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Thierry Mbepgue: «La jeunesse africaine est prête à défendre sa souveraineté»

Thierry Mbepgue

Activiste camerounais, Thierry Mbepgue n’est pas qu’un souverainiste convaincu. Il a également créé plusieurs projets pour l’indépendance du continent vis-à-vis des grandes puissances. Il évoque pour Sputnik les perspectives du panafricanisme et les prochaines échéances du Cameroun.

Thierry Mbepgue est un activiste patriote et souverainiste camerounais. Président fondateur du Mouvement Africain pour la Libération du Continent (MALCON), il est également l’initiateur du projet UNIRTA, destiné à rassembler les différents mouvements panafricains, notamment en Afrique francophone. Il est auteur panafricaniste et Secrétaire général du Réseau Mondial des Défenseurs de la Cause Africaine (RMDCA).

Sputnik: Bonjour. Lors de notre dernier entretien, il y a près d’un an, vous veniez de lancer le projet panafricaniste UNIRTA. Où en est-il aujourd’hui?

Thierry Mbepgue: Bonjour et merci pour cette occasion d’échanger qui m’est offerte. Le projet UNIRTA suit son bonhomme de chemin, nous continuons à sensibiliser et à enregistrer l’adhésion des cibles de notre projet. Plusieurs coordinations sont installées à travers l’Afrique ainsi que des représentations dans le monde. Cependant, comme il fallait s’y attendre, nous rencontrons d’énormes difficultés quant au déroulement de notre feuille de route globale, mais nous progressons.

Sputnik: Deux de vos principales idées au moment du lancement de l’UNIRTA étaient de rassembler le plus de mouvements possibles aux idées panafricanistes, ainsi que de forger des liens entre l’Afrique et les BRICS. Avez-vous réussi à avancer à ce niveau?

Thierry Mbepgue: L’objectif principal de ce projet est de réunir au sein d’un Conseil africain de la résistance (CAR) le maximum de mouvements possibles aux idées panafricanistes, nationalistes, les patriotes, les souverainistes, les anticolonialistes, les anti-impérialistes, les leaders d’opinion et tous ceux qui aiment l’Afrique et luttent pour son émancipation. Il a été atteint à 85 %. Je peux d’ores et déjà vous annoncer qu’au courant de cette année, ledit conseil verra bel et bien jour.

Sputnik: Au-delà de l’actualité africaine, beaucoup d’Africains s’intéressent à la situation en Syrie. Un grand nombre d’entre eux soutient avec ferveur l’intervention antiterroriste russe. Pourquoi cet engouement, selon vous?

Thierry Mbepgue: L’Afrique est tout simplement une victime qui compatit aux malheurs d’une autre victime (la Syrie), qui comme elle, fait face au même bourreau. Sauf que cette fois-ci, le problème est beaucoup plus spirituel et engage un ordre de valeurs mondial, jusqu’ici fondé sur le christianisme et l’islam. Par cette intervention, le président Vladimir Poutine sauve non seulement la Syrie, mais également le monde entier et ses valeurs.

Sputnik: L’année prochaine, des élections présidentielles auront lieu au Cameroun. Quel pronostic faites-vous? Comment la jeunesse camerounaise compte-t-elle s’impliquer?

Thierry Mbepgue: Constitutionnellement, les élections présidentielles sont prévues pour 2018 au Cameroun. Très peu de candidatures potentielles se démarquent pour l’instant et il est donc difficile de faire un pronostic. Comparé à la précédente élection de 2011, ce scrutin ne suscite pas de grands appétits de la part des politiciens. Que se soit du côté du pouvoir ou de l’opposition classique, aucun signe ne trahit de dynamique ou de montée de fièvre autour de cet événement. Mais, tout porte à croire que le président actuel va remettre son mandat en jeu. Une chose est certaine, c’est que c’est une année électorale qui sera riche en incertitudes, actions et rebondissements.

Pour ce qui est du rôle des jeunes dans cette élection, il sera sans doute engagé et déterminant. Taxée de jeunesse passive, la jeunesse a décidé de prendre le taureau par les cornes. Le mouvement « le Cameroun, c’est nous », qui regroupe de jeunes Camerounais du monde entier, entend présenter des jeunes aux autres élections à venir, et travaille dans le sens de faire de cette élection celle des jeunes. La jeunesse camerounaise sera donc bien présente à cette élection, plus que l’on ne l’imagine.

Sputnik: Parlons des relations russo-africaines. La Russie entretient des relations privilégiées et de plus en plus fortes avec plusieurs pays d’Afrique du Nord et du Sud, principalement arabophones, anglophones, voire lusophones. Pourquoi selon vous les relations entre la Russie et l’Afrique du Centre et de l’Ouest francophone restent-elles relativement à la traîne?

