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Ukraine: le temps de l’argent facile touche à sa fin

hryvnia

Après des années à bénéficier des revenus stables et importants de la rente gazière russe, l’Ukraine doit se préparer à un réveil douloureux. Cette manne devrait en effet se tarir ou du moins considérablement diminuer. L’Occident, qui a encouragé le divorce entre Kiev et Moscou, devra en assumer les conséquences.

Les années passent, la rhétorique russophobe atteint désormais son summum au niveau des élites de Washington, mais aussi de tous leurs affidés —la fameuse affaire Skripal n’en est qu’un épisode supplémentaire. Les satellites étasuniens ont beau reprendre en chœur les chants antirusses, il suffit que leur portefeuille soit menacé pour qu’une vive inquiétude s’installe…

C’est notamment le cas du pouvoir de Kiev, issu d’un coup d’État armé soutenu par l’Occident. L’année 2019 approche et avec elle la perspective de la fin du transit gazier russe via le territoire ukrainien, qui ne sera utilisé dans le meilleur des cas qu’en qualité de hub supplémentaire avec des volumes nettement moins importants que ce n’était le cas jusqu’ici. Et même ces volumes réduits d’au moins quatre fois ne seront aucunement garantis.

Et malgré toutes les belles promesses faites à l’Ukraine par Washington et Bruxelles sur leur avenir commun «radieux», ces derniers ne souhaitent vraisemblablement guère en prendre la responsabilité économique. Alors que la diminution significative des relations à tous les niveaux entre Kiev et Moscou a considérablement désavantagé en termes économiques la première, mais pas la deuxième, le fait de devoir sur le court terme perdre près de 3 milliards de dollars annuels supplémentaires ou l’équivalent de 3% du PIB ukrainien (selon l’aveu de l’ambassadrice étasunienne en poste à Kiev) n’arrange en rien les choses.

En passant, le montant de ces recettes annuelles que l’Ukraine reçoit grâce au transit du gaz russe est plus ou moins équivalent au budget annuel ukrainien de l’éducation et dépasse de 1,5 fois les dépenses destinées à la santé, au sport et à la protection de l’environnement. Ajoutez à cela les millions de crédits qui pèsent sur le budget ukrainien et que Kiev ne peut simplement pas rembourser, et vous comprendrez les peu radieuses perspectives du régime de Kiev.

Au sud, les travaux du gazoduc Turkish Stream reliant la Russie à la Turquie —le deuxième principal marché gazier pour Gazprom- via la mer Noire, avancent rapidement. La première conduite est destinée à acheminer le gaz russe sur le marché turc, la deuxième fournira en gaz plusieurs pays de l’UE en passant par la Turquie —permettant par la même occasion à cette dernière de devenir un important hub gazier. En mars 2018, 53% des deux conduites de la section offshore du gazoduc avaient déjà été installées et tant Moscou qu’Ankara souhaitent que le Turkish Stream soit opérationnel aussi vite que possible. Techniquement, il n’existe aucune raison pour que le projet soit retardé, surtout connaissant le degré d’indépendance du gouvernement turc, malgré l’appartenance du pays à l’Otan.

Pour sa part, le projet Nord Stream 2, qui a pour objectif de doubler d’ici fin 2019 les capacités de son «grand frère» Nord Stream 1, qui passe sur le fond de la mer Baltique, avance bien. Berlin vient de donner son feu vert pour la construction du pipeline sur les 31 km appartenant à la zone économique allemande. Et malgré une pression étasunienne sans précédent en vue de faire retarder ce projet à tout prix, avec le soutien de ses «meilleurs» satellites européens —en l’espèce, la Pologne et des pays baltes- le fait est que le pragmatisme économique allemand semble de plus en plus prendre le dessus. Évidemment, c’est tout sauf l’amour pour la Russie qui motive Berlin, mais bel et bien l’absence d’alternative digne de ce nom en termes du rapport prix/logistique/sécurité de l’approvisionnement gazier. Sachant que l’Allemagne est elle-même un très grand consommateur de gaz, et malgré tout «l’amour» que Berlin dit porter à Kiev, notamment en termes de «solidarité» antirusse, il est évident que sa priorité est d’assurer ses habitants en chauffage à un tarif raisonnable plutôt que de penser aux gains, ou plutôt aux pertes économiques ukrainiennes. C’est connu, les Allemands savent très bien compter.

Bien sûr, Washington comme Bruxelles auraient souhaité maintenir aussi longtemps que possible cette relation de gagnant/perdant: faire miroiter le rêve occidental à Kiev tout en poursuivant leurs avancées géopolitiques et en maintenant l’Ukraine ne serait-ce qu’un minimum à flot avec l’argent de la «méchante» Russie.

