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Bilan des Jeux olympiques de Sotchi 2014 : une réussite totale

Bilan des Jeux olympiques de Sotchi 2014 : une réussite totale

Le 23 février se sont clôturés les Jeux olympiques d’hiver de Sotchi 2014. Un événement riche en émotions et qui a une fois de plus montré au monde le nouveau visage de la Russie. On se souvient encore de la récente cérémonie d’ouverture qui nous donnait toutes les raisons d’être optimistes pour la suite des Jeux. On n’a pas été déçu.

La cérémonie de clôture est tombée sur un jour symbolique, le 23 février : le Jour du défenseur de la Patrie en Russie. Une fête dédiée à la base aux forces armées mais qui est devenue depuis un passé plus ou moins récent la fête de toutes les personnes défendant leur pays à différents niveaux, ainsi que de tous les hommes en général, notamment en qualité de protecteurs de la famille. Un peu l’équivalent du 8 mars pour les représentants de la gente masculine.

Et en ce 23 février, dernier jour des JO, la Russie a fini la compétition avec brio puisqu’elle prendra deux médailles d’or supplémentaires : une en bobsleigh à quatre, sous la commande du formidable Aleksandr Zubkov, déjà vainqueur en bobsleigh à deux en duo avec Aleksey Voyevoda, et une autre en ski de fond hommes sur la distance de 50 km. D’ailleurs en ski de fond la joie sera totale puisque la Russie décrochera en plus de la médaille d’or les médailles d’argent et de bronze. Un triplé assurant donc un podium 100% russe. De très beaux cadeaux pour le 23 février.

Précédemment, on ne manquera pas de citer l’incroyable Victor An, véritable légende vivante, patineur de vitesse sur piste courte Sud-Coréen naturalisé Russe. Après avoir été triple champion olympique pour son pays d’origine, il est désormais également triple champion olympique pour son pays d’accueil, la Russie (médailles d’or sur les distances de 500, 1000 et relais 5000 mètres, ainsi qu’une médaille de bronze sur 1500 mètres). Personne d’ailleurs n’oubliera l’émotion avec laquelle il chantera l’hymne russe lors de la cérémonie de remise des médailles. Comment oublier aussi Vic Wild, snowboardeur d’origine américaine également naturalisé Russe, double champion olympique (slalom géant parallèle et slalom parallèle). A noter d’ailleurs que l’histoire de Vic Wild, énormément apprécié des supporteurs russes de même que Victor An, c’est une histoire d’amour puisqu’il optera pour la citoyenneté russe suite à son union avec la snowboardeuse russe Alena Zavarzina (médaillée de bronze elle dans l’épreuve du slalom géant parallèle).

Pourra-t-on oublier les génies du patinage artistique russe ? En premier lieu Yulia Lipnitskaya, championne olympique dans l’épreuve par équipes de patinage artistique, à l’âge de 15 ans ! Et bien sûr Adelina Sotnikova : championne olympique en individuel, à tout juste 17 ans… Bien sûr, la Russie connaitra aussi des déceptions assez inattendues, à l’image du grand favori en épreuve individuelle de patinage artistique chez les hommes Evgeni Plushenko, qui après avoir décroché l’or avec les autres membres de l’équipe russe dans l’épreuve par équipe, ne pourra fort malheureusement en faire de même en individuel en raison d’une sérieuse blessure au dos. Il sera d’ailleurs opéré d’ici vraisemblablement le 2 mars prochain. Ou encore l’équipe russe de hockey sur glace, grande favorite avec les Canadiens mais qui sera éliminée au stade des quarts de finale par l’équipe de Finlande (qui finira d’ailleurs troisième).

Néanmoins la Russie finira en première position nette au tableau des médailles, décrochant un total de 33 médailles (un record), devant les USA : 27 médailles et la Norvège : 26 médailles. La Russie a également pris la première place dans le classement du nombre de médailles d’or (13 médailles contre 11 pour la Norvège) et d’argent (11 médailles contre 10 pour le Canada).

La cérémonie de clôture à l’instar de celle d’ouverture a été elle aussi tout simplement magnifique et fort émouvante. Un grand accent sera mis sur la culture russe et sur son influence au niveau mondial. Des milliards de téléspectateurs ont suivi la retransmission de l’événement. Les organisateurs n’ont d’ailleurs pas manqué de faire avec humour un clin d’œil au léger couac avec les anneaux olympiques, qui a eu lieu lors de la cérémonie d’ouverture en recréant un effet visuel similaire. La cérémonie de clôture a rendu donc hommage à la culture russe dans sa diversité : littérature et poésie, musique, ballet et art du cirque, des domaines dans lesquels la Russie a influencé et continue d’inspirer le monde entier. Puis les trois mascottes des JO de Sotchi font leur apparition : l’ours polaire Mishka, le lièvre Zaïka et le léopard des neiges Barsik. L’ours Mishka, dont pratiquement tous sans exception sont tombés amoureux, éteint la flamme devant lui après un bref geste et nous fait signe d’un au revoir affectueux. Beaucoup de spectateurs ont les larmes aux yeux tellement l’intensité émotionnelle est palpable. Toute clôture des Jeux olympiques est un moment triste pas seulement à cause du fait que les exploits sportifs que l’on suivait durant un peu plus de deux semaines laissent place à la vie quotidienne mais probablement surtout en raison du fait qu’après ne serait-ce qu’un court moment de paix, on doit de nouveau faire face à une réalité souvent bien triste, comme nous l’atteste l’actualité internationale. Merci Sotchi pour cette grande fête de paix ! Et restons optimistes, l’ours Mishka et ses amis reviendront !

http://french.ruvr.ru/2014_02_25/Bilan-des-Jeux-olympiques-de-Sotchi-2014-une-reussite-totale-6618/

Mikhail Gamandiy-Egorov

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Jeux olympiques de Sotchi 2014 : les jaloux vont maigrir !