Thierry Mbepgue: Les pays d’Afrique francophones ne sont pas encore libres, les cerveaux sont encore enchaînés et on a comme l’impression de vivre dans un enclos détaché des réalités du monde. La Russie, bien que perçue comme étant un sauveur par beaucoup d’Africains, doit être plus présente à travers sa culture, sa science et autres.

Je vous avais dit que l’intégration se ferait à travers les différents peuples. Savez-vous que le mythe selon lequel la Russie est un pays négrophobe continue d’être entretenu en Afrique francophone, notamment via le mainstream médiatique, alors que nous savons parfaitement que c’est faux? Les relations diplomatiques au sommet sans les échanges culturels entre peuples n’aboutiront certainement pas à l’harmonisation des relations. Il y a encore donc du travail à faire. Notre association « le Club des Amis Africains des BRICS » (CAA-BRICS) fait de son mieux pour y contribuer.

Sputnik: Dernière question. Votre pays, le Cameroun, continue de faire face à plusieurs tentatives de nuire à sa souveraineté par des forces extérieures, à l’instar de beaucoup d’autres pays africains. Est-ce que la jeunesse camerounaise est prête à défendre la souveraineté de son pays?
Thierry Mbepgue: C’est la chose qu’elle sait faire le mieux, défendre sa souveraineté. La réponse est oui! La jeunesse camerounaise est prête à la défendre jusqu’au sacrifice ultime. Nous ne devons plus permettre la réalisation de scénarios que l’Occident politique avait l’habitude de réaliser sur notre continent.

https://fr.sputniknews.com/points_de_vue/201704271031128556-jeunesse-africaine-souverainete/

Mikhail Gamandiy-Egorov

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« Du panafricanisme théorique au panafricanisme pratique ». Entretien avec Thierry Mbepgue

Thierry Mbepgue

Thierry Mbepgue est un activiste patriote et souverainiste camerounais.

UNIRTA

Il est en outre président fondateur du Mouvement Africain pour la Libération du Continent (MALCON), secrétaire général adjoint du Réseau Mondial des Défenseurs de la Cause Africaine (RMDCA), ainsi que le fondateur du projet UNIRTA, destiné à rassembler les différents mouvements panafricains, aussi bien en Afrique qu’au-delà, dont le lancement officiel est prévu le 27 août prochain à Douala, la capitale économique du Cameroun.

Sputnik France: Bonjour. Le lancement désormais official de votre projet panafricain UNIRTA est prévu pour le mois d’août à Douala. Il est à penser que beaucoup de choses ont évalué depuis notamment notre dernier entretien. Racontez-nous.

Thierry Mbepgue: Bonjour. Oui justement le lancement officiel du projet UNIRTA est prévu pour le 27 août 2016 à l’hôtel la Renardière de Douala. Comme vous pouvez le constater, tellement de choses ont évolué dans la mesure où nous avons jusqu’ici malgré les innombrables difficultés rencontrées réussi à installer plusieurs coordinations nationales dans plusieurs pays africains et étrangers. Les Africains s’intéressent de plus en plus au projet parce qu’ils ont compris son bien fondé, les objectifs qu’on veut atteindre à travers lui et surtout le but qu’il vise.

Sputnik France: Parmi les intervenants qui selon votre annonce prendront part au lancement officiel du mouvement, on trouve des représentants et activistes panafricains de différents pays d’Afrique mais également issus de la diaspora d’Europe, d’Amérique du Nord et des Caraïbes. Cela signifie-t-il que les idées du panafricanisme se renforcent au sein de la diaspora africaine?

 

Thierry Mbepgue: Les idées du panafricanisme ont toujours existé au sein de la diaspora africaine. Nos frères de la diaspora n’attendaient qu’une plate forme comme UNIRTA pouvant leur permettre de s’exprimer ou de véhiculer leurs idéaux dans leur zone géographique respective. Le panafricanisme prône l’union sacrée des Africains, on ne peut pas le vivre tant qu’on reste divisé, voila pourquoi plusieurs intervenants viendront de l’étranger parmi lesquels les coordonnateurs nationaux, les représentants de partis politiques aux idéaux panafricanistes, les panafricanistes, les nationalistes, les activistes panafricains de différents pays d’Afrique et de la diaspora pour montrer qu’il est temps de passer du panafricanisme théorique au panafricanisme pratique.

Sputnik France: En parlant d’Amérique du Nord. Nous avions tous suivi les nombreuses violences policières à caractère raciste envers les représentants afro-américains, avec pas mal de fois un résultat létal pour les victimes. Quelle position adoptez-vous vis-à-vis de ces violences qui touchent des représentants US aux origines africaines? Est-ce qu’un contact est déjà pris en ce sens entre les représentants panafricains et certaines organisations afro-américaines? Une coordination aura-t-elle lieu?

