et notamment anglo-saxons, soit aujourd’hui sujet à critiques de la part de ces mêmes médias, notamment Financial Times ou encore Bloomberg.

Plusieurs raisons peuvent probablement être mentionnées. Si au départ, l’actuel chef de l’Elysée paraissait un partisan déclaré et assumé de l’establishment occidental général, avec à sa tête les USA, aujourd’hui plusieurs faits lui sont reprochés par les mêmes qui lui applaudissaient encore hier. Tout d’abord, sa volonté de remplir le manque de leadership à l’échelle européenne, ce que lui a valu d’être plusieurs fois comparé à Napoléon par les analystes anglo-saxons. Et connaissant le manque d’amour de ces mêmes Anglo-Saxons, surtout des Britanniques, pour ce personnage historique important de l’histoire française et européenne, le parallèle ne peut donc être considéré comme étant un compliment. D’autre part, ses appels à stopper pour le moment l’élargissement de l’Union européenne à de nouveaux membres, ne peut aucunement plaire à Washington. Sachant que c’est justement ce dernier qui tire profit d’un tel élargissement. De même qu’il a déjà tiré un large profit de l’élargissement de l’UE aux membres de « l’Est », que ce soit la Pologne, la Roumanie, ou encore les pays baltes – représentant tous les promoteurs par excellence des intérêts étasuniens au sein de la famille européenne. Et ce aussi bien sur le plan sécuritaire, énergétique ou économique.

Enfin, et il faut le reconnaitre à Macron – il fut pour le moment l’un des rares, sinon le seul, membre des élites occidentales à avoir reconnu de facto la fin du monde unipolaire. Evidemment, cela est quelque chose que nous avons annoncé il y a de cela plusieurs années, mais vaut mieux tard que jamais pour la reconnaitre cette réalité. Cette reconnaissance de fait évidemment ne peut que déplaire aux partisans jusqu’au-boutistes de l’ordre unipolaire. Ceci étant dit, cette déclaration du président français n’a jamais été une déclaration d’amour pour la nouvelle réalité multipolaire. Cela fut simplement une reconnaissance pragmatique de ce que le monde est devenu. Ceci étant dit aussi, Macron avait par la même occasion déclaré que dans le cadre de cette nouvelle réalité l’Europe doit être un acteur, et non pas un simple observateur. Une autre déclaration qui évidemment ne peut que déplaire aux élites washingtoniennes, pour qui toute volonté d’émancipation, aussi réduite soit-elle, de l’Europe vis-à-vis des Etats-Unis représente toujours un danger de premier degré. Ajoutez à cela les appels au renforcement de la coopération militaire intra-européenne, autre domaine auquel Washington accorde une attention particulière, et le tour est joué. Sachant que jusqu’à aujourd’hui la présence de troupes étasuniennes sur le sol européen est justifiée par la nécessité «de protéger ses alliés», une présence qui d’ailleurs permet largement aux USA de maintenir jusqu’à ce jour un contrôle sur la politique européenne dans son ensemble et dans divers secteurs.

Evidemment, le fait de considérer la France de Macron comme un «cheval de Troie» de la Russie est pour le moins assez ridicule. Car même si l’on puisse reconnaitre les quelques déclarations logiques et pragmatiques du leader français, cela ne fait aucunement de lui pour le moment un allié du monde multipolaire. D’ailleurs, ses nombreuses autres déclarations visant la Russie et d’autres nations indépendantes pro-multipolaires, ainsi que des intérêts clairement divergents à divers endroits du monde, d’Amérique latine en Afrique, en passant par le monde arabe, le confirment pleinement. Tout comme ses critiques de la Turquie, toujours lors du dernier sommet otanesque, pour avoir «osé» acheter des systèmes antimissiles russes.