Eh bien non. Soyez responsables de vos promesses, messieurs et mesdames de l’establishment occidental. Si, comme vous le prétendez, le «meilleur» avenir se trouve à l’Ouest, prouvez-le par les faits, et surtout par des opportunités économiques réelles pour les pauvres Ukrainiens. On connaît cependant déjà le résultat: la Géorgie et la Moldavie, qui ont également misé sur l’intégration atlantiste n’ont pas mis longtemps pour finalement vouloir raviver au maximum leurs relations économico-commerciales avec la Russie.

Pour finir, une simple question logique: comment se fait-il que le pays qui à la chute de l’URSS était la république ex-soviétique la plus développée économiquement —oui, oui, il s’agit bel et bien de l’Ukraine- ait pu si rapidement se retrouver dans un tel marasme économique? Et le comble, c’est que c’est depuis l’intégration «historique», annoncée en grande pompe, avec l’Occident et le divorce avec la Russie, que la situation économique et sociale est la plus terrible, mettant l’Ukraine au niveau de certains des pays les plus pauvres du monde. À méditer.

Peu étonnant d’ailleurs que le rêve à l’occidentale impressionne de moins en moins de peuples du monde, y compris leur jeunesse. Le temps des illusions appartient au passé. Pour le reste, il est aujourd’hui évident qu’il faut toujours réfléchir deux à trois fois avant de cracher dans sa soupe.
Quant aux technocrates occidentaux, vos ambitions géopolitiques, vous les paierez de votre propre poche.

https://fr.sputniknews.com/points_de_vue/201803291035717311-ukraine-argent/

Mikhail Gamandiy-Egorov

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Moscou révisera les principes de sa coopération avec l’UE

Le ministère russe des Affaires étrangères, conjointement à d’autres ministères et départements, a l’intention de réviser les principes de sa coopération avec l’UE, rapportent des médias russes.

« Nous consultons tous les ministères et départements impliqués dans les relations avec l’UE dans divers domaines, ce qui représente 18 dialogues sectoriels, où chaque dialogue a ses propres sous-groupes, pour savoir ce qui représente un intérêt à leurs yeux, et de quoi il serait possible de se débarrasser », indique une source du ministère russe.

Selon la source, les affaires ne peuvent plus être menées selon le schéma antérieur, car l’UE s’octroie au sein des relations un rôle de leader, s’estimant habilitée à indiquer à ses collègues russes « ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire ». La source a indiqué que la Russie n’avait pas besoin d’une telle coopération.

CQFD.

https://fr.sputniknews.com/international/201603161023406759/

Pas de gaz russe en Europe cet hiver ?

(…) « aucune préférence ne serait accordée à l’Ukraine »; « il n’y aura pas d’avance pour le transit de gaz en Europe; « pas d’accords supplémentaires sur les Accords de Minsk »; « et pas de concessions sur la Syrie »

Alexeï Miller, PDG de Gazprom

http://fr.sputniknews.com/presse/20150911/1018111605.html

Crise des migrants : les élites occidentales doivent assumer leurs responsabilités

Chaque jour qui passe, on voit sur les médias du mainstream ces images de migrants : hommes, femmes, enfants, qui arrivent massivement en Europe. Certains en perdant la vie avant de débarquer sur les côtes européennes, ce qui nous rappellent les images choquantes, notamment des derniers jours. Beaucoup admettent que c’est une tragédie humaine, d’autres appellent ouvertement à fermer les frontières et chasser les immigrés. La réalité est que c’est effectivement une véritable tragédie et les élites occidentales, médias comme politiciens, oublient incontestablement certaines choses qu’il faudrait absolument leur rappeler.

Les Occidentaux parlent d’un « déferlement », voire d’un « tsunami » de migrants. Avant de commenter, il serait bon de rappeler ce qu’avait dit le leader de la Jamahiriya libyenne, feu Mouammar Kadhafi, à savoir que le chaos orchestré par l’Occident dans différents pays, y compris le sien, finira par détruire ce même Occident, en premier lieu l’Europe. Passons à la suite.

Les élites de l’Occident sont soit véritablement aveugles, soit font une fois de plus semblant de l’être. Après la guerre orchestrée par la junte kiévienne contre son propre peuple, en premier lieu contre la population du Donbass, plus de deux millions de citoyens ukrainiens ont fui en Russie. Remarquez : pas en Europe qui porte pourtant une responsabilité évidente dans ce qui est arrivé dans ce pays entre novembre 2013 et février 2014, pas même dans les autres régions de l’Ukraine, dont ces personnes sont pourtant citoyens, mais bien en Russie.