 

Thierry Mbepgue: Je suis triste à chaque fois qu’un noir est victime d’acte de racisme aux USA. Je me dis toujours qu’on peut bien éviter dorénavant cela en montrant par des actes fermes aux coupables de ces violences que nous ne sommes pas faibles. Et pour cela, nous devons nous mettre ensemble pour devenir forts. Si tous les Noirs du monde, surtout les Africains se mobilisent instantanément dans tous les pays où une coordination UNIRTA est installée pour crier leurs indignations face à l’assassinat de leur frères aux USA par un policier blanc, je pense que cela emmènerai les autorités étasuniennes et surtout la communauté internationale à prendre des mesures strictes pour y mettre un terme.

Je suis entrain de nouer des contacts avec des organisations afro-américaines et bientôt j’irai en personne pour mobiliser comme je l’ai fais dans plusieurs pays africains. Ainsi une coordination sera mise sur pied.

 

Sputnik France : Revenons à l’Afrique. L’un des buts annoncés de votre mouvement est de combattre le néocolonialisme et de défendre la souveraineté des Etats africains. Par quels moyens comptez-vous-y arriver?

Thierry Mbepgue: Par tous les moyens conventionnels possibles. Je ne peux pas tout dévoiler ici car une stratégie dévoilée n’en demeure plus une, nous sommes dans une guerre. Tout ce que je peux vous dire est qu’UNIRTA sera le pire cauchemar des néocolonialistes. Nous allons défendre par tous les moyens la souveraineté des Etats africains. Nous avons plusieurs réseaux dont je vais vous dévoiler quelques uns:

1-Le réseau des médias, blogueurs, activistes et cyber activistes acquis à la cause: il est ici question de réunir tous les médias panafricains acquis à la cause de telle sorte que nos informations soient diffusées facilement et rapidement à travers le monde. Nous pouvons dorénavant salir un néocolonialiste présenté comme un saint par les médias occidentaux et laver un panafricaniste ou souverainiste salit par les mêmes médias impérialistes occidentaux. C’est ainsi qu’on a réussi à rendre propre l’image de Gbagbo qui était présenté par les médias occidentaux comme étant un grand criminel.

2-Le réseau des universités: pour une injustice vécu par un étudiant dans une université d’Afrique ou en Europe, nous pouvons déclencher instantanément des manifestations de protestations pacifiques dans tous les pays où nous sommes représentés pour attirer l’attention des dirigeants et afin que l’injustice soit réparée. Je prends un exemple bien récent: pour le cas du jeune étudiant handicapé qui s’était fait renversé par un cargo de police ivoirienne avant de prendre la fuite, toutes les universités membres de ce réseau de l’UNIRTA ont compati et marqué leur indignation, et cela a eu plus d’effets et d’échos.

3-Réseau des mouvements et partis politiques: je ne dévoilerai pas pour l’instant comment fonctionne ce réseau.

4-La fraternité

En tout cas et désormais, nous pouvons contrarier nos adversaires.

Sputnik France: On entend parfois des appels demandant une « intervention armée » directe de pays comme la Russie ou la Chine pour libérer totalement l’Afrique de l’interventionnisme occidental. Mais n’est-ce pas aux Africains de se mobiliser en premier lieu s’ils souhaitent passer à autre chose? Que pensez-vous là-dessus?

Thierry Mbepgue : J’avais déjà dit ici que le moment était propice pour les Africains de prendre enfin leur indépendances, il leur suffit de regarder du bon côté. Pour moi, le bon côté est celui de ceux qui combattent la même force qui maintient l’Afrique esclave depuis des décennies, le côté de la Russie et les BRICS en général. L’Afrique a besoin de la protection russe, chinoise pour s’affirmer sans être inquiétée. Tant que les quelques rares dirigeants africains qui ont manifesté jusqu’ici le désir de s’affranchir n’obtiendront pas la garantie sécuritaire de la Russie, ils ne parviendront pas à aller jusqu’au bout de leur ambition. Que le cas de la Syrie sert de leçon aux Africains. Il ne faudrait pas non plus oublier que c’est bien l’ex URSS qui a aidé beaucoup de pays à se libérer du joug occidental, pourquoi la Russie ne ferait-elle pas la même chose aujourd’hui?

 

Sputnik France : En parlant d’Occident et notamment de ses élites, vous et vos camarades panafricanistes allez-vous suivre les prochaines élections présidentielles aux USA de cette année et de France l’année prochaine? Des préférences à transmettre ou la politique occidentale restera la même?

Thierry Mbepgue: Pour nous, ils sont tous les mêmes, bonnet blanc, blanc bonnet. Nous les Africains devrons plutôt travailler dans le sens de mettre sur pied une force pouvant contrecarrer celle d’en face. L’ennemi idéologique c’est justement la politique occidentale en Afrique.

Sputnik France: Justement les élites occidentales ont repris la déstabilisation active des pays de l’alliance BRICS (le Brésil récemment, l’Afrique du Sud est également visée de l’aveu même de plusieurs hauts cadres du parti au pouvoir l’ANC) et de leurs alliés, notamment en Amérique latine (Venezuela) ou en Afrique (Zimbabwe, Burundi,…). Quel apport les mouvements panafricains comme le vôtre peuvent-ils apporter pour contrer ces tentatives?