Le fait donc d’entendre cette accusation visant la France de la part d’un pays comme la Pologne – cheval de Troie déclaré et assumé des USA en Europe, fait sérieusement sourire et démontre une sorte de division en groupes en termes d’assujettissement à Washington au sein de la famille otanesque. D’un côté la Turquie qui mène aujourd’hui une politique indépendante et souveraine dans le cadre de ses propres intérêts, tout en maintenant son « membership » au sein de l’Otan, la France et certains autres pays de la « vieille Europe » qui tout en étant sous large influence US se cherchent dans un monde en pleine ébullition, et enfin les marionnettes pleinement assumées des Etats-Unis dans ce cercle en la personne des Pologne, Roumanie et autres pays baltes. Des divisions en groupes en termes de russophobie par la même occasion.

Mikhail Gamandiy-Egorov

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Le Pentagone préoccupé quant à l’augmentation des sentiments pro-russes au sein des militaires US

12-19

Selon une enquête récente, 46% des militaires étasuniens et membres de leurs familles interrogés considèrent la Russie en tant qu’alliée des USA. Ce qui évidemment ne peut ne pas susciter une vive inquiétude au sein de l’establishment militaire et politique washingtonien.

C’est le titre du moment de plusieurs médias US, dont Voice of America (VOA) – propriété de l’Etat américain, ayant joué un rôle actif de propagande notamment durant la Guerre froide. Aujourd’hui, ce même média s’alarme en compagnie des hauts cadres militaires et politiques US de la montée sans précédent des sympathies des militaires américains et de leurs proches vis-à-vis de la Russie. Evidemment, cette nouvelle réalité a une explication selon le média mainstream.

«Les tentatives russes d’affaiblir l’Occident à l’aide d’une campagne informationnelle sans fin ont peut-être commencé à porter leurs fruits. Cette fois-ci se sont retrouvés sous le coup les militaires américains. Bien que la plupart des citoyens US considèrent toujours Moscou comme l’un des principaux adversaires des Etats-Unis, les résultats d’un nouveau sondage d’opinion suggèrent que ce point de vue a commencé à changer, en particulier parmi les troupes américaines et leurs familles», s’insurge Voice of America.

Les résultats de l’enquête d’opinion ressortent de la deuxième étude annuelle Reagan sur la défense nationale, achevée en octobre, à l’issue de laquelle près de la moitié des militaires interrogés et des membres de leurs familles – en l’occurrence 46% – ont déclaré qu’ils considéraient la Russie comme un allié. L’article de VOA note par la même occasion que c’est un chiffre plus élevé qu’au niveau de la moyenne globale étasunienne – où de tels sentiments sont partagés par 28% des citoyens US. Ceci étant dit – nouvelle alerte: c’est un chiffre également en augmentation par rapport à l’année dernière, lorsque seulement 19% des citoyens américains avaient exprimé une telle opinion.

Evidemment selon les hauts responsables de l’establishment militaire et politique étasunien, cités par VOA, les deux principales raisons à un tel changement d’attitude sont les suivantes: la «désinformation russe» et les déclarations prétendument «positives» du président Donald Trump à l’encontre de la Russie.

«Du côté de la Russie, des tentatives sont faites pour inonder les médias de désinformation afin de semer le doute et la confusion», a déclaré la porte-parole du département de la Défense étasunien Carla Gleason. «C’est dangereux» – déclare de son côté Jorge Benitez, chercheur senior chez Atlantic Council et spécialiste de la sécurité nationale et des relations avec la Russie.

Sans reprendre toutes les déclarations hautement «alarmantes» des élites étasuniennes quant à ce résultat, cités dans l’article de VOA – pour ceux qui le souhaitent peuvent le lire intégralement https://www.voanews.com/usa/pentagon-concerned-russia-cultivating-sympathy-among-us-troops , essayons maintenant de comprendre ces résultats et surtout les raisons.