Les représentants de l’ONU ont déjà admis le fait qu’un très grand nombre de réfugiés en provenance de l’Ukraine se trouvent à ce jour sur le territoire russe (les mêmes réfugiés que la sulfureuse étasunienne Jen Psaki, actuellement directrice des Communications de la Maison-Blanche, appelaient des « visiteurs temporaires » allant visiter leurs babouchkas en Russie)… Les médias occidentaux en parlent-ils ?

Passons à la Syrie. Le pays qui à ce jour a accueilli un très grand nombre de réfugiés syrien sur son sol n’est autre que la Turquie. Là aussi et selon les sources officielles, le chiffre de ces réfugiés approche deux millions de personnes. D’autant plus que les deux pays sont voisins et partagent une frontière commune. Le Liban est lui aussi très peu mentionné, pourtant accueillant lui aussi un nombre énorme de réfugiés : 1,2 million de réfugiés dans un pays dont la population totale est à peine de quatre millions. Pourtant, ils sont loin de faire le buzz comme l’Europe bruxelloise, ce qui fait croire à l’opinion publique internationale (merci encore au mainstream) que c’est l’Europe qui est devenue le principal « centre d’accueil » de tous ces gens, fuyant la guerre.

Passons maintenant aux responsabilités de chacun. Le leadership de la Turquie a effectivement joué un rôle négatif dans la crise syrienne, notamment par ses appels radicaux contre le président syrien Bachar al-Assad, surtout au début de cette crise (bien qu’aujourd’hui cette approche semble progressivement s’atténuer, le leadership turc ayant commencé à comprendre le danger extrémiste qui peut à l’instar de la Syrie, frapper également la Turquie). Néanmoins, la Turquie est-elle plus responsable de ce qui arrive en Syrie, que les élites occidentales avec leurs alliés du Golfe ? Très loin de là. Donc que ces derniers prennent eux aussi et pleinement leurs responsabilités.

Dans le cas européen, le problème qui se pose effectivement, c’est que tout ce chaos a été initié principalement par les USA. Donc logiquement, c’est ce pays qui doit accueillir la grande majorité des réfugiés, en provenance de tous ces pays où la main étasunienne a été fortement active. Pourtant, les USA ont d’ores et déjà annoncé qu’ils n’accueilleront que 1500-2000 réfugiés syriens. Intéressant comme approche mais très loin d’être nouveau et qui ne fait que confirmer une fois de plus la situation de sous-traitance dans laquelle se trouve l’Union européenne face aux Etats-Unis, chefs indiscutables. Un peu comme la guerre des sanctions Occident/Russie, dans laquelle c’est l’Europe qui sort la grande perdante (2 millions d’emplois perdus, 100 milliards d’euros en termes de perte financière, et ce n’est pas encore la limite). Parallèlement, les USA sortent évidement bien moins touchés, dû simplement au fait que les relations économico-commerciales entre ce pays et la Fédération de Russie étaient bien moins intenses qu’entre l’UE et la Russie. Par ailleurs et pour anecdote, alors que l’Europe a perdu et continue de perdre d’énormes parts de marché sur le territoire russe, principalement dans le secteur agricole et alimentaire, le business américain en Russie progresse…

Revenons à la question des migrants et répondons à deux questions simples. La Libye de Mouammar Kadhafi était-elle un pays émetteur de migrants ? Non, les Libyens immigraient peu et le pays se permettait même d’accueillir un nombre important de migrants en provenance d’autres pays africains et même d’Europe (principalement de l’Est : Bulgarie, Roumanie, Ukraine,…). Et aujourd’hui ? En plus d’être l’un des hauts-lieux du terrorisme international, la « nouvelle Libye » bhlienne, est devenu l’un des principaux points émetteurs de migrants, aussi bien de Libyens que de représentants d’autres pays, africains ou du Moyen-Orient. Et la Syrie d’avant la crise émettait-elle beaucoup de migrants à l’étranger ? Là encore la réponse est non, si ce n’est les hommes d’affaires et entrepreneurs syriens qui opéraient hors des frontières syriennes, l’immigration elle était minime. En tout cas très loin de ce que l’on observe aujourd’hui, lorsque des familles entières fuient pour ne pas se retrouver décapitées par des extrémistes barbares…