 

Thierry Mbepgue: Il faut conscientiser les populations, les sensibiliser sur le danger qui plane sur les pays, il faut pouvoir dénoncer le complot qui pèse sur les Etats et le chaos qui s’en suivrait si les populations suivaient les déstabilisateurs. Et lorsqu’un pays est déstabilisé, nous pouvons empêcher le factotum de diriger par des actions comme la désobéissance civile, la paralysie économique, qui sont très efficaces dans un tel cas de figure.

https://fr.sputniknews.com/points_de_vue/201606211026043694-panafricanisme-theorique-pratique/

https://fr.sputniknews.com/authors/mikhail_gamandiy_egorov/

L’idée de la démocratie souveraine attire

L’idée de la démocratie souveraine attire

La démocratie souveraine est une notion qui a été admise en Russie à partir du début des années 2000. A savoir un système qui se base sur des fondements démocratiques, tout en tenant compte des traditions et cultures du pays. A cette époque, cette notion n’a pas échappé à la règle des vives critiques du mainstream.

Mais tout change aujourd’hui. Et l’idée de la démocratie souveraine attira bien au-delà des frontières russes. En Amérique latine, plusieurs pays alliés de la Russie (du Brésil au Venezuela, de l’Argentine à la Bolivie, du Nicaragua à l’Equateur), partagent cette notion. Autre exemple, l’Inde, membre de l’alliance BRICS et grande puissance du continent asiatique, est considérée à juste titre comme la plus grande démocratie du monde. Et sa notion de la démocratie peut être aussi placée dans la notion de souveraineté, dans le sens que le modèle indien n’est pas calqué sur ceux qui souhaitent ardemment que cela soit le cas, à savoir les pays occidentaux, dont les élites considèrent que seule leur « vision des choses » est la bonne. A tort pour eux.

Autre membre des BRICS et leader du continent africain, la République d’Afrique du Sud, s’inscrit lui aussi parfaitement dans cette lignée: depuis la fin du régime raciste d’apartheid, longtemps soutenu par les Occidentaux, l’Afrique du Sud a pris le cap sur un régime démocratique et qui respecte les traditions nationales du pays. En parlant de l’Afrique, une nouvelle notion commence à voir le jour, celle de l’Africratie. Une approche nouvelle, développée par l’activiste politique souverainiste et panafricaniste camerounais Thierry Mbepgue, que nous avons déjà interviewé sur Sputnik.

Les principes fondateurs de cette idéologie se concentrent eux aussi sur la démocratie comme base pour toute société africaine et avec la souveraineté nationale comme une notion tout aussi inaliénable. Ajoutée à cela une vive opposition aux interventions extérieures dans les affaires internes des Etats africains (on comprend qui est visé). Nous en aurons peut-être d’ailleurs l’occasion d’en discuter plus longuement dans nos interviews futures.

En tout cas et ce qui est certain, c’est que la multipolarité est bien là. Et commence activement à prendre place dans la tête des gens, quelle que soit leur origine culturelle, ethnique ou religieuse. Et certaines « élites » ont beau à continuer à tenter de donner leurs bonnes « leçons » dans ce domaine, une grande partie de l’humanité ne le voit plus sous cet œil. Heureusement dirons-nous.

http://fr.sputniknews.com/points_de_vue/20151026/1019089821/russie-democratie.html

Mikhail Gamandiy-Egorov

Thierry Mbepgue: « les BRICS libèrent peu à peu l’Afrique »

Thierry Mbepgue

Thierry Mbepgue est activiste patriote et souverainiste camerounais. Il est en outre président fondateur du Mouvement Africain pour la Libération du Continent (MALCON), secrétaire général adjoint du Réseau Mondial des Défenseurs de la Cause Africaine (RMDCA).

Il est aussi fondateur du projet UNIRTA, destiné à rassembler les différents mouvements panafricains, aussi bien en Afrique qu’au-delà. Entretien.

Sputnik: Comment est la situation politique actuelle au Cameroun? Quel regard portez-vous sur les prochaines élections présidentielles qui auront lieu dans votre pays?