Tout d’abord, il serait bon de rappeler qu’au sein de la population US, ceux qui sont le plus enclins à subir la propagande russophobe de leurs élites, c’est justement les militaires étasuniens – à qui jour et nuit sont rappelés qui sont les principaux adversaires des Etats-Unis au niveau mondial. Et cela est connu et officiel: Russie et Chine. Donc si subitement ces mêmes militaires se retrouveraient sous le coup de la prétendue «propagande russe», on est en droit de se poser deux questions qui en ressortent logiquement. La première: l’information alternative venant de Russie, comme des autres pays partisans de l’ordre mondial multipolaire, serait-elle donc à ce point plus efficace que la puissance des médias mainstream? Tout en sachant que le rapport de force en termes de nombre des médias concernés et des finances à disposition est très clairement en faveur des seconds. Deuxième question: si les prétendues campagnes de « désinformation » seraient si puissantes, comme le prétendent les hauts représentants de l’establishment étasunien, les citoyens US seraient-ils donc si facilement manipulables? A moins de douter fortement des capacités intellectuelles de leurs propres citoyens, il est difficile de donner une autre réponse à cette question.

Mais peut-être que tout simplement l’explication est bien ailleurs? Peut-être que nombreux de ces militaires US, ont un peu de mal à voir l’ennemi juré de leur pays en un Etat qui a largement prouvé son efficacité dans la lutte antiterroriste? Et notamment dans la région du Proche et du Moyen-Orient, abritant tellement de militaires américains, qu’il est un peu difficile de ne pas s’en apercevoir. Peut-être aussi, que nombreux de ces militaires US comprennent les erreurs de masse et actions criminelles de leur propre pays à divers endroits du globe, dont au Moyen-Orient, dans le cadre des nombreuses interventions néocoloniales violant la souveraineté des Etats ayant subi ces interventions?

Une chose est néanmoins sûre. A travers ce changement radical d’opinions, et comme déjà dit maintes fois précédemment, les partisans de la multipolarité ne se trouvent pas seulement dans les nations non-occidentales – bien que représentant l’écrasante majorité de l’humanité. Ils sont également nombreux dans les pays occidentaux, y compris aux USA, même si une large partie de leurs élites s’obstine aveuglement à refuser de reconnaitre la nouvelle réalité mondiale. Une réalité multipolaire et point.

Mikhail Gamandiy-Egorov

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Trois membres des BRICS organisent des exercices militaires conjoints

Si les exercices bilatéraux entre membres des BRICS s’organisent de manière régulière, pour la première fois on assiste à une opération trilatérale entre membres de cette organisation, dans la partie sud du continent africain.

En effet, il s’agit d’une première. Les forces navales chinoises, russes et sud-africaines organisent en ce moment même des exercices conjoints dans la région du cap de Bonne-Espérance, dans le sud de l’océan Atlantique. Les manœuvres se dérouleront jusqu’au 30 novembre. Prennent part à l’exercice trilatéral le croiseur russe antimissile Marshal Ustinov, la frégate chinoise Weifang et l’Amatola sud-africaine. Des navires de soutien de la marine russe et sud-africaine participent également à l’opération.

Selon le communiqué de la marine du pays de Nelson Mandela, cité par l’agence de presse chinoise Xinhua, cet exercice vise aussi à démontrer une «volonté multinationale d’assurer la paix, la sécurité et la stabilité maritimes régionales». Les trois premiers jours de l’exercice porteront sur la finalisation de la planification d’un programme maritime ainsi que sur des activités sociales et culturelles militaires. Ils seront suivis d’un programme en mer qui concentrera sur des exercices de tir en surface, des appontages croisés d’hélicoptères, des opérations d’arraisonnement ainsi que des exercices de prévention des catastrophes http://french.xinhuanet.com/afrique/2019-11/26/c_138582941.htm

Comme mentionné ci-haut, des exercices bilatéraux entre membres des BRICS ont lieu régulièrement, à titre d’exemple les nombreuses manœuvres des diverses composantes des forces armées Chine-Russie, ou encore Russie-Inde. Mais jusqu’ici aucune manœuvre trilatérale n’avait eu lieu. Désormais, c’est chose faite. Le tout après le récent 11ème Sommet des BRICS qui s’est déroulé au Brésil, ce mois-ci.