Conclusion : l’Occident, ou plutôt une fois encore ses élites doivent assumer le chaos qu’ils ont eux-mêmes créé. Après que cette responsabilité soit partagée à part égale entre USA et UE, ce serait la moindre des choses, le seul problème est que le premier ne le voit pas de cette façon et l’Europe bruxelloise sera une fois de plus obligée de subir. D’autre part, ces mêmes élites, politiques comme médiatiques, doivent cesser de pleurnicher en répétant sans cesser et chaque jour qui passe le fait qu’ils accueillent quelques dizaines de milliers de migrants, venant de pays qu’ils ont eux-mêmes mis à feu et à sang, alors qu’en parallèle des pays comme la Russie et la Turquie accueillent des millions de réfugiés en provenance de la Syrie, du Yémen et de l’Ukraine. Sans oublier d’autres comme le Liban mentionné plus haut, ou encore la Serbie, pays non-membre de l’UE, n’ayant aucune responsabilité à porter dans le chaos orchestré par ses voisins occidentaux dans les pays aujourd’hui émetteurs de tous ces pauvres gens, et qui pourtant adoptent une approche beaucoup plus humaine.

http://fr.sputniknews.com/opinion/20150909/1018078093.html

Mikhail Gamandiy-Egorov

Tentative de révolution colorée à Erevan: l’Arménie tient bon

Protestations à Erevan, Juin 22, 2015

Il fallait bien s’y attendre. L’Arménie était dans le collimateur de Washington depuis un bon bout de temps.

Le fait que l’Arménie soit visée par une révolution de couleur made in USA n’a donc effectivement rien de surprenant. Et ce pour plusieurs raisons:

1) L’Arménie est un allié de longue date de la Russie. Les peuples russe et arménien partagent une relation plus qu’étroite depuis de longs siècles.

2) Une position géographique du pays réellement stratégique: frontières communes avec la Turquie et l’Iran, ainsi qu’avec l’Azerbaïdjan et la Géorgie.

3) L’Arménie a fait le choix de l’intégration eurasiatique et est devenue membre à part entière de l’Union économique eurasiatique avec la Russie, le Kazakhstan et la Biélorussie. A laquelle s’est jointe également le Kirghizistan en mai dernier (le Tadjikistan en cours). Une union qui donne beaucoup de stress à l’administration étasunienne, pour qui l’UEEA représente une nouvelle URSS. Le tout en refusant de signer l’accord d’association avec l’Union européenne, tant voulu par les Occidentaux (cela ne rappelle rien à personne?…).

4) Last but not least, le leadership arménien a adopté une position diamétralement opposée aux élites occidentales sur la Crimée. Durant la tentative ukraino-étasunienne à l’Assemblée générale de l’ONU en mars de l’année dernière de faire « condamner » le retour de la Crimée à la Russie, l’Arménie n’a pas soutenu l’initiative occidentale.

Le temps est donc bien arrivé pour les Soros & Co. de s’en prendre à l’Arménie. D’une part pour punir les élites arméniennes, résolument pro-russes et de l’autre tenter de faire passer la République d’Arménie dans le giron occidental. Les méthodes n’impressionnent plus personne. Plus encore: cela devient un peu « old school » et pas très innovant. Des manifestants sortent pour manifester contre la hausse du prix de l’électricité. Jusqu’ici tout est relativement compréhensible: les citoyens expriment leur désaccord sur une question d’ordre économique et social d’actualité. Puis, quelques représentants radicaux lancent des provocations aux représentants des forces de l’ordre avec des appels n’ayant plus rien à avoir avec les réclamations initiales. En bref, rien de nouveau à l’horizon. Une tentative de révolution de couleur, tout ce qu’il y a de plus simple. D’ailleurs beaucoup de spécialistes arméniens sont unanimes: « l’œuvre » des services secrets et organismes affiliés étasuniens est évidente.

A noter que les forces de l’ordre arméniennes ont fait preuve de beaucoup de retenue. Les députés arméniens sont mêmes sortis dans les rues pour proposer aux manifestants de nommer un groupe de contact et avoir une rencontre avec le leadership du pays, y compris le président. Les USA et l’UE ont tout de même eu le culot de dire que les policiers arméniens ont utilisé la force d’une manière « excessive ». Révoltant une fois encore d’entendre cela en voyant la retenue évidente des policiers arméniens et parallèlement l’extrême violence des « forces de l’ordre » étasuniennes, ne serait-ce qu’à Ferguson et dans d’autres localités environnantes, avec d’autant plus des tendances policières ouvertement racistes.

Affaire à suivre donc. Mais à souligner quand même que beaucoup d’Arméniens et de leurs amis partagent un optimisme assez évident:

— Les instigateurs ne font aucun doute. Ils sont connus et reconnus.

— L’Arménie était visée depuis longtemps et cela était connu par les experts et organes compétents.