Thierry Mbepgue: Le Cameroun est justement à un tournant décisif de son histoire. Mis à part le fléau de la secte Boko Haram et toutes les victimes que cela a causé, ainsi que les projets obscurs dévoilés de certains opposants zélés pro-impérialistes qui continuent de croire que c’est l’Occident qui va les installer au détriment du peuple, on peut dire que la situation politique est relativement stable. Les Camerounais savent où ils vont, nul ne viendra décider à leur place pour ce qui est bon pour eux. Mon pays est non seulement à deux pas de sa libération totale du joug colonial mais également à deux pas d’une recolonisation qui s’annonce farouche si rien n’est fait par les patriotes camerounais. Le chef de l’Etat a déjoué tous les pronostics faits sur sa succession par les opposants et certains de ses collaborateurs. Vu le poids de son âge, sera-t-il candidat aux prochaines élections? Va-t-il céder le fauteuil à quelqu’un d’autre, si oui à qui? Comment va se passer cette transition? Telles sont les questions que plusieurs Camerounais se posent actuellement. Loin des calculs politiciens égoïstes que font les petits esprits, j’ai compris depuis 2013 qu’il ne fallait pas attendre l’approche des prochaines élections pour se préparer, raison pour laquelle mon équipe et moi avions commencé depuis la mobilisation dans tout le pays, et ceci dans le but de mettre sur pied une force démocratique qui va influencer sur les prochaines élections présidentielles. Le mouvement dont je suis le fondateur n’a pas encore les moyens financiers nécessaires pour présenter un candidat, mais il soutiendra le candidat qu’il va juger proche du peuple camerounais.

Sputnik: Qu’en est-il de votre opinion sur les futures élections en Côte d’Ivoire, pays dont la souveraineté a été ouvertement bafouée en avril 2011 par une intervention armée occidentale directe et qui a marqué l’esprit de nombreux panafricanistes?

Thierry Mbepgue: Je ne cesserai de le dire, la date du 11 avril 2011 en Côte d’Ivoire est la date de la mort de la France en Afrique. Nous avons assisté à une intervention honteuse de l’armée française soutenue par les casques bleus de l’ONU qui, après plusieurs jours de bombardement du palais présidentiel de la Côte d’Ivoire, a arrêté le président de la République Laurent Gbagbo pour le remettre aux forces rebelles d’Alassane Ouattara. Mon opinion en ce qui concerne les élections présidentielles prochaines en Côte d’Ivoire est la suivante: tout chien renifleur de l’analyse politique en Afrique sent l’odeur d’un danger qui plane sur ce pays. On n’a pas encore donné les résultats définitifs des élections présidentielles passées de 2010 qu’on veut déjà faire une nouvelle élection. Qui a gagné les élections en 2010? La réponse à cette question résoudra peut-être tous les problèmes de la Côte d’Ivoire et la conduira à la réconciliation. Dans tout cela, il faut aussi se demander quelle est la position de la France qui avait installé le régime actuel? Cela m’amuse quand même de voir certaines personnes ou intellectuels présentés comme étant de grands démocrates africains terrés dans un silence assourdissant lorsqu’il faut parler de respect de la constitution en Côte d’Ivoire. Je crois qu’il risque de ne pas y avoir d’élection en octobre comme prévu.

Sputnik: Parlons maintenant des relations BRICS-Afrique. On sait que de plus en plus d’Africains souhaitent vivement le renforcement des relations entre les pays du continent africain et des nations BRICS, d’autant plus qu’un pays africain, la République d’Afrique du Sud, fait partie de l’alliance. Selon vous, qu’est ce qui doit encore être fait pour que cet objectif de renforcement soit atteint?

Thierry Mbepgue: La présence des nations BRICS libère peu à peu l’Afrique, c’est une présence salvatrice. Il a fallu que certains pays africains regardent du côté des BRICS pour enfin amorcer leur processus de développement. L’Afrique du Sud qui aujourd’hui fait partie de cette alliance est première productrice d’or, de platine, de chrome, de vanadium et deuxième productrice de manganèse et de titane. Avec tout cela, elle devrait être à mon avis le reflet d’une Afrique qui tire l’essentiel de ses ressources dans les matières premières. Voilà pourquoi je souhaite par conséquent que ce pays soit comme un wagon exemplaire au sein des BRICS. Elle y est depuis 2011, avec quel impact sur les autres pays africains? Qu’elle inspire les autres Etats africains à développer des mécanismes plus intéressants pour capitaliser leurs ressources naturelles. Je pense qu’il faut aller au delà de ce qui lie l’Afrique à ces nations actuellement, en renforçant les relations par les échanges culturels et industriels. Il faut faciliter les voyages et faire en sorte que chacun se sente à l’aise chez l’autre. Je dirai enfin que le renforcement de cet objectif va aussi passer par la capacité des nations du BRICS à maintenir leur politique actuelle basée sur le respect des pays africains en tant qu’Etats indépendants et souverains.

Sputnik: Les élites occidentales sont radicalement opposées à l’alliance des BRICS avec l’Afrique, de peur de voir leurs intérêts néocoloniaux réduits à zéro. Que faire pour barrer la route à leurs plans malsains?