En termes de perspectives, que cela représente-t-il ? Eh bien plusieurs choses. Tout d’abord, qu’un nouveau paradigme militaro-technique se forme dans le monde contemporain et multipolaire. Et ce paradigme n’est pas celui voulu par l’Otan et consorts. D’autre part, cela confirme, une fois encore, que les BRICS représentent beaucoup plus qu’un «simple club de rencontres», souvent illustré comme tel dans les médias mainstream. C’est également plus qu’une union géoéconomique – et cela se traduit aussi bien dans le cadre politico-diplomatique, avec le duo sino-russe au Conseil de sécurité de l’ONU, partageant une vision commune ou très proche sur la plupart des dossiers internationaux, cela sans oublier la solidarité de la diplomatie sud-africaine, accordée au duo Pékin-Moscou sur nombre de dossiers, dont celui du Venezuela. Ainsi que dans le cadre désormais de plus en plus affiché de la coopération militaro-technique.

Certes, dans cette approche multilatérale qui s’élargit au volet militaire, on ne peut pour le moment y joindre le Brésil – pas seulement en raison du leadership actuel qui tout en étant ouvert à l’interaction avec les BRICS, reste proche des intérêts de Washington, mais également dû au fait qu’une partie importante de l’élite militaire brésilienne soit liée aux intérêts étasuniens. Ceci étant dit, il faut garder à l’esprit que tout peut évoluer rapidement dans les prochaines années. Mais mis à part cette puissance sud-américaine, le fait est que les quatre autres pays de l’alliance poursuivent le renforcement et l’approfondissement de leur interaction. L’Inde et la Chine étant par ailleurs parmi les principaux clients de l’armement russe. L’Afrique du Sud, elle, dont l’élite actuelle a été activement soutenue durant la lutte contre l’apartheid par Cuba et l’URSS, n’a pas la mémoire courte. Evidemment, cela déplait fortement aux représentants de l’élite occidentale, qui tout en ayant chanté de façon purement hypocrite leurs «louanges» au leader sud-africain Nelson Mandela (les mêmes qui le taxaient à une autre époque de «terroriste»), aujourd’hui observent avec vive inquiétude le rapprochement sans précédent de Pretoria avec Pékin et Moscou.

Quoiqu’il en soit, cela n’est qu’une confirmation de plus que le monde imposé à la chute de l’Union soviétique, n’est plus. Une bonne partie de l’establishment occidental a beau prétendre ne pas se rendre compte des changements sans précédent opérés depuis les dernières années sur l’arène mondiale, cela n’empêchera guère à la nouvelle réalité de poursuivre sa marche en avant. Les exercices conjoints sino-russo-sud-africains, entre autres, le confirment pleinement.

Mikhail Gamandiy-Egorov

http://www.observateurcontinental.fr/?module=articles&action=view&id=1252

La Chine appelle les pays BRICS à s’unir en faveur du multilatéralisme

Alors que le 11ème Sommet des BRICS qui aura lieu dans les prochains jours dans la capitale brésilienne approche, la République populaire de Chine fait une fois de plus mention de l’importance de la promotion d’un cadre multipolaire du développement international.

La ville de Brasilia accueillera donc, les 13 et 14 novembre prochains, la nouvelle rencontre des grandes puissances dites «émergentes» (émergentes du moins selon les termes des médias occidentaux). En effet, les chefs d’Etats des pays concernés (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), accompagnés d’importantes délégations nationales, se pencheront sur nombre de questions d’importance stratégique. Au moment où le Brésil assure la présidence tournante du bloc cette année, l’heure est plus que jamais au renforcement des relations aussi bien bilatérales des pays de l’alliance, que dans le cadre des actions communes.