— Les Arméniens, en tant que peuple digne et fier, ne permettront pas le chaos dans leur pays, à l’instar de la sauce Maïdan. De la même manière qu’ils ne permettront certainement pas que de personnages outre-Atlantique, choisissent leur destin à leur place. Cela n’arrivera pas.

http://fr.sputniknews.com/points_de_vue/20150624/1016693541.html

Mikhail Gamandiy-Egorov

Les sanctions occidentales ont renforcé l’unité des Russes

Des Russes soutenant le président Poutine

Les effets escomptés par ceux qui ont lancé le « jeu des sanctions » n’ont pas abouti. Au contraire, on voit aujourd’hui clairement l’effet totalement inverse.

L’économie russe se porte pas mal du tout. La monnaie russe, le rouble, en moins de trois mois a récupéré une bonne partie de sa valeur face aux devises étrangères, le tout après les différentes phases des sanctions occidentales à l’encontre de la Russie (on ne peut pas en dire autant de l’Ukraine voisine, pourtant pleinement « soutenue » par l’Occident…). Plus encore, même les élites financières occidentales avouent que la monnaie russe a prouvé pleinement sa fiabilité et représente une valeur sûre (y compris Bloomberg). Et surtout beaucoup de nouvelles perspectives se sont offertes à différents secteurs de l’économie russe « grâce » aux dites sanctions de l’Occident politique.

Les sanctions de réponse russes visant les produits agroalimentaires occidentaux ont fortement frappé les pays concernés, surtout européens. Quant à la Russie, ces sanctions ont au contraire permis aux producteurs nationaux d’avoir beaucoup plus d’opportunités sur le marché de leur pays. D’autre part, cela a ouvert énormément plus de possibilités aux pays amis de la Russie, afin d’occuper de nouvelles niches sur le marché russe, qui auparavant étaient détenues principalement par les exportateurs de l’UE. Les pays de l’espace eurasiatique, d’Amérique latine, d’Asie et d’Afrique, ainsi que des pays comme la Turquie sont donc véritablement ravis de la situation créée. Une situation pour rappel créée par les élites occidentales. En ce qui concerne les producteurs russes, ils ont d’ores et déjà lancé un appel au gouvernement de Russie pour faire savoir qu’ils espèrent fortement que même en cas d’annulation des sanctions occidentales visant la Russie, la Russie elle conserverait les siennes. Une initiative fortement soutenue par la très grande partie de la population du pays. C’est dire.

Mais ce qui faut probablement noter dans toute cette situation, c’est que ces pseudo-sanctions made in USA et appliquées par les satellites étasuniens, et qui avaient pour but évident de déstabiliser la société russe, d’y créer le chaos, la panique, au final n’ont fait que cimenter la société russe et renforcer le patriotisme de tous les composants ethniques et religieux de la Fédération de Russie.

En effet les Russes dans toute leur multiethnicité et multiconfessionalité, sans oublier les représentants étrangers vivant en Russie et ayant obtenu (ou qui obtiendront à l’avenir) la citoyenneté russe, n’ont probablement jamais été aussi unis et ce depuis l’éclatement de l’URSS. En plus du soutien massif des citoyens russes au gouvernement, en premier lieu au président Poutine, on ressent aujourd’hui une véritable symbiose au sein de la société russe. D’autre part, l’amitié des peuples est comme on l’espérait redevenue l’une des principales notions de base de cette nouvelle Russie, forte, puissante, indépendante. Une notion que les ennemis de la Russie ont toujours tenté de détruire mais en vain.

On est aujourd’hui bien loin des tumultueuses années 1990 et du début des années 2000. Ces dernières représentaient le début de la renaissance de la Russie et du peuple russe. Elles étaient loin d’être faciles mais le fait est qu’à l’heure d’aujourd’hui, l’année 2015, on peut ouvertement parler même pas de deux pays totalement différents, mais peut-être même de trois, en rapport direct avec les périodes traversées.

Pourtant et on le voit parfaitement à l’heure actuelle, la Russie doit et devra encore faire face à de nombreux défis. Des défis aussi bien intérieurs qu’extérieurs. Mais tant que l’on gardera cette unité que l’on observe aujourd’hui, nous avons toutes les raisons de croire que la grande marche en avant ne fera que se poursuivre. Tant pis pour les ennemis et les jaloux. Et tant mieux pour tous les partisans du nouveau monde ayant émergé. Ils ne seront sûrement pas déçus.

http://fr.sputniknews.com/points_de_vue/20150526/1016277588.html

Mikhail Gamandiy-Egorov