Thierry Mbepgue: L’Afrique est-elle leur propriété privée? Les Occidentaux sont pratiquement les seuls qui se plaignent à tout moment de nos choix de partenaires comme si nous n’étions pas libres de choisir avec qui faire chemin. Connaissant bien ces Occidentaux pour avoir subi leur caprice pendant plus d’un siècle, nous ne pouvons que constater que leurs pleurnichements annoncent la fin de leur hégémonie en Afrique. Tant que les BRICS renforceront leur présence et respecteront les Africains, les Occidentaux ne se sentiront pas à l’aise. Certaines personnes vont certainement me demander pourquoi tant d’espoirs placés en nos nouveaux partenaires. Je les appelle simplement à faire la comparaison entre 100 ans de coopérations avec nos partenaires historiques et 15 ans avec les pays du BRICS. Pour barrer la route à leurs plans malsains, il faut que les pays du BRICS soient prompts à venir au secours des pays, des dirigeants ou même des personnes persécutées par les Occidentaux pour leurs idéaux en Afrique, il faut qu’ils s’imprègnent de la réalité africaine, qu’ils se rapprochent des souverainistes, des panafricanistes et des vrais patriotes africains pour comprendre leur combats.

Sputnik: Vous avez déjà dit que grand nombre de problèmes et crises en Afrique sont dus à la mauvaise interprétation des textes de la constitution. Qu’est-ce que cela signifie? Et d’autre part, la longévité au pouvoir est-elle un obstacle à la démocratie? Surtout dans le cas où un leader a réellement le soutien de la majorité de sa population?

Thierry Mbepgue: La quasi-totalité des crises politiques en Afrique porte la signature de « non-respect ou mauvaise interprétation de la constitution ». Si ce n’est pas un étranger qui veut se présenter comme candidat dans un pays qui n’est pas le sien, ce sera un dirigeant qui refuse de se plier aux exigences de la constitution ou même un dirigeant qui veut modifier la constitution par voie illégale. La longévité au pouvoir n’est en aucun cas un obstacle à la démocratie du moment qu’un leader demeure au pouvoir parce que le peuple le souhaite. Je prends le cas d’un chef d’Etat africain qui décide de modifier la constitution de son pays pour se représenter à sa propre succession, le problème qui se posera ne sera pas celui de savoir s’il en a le droit ou pas, mais plutôt comment va-t-il la modifier? Ladite constitution le plus souvent exige que tel projet soit soumis à un referendum, c’est cela la démocratie, il faut laisser le peuple décider. Les Africains aiment à convoquer le principe traditionnel de règlement de conflit qui est l’arbre à palabre. Avec nos sociétés modernes, on pourrait réactualiser cet arbre à palabre au travers d’un minimum de respect consensuel dégagé autour de la constitution que le professeur Gamberge définit comme le respect des lois du jeu qu’on s’est fixé! Cela nous éviterait des crises.

Sputnik: Les élites occidentales possèdent pourtant une longévité au pouvoir plus qu’évidente (les Clinton et Bush aux USA pour ne citer qu’eux, bien souvent les mêmes visages aussi en Europe occidentale). Pourquoi se mêlent-ils alors constamment des affaires des autres? Et qu’est-ce qu’un pouvoir « légitime et légal » selon les Occidentaux?

Thierry Mbepgue: D’après eux, ils sont les maitres du monde. Ce qui est bon c’est pour eux et ce qui est mauvais c’est pour les Africains. Les premiers à ne pas appliquer la démocratie, ce sont les élites occidentales. La preuve regardez tous ces pays où ils sont venus installer la « démocratie » en Afrique. Regardez la Libye, regardez la Côte d’Ivoire, regardez la Centrafrique. Ce sont là des pays désormais « démocratiques » pour eux. Dommage que certains Africains ne comprennent pas jusque là. Un pouvoir légitime et légal selon les Occidentaux est un pouvoir soumis à leur diktat, à la tête duquel est tapis un pantin adoubé d’un potentat dangereux pour son propre peuple. Méfiez-vous de tous les pouvoirs en Afrique dont les élites occidentales chantent tous les jours les louanges et soutenez ceux qui sont persécutés car c’est parce qu’ils refusent de vous vendre qu’on les persécute.

Sputnik: On assiste en ce moment à une page fortement intéressante dans les relations russo-camerounaises, y compris sur le plan militaire. Qu’est-ce que cela vous inspire? Quels sont les domaines dans lesquels les deux pays peuvent encore étendre leur coopération?

Thierry Mbepgue: Il était temps pour le Cameroun de se mettre à l’abri d’une invasion militaire comme au Mali (car il faut dire sans faux fuyant que le but final de cette campagne était l’installation d’une base militaire au Mali pour contrôler le nord du pays) ou d’une éventuelle agression comme en Côte d’Ivoire où nous avons vu les chars et avions français bombarder la résidence présidentielle avec à l’intérieur le chef de l’Etat et toute sa famille. Je souhaiterais que cette relation Russie-Cameroun s’étende sur le plan du domaine de la santé, du commerce et de l’industrie, et surtout sur le plan socioculturel. Il faut vraiment que des échanges aient lieu via des journées d’échanges culturels entre les deux pays. Il faut que des investisseurs russes pensent également venir investir au Cameroun et vice-versa.

http://fr.sputniknews.com/points_de_vue/20150702/1016820745.html

Mikhail Gamandiy-Egorov

« L’Afrique se doit d’être respectée ». Entretien avec Thierry Mbepgue

« L’Afrique se doit d’être respectée ». Entretien avec Thierry Mbepgue

Dans le cadre de nos articles consacrés au continent africain et au panafricanisme, nous avons le plaisir aujourd’hui de nous entretenir avec Thierry Mbepgue, président fondateur du Mouvement Africain pour la Libération du Continent (MALCON).