Jeux olympiques de Sotchi 2014 : les jaloux vont maigrir !

C’est parti pour les XXIIèmes Jeux olympiques d’hiver de Sotchi 2014. Ils n’ont fait que commencer et sont déjà devenus l’un des sujets d’actualité internationale les plus discutés. En tout cas, l’organisation a confirmé (voire dépassé) toutes les attentes.

On s’attendait bien au fait que ces Jeux olympiques ne seraient pas comme les autres, et ce pour plusieurs raisons. A commencer par la position géographique et climatique de Sotchi, une station balnéaire au Sud de la Russie et au bord de la mer Noire. En effet, Sotchi est devenue la première ville au climat méditerranéen avec des montagnes enneigées à portée de vue, à accueillir un événement de cette envergure.

L’autre raison, c’est les moyens engagés. Les JO de Sotchi sont tout simplement les plus chers de l’histoire : 50 milliards de dollars, soit 36 milliards d’euros investis. Mis à part l’aspect sportif immédiat, il s’agit d’un investissement pour l’avenir puisque toutes les infrastructures construites (aussi bien sportives qu’hôtelières) profiteront à la ville et à la région sur le moyen et le long terme. Pour rappel, la ville de Sotchi a toujours été l’une des principales stations balnéaires russes (aussi bien durant l’Empire russe que l’époque soviétique), et ne fait pas exception dans la Russie d’aujourd’hui. Par ailleurs, l’Université d’Etat de Sotchi est également très orientée sur la formation dans le domaine touristique. Il n’est donc pas surprenant que toutes ces nombreuses installations hôtelières serviront à accroître l’intérêt touristique pour Sotchi et la région, y compris pour la clientèle internationale.

Troisième raison, si l’on peut appeler ainsi, ne sont autres que les nombreuses manipulations politiques extérieures. En effet, tous les succès de la Russie depuis de nombreuses années, qu’ils soient politiques, diplomatiques, économiques ou sportifs, provoquent une véritable hystérie auprès de tous ses détracteurs. Mais vu que ce n’est pas nouveau, cela ne nous étonne donc plus vraiment. Au contraire, les critiques répétitives et trop souvent sans fondement de tout ce qui est russe, de tout ce qui est lié à la Russie, à sa politique, à sa vision du monde et des relations internationales, à son respect du système de l’ONU, du droit international et de la souveraineté des Etats, sont plutôt un bon signe.

Effectivement, et si l’on se rappelle des années les plus sombres de la Russie contemporaine : les fameuses années 1990 et jusqu’au tout début des années 2000, l’Occident politique applaudissait activement les soi-disant « succès » de la Russie au moment où le pays était au plus bas et ce dans pratiquement tous les domaines : le marasme économique et politique avait appauvri une extrême partie de la population russe, la criminalité avaient gangrené le pays et les perspectives étaient plus pessimistes les unes que les autres. Mais selon les élites occidentales, la Russie se portait alors « de la meilleure des manières ». Une grande guerre civile qui se présageait à l’horizon et l’éventualité d’un nouvel éclatement du pays auraient été certainement l’apogée de la « réussite russe » pour les « amis » occidentaux.

Tout a subitement et radicalement changé lorsque la Russie a commencé à mettre fin au processus honteux devenu monnaie courante à cette époque au niveau interne et à retrouver la place qui est la sienne, aussi bien au niveau régional que global. Les critiques sont devenues alors proportionnelles aux succès que la Russie obtenait aussi bien sur le plan national qu’international. Donc au final, si aujourd’hui les critiques de certains « bien-pensants » issus des élites politiques et médiatiques occidentales s’acharnent autant sur la Russie, cela signifie que le pays se porte vraisemblablement pas mal du tout…

Pour revenir à Sotchi, la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques a été tout simplement grandiose, comme l’ont noté tous les spectateurs, russes comme étrangers, présents sur place ainsi que la très grande majorité de tous ceux qui avaient suivi sa diffusion en direct à la télévision et via internet. Les principaux médias occidentaux n’ont également pas pu ignorer ce fait et ont dû tous avouer l’excellente organisation et le niveau spectaculaire de la cérémonie d’ouverture de ces JO. Néanmoins et chez certains d’entre eux, il était plus que difficile de ne pas remarquer le niveau de jalousie et de malveillance. C’est vrai, les victoires de la Russie sur l’arène internationale, et dans des domaines si variés, sont évidentes et ne comptent nullement s’arrêter en si bon chemin. Quant aux jaloux et aux mauvaises langues, comme le dit si bien l’expression ivoirienne très appréciée en Afrique de l’Ouest et popularisée par le rappeur franco-malien Mokobé : « Les jaloux vont maigrir ». Tout y est dit !

http://french.ruvr.ru/2014_02_10/Jeux-olympiques-de-Sotchi-2014-les-jaloux-vont-maigrir-8813/

Mikhail Gamandiy-Egorov