A ce titre, les hauts représentants chinois n’ont pas manqué de faire plusieurs importantes déclarations, confirmant ainsi un agenda de travail très loin de la banalité. Ainsi, Yang Jiechi, directeur du Bureau de la Commission des affaires étrangères du Comité central du Parti communiste chinois (PCC) a déclaré à l’approche du sommet que «les cinq pays du groupe des BRICS doivent renforcer leur unité et leur coopération afin de soutenir le multilatéralisme et de promouvoir un développement de l’ordre international allant dans une direction plus juste et rationnelle» http://french.xinhuanet.com/2019-10/19/c_138485940.htm

Il a également ajouté que les pays des BRICS «devraient concrétiser pleinement les consensus auxquels sont parvenus leurs dirigeants lors des précédentes réunions et consolider leur coopération en matière de sécurité politique, d’économie, de commerce, de finances et d’échanges entre les peuples. Les pays membres de ce bloc devraient se soutenir, renforcer leurs capacités à résister aux risques, à répondre aux situations complexes et s’opposer conjointement à toute ingérence extérieure». Toujours d’après lui, «les cinq pays se doivent d’adhérer au concept de coopération ouverte et inclusive, de promouvoir le modèle de coopération «BRICS Plus» et de tisser un réseau de partenariats ouvert et diversifié».

Du côté de l’ambassadeur de Chine au Brésil, Yang Wanming, il a été remarqué que «les BRICS ont servi de mécanisme clé de coopération, en rassemblant les dirigeants pour forger un consensus sur des questions importantes. En particulier sur certaines affaires internationales majeures, les pays des BRICS sont en mesure de présenter une position commune et de discuter collectivement avec la communauté internationale tout en préservant les intérêts communs des pays en développement, en particulier les marchés émergents. Les BRICS ont unanimement montré au monde leur position commune en faveur du multilatéralisme et de l’autorité de l’ONU, facilitant le libre-échange ainsi que l’investissement, et stimulant la construction d’une économie mondiale ouverte, innovante et partagée». L’ambassadeur chinois a enfin estimé que le prochain sommet des BRICS marquerait le début d’une nouvelle «décennie dorée» de coopération, et que les pays membres parleraient d’une même voix en appelant au multilatéralisme et à une économie mondiale ouverte». Fin de citation.

Maintenant parlons perspectives. Si dans les déclarations officielles des hauts responsables chinois on retrouve effectivement un soutien ouvert et assumé au multilatéralisme (à la multipolarité en d’autres termes), on y voit aussi un clin d’œil non-voilé à certains Etats qui d’un côté réalisent la propagande à tous les niveaux du libéralisme économique, mais d’un autre ont extrêmement peur d’une concurrence digne de ce nom face aux puissances non-occidentales. Bien sûr, les Etats-Unis en premier lieu – cela est évident. Mais de façon plus globale, c’est un diagnostic général des élites occidentales – adorant pavaner avec les belles paroles habituelles de «libre-marché» et de «libre-concurrence», mais étant souvent incapables d’assumer dans les faits les paroles prononcées et largement diffusées.

Comme exemple, il suffit à cet effet de prendre l’Afrique, où du moment que les puissances émergentes, dont les BRICS (sans oublier qu’un Etat africain en fait partie), s’imposent dans de nombreux secteurs sur ce continent, pour que les élites occidentales, en perte d’influence économique et politique, passent dans un état de quasi-hystérie. Et ce aussi bien au niveau politico-diplomatique que médiatique.

L’autre point très important soulevé par les représentants chinois fait justement référence à une approche conjointe, ou en tout cas très proche, dans la gestion des principales questions internationales. Evidemment et en premier lieu cela concerne l’interaction russo-chinoise au Conseil de sécurité de l’ONU – dont les deux pays sont membres permanents. Qu’il s’agisse de la Syrie, de l’Iran, du Venezuela, du Burundi ou d’un certain nombre d’autres pays sous pression occidentale, Pékin comme Moscou n’ont pas manqué d’afficher leur unité, y compris lorsque cela était nécessaire par des vétos, face au bloc occidental Washington-Londres-Paris.