Mikhail Gamandiy-Egorov, La Voix de la Russie : M. Mbepgue, bonjour ! Pourriez-vous vous présenter brièvement ?

Thierry Mbepgue : Bonjour M. Gamandiy-Egorov ! Je suis un patriote et souverainiste camerounais. Etant président fondateur du Mouvement Africain pour la Libération du Continent (MALCON), je milite également au sein du Réseau Mondial des Défenseurs de la Cause Africaine (RMDCA), où j’occupe le poste de Secrétaire général adjoint. Par ailleurs, je suis également auteur de l’ouvrage « Le chemin de la liberté » dans lequel je dénonce l’impérialisme occidental en Afrique.

LVdlR : Vous dirigez un mouvement politique, en l’occurrence le Mouvement Africain pour la Libération du Continent. Quelles sont les idées et les principes fondateurs de votre mouvement ?

T.M. : Unité, liberté, démocratie. Nous sommes pour une Afrique libre et souveraine. Le MALCON lutte pour non seulement redonner le pouvoir au peuple en tant qu’expression de la souveraineté populaire, en proposant des solutions concrètes, mais également afin de résoudre les défis auxquels les populations et nations sont ou seront confrontées. De même que faire comprendre aux populations africaines la nécessité de mettre sur pied une nouvelle forme de coopération qui va impliquer le respect de la personne humaine et la souveraineté des pays du continent africain. La nature des relations internationales en l’état actuel est la cause de tout le désordre que nous vivons en Afrique.

LVdlR : L’Afrique fait l’objet d’incessantes interventions occidentales. La Côte d’Ivoire, la Libye, le Mali, la République centrafricaine et d’autres pays en sont les exemples les plus récents. En ce qui concerne votre pays, le Cameroun, quelle est la situation actuelle au niveau de son indépendance et de sa souveraineté ?

T.M. : Avant de répondre à cette question, je vais attirer votre attention sur le fait que les pays que vous avez cité ont un point en commun et ce point est « la France ». L’armée française est intervenue en toute illégalité dans un pays indépendant et souverain comme la Côte d’Ivoire, au point de bombarder pendant des jours et des nuits la présidence de la république avant de capturer ensuite son président, Laurent Gbagbo, qui est injustement détenu à La Haye aujourd’hui. Je me demande toujours pourquoi et en tant que qui la France doit avoir le droit de vie ou de mort sur les différents peuples africains ? La France sous Nicolas Sarkozy avait pris la tête d’un groupe de pays qui se fait appeler dorénavant « communauté internationale » pour envahir la Libye et assassiner ensuite son leader, le colonel Kadhafi. La même France encore jouera les pompiers pyromanes au Mali et en République Centrafricaine. Voila pourquoi je vous disais tout à l’heure qu’il était très important pour nous Africains de mettre sur pied une nouvelle forme de coopération qui va impliquer le respect de la personne humaine et la souveraineté des Etats africains.

En ce qui concerne mon pays le Cameroun, sachez que son indépendance et sa souveraineté sont menacés par la même hyène qui avait mis le feu en Côte d’Ivoire, en Libye, au Mali et en RCA depuis que le président a décidé de regarder vers la Russie et la Chine. Les stratégies sont les mêmes : semer le chaos à l’intérieur pour intervenir. Brûler pour venir en pompier nécessite malheureusement la coopération des personnes au Cameroun capables d’accepter de jouer ce rôle, ce que l’impérialiste a du mal à trouver. L’impérialiste a essayé hier d’instrumentaliser les rebelles centrafricains pour attaquer le Cameroun, d’où de nombreuses incursions de la Seleka dans nos frontières de l’Est. Aujourd’hui encore, il essaie d’utiliser désespérément Boko Haram pour cette misérable tâche qui selon leur plan va entrainer une intervention occidentale dans le nord du Cameroun, sous le fallacieux prétexte de lutte contre le terrorisme international. Tout le peuple camerounais est conscient de ce qui se passe et est prêt à faire face à tout ce qui adviendra.

LVdlR : Quelle vision avez-vous des perspectives des relations extérieures du Cameroun et de l’Afrique en général ?

T.M. : Les relations extérieures en l’état actuel sont contreproductives pour le continent africain. Et tant que celles-ci ne seront pas revues dès maintenant, ne comptez pas non plus qu’elles s’améliorent dans le futur. Il faut dans l’urgence faire comprendre aux colonisateurs qu’ils doivent oublier leur passé de colons, qu’ils doivent prendre la posture des pays amis qui n’ont pas le droit de s’immiscer dans les affaires internes des autres pays.

LVdlR : L’actualité récente est notamment dominée par ce qui se passe au Nigéria voisin, notamment à travers les actes de l’organisation terroriste Boko Haram, que vous avez mentionné. On entend effectivement et déjà parler des répercussions sur le Cameroun, notamment au niveau des régions frontalières. Qu’en est-il ? Que représente Boko Haram selon vous ?

T.M. : Boko Haram est-il seulement un groupe terroriste ? Pas selon moi. Observez le comportement des autres groupes terroristes dans le monde, faites la comparaison avec Boko Haram et vous comprendrez qu’il y a une différence entre un terroriste et une personne mandatée pour perpétrer des actes terroristes afin de faire plier une autre personne dans la prise d’une décision capitale. Donc pour moi, cette secte est un groupuscule de bandits de grand chemin qui de part ses agissements a démontré qu’il opère pour le compte d’une ou plusieurs puissances. Mais laquelle ? Certainement celle à qui profitent ces nombreuses incursions dans la partie nord du Cameroun. Tout ces incursions dans le nord de mon pays ne vise qu’a rendre cette zone infréquentable, à traumatiser le peuple et le pousser à mettre la pression sur le gouvernement qui face à cela se trouvera dans l’obligation d’accepter la proposition d’aide pour une intervention militaire que la France lui fait. Que ces puissances qui ont demandé et obtenu un dialogue entre le gouvernement nigérian et cette secte vous disent pourquoi ils ont déclenché la campagne de médiatisation de Boko Haram après la capture des 200 filles au Nigeria, alors que tout pouvait se faire en toute discrétion comme les Occidentaux ont l’habitude de le faire ailleurs ? Que l’ONU vous dise pourquoi ce n’est que maintenant qu’elle reconnait Boko Haram comme une organisation terroriste alors que celle-ci opère dans le nord du Nigeria depuis 2002 ?

LVdlR : Quel espoir avez-vous pour le futur de votre pays et de votre continent ?

T.M. : La diversification constatée au niveau de la coopération entre le Cameroun et l’extérieur représente un espoir pour le développement de mon pays, car aucune puissance ne peut se targuer dorénavant d’avoir le monopole des richesses du Cameroun. La non présence militaire française au Cameroun constitue véritablement une source d’espoir pour le peuple que nous sommes car c’est cette présence qui a toujours été la cause des coups d’Etat à répétition et des rebellions dans les pays d’Afrique. Et vous savez comme moi qu’un pays en crise est un pays sans repère, sans futur. Je voudrais cependant profiter de cette occasion pour rappeler à mes frères camerounais que c’est dans ces conditions de paix et de non ingérence extérieure qu’un peuple peut régler ses comptes avec ses dirigeants, peut lutter contre la corruption ou même exiger le départ d’un dirigeant véreux. Le réveil de l’Afrique fait trembler des puissants de ce monde et c’est un signe annonciateur d’une Afrique nouvelle qui se pointe à l’horizon. Jetez votre regard vers l’horizon et vous verrez un continent africain libre et indépendant, un continent où tous les enfants d’Afrique parlent d’une même voix. Un continent en paix, sans guerre, ni rébellion armée. Un continent où tous les enfants d’Afrique se sont levés car ayant compris enfin qu’ils sont faits pour vivre ensemble, un continent où tous les hommes respecteront la dignité de la personne humaine.

LVdlR : Mis à part les relations très importantes entre l’Afrique et la Chine, que pensez-vous des perspectives de développement accéléré des relations entre l’Afrique et les autres pays des BRICS, dont la Russie ?

T.M. : Les Africains veulent être respectés, ils veulent traiter avec des pays qui respectent la personne humaine et non des pays voyous qui n’ont pour seule raison de traiter avec vous que le pillage de vos ressources. Les Africains veulent traiter avec des pays qui se soucient de leur développement et non des pays qui constituent un frein à leurs développements. Et je crois que la Russie et la Chine font partir des pays qui peuvent aider l’Afrique à se développer tant sur le plan militaire que sur le plan économique. La Russie est devenue le pays sur lequel les Africains doivent s’accrocher pour éviter cette maladie qui les ronge depuis plus de 60 années maintenant. Tous les pays africains ne rêvent aujourd’hui que d’atteindre l’émergence afin d’intégrer les BRICS parce que certainement c’est par là que se trouve leur salut. L’avenir nous situera.

LVdlR : M. Mbepgue, je vous remercie d’avoir répondu à nos questions !

T.M. : C’est moi qui vous remercie pour cette marque de considération et souhaite beaucoup de réussites à votre média. Je souhaite que vous continuiez d’être le grand média qui rétablisse la vérité sur les nombreux mensonges sur l’Afrique.

http://french.ruvr.ru/2014_06_04/L-Afrique-se-doit-d-etre-respectee-Entretien-avec-Thierry-Mbepgue-8624/

Mikhail Gamandiy-Egorov