Et ce n’est pas tout. En parlant justement de communauté internationale, dont les élites occidentales adorent s’autoproclamer être des porte-paroles, il est à rappeler que des structures telles que les BRICS, représentant à eux cinq près de la moitié de la population mondiale, un quart de la surface terrestre ou encore environ 35% du PIB mondial (appelé à croitre). Ajoutez à cela l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) ou encore l’Union économique eurasiatique, et il serait juste de se demander qui aurait plus de légitimité à parler au nom de la communauté internationale. Ceci étant dit, les pays partisans de la multipolarité se gardent bien de tomber dans le piège d’une vision suprémaciste et néocoloniale de certains, et préfèrent une coopération réellement inclusive. Bien que, ceci étant dit aussi, et dans une optique purement de statistiques, il serait juste de rappeler que l’Occident en tant que tel ne représente pas plus que 10% de la population terrestre (d’ailleurs une population occidentale qui remet massivement en question elle-même l’unilatéralisme de ses élites). Et que dans un classement comme celui des pays par PIB à parité du pouvoir d’achat (PPA) – données du FMI pour l’année 2018 – sur les dix premiers pays du classement quatre sont occidentaux (Etats-Unis – 2ème, Allemagne – 5ème, Royaume-Uni – 9ème, France – 10ème), les six autres étant des pays non occidentaux : Chine – 1ère, Inde – 3ème, Japon – 4ème, Russie – 6ème, Indonésie – 7ème, Brésil – 8ème). A noter par ailleurs que quatre des cinq pays membres des BRICS font partie de ce classement.

Last but not least, le scénario des forces hostiles aux BRICS ne s’est malheureusement pas (pour eux) concrétisé. Notamment après le départ forcé du pouvoir au Brésil de son ex-présidente Dilma Rousseff et de l’emprisonnement de Luiz Inacio Lula da Silva – tous les deux de grands partisans des BRICS. Malgré cela, le Brésil a continué depuis à remplir son rôle constructif au sein du groupe. A bon entendeur.

Mikhail Gamandiy-Egorov

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Après l’échec syrien, les USA souhaitent-ils allumer la mèche dans le Caucase du Sud?

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Alors que l’establishment étasunien perd nettement en notoriété dans la région stratégique du Moyen-Orient, il semblerait que Washington porte un regard de plus en plus intéressé sur l’espace transcaucasien. Connaissant le «champion» de propagation du chaos mondial, cet intérêt est à prendre avec grande attention.

Selon l’analyste d’Heritage Foundation (l’un des plus importants think-tanks néo-conservateurs basé à Washington) Luke Coffey, par ailleurs un vétéran de l’armée US, les Etats-Unis doivent élargir leur présence dans cette partie du monde et ce pour plusieurs «raisons»:

– Intensification des tensions entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan en raison du territoire disputé du Haut-Karabakh («occupé» par l’Arménie selon les termes de l’analyste étasunien)

– Un possible référendum sur l’éventuelle «annexion» du territoire «séparatiste» de l’Ossétie du Sud par la Russie (reconnu comme Etat indépendant par la Russie et plusieurs autres pays)

– La montée de «l’ingérence» iranienne dans la région

– Ainsi qu’une présence militaire croissante de la Russie en Arménie

Cette position dudit analyste date de 2016. Sauf qu’il revient à la charge avec les récents développements moyen-orientaux, notamment en Syrie, en proposant par exemple d’envoyer la partie du contingent américain ayant quitté le territoire syrien dans la région administrative du sud de la Géorgie, majoritairement peuplée d’Arméniens, la Samtskhé-Djavakhétie, se trouvant d’une part à la frontière avec l’Arménie, de l’autre avec la Turquie. Evidemment, on peut se limiter au fait de dire qu’il s’agit simplement d’une opinion d’un expert US sur la question, plutôt que d’une confirmation d’agir ou d’un avertissement, il n’empêche que l’Heritage Foundation est connue pour avoir souvent influencé les preneurs de décisions étasuniens dans leurs actions à divers endroits du monde.

Maintenant essayons de parler perspectives. Si le choix de la Géorgie parait en effet peu surprenant, sachant que depuis le temps de la «révolution des Roses» de 2003, faisant partie de la série des révolutions de couleur dans l’ex-URSS orchestrée par les USA en vue de mettre en place des régimes pro-étasuniens et pro-occidentaux, le pays est sous la coupe de Washington. Mais pourquoi choisir plus particulièrement une région avec une population majoritairement arménienne, d’autant plus aux frontières avec l’Arménie et la Turquie ?

Eh bien, la réponse est déjà donnée en partie ci-haut. A savoir «la présence militaire croissante de la Russie en Arménie». Cette dernière étant effectivement un des alliés stratégiques de Moscou dans l’ex-URSS et plus généralement parlant dans l’espace eurasien. Plus que cela, l’Arménie abrite une base militaire russe sur son sol – la base de Gyumri – et fait partie intégrante de l’Union économique eurasiatique (UEEA), ainsi que de l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) – des organisations à vocation géoéconomique, géopolitique et politico-militaire dont l’Occident politique, Washington en premier lieu, ne cache pas le désamour.

Et malgré le fait que depuis déjà plusieurs années l’establishment étasunien a activé les réseaux pro-occidentaux en Arménie, jusqu’à maintenant le pays est resté fidèle dans ses relations avec Moscou.

Cette idée donc de créer une présence militaire américaine supplémentaire et non-négligeable dans un pays sous contrôle des élites étasuniennes, en l’occurrence la Géorgie, permettant de mettre la pression sur l’Arménie qui reste encore un allié de la Russie, en basant cette présence dans une zone à forte population arménienne, n’est donc aucunement anodine. Mais ce n’est pas tout. Sachant que ladite région est à la frontière aussi avec la Turquie – la pression se fera donc également sur cet «allié» et membre de l’Otan, dont l’Occident politique ne peut plus tolérer la politique indépendante.

En effet, Ankara ne laisse plus dormir tranquilles ses supposés alliés otanesques, et ce depuis déjà plusieurs années. Que ce soit par rapport à ses relations stratégiques avec la Russie et l’Iran, notamment dans le volet géoéconomique influant de plus en plus sur le géopolitique, que dans la manière d’agir sans devoir rendre des comptes ni à Washington, ni Bruxelles.

Et là aussi ce n’est pas tout. Il s’agit évidemment aussi d’une nette volonté étasunienne de frapper les intérêts russes, comme iraniens, à un moment où l’Eurasie devient tout simplement une réalité géopolitique majeure dans un monde multipolaire, et dont le rôle de premier plan dans la résolution des principales affaires internationales est appelé à croitre. Au grand dam de Washington et de ses suiveurs.

Que cela reste une simple opinion d’un expert proche du pouvoir US, d’un avertissement ou d’une réalité prochaine, le fait est que l’espace eurasien est de toute façon appelé à être prêt à relever de nouveaux défis. Dans son ensemble. Car si effectivement certains pays ont accepté, à l’instar de nombre de pays de l’Europe bruxelloise, à être de simples instruments dans la politique étasunienne, les pays refusant cette réalité devront joindre leurs efforts en vue de contrer de nouveau le chaos et l’insécurité – caractéristiques de premier plan du pouvoir étasunien, et plus généralement des élites occidentales nostalgiques de l’unipolarité révolue.

Mikhail Gamandiy-Egorov

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